Voeux 2026
Chères amies, chers amis,
En cette nouvelle année, l’équipe de l’APE 83430 vous adresse ses meilleurs vœux : santé, et sérénité dans un environnement préservé pour vous et vos proches.
2026 sera une année décisive pour la défense de notre cadre de vie, de notre littoral et de notre biodiversité. Ensemble, continuons à agir, protéger et sensibiliser pour un avenir où nature et humains coexistent en harmonie.
Merci pour votre soutien indéfectible et votre engagement à nos côtés. Avec vous, 2026 sera une année de victoires pour l’environnement !
Bonne année à toutes et à tous ! L’équipe de l’APE 83430
31 décembre 2025 : Le Pin d’Alep ce méconnu du maire, thigmomorphogenèse et le slam du poteau
Dans l’édition du 30 décembre du journal Var-Matin, qui n’est pas, rappelons-le, une revue scientifique à comité de lecture, même si sur ce dernier point la question peut parfois se poser… le maire Gilles Vincent s’est exprimé dans un article consacré à la chute de quatre, oui quatre, pins d’Alep dans la pinède de Sainte-Asile à Pin-Rolland.
Il y explique que ces chutes seraient « la conséquence des fortes pluies et du vent qui ont balayé le territoire il y a quelques jours ». Il rappelle également que, « il y a dix ans, de gros pins parasols dont les racines étaient malades étaient alors tombés », avant d’ajouter doctement que « les pins d’Alep, eux, n’ont pas de grandes racines et sont donc plus exposés à ce risque ».
Comme l’affirmation antérieure du maire selon laquelle le pin d’Alep (Pinus halepensis) ne serait pas une espèce provençale, cette déclaration sur son système racinaire mérite une sérieuse correction. Car si le pin d’Alep était réellement un arbre aux racines faibles et superficielles, il y a belle lurette qu’il n’existerait plus de pinèdes méditerranéennes sur nos côtes, soumises depuis des millénaires aux vents, aux sécheresses et aux sols pauvres.
La réalité scientifique est tout autre.
Le pin d’Alep : un système racinaire remarquablement adapté
De nombreuses études, y compris très récentes, confirment ce que chacun peut observer sur le terrain : le Pin d’Alep possède un système racinaire particulièrement bien adapté aux conditions méditerranéennes : sécheresse estivale, sols pauvres peu épais, pentes instables et vents violents.
C’est précisément cette adaptation qui lui permet de coloniser, stabiliser et pérenniser les coteaux et les littoraux.
Des pins d’Alep se développant en haut de talus montrent un réseau racinaire conséquent, assurant un ancrage solide dans le substrat jusqu’à ce que, dans certains cas extrêmes, ce soit le tronc qui cède (la photo centrale montre un tronc cassé à la gauche d’un arbre en place). Le plateau racinaire est nettement visible à la base des arbres basculés sous l’effet du vent sur la photo de droite.
Une architecture racinaire bimodale
Le pin d’Alep ne se contente pas d’un seul type de racine. Il développe une architecture racinaire dite bimodale, maximisant sa stabilité et son accès à l’eau :
- Le pivot (ancrage vertical)
Dès le jeune âge, l’arbre développe une racine pivotante puissante. En terrain meuble, elle peut descendre profondément. En terrain rocheux calcaire, elle s’insinue dans les diaclases (fissures de la roche), jouant un rôle comparable à celui d’un piton d’escalade, assurant un ancrage vertical remarquable.
- Les racines traçantes (extension horizontale)
Pour compenser la faible épaisseur des sols méditerranéens (leptosols), le pin d’Alep déploie un réseau très étendu de racines horizontales, souvent bien au-delà de la projection du houppier.
Ce plateau racinaire, dont certaines racines peuvent atteindre jusqu’à 15 mètres, assure la stabilité latérale face aux poussées du vent.
L’ensemble forme un véritable « ancrage en étoile », répartissant les forces mécaniques et permettant au pin d’Alep de résister efficacement aux chablis sous vents méditerranéens.
Résister au vent : la thigmomorphogenèse
Face aux vents violents et répétés, le pin d’Alep mobilise également un mécanisme biologique bien documenté : la thigmomorphogenèse, c’est-à-dire la réponse de la plante aux stimulations mécaniques.
Sous l’effet du vent, l’arbre :
- renforce le diamètre de ses racines structurelles,
- augmente le volume racinaire dans les secteurs soumis à traction et compression,
- développe de véritables « cages racinaires », améliorant la résistance à l’arrachement et à la bascule.
Les racines se fixent par boutonnement dans les anfractuosités du calcaire, rendant le déracinement souvent extrêmement difficile, même lorsque le tronc finit par rompre. Des études montrent d’ailleurs que le pin d’Alep présente l’un des meilleurs ratios de résistance à l’arrachement en milieu rocheux, observation confirmée par des modélisations mécaniques chez les conifères.
Coupes et chablis : une responsabilité humaine
Comme indiqué dans un article précédent, les coupes d’éclaircissement mal maîtrisées exposent brutalement des arbres auparavant protégés à des vents forts et turbulents. Les pins se retrouvant en lisière sont alors soumis à des contraintes mécaniques nouvelles, susceptibles de provoquer des chablis, indépendamment de la qualité de leur système racinaire.
