APE Saint-Mandrier
  • Accueil
    • Risque incendie
    • Actualité précédente
    • Image du jour
    • 40 ans
    • Procida
    • Gardiens de la rade
    • Liens utiles
  • Cadre de vie / Santé
  • Marchons vers l'école
    • Inscription
    • Circuits et horaires
  • Nos actions
    • Fliche-Bergis
    • Pétition terres agricoles
    • Urbanisme
    • Atteintes à l'environnement
    • Nos courriers
  • Patrimoine
    • Plages Posidonies
    • Milieu marin
    • Milieu terrestre
  • Météo locale
  • Soutenez l'APE !
    • Adhérez !
    • Faites un don !
    • Assemblées générales
    • Boutique
    • Nous contacter
    • Connexion
  • Facebook

1 février 2026 : Voiles au vent et Lune des Neiges : la presqu’île entre mer et ciel

Ce matin, la Farfalle’s Cup, organisée par le SN Mouissèques, a offert un magnifique spectacle sur l’horizon. Sous un bon petit vent et des vagues raisonnables, ce qui n’est pas si fréquent ces derniers temps, les voiliers engagés ont déployé leurs couleurs et animé l’horizon de la presqu’île. Depuis la côte comme depuis la mer, les silhouettes des bateaux ont dessiné un ballet vivant, ponctué d’éclats de voiles et de reflets changeants.

00 Farfalles's Cup zFarfalle's cup Voiliers 20200192 zFarfalle's cup Voiliers 20200206

zFarfalle's cup Voiliers 20200228 zFarfalle's cup Voiliers 20200222 zFarfalle's cup Voiliers 20200249

Une soirée sous le signe de la Lune des Neiges

En fin de journée, c’est un tout autre spectacle qui a pris le relais : celui de la pleine lune, dans un ciel parfaitement dégagé. Elle atteindra son apogée à 23h09 (heure de Paris), déployant sa lumière argentée sur les paysages enneigés de France et offrant à la presqu’île une atmosphère presque irréelle.

zPleine lune des Neiges 20200363 zPleine lune Semaphore 20200345

Un phénomène astronomique rare cette année

D’un point de vue astronomique, cette pleine lune présente une particularité intéressante : contrairement à la plupart des années où elle se situe dans la constellation du Lion, elle brillera exceptionnellement dans la constellation du Cancer, à proximité du célèbre amas ouvert de la Crèche (Messier 44).

Cet amas d’étoiles, visible à l’œil nu dans de bonnes conditions, formera un écrin scintillant autour du disque lunaire. La Lune se trouvera alors à environ 373 000 km de la Terre, une distance moyenne qui n’en fait ni une Superlune ni une Microlune, mais qui garantit une luminosité suffisante pour projeter des ombres nettes sur les paysages.

Une tradition venue d’ailleurs

Le nom de Lune des Neiges trouve ses origines dans les traditions amérindiennes d’Amérique du Nord. Février y est historiquement le mois des chutes de neige les plus abondantes. Certaines tribus l’appelaient aussi Lune de la Faim, en référence aux difficultés de chasse et à la rareté des ressources en plein cœur de l’hiver.

Une journée complète : sport, nature et contemplation

Entre la régate colorée du matin et la pleine lune majestueuse du soir, la presqu’île a offert aujourd’hui un condensé de ce qui fait sa beauté : le mouvement, la lumière, la nature, et ce lien si particulier entre mer et ciel.

Un moment parfait pour rappeler combien notre environnement est précieux, et combien il mérite d’être observé, protégé et célébré.

12 janvier 2026 : Quand la grande digue de Toulon refuse les visites surprises…

Un canot à moteur a décidé de tester la solidité de la grande digue de face. Résultat : encastré entre les rochers, en stand-by hors de l’eau.

z20207172 z20207178

z20207186 z20207205

La digue : 1 – La navigation approximative : 0.

Les plus anciens s’en souviennent : la digue avait déjà repoussé un navire de la Corsica Ferries en décembre 2015, pourtant c’était du lourd !

zJetée Accident Sardinia Regina 2015

Moralité : à Toulon, la digue ne recule jamais. Elle accueille… mais seulement de loin

PS : Les deux passagers du bateau légèrement blessés ont été pris en charge par l’équipage de la SNS 155 et de la SNS 7010 de la SNSM de Saint-Mandrier pour être débarqués à Toulon.

Il y a 82 ans, jour pour jour, Toulon subit un terrible bombardement allié

v01 342 FH 000279 v02 342 FH 000276

Image1

Légende de la photo : « Le port d’attache de la flotte de Vichy fut la cible de 15 Boeing B-17 de la 15e Air Force, escortés par 36 Lockheed P-38, qui larguèrent 315 tonnes d’explosifs brisants depuis une altitude comprise entre 19 600 et 23 080 pieds, le 24 novembre 1943. Un croiseur, un destroyer, un torpilleur, un bâtiment d’escorte, un sous-marin, cinq vedettes de type E ou R, ainsi que plusieurs chalutiers et barges furent coulés. Trois grands navires marchands furent endommagés. À noter : un écran de fumée inefficace.

Le 24 novembre 1943, Toulon subit un terrible bombardement allié, premier d’une longue série visant la flotte allemande du port. Les B-17 américains, bombardant à haute altitude pour se protéger de la défense contre l’aviation allemande, touchent aussi durement les quartiers civils aux alentours. En quelques minutes, le bombardement fait 455 morts, 550 blessés, 12 000 sinistrés et détruit plus de 500 immeubles, marquant durablement la ville. Face à l’impréparation, des familles entières sont piégées. Ce drame inspirera l’exode d’une grande partie des habitants et hantera la mémoire de Toulon, ville martyre de la Libération (Source photo US Air-Force).

Newsletter FNE

logofne

  1. Accueil

2 février 2026 – Même cause, mêmes effets : ça écope encore sur le terrain de sport

00 Shadock Je pompe donc je suis

Avant-hier, en fin de matinée, la D18 au niveau des stades et de la déchèterie était de nouveau maintenue en sens unique en raison des inondations de la chaussée. Une situation devenue malheureusement habituelle à chaque épisode de pluie importante, et ce depuis des années.

z01 Photo D18 20200085

Ce samedi, même en fin de matinée, la situation, visible par tous, parlait une fois encore d’elle-même. Les piétons ne pouvaient circuler sans danger : un trottoir était entièrement sous l’eau, l’autre leur était interdit, tandis que les véhicules se déportaient dangereusement au ras du ruisseau.

Les déchets de toutes sortes, plastiques, polystyrène, déjections canines, etc., présents en bord de route étaient entraînés vers le collecteur, avant d’être déversés dans la baie du Lazaret, précisément à proximité des tables de mytiliculture.

z02a Photo 2 Panneau Stade lannière 20200101 z02b Photo 3 Côté stade route z02b Stade Ecopeurs 05

 Côté stade, l’eau a complètement envahi la pelouse naturelle, celle en herbe, et non le terrain synthétique rénové en urgence (sic) pour plus de 1,1 million d’euros hors taxes. Des jeunes tentaient d’évacuer l’eau avec énergie, munis des seuls moyens dont ils disposaient. Cette jeunesse, animée d’une fougue et d’une détermination admirables, mérite mieux que des équipements régulièrement inondés et dégradés.

Là encore, l’inondation du stade n’a rien de nouveau : il est situé en zone de submersion marine, un fait connu de longue date par les portés à connaissance préfectoraux adressé au maire. Mais, ici aussi, sa règle semble être qu’il est urgent d’attendre.

Il y a maintenant dix ans, dans les mémoires déposés par l’APE lors des recours devant le tribunal administratif de Toulon, visant l’annulation du PLU 2017, puis celle des permis de construire signés par le maire dans cette zone, nous alertions déjà sur ces risques.

