Alors que le préfet du Var a déclenché une procédure d’alerte en raison d’un épisode de pollution à l’ozone, les automobilistes sont invités à réduire leur vitesse et chacun est appelé à limiter les émissions de polluants atmosphériques.
Ces recommandations sont légitimes. Elles visent à diminuer les émissions des précurseurs de l’ozone, notamment les oxydes d’azote (NOₓ), qui réagissent sous l’effet du rayonnement solaire pour former cet ozone troposphérique nocif pour la santé humaine et les écosystèmes.
Les photographies de ferries ou de paquebots laissant échapper des panaches de fumée au-dessus de la rade de Toulon suscitent régulièrement la crainte des résidents pour leur santé. En effet, derrière ces panaches bien visibles se cache une réalité bien plus préoccupante : celle d'une pollution atmosphérique dont les conséquences sur la santé humaine sont aujourd'hui largement documentées.
Ce matin encore, le spectacle était grandiose au large et en petite rade de Toulon. Le ferry Pascal Lota de la Corsica ferries battant pavillon italien, faisait son entrée, majestueux, traînant derrière lui un nuage de fumée conséquent. Oh, rassurez-vous, la fumée n’était pas noire ! Elle était grise, jaunasse. Une nuance subtile qui pour certain.es changerait sans doute tout pour nos poumons, mais absolument rien au sentiment général sur notre santé : on se moque ouvertement de nous.
Ce 19 mai 2026, Emmanuel Macron a de nouveau relancé le débat sur la consigne des bouteilles en plastique lors d'un conseil de planification écologique. « Je pense qu'il faut maintenant bouger », a déclaré le chef de l'État, demandant au gouvernement « d’engager les concertations pour définir les actions concrètes qui nous permettront d'atteindre l'objectif de recyclage en 2030 ». La réponse des collectivités n'a pas tardé : l'AMF, France urbaine et Intercommunalités de France ont aussitôt publié un communiqué commun réaffirmant leur « opposition totale » à ce qu'elles appellent une « fausse consigne » et une « aberration environnementale et financière ». « On va se battre », a prévenu le vice-président de l'AMF.
L'impact radiologique sur la région méditerranéenne et la rade de Toulon
Un accident aux retombées continentales
Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, à 1h23, l'explosion du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl libère une quantité de radioactivité sans précédent dans l'histoire du nucléaire civil. Les rejets totaux sont estimés entre 1 et 2 × 10¹⁸ becquerels — un niveau tel que les retombées, largement dispersées par les vents, dépassent les niveaux de contamination ambiante anthropique dans de nombreuses parties du monde. Parmi les nucléides les plus préoccupants du point de vue biomédical, les rejets s'élèvent à 8,1 PBq pour le strontium 90 (⁹⁰Sr), 270 PBq pour l'iode 131 (¹³¹I) et 37 PBq pour le césium 137 (¹³⁷Cs).
Ce que nos photos montrent
Les photographies publiées ici ont été prises récemment depuis la presqu'île de Saint-Mandrier. Elles montrent des panaches de fumée noire ou grise s'échappant des cheminées de ferries. Pas besoin de long discours : ces images témoignent d'une réalité que certains responsables politiques, prompts à se féliciter de progrès qui restent à démontrer, semblent avoir décidé de ne plus voir.
Le Pascal Lota et leurs contemporains : une pollution bien réelle
- 14 Avril 2026 : L'Arctic Metagaz, un méthanier fantôme au cœur d'une crise méditerranéenne
- 2 avril 2026 : Exercice nucléaire en rade de Toulon : un scénario de rejet radioactif
- Exercice national de sécurité nucléaire : réunion d’information le 27 mars, questions-réponses
- 27 mars 2026 : Risque nucléaire à Toulon : êtes-vous prêts en cas d’alerte ?
- 15 mars 2026 : PPRT du Lazaret : dix ans de procédure pour protéger les populations… ou pour laisser construire ?
- Plages de charme de Saint Mandrier : sous le sable… les gravats !
- 10 mars 2026 : Qualité de l’air et brûlage de déchets verts : une fumée qui coûte des vies
- 9 mars 2026 : Grâce a l’action de la métropole TPM la qualité de l’air s’est améliorée en Europe. Vous ne le croirez pas, nous non plus !
- 2 mars 2026 : Baie du Lazaret, levée de l’interdiction. Une interdiction record qui confirme nos craintes et toujours pas de transparence