Le blues du poteau électrique
Pendant ce temps-là, en bord du chemin communal des Mimosas, un poteau électrique s’est mis à pencher cet été. Discrètement d’abord. Puis franchement.
En juillet 2025 un poteau penche sur le côté de la route entre un cyprès et un pin eux bien droits. En septembre il penche un peu plus et en novembre un ruban de rubalise apparaît, dès fois que quelqu’un voudrait passer entre le poteau et le mur, le problème est signalé mais à qui mystère hé hé. Fin décembre la route est fermée…
Faut-il y voir, là encore, l’effet du vent et de la pluie ? Ou pire : l’absence de racines ? Car enfin, les poteaux électriques n’en ont pas, et selon la nouvelle doctrine municipale, cela les rend naturellement instables. Une autre explication, plus triviale, consisterait à parler d’entretien défaillant, de gestion approximative et d’un territoire où l’on préfère essayer d’expliquer les problèmes plutôt que les traiter suivant la célèbre devise « Il est urgent d’attendre… » Mais ce serait, bien sûr, une interprétation éminemment politique.
Alors chantons le slam du poteau électrique :
Au bord de la route,
un poteau électrique.
Planté là.
Enfin… planté, c’est vite dit.
L’été cognait fort,
le soleil tapait sec,
et le poteau,
fatigué,
s’est mis à pencher.
Juste un peu.
Histoire de voir chez les voisins.
On a signalé.
Poliment.
Une fois.
Puis deux.
Silence administratif,
le plus résistant des matériaux.
Alors le poteau a pris confiance.
Il s’est penché davantage.
Comme pour dire :
« Vous voyez bien que j’existe. »
Réponse officielle :
une rubalise.
Rouge et blanche.
Tendue entre le poteau
et une clôture.
Cinquante centimètres de solution
pour un problème de plusieurs années.
On n’a pas redressé le poteau.
Non.
On a empêché les gens de passer à côté.
Puis le vent est arrivé.
Complice.
Le vent adore ce qu’on néglige.
Il s’est engouffré,
a poussé,
a insisté.
Et le poteau s’est incliné encore.
Trente degrés.
Puis quarante-cinq.
Un salut respectueux à la tempête.
Alors la grande explication est tombée :
« Vous comprenez…
les poteaux n’ont pas de racines. »
Ah.
Bien sûr.
Logique imparable.
Selon cette théorie,
tout ce qui n’a pas de racines
doit finir par tomber.
Les poteaux.
Les décisions.
Peut-être même le sens des responsabilités.
On pourrait parler d’entretien.
De suivi.
De prévention.
Mais ce serait politique.
Alors on dira que tout va bien.
Ou que tout va à vau-l’eau.
Selon l’angle de vue.
Comme le poteau.
Lui,
il continue de pencher.
Tranquille.
Patient.
Parce que parfois,
même les objets inanimés
finissent par dénoncer
ce que les discours
essaient de maintenir droit.
Épilogue
À Sainte-Asile comme ailleurs, les pins d’Alep continuent de faire ce qu’ils savent faire depuis des siècles : s’enraciner, résister, stabiliser, protéger.
Ce sont parfois les discours qui, eux, manquent singulièrement d’ancrage.
28 décembre 2025 : Ensemble, protégeons Saint-Mandrier et sa biodiversité : Soutenez l’APE !
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Depuis plus de 40 ans, l’APE se bat sans relâche pour préserver notre presqu’île, notre littoral régional et notre cadre de vie. Notre mission ? Défendre la nature, protéger notre santé et garantir un environnement sain pour les générations futures.
Et aujourd’hui, nous avons toujours besoin de VOUS !
Les menaces qui pèsent sur notre territoire
Chaque jour, nous constatons l’aggravation des pressions sur notre environnement :
- Bétonnage du littoral : Urbanisation anarchique qui grignote les espaces naturels.
- Effondrement de la biodiversité : Disparition des herbiers de Posidonie (comme à Sainte-Asile), menace sur les Pins de Rolland, et destruction des écosystèmes fragiles.
- Pollutions en tous genres : Eaux littorales contaminées, qualité de l’air dégradée, et dérives industrielles (comme le site Seveso du parc d’hydrocarbures du Lazaret).
- Dérives urbanistiques : Cabanisation sauvage (vallon de Cavalas), projets immobiliers sans respect du patrimoine (propriété Fliche).
Ces choix politiques et économiques, guidés par le profit à court terme, mettent en danger notre santé, notre qualité de vie et l’équilibre de notre écosystème.
Le droit, notre arme pour agir
Face à ces excès, le droit reste notre meilleur outil. Grâce à vos dons, nous pouvons :
✅ Engager des actions juridiques pour stopper les projets destructeurs :
- Protéger les herbiers de Posidonie et celui du récif frangeant de la plage de La Vieille.
- Défendre les espèces protégées, comme le Pin de Rolland.
- Lutter contre la cabanisation illégale du vallon de Cavalas.