Nous expliquions alors que le réseau d’assainissement, vétuste, ne pouvait en aucun cas absorber l’excédent d’eaux usées généré par les augmentations de population prévues par les autorisations du maire. Nous démontrions également que le réseau pluvial était déjà sous-dimensionné, en nous appuyant sur de nombreuses photographies d’inondations prises au fil des années sur cet axe routier.

Nous préconisions clairement une mise à niveau préalable des réseaux d’assainissement et pluviaux, avant toute nouvelle construction.

Par ailleurs, cette zone aurait dû être classée en zone humide dans le PLU 2017. Des espèces animales ainsi que des plantes caractéristiques des milieux humides y étaient observés autour des mares existantes. Mais reconnaître cette réalité aurait rendu le secteur inconstructible.

Nous avions également refait les calculs de surfaces drainées et estimé les volumes d’eaux pluviales rejetés vers le petit ru bordant l’un des côtés de la D18, dont le fond est quasiment au niveau de la mer. Cette zone est précisément identifiée par les services de la préfecture comme future zone exposée à la submersion marine liée à la montée des eaux.

03 Photos aériennes Stade 2020 2025

Les photographies aériennes de la zone de la déchèterie à Pin-Rolland, prises en 2020 puis aujourd’hui, montrent clairement la densification des constructions autorisées par le maire, et l’imperméabilisation massive des sols qui en résulte.

Les volumes d’eau ruisselant désormais depuis les toitures, les routes et les parkings, au lieu de s’infiltrer dans les sols, ne sont pas correctement canalisés, et inondent la route malgré les nouvelles buses enfouies le long de la D18 par le département… aux frais des contribuables.

Nous n’avons évidemment pas été entendus : D’après le maire il était urgent de bétonner.
Malheureusement, une fois de plus, les faits nous donnent raison.

Eh oui, nous savons déjà que M. Vincent expliquera que l’APE est « contre le développement des logements pour les Mandréens». En réalité, nous sommes contre un urbanisme d’un autre temps, fondé sur le bétonnage à outrance, un taux de résidences secondaires dépassant maintenant les 50% du total des logements, au détriment des écosystèmes, du couloir écologique de cette zone, de la sécurité des habitants et de l’argent public.

Notre association vit grâce à l’énergie de ses bénévoles… et grâce à vous.

Si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île,

 soutenez-nous par un don. JE FAIS UN DON

Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes.

31 janvier 2026 : même cause, mêmes effets : ce matin, ça dégorge encore sévère dans le port

  • urbanisation
  • imperméabilisation
  • assainissement

La comparaison de photographies aériennes du village de Saint‑Mandrier prises à la fin des années 1970 et aujourd’hui montre clairement la densification des constructions autour du port, ainsi que l’augmentation du nombre de bateaux le long des nouvelles pannes.

xImage 1 Village

Comme nous l’avions déjà indiqué dans les mémoires de l’APE lors des recours devant le tribunal administratif de Toulon demandant l’annulation du PLU 2017, le réseau d’assainissement, vétuste, ne pouvait pas, en l’état, absorber l’excédent d’eaux usées lié aux augmentations de population prévues dans les nouvelles zones constructibles. Nous préconisions une mise à niveau des réseaux d’assainissement et pluviaux avant toute augmentation du nombre de constructions.

Nous n’avons évidemment pas été entendus : il était urgent de bétonner. Malheureusement, une fois de plus, les faits nous donnent raison…

Ce samedi, en fin de matinée, une fois de plus la situation observable par tous parle d’elle‑même.

L’augmentation du nombre de personnes présentes sur la presqu’île et de l’artificialisation des sols entraînent mécaniquement plus d’eaux usées et plus de ruissellement lors des épisodes pluvieux. Les surverses du réseau pluvial vers le réseau sanitaire aggravent encore la situation au niveau du port.

Nous avons déjà souligné les conséquences sanitaires pour les baigneurs dans le port ; mais les habitants, les promeneurs en bord de quai et les plaisanciers sur leurs voiliers ne sont pas, eux non plus, à l’abri des risques sanitaires par ces rejets non contrôlés ni traités.

Et, oui, on sait déjà que M. Vincent expliquera que l’APE serait « contre les promeneurs, les habitants du port et les amateurs de voile ».

En réalité, c’est précisément pour protéger leur santé et la qualité de vie de tous que nous tirons la sonnette d’alarme, et cela fait plus de 40 ans. Il est urgent d’agir, non ?

29 janvier 2025 : Communiqué de clarification – APE Saint-Mandrier

  • Santé publique
  • Sécurité sanitaire
  • Joute

À la suite de notre publication concernant la contamination bactériologique du port de Saint-Mandrier, les habituels dénigreurs de l’APE se sont exprimés sans retenue. Aussi, nous souhaitons apporter une clarification claire et sans ambiguïté sur le sens de notre démarche notamment aux pratiquants des joutes provençales.

L’APE ne s’attaque ni aux joutes provençales, ni à aucun sport nautique. Les joutes font partie intégrante de l’histoire, de l’identité et de la culture de Saint-Mandrier. Elles doivent pouvoir continuer à être pratiquées, transmises et vécues avec fierté.

z01 Entrée port 20209861 z02 Sortie port 02502042 zJoute P8190111 (2)

Notre démarche vise un seul objectif : La protection de la santé des personnes, qu’il s’agisse de jouteurs, de baigneurs, de plongeurs, de plaisanciers ou de leurs proches.

Les conditions environnementales ont évolué au fil des années : augmentation du nombre de bateaux dans le port, accroissement de la population, rejets liés aux eaux de ruissellement après les pluies de plus en plus fréquentes, épisodes de contamination récurrents. Ces éléments font que la situation actuelle ne peut plus être comparée à celle d’il y a plusieurs décennies.

Lorsque les indicateurs bactériologiques sont élevés, ils peuvent révéler la présence d’autres germes pathogènes non systématiquement mesurés. La contamination n’est pas toujours immédiatement perceptible et ne provoque pas nécessairement des symptômes chez tous les individus.

C’est pourquoi l’APE demande simplement la mise en place de contrôles microbiologiques de l’eau avant les entraînements ou les épreuves, en particulier après de fortes pluies, comme cela se pratique dans de nombreux sports nautiques et comme cela a été fait récemment pour les activités dans les eaux de la Seine depuis les épreuves olympiques.

Quelles sont les raisons qui justifient que ces contrôles bactériologiques ne sont pas réalisés sur les eaux du port de Saint-Mandrier, mystère comme diraient certains ?

Prévenir un risque, ce n’est pas interdire une pratique. C’est permettre qu’elle se poursuive durablement et en toute sécurité.

L’APE agit depuis des années sur l’ensemble des problématiques liées à la qualité de l’eau : port, rade, baignade, productions mytilicoles et ostréicoles. Nous ne sommes ni contre les sportifs, ni contre les professionnels de la mer. Nous sommes pour l’amélioration de la qualité de l’eau, au bénéfice de toutes et tous.

Notre volonté est simple :  que jouteurs, baigneurs, plongeurs, voileux et familles puissent continuer à vivre en harmonie avec la mer, sans mettre leur santé en danger.

Nous regrettons enfin que certains élus de la commune cherchent à instrumentaliser ce débat sanitaire en établissant un lien entre l’APE et la liste d’opposition, essayant de créer la polémique afin d’éviter d’aborder le fond du sujet. Créer la confusion en dénigrant ceux qui ne pensent pas comme eux semble être leur mantra.

L’APE est une association indépendante, qui agit depuis plus de 40 ans sur les questions de santé environnementale et de qualité de vie, en dehors de tout engagement partisan. Réduire ces enjeux à une manœuvre politique ne sert ni l’intérêt général, ni la protection de la santé des habitantes et habitants.

De notre côté, le dialogue reste ouvert, dans le respect mutuel et l’intérêt général.