- Veiller au respect des réglementations sur les sites industriels à risque (Seveso du Lazaret).
- Préserver le patrimoine de la propriété Fliche pour un usage ouvert à tous et respectueux de son histoire.
✅ Contrôler indépendamment la qualité de l’air et des eaux :
- Analyses des échantillons d’air et d’eau pour alerter sur les pollutions et exiger des mesures.
- Sensibiliser nos concitoyens aux enjeux environnementaux et sanitaires.
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L’équipe de l’APE83430
Dominique Calmet, Président
#APE83430 #Environnement #SaintMandrier #Biodiversité #DonsDéductibles
Infox – Intox : le réchauffement climatique a bon dos !
Sur leurs pages Facebook, les élus de la municipalité, météorologues amateurs ou écologistes autoproclamés de la dernière heure, tentent d’expliquer que les inondations récentes du quartier de Pin-Rolland, notamment entre les stades et les nouvelles constructions, ainsi que la chute de nombreux pins, seraient dues au réchauffement climatique.
Un argument commode… mais qui ne résiste pas à l’analyse des faits.
Ce qui est vrai
Le quartier de Pin-Rolland a une nouvelle fois été fortement inondé, et cette fois à un niveau particulièrement élevé : le trottoir longeant le stade a été entièrement submergé (photographies et vidéo du 22 décembre 2025).
La question est donc légitime : Le réchauffement climatique explique-t-il ces événements, ou existe-t-il d’autres causes, plus locales et bien identifiables ?
Analyse des précipitations de décembre 2025
Depuis le 1er décembre, les précipitations cumulées atteignent, au 27 décembre, 179 mm, avec un maximum journalier de 40 mm le 21 décembre.
Ces valeurs, replacées dans un contexte historique récent, n’ont rien d’exceptionnel :
- Décembre 2014 : 186 mm (83 mm en 24 h)
- Décembre 2009 : 202 mm (53,6 mm en 24 h)
- Décembre 2008 : 205 mm (67,6 mm en 24 h)
Certains invoqueront les 104 mm tombés en trois jours (du 21 au 23 décembre 2025). Pourtant, en 2014, ce sont plus de 143 mm qui étaient tombés en trois jours (du 4 au 6 décembre 2014), sans provoquer de telles inondations à Pin-Rolland. D’ailleurs, pour mémoire, le record local journalier reste de 189 mm en 24 heures, enregistré le 2 octobre 1973.
La véritable différence : l’artificialisation des sols
En 2014, les surfaces naturelles du couloir écologique, ponctuées de dépressions naturelles, n’étaient pas imperméabilisées par les parkings et immeubles construits en 2024.
Ces sols permettaient une infiltration naturelle d’une grande partie des eaux de pluie.
C’est précisément ce point que l’APE avait soulevé devant le tribunal administratif, lors de son recours contre les permis de construire délivrés dans cette zone.
Et les arbres déracinés à Sainte-Asile ?
La chute de nombreux pins dans la pinède de Sainte-Asile est-elle due au réchauffement climatique ? Là encore, les faits racontent une autre histoire.
Le phénomène observé est un chablis, c’est-à-dire le déracinement ou la rupture d’arbres sous l’effet du vent.
Selon l'Association forestière du sud du Québec, les éclaircies permettent au vent de s’infiltrer dans le peuplement, créant des turbulences qui augmentent la force exercée sur les arbres. La période de vulnérabilité peut durer de 2 à 5 ans, voire jusqu’à 15 ans dans certains cas, notamment après des éclaircies tardives dans des peuplements âgés. Les coupes totales exposent également les arbres en lisière à des vents forts et turbulents et sont susceptibles d’engendre des chablis.
Or, cette pinède a subi un éclaircissement sévère en 2020, qualifié de « dépressage » par la commune, avec 256 pins abattus, notamment pour alimenter la centrale de Gardanne. Ces coupes avaient été dénoncées par l’APE à l’époque.
Plus récemment encore, cette année des pins ont été coupés en lisière de pinède, côté habitations.
Le 26 décembre 2025, de nombreux pins ont été déracinés par les vents violents à proximité immédiate des souches encore visibles des arbres récemment coupés.
Vent, sol et coupes : un cocktail connu
Les relevés météorologiques montrent que, à partir du 21 décembre, concomitamment aux fortes pluies, les rafales ont dépassé les 100 km/h, avec un maximum de 118 km/h le 26 décembre. Mais pour mémoire, les rafales de vent les plus violentes mesurées ont atteint un maxima de 183,3 km/h le 29 janvier 1999 !
C’est donc une conjonction de facteurs qui peut expliquer les déracinements observés. Sur un sol argilo-sableux, saturé en eau, et dans une pinède fragilisée par des éclaircies récentes, ces rafales ont suffi à provoquer les déracinements observés.
Là encore, tout indique que ces chablis n’ont rien d’exceptionnel, ni de directement imputable au réchauffement climatique.
Conclusion
Il est donc pour le moins discutable d’attribuer systématiquement :
- les inondations de Pin Rolland,
- l’aggravation du ruissellement,
- et les chutes d’arbres,
au seul réchauffement climatique, tout en passant sous silence la responsabilité de l’urbanisation intensive, de l’imperméabilisation des sols et des mauvaises pratiques de gestion forestière.
Mais n’en doutons pas : la commune expliquera qu’il est urgent de continuer d’urbaniser, tout en jugeant qu’il est urgent d’attendre pour traiter les problèmes d’inondations, pourtant directement aggravés par le bétonnage massif de Pin-Rolland.
À quand une vraie politique d’adaptation locale : préservation des zones naturelles perméables, gestion raisonnée des forêts, arrêt du bétonnage ?
Et si, finalement, les véritables « écolos-bobos » n’étaient pas ceux que la municipalité désigne, nous en l’occurrence ?
Soutenez les actions de l’APE, pour une presqu’île respirable et résiliente : Faire un don défiscalisé
26 décembre 2025 : Le chêne blanc de Provence, un seigneur de nos forêts
Lors d’une promenade hivernale en forêt, le chêne blanc de Provence (Quercus pubescens Willd., famille des Fagaceae) attire immanquablement le regard. Majestueux et plein de caractère, le chêne blanc de Provence est l’un des arbres les plus représentatifs de nos paysages méditerranéens. Son nom latin pubescens vient du mot pubes, qui signifie « à poils doux », en référence aux fins duvets présents sur la face inférieure des jeunes feuilles.
Pouvant atteindre de 10 à 25 mètres de haut et vivre plus de 500 ans, ce chêne impressionne par sa longévité. Son tronc est souvent court et tortueux lorsqu’il pousse en terrain dégagé, mais il devient long et droit lorsqu’il croît au cœur des forêts.
Son feuillage caduc est marcescent : les feuilles sèchent en automne mais peuvent rester accrochées tout l’hiver si le vent ne les détache pas. Lorsqu’elles tombent, elles forment au sol une belle mosaïque brun doré qui enrichit la litière forestière.
Originaire des régions tempérées de l’hémisphère nord, il affectionne particulièrement les sols calcaires et secs de l’étage méditerranéen. Absent de Bretagne et des Landes, il reste fréquent dans les collines provençales. Espèce dite post-pionnière, il s’installe après les pins ou les arbustes pionniers qui colonisent les terrains abandonnés, puis les remplace progressivement pour former de belles forêts mixtes.
Le chêne pubescent atteint sa maturité vers l’âge de 15 ans. Il est monoïque, c’est-à-dire qu’il porte sur un même arbre des fleurs mâles et femelles séparées. Sa floraison, anémophile (pollinisée par le vent), s’étend d’avril à mai. Ses fruits, les glands, sont sessiles et logés dans une cupule écailleuse, avant d’être disséminés par les animaux, en particulier les geais et les écureuils.
Arbre emblématique du sud de la France, le chêne pubescent joue un rôle majeur dans nos paysages agricoles traditionnels : il est l’une des principales essences utilisées en trufficulture, grâce à sa capacité à former des symbioses avec les champignons du sol.
Prochaines balades hivernales : ouvrez l’œil, touchez l’écorce rugueuse, écoutez le bruissement des feuilles mortes… et admirez ce géant discret qui structure nos forêts et abrite une biodiversité incroyable.
25 décembre 2025 : Nos voisins, les oiseaux font aussi la fête !
Après le réveillon de Noël, quoi de mieux qu’une petite promenade digestive au grand air pour profiter de la douceur hivernale ? La nature, même en hiver, offre un spectacle vivant et coloré : nos oiseaux résidents ou hivernants sont bien actifs et cherchent leur repas avec gourmandise.
Si nous avons fait bombance la veille, eux aussi profitent des ressources de saison, même si le choix est plus limité. Heureusement, le kaki (ou plaqueminier), qui a perdu toutes ses feuilles, garde encore ses beaux fruits orange-rouge bien accrochés aux branches. Mûris par les premiers frimas, ils deviennent irrésistibles pour plusieurs espèces.
La fauvette à tête noire Cette petite fauvette élégante, avec sa calotte noire chez le mâle (grise chez la femelle), est une habituée de nos jardins en hiver. Très vive et curieuse, elle se perche souvent au sommet des arbustes pour surveiller les environs avant de fondre sur les fruits du kaki dont elle raffole.
Le rouge-gorge familier Ce petit boule de plumes au plastron orange vif est le plus audacieux de tous. Territorial et chantant même en hiver, il défend farouchement son coin de kaki et n’hésite pas à chasser les intrus pour picorer les fruits mûrs qui lui apportent l’énergie nécessaire pour affronter le froid.
La sitelle torchepot Avec son bec fin et pointu, cette acrobate des troncs chasse inlassablement les insectes cachés sous l’écorce des chênes verts. Elle grimpe tête en bas comme personne, inspectant chaque fissure, et son cri métallique « tuit-tuit » résonne dans les bois toute l’année.
Le roitelet à triple bandeau Minuscule boule de plumes (le plus petit oiseau d’Europe avec le roitelet huppé !), ce roitelet hyperactif fouille frénétiquement les branches des cades (genévriers) à la recherche d’insectes et d’araignées. Ses trois bandes claires sur la tête et son énergie débordante en font un spectacle à lui tout seul.