26 janvier 2026 : Joutes nautiques à Saint-Mandrier : une alerte sanitaire ignorée ?

À Saint-Mandrier-sur-Mer, cette question engage directement la responsabilité des autorités publiques. Depuis plusieurs années, l’APE alerte sur l’état sanitaire des eaux du port, sans réponse adaptée.

À la veille d’une grande compétition nationale de joutes provençales, l’Association de protection de l’environnement a donc pris ses responsabilités en réalisant des analyses indépendantes.

Les résultats sont sans appel : les eaux du port présentent une contamination fécale significative, incompatible avec la sécurité sanitaire des sportifs.

Contamination bactériologique des eaux du port VF20260126 avec annexes 1

Ces résultats font l’objet d’un rapport qui vise à informer, alerter et rappeler que la protection de la santé publique ne saurait être reléguée derrière les impératifs événementiels ou politiques.

z00 02404562

Port de Saint-Mandrier-sur-Mer : Un bassin semi-fermé où le renouvellement des eaux est lent, favorisant l’accumulation des polluants microbiologiques, en particulier après les épisodes pluvieux.

Contexte

Des entraînements et des épreuves de joutes sont organisés chaque année dans le port de Saint-Mandrier-sur-Mer, un espace pourtant interdit à la baignade au regard des réglementations européenne et nationale en vigueur.

01 z07 20251202 SM Port Pollution 20203582 01 z08 20251202 SM Port Pollution 20203584 01 z09 20251202 SM Port Pollution 20203593

01 z10 20251202 SM Port Pollution 20203665 01 z11 20251202 SM Port Pollution 20203670 01 z13 20251202 SM Port Pollution 20203699

Signes visibles de pollution chronique : Turbidité élevée, irisations de surface et présence de déchets témoignent d’apports récurrents de polluants dans les eaux du port.

Depuis plusieurs années, des signes de pollution chronique sont observés par l’APE dans les eaux du port : turbidité élevée, notamment lors des épisodes pluvieux intenses, dépôts vaseux importants, irisations en surface, présence de déchets de toutes sortes (plastiques, etc.).

z02A Port Nappe 02501723 z02B Port Nappe 02501727

Exutoires pluviaux en activité : Lors des pluies, les eaux de ruissellement lessivent routes et quais, entraînant bactéries et polluants directement dans le bassin portuaire.

Des rejets parfois importants sont également constatés au niveau des nombreux exutoires du réseau d’eaux pluviales débouchant dans le port.

z03 La Vieille  Interdiction de baignade 02500829

Plages à proximité immédiate du port : Les plages du Canon, du Touring et de La Vieille font régulièrement l’objet d’interdictions de baignade pour cause de contamination microbiologique. (Photographie de l’accès de la plage de La Vieille prise le 28 août 2025).

Les contrôles bactériologiques réglementaires réalisés en période estivale sur les eaux de baignade des plages situées à la sortie du port (plages du Canon, du Touring et de La Vieille) montrent régulièrement des niveaux élevés de contamination microbiologique, conduisant à des interdictions temporaires de baignade.

Ces contrôles mesurent les concentrations en Escherichia coli (E. coli) et en entérocoques intestinaux, bactéries indicatrices de contamination fécale (BIF), conformément à la directive européenne 2006/7/CE et au Code de la santé publique.

z04 triathlon z04 02501093 z04 joute P8190076 (2)

Contact direct avec une eau contaminée : La nage dans le port lors d’épreuve de triathlon par exemple et les chutes répétées lors des joutes exposent les sportifs à des risques d’infections gastro-intestinales, cutanées et ORL.

Le signalement de ces pollutions chroniques a été transmis à la commune, aux services préfectoraux, à l’Agence régionale de santé (ARS) du Var et à l’autorité portuaire, accompagné d’une demande de contrôles microbiologiques des eaux du port avant la délivrance d’autorisations pour des activités sportives, comme les épreuves de joutes, impliquant un contact direct avec l’eau.

L’objectif de cette étude est d’évaluer les risques microbiologiques encourus par les participants à ces épreuves.

z05 Panneau interdit baignade 02502191

Baignade interdite dans les ports : une règle de salubrité publique : L’interdiction de baignade vise à protéger la santé des personnes. Elle ne peut être levée sans garanties sanitaires solides.

Méthode

La veille de la Coupe de France des joutes provençales organisée dans le port de Saint-Mandrier-sur-Mer, un prélèvement d’eau a été réalisé par l’APE le 29 août 2025 à 7 h 45, dans la zone où se déroulent les joutes. L’échantillon a été confié au Laboratoire départemental d’analyses et d’ingénierie du Var (LDAI) afin de déterminer les concentrations en E. coli et en entérocoques intestinaux.

Résultats

Les analyses ont mis en évidence les concentrations suivantes :

  • 480 entérocoques / 100 mL et 410 E. coli / 100 mL

Ces valeurs élevées indiquent une contamination bactériologique significative d’origine fécale des eaux du port.

Risques sanitaires

La concentration en entérocoques intestinaux (480 e/100 mL) conduit à qualifier l’échantillon d’eau du port de « mauvais », car elle dépasse la valeur guide de 370 entérocoques/100 mL, correspondant à une qualité insuffisante justifiant une interdiction de baignade.

Ces résultats confirment l’existence d’un risque microbiologique pour les personnes exposées aux eaux du port ou aux embruns. Les seuils réglementaires applicables aux eaux de baignade ne sont donc pas respectés.

De telles concentrations peuvent entraîner des infections gastro-intestinales, cutanées ou urinaires, otites, en particulier chez les populations les plus vulnérables.

Conclusion

Les contaminations microbiologiques observées confirment que l’interdiction de baignade dans les ports constitue une mesure de précaution sanitaire essentielle, qui devrait être strictement respectée en l’absence de contrôles adaptés.

Lorsque des dérogations sont envisagées, des mesures de prévention renforcées doivent impérativement être mises en œuvre.

Actions urgentes proposées
  1. Interdire l’organisation des joutes dans le port en l’absence de contrôles préalables des concentrations en bactéries indicatrices de contamination fécale (BIF).
  2. Conditionner toute autorisation à la prise en compte, au-delà des seuls seuils microbiologiques, de paramètres complémentaires, tels que ceux recommandés par la fédération World Aquatics, notamment: les conditions météorologiques récentes (précipitations abondantes) et des paramètres « d’inspection sanitaire » de l’eau, incluant la présence d’algues, de déchets, de contaminants de surface, la clarté de l’eau et les odeurs.
  •  
  • Réduire l’exposition des sportifs aux eaux contaminées en mettant en place des douches permettant un rinçage abondant immédiatement après les épreuves, et en limitant autant que possible le temps de port des vêtements mouillés, afin de diminuer la durée de contact cutané et ORL avec l’eau du port.
  1. Limiter les « portes d’entrée » cutanées en portant une attention particulière aux lésions de la peau avant les épreuves (protection et recouvrement des plaies), et en assurant après les épreuves une désinfection efficace de celles-ci.
  2. Mettre en place un système d’alerte précoce en cas d’incident ou de conditions à risque, permettant de déclencher de nouveaux contrôles et, le cas échéant, de reporter les épreuves durant une période de sécurité d’au moins 72 heures, par principe de précaution, en l’absence de quantification précise des risques selon les agents ou substances en présence.
Informer, analyser, alerter : cela a un coût.

Les analyses indépendantes menées par l’APE pour protéger la santé publique et l’environnement sont financées uniquement par les dons et l’engagement de ses adhérents.

Soutenez nos actions pour garantir la transparence, la sécurité sanitaire et la défense de l’intérêt général à Saint-Mandrier-sur-Mer.