Prenez vos jumelles, un bonnet, et venez observer ces merveilles lors d’une simple balade sur nos sentiers côtiers ou dans les pinèdes. La nature de la presqu’île nous offre, même en hiver, des moments de beauté et de sérénité qui nous rappellent combien nos paysages ordinaires sont essentiels à la survie de la faune locale et combien il est important de les préserver.
Belles observations à toutes et tous !
Vos plus belles prises de vue hivernales sont les bienvenues – envoyez-les nous ! (contactape83430.fr)
23 décembre 2025 : Belles fêtes de fin d’année 2025 !
Chers amis, chers soutiens de l’APE,
En cette fin d’année, l’APE tient à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui, par leur soutien, leur engagement et leur vigilance, contribuent chaque jour à la défense de notre environnement et de notre cadre de vie.
Merci infiniment pour votre fidélité, votre engagement tout au long de 2025. Grâce à vous, nous avons pu défendre avec force notre belle presqu’île : ses espaces naturels, sa qualité de l’air et de l’eau, son cadre de vie unique et la santé de ses habitants. Ces victoires, petites ou grandes, sont avant tout collectives.
Un remerciement tout particulier aux accompagnateurs de « Marchons vers l’école » : votre présence régulière, votre énergie et votre sourire font de chaque trajet un moment sécurisé, convivial et éducatif pour nos enfants. Vous êtes les héros discrets de la presqu’île, et nous sommes fiers de compter sur vous !
Nous restons plus que jamais mobilisés à vos côtés pour protéger et embellir Saint-Mandrier face à l’artificialisation, aux pollutions et à la pression urbaine. Ensemble, continuons à faire vivre ces valeurs qui nous rassemblent.
Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année 2025, des moments de partage et de sérénité en famille et entre amis, et l’énergie nécessaire pour poursuivre ensemble, en 2026, la protection du vivant et de notre territoire sous le soleil.
L’équipe de l’APE
20 décembre 2025 : La gourmandise est un vilain défaut" : Quand la proie est mortelle…
Il arrive que la nature rappelle, parfois cruellement, que chaque repas est aussi un risque. Sur cette photo, un héron cendré a tenté d’avaler un poisson (une belle saupe) trop gros pour lui… et en est mort, étouffé, la proie encore coincée dans son bec. Ce héron est certainement l’un des individus observés depuis quelques temps sur les structures des parcs aquacoles de la petite rade.
Ce triste spectacle pris en photo ce 19 décembre illustre parfaitement ce vieux proverbe : il ne faut pas avoir les yeux, ni le ventre, plus gros que le bec. Chez les hérons comme chez nous, la gourmandise peut être un vilain défaut, surtout lorsque la compétition pour la nourriture s’intensifie dans des milieux fragilisés.
Le Héron cendré : Un chasseur élégant des zones humides
Le Héron cendré est un élégant échassier de la famille des Ardeidés, présent en Eurasie et en Afrique. En France, c'est une espèce commune et protégée depuis 1975, avec une population en croissance modérée.
Apparence et caractéristiques physiques Mesurant environ 90 cm, cet oiseau se distingue par son bec jaunâtre en forme de poignard, idéal pour la pêche. Sa tête est blanche avec des bandes noires formant une huppe, son dos gris pâle et ses parties inférieures blanchâtres. En vol, il replie son cou en "S" et déploie des ailes larges aux rémiges sombres. Les couleurs s'intensifient en période nuptiale.
Habitat et comportement Il affectionne les milieux humides peu profonds (moins de 40 cm) : marais, étangs, rivières, lagunes ou rivages marins. Chasseur patient, il s'immobilise pour harponner poissons, amphibiens, crustacés ou rongeurs. Opportuniste, il chasse seul dans des eaux douces, saumâtres ou même dans les champs. En Bretagne, il fréquente les côtes marines comme ici au niveau de la petite rade.
Reproduction Sociable en nidification, il forme des colonies (héronnières) dans les arbres près des zones humides, souvent avec d'autres espèces comme les cormorans. Les nids, faits de branches, sont réutilisés annuellement. Fidèle et monogame, le mâle parade pour attirer une femelle. La ponte (3-5 œufs) a lieu de février à avril ; les parents régurgitent la nourriture aux jeunes, indépendants à 3 mois.
Migration et répartition Migrateur partiel, il fuit les hivers rigoureux du Nord vers le Sud (jusqu'en Afrique tropicale), mais reste sédentaire ou erratique en France. La migration post-nuptiale se déroule d'août à novembre. Mondialement, la population (500 000-2 500 000 individus) est stable (préoccupation mineure UICN). En France, elle compte 31 000 couples nicheurs (stable, préoccupation mineure). En Île-de-France, 450 couples (stable).
Autrefois chassé comme nuisible, le Héron cendré bénéficie aujourd'hui d'une protection qui a permis son essor ce qui montre l’efficacité de la protection des espèces. Il symbolise la résilience des espèces humides, mais reste sensible aux perturbations des habitats.
18 décembre 2025 : La Magie de Noël s'invite sur le chemin de l'école !
Ce matin, une lueur de magie a illuminé les rues de notre village. De très bonne heure, le Père Noël en personne a rejoint les enfants pour un moment inoubliable : une marche complice, main dans la main, jusqu'aux portes des écoles.
Ce fut un véritable plaisir de voir les petits écoliers, les parents et les accompagnateurs déborder de vitalité et d'enthousiasme. Ce trajet quotidien s'est transformé en un instant privilégié de partage et de sourires, capturant parfaitement l'esprit des fêtes qui approchent.
Le Père Noël a profité de cette belle escale mandréenne pour remercier chaleureusement les accompagnateurs qui veillent sur nos petits tout au long de l'année.
L’équipe de l'APE s’associe à lui pour vous souhaiter à toutes et à tous de très bonnes fêtes de fin d’année. Que votre Noël soit riche en tendresse, en rires et en précieux moments de bonheur en famille !
16 décembre 2025 : En bref
La COP30 : Des promesses non tenues
Dix ans après l’Accord de Paris, la COP30 à Belém devait être un tournant pour le climat. Pourtant, malgré un cadre prometteur (présidence brésilienne, mobilisation historique en Amazonie), les résultats sont décevants :
- Aucune feuille de route concrète pour sortir des énergies fossiles.
- Blocages sur la finance climat : Les pays riches (dont l’UE) ont affaibli leurs engagements, repoussant les objectifs à 2035, sans engagement chiffré en maintenant l’ambiguïté sur les montants.
- L’Union européenne, championne du double discours : Elle défend publiquement la transition écologique, mais continue de financer le pétrole, le gaz et le charbon, tout en affaiblissant ses propres réglementations environnementales (ex. : détricotage du Pacte Vert, reports sur les polluants éternels, etc.).
- Résultat : Un programme de travail procédural sans obligations claires ce qui alimente un sentiment d’injustice et fragilise la construction d’un accord mondial crédible.
Bilan climatique : une fin d'année 2025 alarmante pour le monde et la France
En cette fin décembre 2025, le bilan climatique mondial et français confirme une tendance inexorable au réchauffement, avec des records qui s'enchaînent et des impacts de plus en plus visibles.
- À l'échelle mondiale, 2025 s'annonce comme la 2e ou 3e année la plus chaude jamais enregistrée, ex æquo ou juste derrière 2023 et 2024 (selon l'OMM et Copernicus). Les 11 dernières années (2015-2025) forment la série la plus chaude depuis les relevés, avec une anomalie moyenne de +1,42 °C pour janvier-août par rapport à l'ère pré-industrielle.
- En France, Météo-France classe 2025 au 3e ou 4e rang des années les plus chaudes depuis 1900, avec une température moyenne d'environ 14 °C (+1 °C par rapport à la normale 1991-2020). Un jour sur deux a été plus chaud que la moyenne, et les records de chaleur ont été 10 fois plus nombreux que ceux de froid. Épisodes marquants : chaleurs anormales en mai, juin, août, novembre et décembre ; été au 3e rang des plus chauds ; sécheresse des sols sur au moins 30 % du territoire (mai-août) ; incendies violents (ex. : 11 000 ha brûlés dans l'Aude). Précipitations proches de la normale, mais contrastes forts.
L’Union européenne : Vers une "trumpisation" environnementale ?
Un article récent du Monde révèle une tendance inquiétante : l’UE adopte des mesures de simplification réglementaire qui affaiblissent les protections environnementales et sanitaires.
- 8ème paquet "omnibus" adopté le 10 décembre : affaiblissement du pacte vert, report du règlement sur la déforestation importée, recul sur le devoir de vigilance des entreprises, dérégulation environnementale et même la possibilité d’ignorer la science dans les évaluations de l’impact des pesticides !
- Conséquence : Une régression écologique au profit des intérêts économiques, avec des économies estimées à 1 milliard d’euros pour les entreprises… au détriment de la santé et de l’environnement.
- 10ème paquet "omnibus" En complément, la Commission européenne a présenté le 16 décembre une proposition de « simplification » de la réglementation sanitaire alimentaire qui marque un tournant majeur dans la gestion des pesticides en Europe. Ce texte prévoit d’accorder à la majorité des biocides et pesticides des autorisations illimitées dans le temps, supprimant les réévaluations régulières de leur dangerosité, et ouvre même la voie au retour des épandages aériens interdits depuis 2009. Sous couvert de simplification administrative, cette réforme fait craindre un affaiblissement durable des protections sanitaires, environnementales et de la biodiversité.
Hier 16 décembre, l'UE a repoussé l’interdiction totale des moteurs thermiques en 2035
- Une décision présentée comme une victoire par leurs défenseurs mais qui laisse en réalité très peu de place aux motorisations à pétrole sur le long terme.
- L’objectif de –90 % d’émissions de CO₂ rend l’électrique incontournable, les rares exceptions reposant sur des solutions coûteuses et écologiquement discutables comme les carburants synthétiques, les biocarburants ou certains hybrides rechargeables. Soutenue par d’importants investissements dans les batteries, les contraintes sur les flottes d’entreprises et l’évolution rapide du marché, l’électrification du parc automobile européen est donc appelée à s’accélérer inexorablement.