Chaque don compte. Ensemble, faisons respecter le droit à un environnement sain. JE FAIS UN DON

Ce lundi 26 janvier 2026 à 21h05 sur France 5: Eaux usées : ça déborde de partout

À voir ce soir sur France 5, Eaux usées : ça déborde de partout

Émission « Sur le front » – Lundi 26 janvier 2026 à 21h05

Ce lundi soir, France 5 consacre un numéro de l’émission Sur le front à un sujet de santé publique et d’environnement majeur, trop souvent minimisé : la saturation des réseaux d’eaux usées en France et ses conséquences directes sur nos territoires, nos rivières, nos plages… et notre santé.

zBaignade interdite

Quand les réseaux débordent, les risques explosent

L’émission met en lumière une réalité désormais bien documentée : des réseaux d’assainissement vieillissants, sous-dimensionnés ou défaillants, qui débordent lors d’épisodes pluvieux pourtant de plus en plus fréquents. Résultat :

  • des rejets d’eaux usées au pied des habitations,
  • des plages et des zones conchylicoles régulièrement fermées,
  • des rivières et des ports contaminés par des bactéries fécales ou des cyanobactéries,
  • des risques sanitaires bien réels pour les populations et les sportifs exposés.

Ces constats font directement écho aux travaux, alertes et analyses publiés récemment par FNE/APE, notamment sur la contamination bactériologique des eaux portuaires, les effets du ruissellement après les pluies et l’insuffisance des contrôles préventifs.

Un enjeu local… et national

Si certaines communes ont engagé de lourds travaux de rénovation de leurs réseaux d’assainissement, l’émission montre que ces efforts restent trop rares, souvent tardifs, et parfois freinés par des arbitrages budgétaires ou politiques. Pourtant, la réglementation est claire : la protection de la santé publique et des milieux aquatiques est une obligation, pas une option.

À l’heure du changement climatique, de l’intensification des épisodes pluvieux et de la pression croissante sur les milieux littoraux, ignorer ces signaux d’alerte revient à exposer durablement les habitants, les usagers et les activités locales.

Rendez-vous ce soir, lundi 26 janvier 2026 à 21h05 sur France 5
Sur le front – « Eaux usées : ça déborde de partout »

Un reportage à voir absolument pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur la qualité de l’eau, la santé publique et la responsabilité des collectivités.

24 janvier 2026 : Alerte sanitaire à répétition dans la rade : 20 ans de retards, toujours les mêmes causes, jamais les bonnes réponses

  • alerte sanitaire
  • Coquillages
  • Lazaret
  • Tamaris
  • FNEVar
  • APE83430
  • Urbanisme
  • Qualité des eaux
  • Sécurité sanitaire
  • Eaux usées

Après notre article du 17 janvier 2026 consacré à la contamination au norovirus des productions conchylicoles de Tamaris, il est indispensable de revenir sur l’historique des pollutions microbiologiques dans la petite rade et sur les responsabilités qui, depuis plus de vingt ans, n’ont jamais été réellement assumées.

z01 Mytiliculture 02405362 z02 Mytiliculture 02405167

z02 Mytiliculture 02405167 z04 Mytiliculture 02407021

La baie du Lazaret est depuis des siècles le siège d'activités multiples qui cohabitent, pouvant engendrer des conflits d'usage : la navigation (militaire, commerce, ferries, plaisance, transports publics, des activités industrielles (réparation navale, portuaires Pin Rolland, Marine Nationale, petite mer...) d’un côté, des activités de tourisme et de loisirs nautiques, une activité de pêche, de production conchylicole et aquacole de l’autre côté.

Des pollutions récurrentes… et des explications changeantes

Depuis 2014, les épisodes de contamination des eaux et des coquillages se succèdent : E. coli, norovirus, interdictions de vente, pertes économiques majeures pour les professionnels. À chaque crise, les causes avancées varient :

  • mystérieuse pollution (2014)
  • station de relevage militaire (2014),
  • des canalisations bouchées dans des copropriétés (2014),
  • des « points noirs » chez des particuliers (2015),
  • des oiseaux (2020),
  • des immeubles mal raccordés (2026).

Cette succession d’hypothèses, souvent contradictoires, masque un fait constant : les réseaux d’assainissement et pluviaux de la métropole sont vétustes, insuffisants et saturent régulièrement lors des épisodes pluvieux.

z05 Emissaire rejet tamaris 02403773 z06 Rade eaux turbide 20205800

De nombreux exutoires du réseau pluvial débouchent dans la baie du Lazaret et les eaux de la rade apparaissent turbides après des pluies importantes.

Pourtant, les diagnostics existent depuis plus de 20 ans

Dès 2002, une étude conjointe SIAT–Ifremer identifiait clairement :

  • l’impact direct des pluies sur les contaminations,
  • l’origine anthropique des pollutions via les réseaux urbains,
  • la nécessité de supprimer les rejets directs,
  • l’urgence de maîtriser les eaux pluviales et les déversoirs d’orage,
  • l’importance de contrôler les apports liés à la plaisance et aux activités portuaires.

Ces conclusions, considérées comme l’étude pivot du Contrat de Baie, n’ont jamais été pleinement mises en œuvre par ce même contrat....

Des responsabilités institutionnelles clairement définies par la loi

Le Code général des collectivités territoriales impose aux communes et intercommunalités :

  • la gestion des réseaux d’eaux usées,
  • la maîtrise des eaux pluviales,
  • le contrôle des raccordements,
  • la réalisation d’un schéma d’assainissement complet.

Ces obligations sont financées par les redevances payées par les usagers, confère exemple ci-dessous d'une facture d'un résident mandréen.

Facture simplifiée Veolia

Le montant facturé (2 octobre 2025) à ce résident mandréen pour la collecte et la dépollution des eaux usées (assainissement) représente 53% du total, dépassant celui de la potabilisation et distribution de l’eau potable (38%).

Pourtant, malgré ces moyens et ce cadre légal, et alors que l’urbanisation du pourtour de la rade s’intensifie, les réseaux restent sous-dimensionnés, vieillissants et incapables d’absorber les épisodes pluvieux, entraînant des déversements en mer.

Ailleurs en France, les collectivités assument leurs responsabilités

Face à des crises similaires :

  • Étang de Thau (2022–2026) : plaintes déposées contre l’agglomération, aides d’urgence, plus de 20 M€ mobilisés pour moderniser les réseaux.
  • Pays de la Loire (2024) : plaintes pour atteinte au bon état écologique et mise en danger d’autrui.
  • Côtes-d’Armor (2021) : le préfet bloque les permis de construire dans 18 communes bretonnes tant que les réseaux ne sont pas remis à niveau.

Ces décisions montrent qu’il existe des réponses fortes, courageuses et efficaces lorsque la santé publique et l’économie locale sont en jeu.

Dans la rade de Toulon : aucune mesure structurelle, seulement des vœux

Pour les conchyliculteurs de Tamaris, les seules réponses institutionnelles ont été :

  • un vœu du conseil municipal,
  • des demandes d’exonérations,
  • des appels à l’État pour des aides financières.

Aucune décision structurante n’a été prise pour :

  • moderniser l’ensemble des réseaux,
  • limiter l’imperméabilisation,
  • contrôler systématiquement les raccordements,
  • réduire les déversements en mer.
Un paradoxe révélateur : l’ancien établissement de purification détruit … pour construire un complexe touristique

Pendant plus de 30 ans, la production conchylicole du Lazaret passait par un établissement de purification (« La Marinière ») situé à Saint-Mandrier. Fermé en 1992, le site a été urbanisé et inauguré en 2018 comme résidence touristique par le président du comité de baie. Aujourd’hui, alors que les pollutions persistent, aucune solution alternative n’a été rétablie.