Catastrophes naturelles : Une facture toujours élevée
- 220 milliards de dollars de pertes économiques en 2025 (contre 310 en 2024), avec des événements marquants :
- Incendies de Los Angeles : 40 milliards de dollars de pertes assurées (record historique).
- Ouragans moins destructeurs aux États-Unis, mais des inondations dévastatrices en Asie du Sud-Est.
- Tendance de fond : Les coûts des catastrophes naturelles restent sur une trajectoire ascendante, confirmant l’urgence d’agir.
Quelques lueurs d’espoir malgré tout, certaines avancées méritent d’être soulignées :
- Biodiversité en France : Des progrès, mais encore trop fragiles Le Rapport France Biodiversité 2025 ou sa synthèse (juste 2 pages) montre que :
- 248 espèces protégées sont suivies de près, avec des signes encourageants pour certaines (ex. : Balbuzard pêcheur, Vautour moine, Flamant rose, mouette rieuse).
- Mais la biodiversité recule globalement, faute de protection suffisante des habitats (forêts, zones humides, océans).
- Message clé : Les actions de conservation fonctionnent quand elles sont bien financées et appliquées. Il faut donc amplifier les efforts !
- Interdiction des PFAS et perturbateurs endocriniens dans les jouets en UE d’ici 2030, pour protéger les enfants.
Dans ce contexte, le rôle des associations locales comme l’APE83430 prend tout son sens. Informer sans catastrophisme mais sans minimiser les risques, relayer les données scientifiques de manière accessible, défendre la santé des enfants, la qualité de l’air et la protection de notre littoral : ce sont des leviers concrets d’action à notre échelle.
L’APE83430 invite les familles de Saint‑Mandrier à rester mobilisées : en s’informant, en soutenant les démarches en faveur des transports moins polluants, de la réduction des émissions locales et de la protection des milieux naturels, chacun peut contribuer à rendre notre presqu’île plus résiliente face au changement climatique, dès maintenant et pour les générations à venir.
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#COP30 #Climat #Biodiversité #TransitionÉcologique #APE83430
25 novembre 2025 : Recours gracieux contre la délibération de MTPM sur le projet du BHNS
Huit associations*, dont l’APE, viennent de déposer conjointement ce 24 novembre un recours gracieux auprès du président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (MTPM).
Ce recours vise à obtenir l’annulation de la délibération n°25/09/229, adoptée le 24 septembre 2025, par laquelle MTPM a déclaré d’utilité publique le projet de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) et levé les réserves formulées par les commissaires enquêteurs lors de l’enquête publique de mai-juin 2025.
Pourquoi ce recours ?
Les associations estiment que la Métropole a adopté cette délibération en méconnaissance du Code de l’environnement, sans répondre réellement aux réserves officielles de l’enquête publique ni aux observations du public.
Selon elles, le projet validé reste incomplet, imprécis, mal évalué, et présente des impacts environnementaux, sociaux et budgétaires qui n’ont pas été correctement examinés.
Le recours s’appuie notamment sur les points suivants :
1. Un tracé insuffisamment étudié autour de la gare de La Pauline
Le « tracé en boucle » prévu n’a pas fait l’objet d’une évaluation complète ni d’une étude d’alternatives, comme l’exige la loi. Il ne répond pas aux standards d’un véritable site propre, limitant la performance future du réseau.
2. L'absence d'étude d'alternative pour le rabattement à la gare de La Seyne
Une solution proposée par les citoyens – un passage en trémie sous la voie ferrée, déjà prévue dans la DUP de 2005 – n’a jamais été examinée, malgré son intérêt majeur pour la performance du réseau.
3. L’absence d'aménagements cyclables continus autour de la gare de La Seyne
Contrairement aux obligations légales (article L. 228-3 du Code de l’environnement), aucune continuité cyclable ou piétonne n’est prévue sur un axe pourtant identifié comme structurant dans les schémas métropolitains.
4. L’absence d’un véritable pôle d’échanges multimodal (PEM) à La Seyne
Bien que prévu par les documents de planification, le PEM n’apparaît pas dans le budget du BHNS. La délibération mise en cause se contente d’annonces générales sans mesures concrètes.
5. Une traversée du port en 2×1 voie insuffisamment justifiée
Le projet induit des reports de trafic importants sans étude d’impact complète, tout en maintenant des expropriations contestées et coûteuses.
6. Des études complémentaires renvoyées à plus tard
Plusieurs réserves des commissaires enquêteurs sont déclarées « levées » alors que la Métropole renvoie à des études futures – ce qui est contraire au principe même de la déclaration de projet, qui doit adapter le projet avant, et non après, son adoption.
7. Une refonte du réseau de bus peu lisible et parfois contradictoire
Certaines lignes existent encore en doublon ou ne disposent pas de rabattement clair, donnant un réseau incohérent dès son lancement. C’est le cas de la ligne 18 qui relie Saint-Mandrier à Blache.
Une délibération irrégulière qui doit être retirée
Les associations rappellent que la Métropole avait l’obligation, en vertu du Code de l’environnement, de modifier substantiellement son projet avant adoption pour tenir compte de l’enquête publique.
Or, aucune modification significative n’a été retenue, malgré des réserves majeures.
Elles demandent donc le retrait pur et simple de la délibération, faute de quoi un recours devant le Tribunal administratif de Toulon sera déposé.
Pourquoi l’APE est concernée ?
Parce que pour les Mandréennes et Mandréens, ce projet structurant transformera durablement :
- Leur environnement urbain,
- leurs déplacements,
- les émissions de polluants et les impacts sur leur santé,
- leur qualité de vie,
- et l’usage de l’espace public à l’échelle métropolitaine.
L’APE et les autres associations évidemment ne contestent pas le principe d’un réseau de transport performant : bien au contraire, c’est pourquoi elles demandent un projet mieux conçu, mieux documenté, plus durable et réellement conforme à la loi.
La suite
Le président de MTPM dispose d’un délai de deux mois pour répondre. En l’absence de retrait ou de réponse satisfaisante, les associations engageront un recours pour excès de pouvoir devant la juridiction administrative.
L’APE vous tiendra informés des suites de cette procédure.
* ACTENERGIES, APE, Association Porte Marine et Compagnie, CILOS (CIL de La Seyne Ouest et sud), CIL Balaguier, CIL Des Mouisseques, FNE Var, MART.
24 novembre 2025 : LE MAIRE PASSE EN FORCE SUR LA PROPRIETE FLICHE !
Depuis quelques jours, les engins de chantier sont entrés sur la propriété Fliche et des algécos en place. La mairie a décidé de lancer les travaux alors que le dernier permis de construire délivré en 2024 fait toujours l’objet d’un recours contentieux en annulation devant le Tribunal administratif de Toulon.
La destruction des ruines dont la surface ne doit pas être comptabilisée pour établir la surface d’une éventuelle reconstruction a eu lieu curieusement le samedi 15 novembre 2025. Les marchés pour les travaux de cette nouvelle phase ont été signés par le maire sans la moindre présentation à une commission communale (finance, urbanisme, …) à hauteur de 3,7 M€ (cf. conseil municipal du 29 septembre 2025, délibérations n°1 pour une nouvelle augmentation du coût global + 0,5 M€ et n°11 pour le détail des travaux).
Ce recours, déposé par l’APE avec l’appui des riverains, repose sur de graves non-conformités à la loi Littoral :
- emprise excessive en espace proche du rivage,
- artificialisation d’un terrain naturel en continuité directe avec la mer,
- absence de justification d’une « extension limitée de l’urbanisation » dans un secteur déjà saturé,
- non-respect des orientations du SCOT et du PLU, etc.
À ce jour, aucun jugement n’a été rendu. Le projet n’est donc pas purgé de tout recours. Un appel reste possible si le projet n’est pas modifié, voire probable.
Malgré cela, la mairie choisit de passer en force et de dépenser l’argent public sur un chantier qui pourrait être stoppé net par la justice. Un risque financier que les Mandréens paieront… pour rien, si le permis est annulé.
Ce projet, rappelons-le, a été présenté dès 2020 comme le « projet phare » du programme du maire Gilles Vincent, réélu sur cette promesse. À moins de quatre mois des élections municipales de mars 2026, le lancement des travaux prend une tout autre couleur : une nouvelle instrumentalisation politique doublée d’une opération de communication préélectorale financée par vos impôts.
L’APE ne s’oppose pas par principe à tout aménagement. A ce titre elle ne s’était pas opposée aux travaux concernant la mise en sécurité du bâtiment pourtant déjà en parti en ruine. Nous défendons simplement le respect de la loi Littoral, votée pour protéger notre littoral de l’artificialisation à marche forcée. Une loi qui s’applique à tous… sauf, semble-t-il, à Saint-Mandrier quand il s’agit du « projet phare » du maire.
Nous demandons :
- L’arrêt immédiat des travaux tant que la justice n’a pas statué.
- La transparence totale sur les engagements financiers déjà pris et les risques pour les contribuables.
- Le respect de la loi Littoral et des procédures démocratiques, sans exception, sans passe-droit, sans calendrier électoral ni précipitation électorale.
Agissons ensemble pour défendre notre littoral !
La loi Littoral n’est pas négociable même si elle remise en cause par certains partis politiques. Aujourd’hui, elle est encore là pour protéger notre cadre de vie et garantir un développement durable de notre commune. En lançant ces travaux sans attendre le jugement, la mairie de Saint-Mandrier prend les Mandréens pour des pigeons et méprise les règles démocratiques.
Nous ne lâcherons rien. Le littoral de Saint-Mandrier n’est pas à bétonner. Ni aujourd’hui, ni en mars 2026. Soutenez notre action pour un projet durable sur la propriété Fliche.
L’APE Apartisane. Indépendante. Déterminée à faire respecter la loi.
Pour en savoir plus : Dossier complet du recours et arguments juridiques
#Fliche #LoiLittoral #SaintMandrier #StopBéton #Transparence