Des bilans électoraux silencieux

Les maires et élus locaux, en poste depuis des décennies, n’évoquent jamais ces échecs dans leurs bilans. Pourtant, il n’y a pas de mystère, la persistance des contaminations est le résultat direct :

  • D’un manque d’investissement dans les infrastructures.
  • D’une gestion laxiste des réseaux et des contrôles.
  • D’une priorité donnée à l’urbanisation plutôt qu’à la protection des activités traditionnelles.
La demande FNE/APE aux candidats aux prochaines élections : qu’ils s’engagent publiquement à :
  • Rendre publics les rapports d’expertise sur l’état des réseaux.
  • Bloquer les nouveaux projets immobiliers jusqu’à la mise aux normes des infrastructures.
  • Créer un fonds d’urgence pour indemniser les conchyliculteurs et financer la dépollution.
Conclusion : Inverser enfin les priorités : santé, environnement, puis urbanisation

Le bilan est clair : malgré les alertes scientifiques, les diagnostics et les retours d’expérience, après deux décennies de retards et d’inactions, les constats sont évidents :

  • les pollutions persistent,
  • les réseaux sont insuffisants,
  • les professionnels sont fragilisés,
  • les causes sont connues,
  • les solutions existent.

La contamination microbiologique de Tamaris n’est pas une fatalité. Il n’est plus acceptable de dire qu’il est urgent de construire et urgent d’attendre pour rénover les réseaux.

A l’heure des bilans électoraux, les associations FNE/APE, estiment qu’il est plus que temps d’inverser les priorités. La seule voie responsable est de déclarer dans les engagements électoraux qu’il est urgent de moderniser l’assainissement et urgent d’attendre avant d’autoriser de nouvelles constructions.

C’est la condition indispensable pour préserver la qualité des eaux marines, sauver la conchyliculture de la rade et protéger durablement la santé publique.

Notre association vit grâce à l’énergie de ses bénévoles… et grâce à vous.

Si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la rade de Toulon, soutenez-nous par un don. JE FAIS UN DON

Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes.

Liens utiles :

  • Norovirus : plainte des conchyliculteurs de Thau (Hérault Tribune, 2023)
  • 20 M€ pour Thau : et Tamaris ? (Occitanie Tribune, 2026)
  • Bretagne : blocage des permis de construire (La Gazette, 2021)
  • Lettre ouverte : Contaminations conchylicoles à Tamaris : l’inaction n’est plus acceptable.

17 janvier 2026 – Contamination au norovirus des productions conchylicoles de Tamaris : comprendre les mécanismes et les enjeux sanitaires

  • Pollution marine
  • Saint-Mandrier
  • Environnement
  • norovirus
  • Tamaris
  • Rade de Toulon
  • Conchyliculture
  • assainissement
  • Santé publique
  • Qualité des eaux
  • Huitres
  • Moules
  • Sécurité sanitaire
  • Eaux usées
  • Baie du Lazaret
  • Vigilance citoyenne
  • Protection du littoral

Depuis plusieurs jours, de nombreux échanges et questions sur les réseaux sociaux portent sur la récente contamination au norovirus des productions conchylicoles (moules et huîtres) de la zone de Tamaris. Causes, responsabilités, conséquences sanitaires : face aux approximations et aux raccourcis, l’APE souhaite apporter des éléments factuels, techniques et scientifiques afin d’éclairer le débat.

zPhoto 01 Mytiliculture Navy 20207253 zPhoto 02 Mytiliculture20207237

Quelle est l’origine des norovirus dans l’environnement marin ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) décrit clairement les mécanismes en jeu.

Les norovirus sont des virus strictement humains. Lorsqu’une personne est atteinte de gastro-entérite à norovirus, elle devient un réservoir viral et excrète de grandes quantités de virus dans ses selles. En période hivernale, lors des épidémies de gastro-entérites, ces rejets sont massifs et se retrouvent dans les eaux usées collectées dans le réseau sanitaire, puis traitées par les stations d’épuration avant rejet dans le milieu naturel.

En cas de fortes pluies, les réseaux d’assainissement peuvent être saturés. Des débordements ou rejets d’eaux usées non traitées, parfois diluées mais toujours contaminées, peuvent alors se disperser dans les eaux marines littorales et, le cas échéant, dans les zones de production conchylicole locales. C’est ce qui se produit dans zone de la baie du Lazaret-Tamaris

D’autres sources de contamination microbiologique existent également, comme le rejet accidentel en mer de filtres biomédias provenant des stations d’épuration. C’est ce que l’APE a régulièrement observé sur la presqu’ile et signalé au préfet (courrier N°APE 2022-54 du 17 novembre 2022).

xPhoto 03 Var Matin 20240111

En revanche incriminer une pollution microbiologique due aux fientes des oiseaux marins au moment des pluies n’apparait pas réaliste à l’échelle d’une baie comme celle du Lazaret-Tamaris. C’est une hypothèse locale mise en avant mais qui ne nous est jamais apparu comme crédible comme cela a indiqué lors de la réunion du 27 juin 2022 de la Commission régionale des cultures marines (CRCM). « FNE PACA/APE est dubitative quant à la piste de l'origine aviaire, et rappelle qu'il reste un résultat supérieur à 35000 E. coli/100ml en 2021.»

Pourquoi les huîtres et les moules sont-elles concernées ?

Les norovirus sont très résistants dans l’environnement marin, mais ils ne s’y multiplient pas, pas plus qu’ils ne se multiplient dans les huîtres. En revanche, les huîtres et les moules sont des coquillages filtreurs : une huître peut filtrer jusqu’à 5 litres d’eau de mer par heure pour se nourrir.

Ce mécanisme conduit à une concentration des virus initialement présents dans l’eau de mer, pouvant atteindre un facteur 100 dans les coquillages. La charge virale ainsi accumulée devient suffisante pour provoquer des gastro-entérites aiguës chez les personnes qui consomment ces coquillages crus ou insuffisamment cuits.

C’est ce mécanisme bien connu qui s’est une nouvelle fois produit en décembre dernier, notamment dans la rade de Toulon, comme cela a également été observé dans l’étang de Thau.

Des témoignages concordants sur le web indiquent par ailleurs qu’au cours des fortes pluies de décembre, les stations de relevage des eaux usées, en particulier celle de Saint-Elme, ont débordé, entraînant une surveste et le ruissellement d’eaux usées dans le réseau pluvial débouchant en mer.

Des alertes anciennes et des propositions ignorées

Depuis de nombreuses années, les associations FNE et APE alertent les autorités sur la contamination microbiologique chronique des eaux de la rade de Toulon et de la baie du Lazaret. Ces alertes concernent à la fois la sécurité sanitaire des consommateurs et celle des baigneurs, mais aussi l’impact sur les écosystèmes marins.

Contrairement à ce qu’affirme de façon récurrent un politicien local détracteur de nos associations, ces démarches n’ont jamais visé à nuire aux activités conchylicoles. Elles visent bien au contraire à garantir leur pérennité, en assurant une qualité des eaux compatible avec les exigences sanitaires et environnementales.

Aussi les associations préconisent notamment :

  1. La rénovation accélérée des secteurs vétustes des réseaux d’assainissement, afin de réduire les sources de pollution.
  2. Le renforcement et l’adaptation du réseau de surveillance des productions aquacoles aux spécificités hydrodynamiques de la rade.
  3. Une réévaluation régulière du classement sanitaire préfectoral des zones conchylicoles, condition indispensable à une gestion responsable du risque.

Ces préoccupations ont été exprimées à plusieurs reprises en réunions de la CRCM (20220627, 20230512, ifremer 20240117, 20240117) et par des courriers adressés au préfet du Var (22-58, 23-02, 23-31, 24-10)

Une gestion du risque perfectible dans le Var

Les associations ont notamment souligné les différences de gestion des épisodes pluvieux intenses entre départements, en comparant le Var et l’Hérault. En décembre 2022, à la suite d’un signalement d’épidémie de gastro-entérites, la préfète de l’Hérault avait rapidement pris des arrêtés d’interdiction de commercialisation des coquillages de l’étang de Thau.

Dans le Var, malgré des situations comparables, la gestion apparaît moins réactive. Les associations ont demandé à plusieurs reprises la communication des résultats d’analyses de norovirus sur les productions de Tamaris, sans jamais obtenir de réponse.

Les limites actuelles de la surveillance microbiologique

L’ANSES recommande aux consommateurs de s’approvisionner exclusivement dans des zones de production autorisées et contrôlées. Ces zones font l’objet d’une surveillance microbiologique fondée principalement sur la mesure d’Escherichia coli, bactérie indicatrice de contamination fécale.

Ce choix méthodologique permet une réaction rapide, car les résultats de mesure sont obtenus très rapidement. En revanche la quantification des norovirus dans les coquillages est plus longue et plus complexe. Toutefois, les prélèvements de surveillance et donc les mesures d’Escherichia coli ne sont pas systématiquement réalisés lors des épisodes pluvieux. Pourtant ce sont, précisément les périodes les plus à risque sanitaire pour les consommateurs de coquillages.

Cette lacune crée un « angle mort sanitaire » que les associations estiment nécessaire de corriger sans délai.

Par ailleurs, depuis plusieurs années, les valeurs les plus élevées de contamination sont écartées des rapports de synthèse d’Ifremer, ce qui introduit des biais d’interprétation de la qualité microbiologique réelle des eaux (Réunion CRCM du 12 mai 2023 et du 17 janvier 2024, courrier au préfet du 18 février 2024 N°APE 2024-10 et rapport FNE/APE/Les gardiens de la rade d’analyse des données historiques des contaminations bactériologiques des moules du Lazaret).

Un contexte environnemental aggravant

L’évolution climatique en cours et prévisible avec l’augmentation des pollutions entraînent déjà des effets mesurables dans la rade de Toulon : hausse de la température estivale, accumulation de plastiques et développement de germes pathogènes naturellement présents en milieu marin. C’est par exemple le cas de Vibrio parahaemolyticus, bactérie entéropathogène pouvant également contaminer les produits de la mer produisant des gastro-entérites sévères (Réunion de la CRCM du 1 décembre 2022 et courrier au préfet APE 2022-58 du 8 décembre 2022).

Conclusion : appliquer la réglementation, sans la contourner

Pour l’APE et FNE et de nombreux scientifiques il n’y aucun mystère à résoudre concernant l’origine de ces pollutions microbiologiques à répétition et « casser le thermomètre ne fait pas tomber la fièvre ».

Nier la source et les causes du problème, le réseau sanitaire vétuste à rénover, ne permet ni de protéger la santé publique, ni de sécuriser durablement les activités conchylicoles.

Aussi, les associations demandent l’application rigoureuse des critères de classement sanitaire des zones conchylicoles, tels que définis par le règlement (CE) n° 854/2004 et les instructions DGAL/SDSSA/2016-448, et en particulier :

  • la révision du plan de surveillance de la zone conchylicole du Lazaret-Tamaris, avec des prélèvements systématiques lors de fortes pluies ;
  • la prise en compte de l’ensemble des résultats analytiques, y compris les valeurs élevées, dans le calcul du classement sanitaire.

La transparence, l’adaptation des méthodes de contrôle et la prévention en amont sont les seules réponses responsables face à un risque sanitaire avéré.

Il en va de la protection des consommateurs, de la crédibilité des filières locales et de la qualité environnementale de la rade de Toulon.

Pour en savoir plus

  • ANSES : L'investigation des toxi-infections alimentaires collectives
  • ANSES : Comment éviter les intoxications alimentaires liées aux norovirus ?
  • ANSES : Fiche AFSSA sur Vibrio parahaemolyticus
  • Le Pèlerin du 11 février 2025 : Un an après la contamination au norovirus, les ostréiculteurs décident de briser un tabou.
  • Le Figaro avec AFP édition du 12 janvier 2024: Huîtres contaminées : «Beaucoup savaient», estime une association qui porte plainte. Huîtres contaminées : «Beaucoup savaient», estime une association qui porte plainte. Le Figaro avec AFP édition du 12 janvier 2024.

Conférence débat à La Seyne

20260116 conf  debat

11 janvier 2026 : L’APE une fois encore prise à partie dans un tract de campagne de Gilles Vincent ou quand une communication forcenée remplace le débat démocratique

  • Pollution marine
  • Environnement
  • Urbanisme
  • ProtectionDuLittoral
  • ZonesNaturelles
  • PresquîleDeSaintMandrier
  • ÉtatDeDroit
  • JusticeAdministrative
  • RespectDesAssociations
  • Artificialisation
  • Posidonie

À Saint-Mandrier, depuis des années, la stratégie politique de M. Gilles Vincent repose sur sa capacité à imposer un récit qu’il veut « officiel », largement diffusé par les canaux qu’il contrôle comme le bulletin municipal dont il est l’éditeur ou des tracts de campagne, récit relayé par certains articles de la presse locale.

Dans ce récit, il se présente comme un grand défenseur de l’environnement, alors même qu’il s’oppose frontalement à l’action de l’APE, pourtant engagée depuis des années sur ces mêmes enjeux environnementaux, mais privée d’accès à ces médias institutionnels.

Le conflit n’est pas seulement politique : il est informationnel. Il ne porte pas sur les faits eux-mêmes, mais sur la manière dont ils sont racontés, interprétés et diffusés auprès de l’opinion publique. La bataille ne se joue plus uniquement sur le terrain juridique ou institutionnel, mais dans l’espace du récit, qu’il s’agit de faire apparaître comme légitime et incontestable.

Inverser le réel pour imposer une lecture dominante

Depuis plusieurs années, M. Vincent s’approprie, en les inversant, les combats et les victoires obtenus par l’APE.

z02407417 zChourgnoz

Les actions en justice menées par l’association pour limiter le bétonnage de la presqu’île et protéger des zones naturelles, à l’Ermitage, Fliche/Bergis, Cavalas, aux Serres Garonne, sont systématiquement réécrites à son bénéfice. Les annulations, par décision de justice, de zones qu’il voulait constructibles ou de permis de construire qu’il avait lui-même accordés sont présentées non comme des rappels du droit, mais comme des entraves idéologiques.

De la même manière, les alertes répétées de l’APE concernant les pollutions bactériologiques et chimiques des eaux de mer et de baignade sont publiquement niées. Elles sont qualifiées de « mensonges » et leurs auteurs disqualifiés par des attaques personnelles : les membres de l’association sont traités « d’écolo-bobos », accusés de mentir systématiquement aux Mandréens et de mener des actions prétendument politiques dans le seul but de nuire au maire.

Ce procédé relève d’un mécanisme bien connu : déplacer le débat des faits vers l’intention, afin d’éviter toute discussion de fond qui lui serait défavorable.

Moraliser, caricaturer, disqualifier

Les luttes de l’APE pour la protection d’espèces protégées, comme les herbiers de posidonie gravement menacés par certaines opérations de réensablement des plages, subissent le même traitement narratif. Elles sont volontairement caricaturées pour affirmer que l’APE serait « contre le nettoyage des plages », transformant un débat écologique et scientifique en affrontement idéologique simpliste.

 zIMG 2057 zP6130106

Cette stratégie permet de moraliser le discours, d’opposer artificiellement les « bons » Mandréens aux « mauvais » Mandréens, et de polariser l’opinion.

Nous sommes ainsi face à une véritable guerre de narratifs à l’échelle locale :

  • saturation de l’espace public par un récit unique ;
  • usage de mots disqualifiants pour cadrer le débat (« mensonges », « écolo-bobos », « politisation ») ;
  • moralisation du discours pour éviter la contradiction ;
  • alignement entre communication institutionnelle et relais médiatiques.

Vous l’aurez compris : l’objectif n’est pas d’informer, mais d’imposer une version tronquée ou déformée du réel, tout en délégitimant toute voix critique.

Ainsi, aujourd’hui, selon M. Vincent, la légitimité du récit de notre histoire mandréenne ne reposerait plus sur le droit, les décisions de justice ou les faits établis, mais sur sa seule capacité à imposer sa vision du monde, présentée comme officielle et incontestable. Ceux qui rappellent des faits contrariant ce récit ne pourraient donc, par définition, que « mentir ».

Appel à la vigilance citoyenne

À l’heure où la confiance dans les institutions s’effrite, où l’information circule vite mais de manière fragmentée et souvent caricaturale, lorsqu’une association citoyenne est systématiquement discréditée pour avoir simplement rappelé les faits, le droit et l’état réel de l’environnement une question essentielle se pose à chacune et chacun d’entre nous : quelles histoires sommes-nous prêts à croire sans les vérifier ?

La démocratie locale ne peut se réduire à un récit à sens unique. Elle suppose le pluralisme, le droit à la critique, le respect des faits et des décisions de justice.
Face à une communication de plus en plus verrouillée, la vigilance citoyenne devient un devoir : croiser les sources, questionner les discours, refuser les caricatures et défendre le droit des associations indépendantes à informer et à agir.

Car protéger l’environnement, ce n’est pas contrôler le récit : c’est accepter le débat, les faits, et parfois les vérités qui dérangent.

L’APE Apartisane. Indépendante. Déterminée à faire respecter la loi.

Comment nous soutenir ? Faites un don défiscalisé.

Je soutiens l’APE : JE FAIS UN DON

Merci du fond du cœur pour votre générosité. Ensemble, continuons à faire vivre notre presqu’île !

10 janvier 2026 – Alerte sanitaire : contamination bactériologique des productions conchylicoles du Lazaret–Tamaris

  • Transparence
  • alerte sanitaire
  • contamination
  • norovirus
  • Coquillages
  • Lazaret
  • Tamaris
  • Rade de Toulon
  • Conchyliculture
  • assainissement
  • Prévention
  • FNEVar
  • APE83430

Le 9 janvier 2026, le préfet du Var a pris un arrêté portant interdiction temporaire de la pêche, du ramassage, du transport, de la purification, de l’expédition, du stockage, de la distribution, de la commercialisation et de la mise à la consommation humaine des coquillages issus de la Baie du Lazaret, en raison d’une contamination par des norovirus. Cet arrêté a fait l’objet d’un communiqué de presse le 10 janvier sans préciser la source de cette contamination.

Cette décision intervient dix jours après un arrêté similaire pris le 30 décembre 2025 par la préfète de l’Hérault, concernant les productions de l’étang de Thau, également interdites à la commercialisation pour contamination virale.

zTable 02403731 zTable 02406605

Des alertes sanitaires antérieures à la décision préfectorale

Or, dès la fin décembre, de nombreux signalements de troubles digestifs sévères chez des consommateurs de coquillages de la baie du Lazaret–Tamaris ont circulé sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, près de quinze jours avant l’interdiction officielle de commercialisation.

L’APE, FNE-Var ne sont malheureusement pas surprises par cette situation puisque à de nombreuses reprises elles ont transmis au préfet leurs inquiétudes concernant l’impact de ces contaminations bactériologiques sur la santé des consommateurs des productions locales.

Des contaminations récurrentes connues de longue date

Depuis de nombreuses années (2020, 2021, etc..), les associations APE et France Nature Environnement alertent sur les contaminations microbiologiques récurrentes des productions conchylicoles du Lazaret, en particulier après les épisodes de fortes pluies.

Les causes sont bien identifiées : les dysfonctionnements des réseaux d’assainissement lors des pluies intenses, avec rejets d’eaux usées insuffisamment traitées en rade de Toulon via les déversoirs d’orage.

Vincent Publication Facebook 20201219

Pourtant, plutôt que de traiter le problème à la source, et d'adapter le réseau d’assainissement, notre association et son président évidemment ont été attaqués, certains et non des moindre, le Président du Comité de baie lui-même, allant jusqu’à mettre en cause les résultats de la surveillance bactériologique et suspecter les oiseaux comme responsables de ces contaminations...

Une étude devait être réalisée pour le démontrer mais 5 ans plus tard, les résultats ne sont toujours pas connus. Il est urgent d’attendre pour les publier peut-être ? alors que les contaminations persistent…

Une surveillance inadaptée et biaisée

Récemment, l’APE/FNE a publié un rapport d’analyse des données historiques de contamination bactériologique des moules du Lazaret. Celui-ci met en évidence un biais méthodologique majeur dans le dispositif de surveillance utilisé pour le classement sanitaire de la rade.

En effet :

  • Les prélèvements officiels ne sont généralement pas réalisés en période de pluie, précisément lorsque les moules et huîtres sont le plus exposées aux contaminations microbiologiques.
  • L’analyse des rapports annuels de l’Ifremer montre que la fréquence des prélèvements varie fortement selon les années, sans garantir une représentativité suffisante des situations à risque.
  • L’exclusion quasi systématique des résultats d’analyse obtenus en période de précipitations, pourtant révélateurs de contaminations élevées, affaiblit gravement la représentativité de la surveillance.
  • De plus, la non-prise en compte d’un nombre important de résultats supérieurs à 4 600 E. coli/100 g de chair et liquide intervalvaire, observée notamment en 2021 et 2022, introduit un biais supplémentaire dans le classement de la zone.

Rapport FNE APE  Couverture

Casser le thermomètre ne fera pas baisser la fièvre ! Ces pratiques ne sont pas conformes à l’objectif ni aux critères de la réglementation en vigueur pour le classement sanitaire des zones conchylicoles, tels que définis par le règlement (CE) n° 854/2004 et les instructions DGAL/SDSSA/2016-448.

Des préconisations ignorées

Depuis des années, l’APE et FNE demandent une évolution de la méthodologie de surveillance, afin d’assurer une protection effective des consommateurs et une information honnête des professionnels comme du public.

Nous préconisons notamment :

  • La révision du plan de surveillance de la zone conchylicole du Lazaret afin d’intégrer des prélèvements réguliers et systématiques lors des fortes précipitations, comme cela se pratique dans de nombreuses autres zones de production françaises.
  • La prise en compte de l’ensemble des résultats analytiques, y compris les valeurs élevées de contamination, pour le calcul du classement sanitaire des zones de production.

Attendre encore, au détriment de la santé publique

Nous sommes ici face à un cas emblématique des conséquences de l’inaction, le fameux il est urgent d’attendre : :

  • attendre pour adapter la surveillance aux réalités des réseaux d’assainissement,
  • attendre pour reconnaître les situations chroniques de contamination, et
  • attendre pour informer et protéger les consommateurs après de fortes pluies.

Cerise sur le gâteau, depuis mi-2024, les données de la surveillance bactériologique ne sont plus disponibles sur le site dédié de la surveillance marine (SURVAL) de l’Ifremer. Ce que nous avons déplorons régulièrement lors des réunions de la Commission des cultures marines, sans succès !

Ce n’est ni en minimisant ni en niant le problème que les autorités et les élus locaux parviendront à le résoudre.

La transparence, l’adaptation des méthodes de contrôle et la prévention en amont sont les seules réponses responsables face à un risque sanitaire avéré.

A lire :

  • Un an après la contamination au norovirus, les ostréiculteurs décident de briser un tabou. Le Pèlerin du 11 février 2025.
  • Huîtres contaminées : «Beaucoup savaient», estime une association qui porte plainte. Le Figaro avec AFP édition du 12 janvier 2024.

8 janvier 2026 : Réunion Commission d’information du port militaire de Toulon

  • Sous-marin
  • Sécurité nucléaire
  • Porte-avions
  • Sûreté nucléaire
  • iode
  • Port militaire

Sécurité nucléaire, transparence, environnement et protection des populations civiles : des enjeux majeurs au cœur des échanges

France Nature Environnement (FNE) Var représentée par l’APE, a participé en tant que membre de la Commission d’information du port militaire de Toulon à la réunion du 8 janvier 2026. À cette occasion, plusieurs sujets essentiels relatifs à la sûreté nucléaire, à l’environnement, à l’information du public et à la protection des populations civiles ont été abordés avec les autorités militaires et civiles compétentes.

Transparence des travaux du comité

Lors de l’approbation du compte-rendu de la réunion du 13 janvier 2025, l’APE a signalé l’absence de pièces jointes, dont une annexe explicitement mentionnée dans le document. Les autorités se sont engagées à transmettre l’ensemble des documents manquants.

Activités du port militaire et perspectives

Les autorités ont présenté un panorama des activités menées en 2024 et 2025 ainsi que celles prévues à l’horizon 2026. Trois nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque de classe Suffren ont rejoint la base de Toulon, complétant la flotte existante de bâtiments de la classe Rubis (Perle et Améthyste). Un nouveau bassin, réceptionné en 2025, a été conçu en intégrant le risque sismique.

z01 Sous marin 20203390 z02 Charly 02408705

 

La période d’entretien intermédiaire du porte-avions Charles de Gaulle s’est déroulée sur huit mois pour se terminer en janvier 2024. Les travaux d’adaptation des infrastructures destinées au futur porte-avions de nouvelle génération devraient débuter en 2027 pour une mise en service prévue à l’horizon 2035.

Bilan 2024 de la sûreté nucléaire et de l’environnement

Les bilans 2024 de la sûreté nucléaire et de l’impact des activités nucléaires sur la santé et l’environnement ont été présentés par l’Autorité militaire du port.
Les effluents radioactifs liquides sont intégralement transférés hors site vers des installations spécialisées, sans rejet dans les eaux de la petite rade. Les rejets radioactifs gazeux, notamment ceux liés au porte-avions et à l’Atelier Pierre Léger, sont restés très inférieurs aux limites réglementaires en 2024. Le tritium représente la part la plus importante de ces rejets, avec 7,4 % seulement de l’autorisation annuelle. Les déchets nucléaires, essentiellement de très faible activité et en volumes limités, sont entreposés dans des installations dédiées. Les données mises à jour en 2023 sont accessibles sur le site de l’Andra.

05 Teleray Arsenal 06 Teleray Toulon

Résultats de mesure en continue du débit de dose gamma ambiant (nanosievert/heure) d’une station installée à proximité de la base navale (200m) et d’une station plus élognée (1 km) de la base (Source réseau Teleray-ASNR).

Les résultats de mesure en continue de la dose gamma ambiante des différentes stations Marine installées sur la base navale n’ont pas montré d’anomalie des niveaux habituels, ni celles du système Téléray de l’ASNR.
Les mesures des radionucléides sur des échantillons des différents compartiments de l’environnement (air, mer, sols, chaîne alimentaire) ne montrent aucune augmentation de la radioactivité imputable aux activités nucléaires du site. L’exposition annuelle maximale estimée pour la population riveraine à partir des données de rejets radioactifs est infime (inférieure à 1 nanosievert/an), très largement en deçà de la radioactivité naturelle en France (de l’ordre en moyenne nationale de 3 millisievert/an) et du seuil réglementaire (1 millisievert).

Plusieurs exercices de sécurité nucléaire ont par ailleurs été conduits en 2024.

Exercice national PPI 2026 – ORSEC

L’autorité préfectorale a présenté l’exercice national PPI nucléaire prévu du 1er au 2 avril 2026. Il simulera un accident sur un sous-marin de classe Suffren impliquant des mesures de mise à l’abri des populations. Cet exercice sera accompagné d’actions pédagogiques à destination des élèves des établissements scolaires, centrées sur la culture du risque et de la résilience.

Application du Plan particulier d’intervention nucléaire

FNE/APE a salué la mise à disposition des comprimés d’iode en janvier 2025 dans les communes concernées à la suite de la mise en application du nouveau PPI nucléaire du port (voir notre dossier 2025). Il a été précisé par l’Autorité préfectorale que trois millions de comprimés ont été commandés, que tous les établissements publics (toutes les écoles) ont été dotés, et qu’environ 19 % de la population des quatre communes concernées a retiré ses comprimés en pharmacie.

07 Lancement de la campagne de distribution d iode large 08 boite comprimés iode

FNE/APE a en revanche réitéré sa demande d’installation d’une station de mesure du débit de dose au sud de la base navale, dans l’axe du mistral et à proximité de la presqu’île de Saint-Mandrier. Cette demande sera transmise aux autorités compétentes (ASNR, DSND). L’association a également regretté l’absence de publication en temps réel des données de débit de dose gamma ambiant de l’ensemble des stations de la base navale et l’absence de nouveaux résultats de mesure du tritium dans l’eau de mer, radionucléide important pour son rôle d’indicateur précoce d’éventuelle contamination.

Accident sur le chantier de la zone Milhaud

L’accident survenu le 18 août 2024 lors des travaux de refonte d’un appontement, ayant blessé quatre salariés, a été évoqué. Les autorités ont indiqué que l’état de santé des blessés est désormais rétabli. Les enquêtes judiciaire et technique sont toujours en cours.

z09 Barge 02404360 z10 Barge 02404356

Les travaux ne reprendront pas dans cette zone avant leurs conclusions et des adaptations des procédures sous-marines sont d’ores et déjà prévues. Aucun impact sur les activités nucléaires du port militaire n’a été constaté.

Épaves dans la petite rade de Toulon

FNE/APE a rappelé les risques persistants liés aux épaves encore présentes dans la rade, notamment à proximité du site du Lazaret (voir notre dossier 2025), en particulier pour la navigation, y compris des bâtiments à propulsion nucléaire, l’environnement marin et notamment au regard des risques de pollution chimique à proximité des zones de conchyliculture et de pisciculture.

11 Couverture Note Epaves z12 Epaves Lazaret 02401925

Les autorités ont indiqué que les opérations avaient été financées par des crédits du Fonds vert qui ne pouvaient concerner que des opérations en littoral civil, mais qu’une intervention pourrait être envisagée ultérieurement à l’occasion d’autres opérations de travaux.

Contexte sécuritaire et protection des populations civiles

Enfin, FNE/APE a interrogé les autorités sur les survols de drones non identifiés signalés depuis l’automne 2025 au-dessus de sites militaires sensibles (Brest) et sur la préparation des populations civiles dans un contexte international marqué par la perspective de conflits de haute intensité.

z13 Fregate helico 02503722 z14 Marine nat 02400331

Les autorités ont indiqué que ces sujets relevaient du domaine classifié et ne pouvaient être ni confirmés ni infirmés. Par contre, elles ont affirmé leur confiance dans les dispositifs de défense existants et dans la résilience locale, reposant notamment sur une forte présence militaire et les exercices interarmées.

France Nature Environnement Var et l’APE rappellent l’importance d’une information transparente, accessible et régulière à destination des citoyens, en particulier dans un territoire qui concentre des installations militaires et nucléaires majeures, et continueront à porter ces exigences au sein des instances de concertation.

Pour en savoir plus :

  • Compte-rendu de la réunion du 8 janvier 2026
  • Arrêté création de la Commission information du port militaire de Toulon.

2 janvier 2026 : Hommage à Francis Hallé (1938-2025), Un géant de la botanique s’en est allé

  • Biodiversité
  • Francis Hallé
  • Forêt

Nous nous associons à l’émotion générale qui traverse le monde de l’écologie et de la botanique : Francis Hallé, immense défenseur des arbres et des forêts primaires, nous a quittés le 31 décembre 2025 à l’âge de 87 ans. Il laisse derrière lui une œuvre scientifique et écologique immense, ainsi qu’un héritage humaniste profond autour des arbres et des forêts.

Francis Hallé fut bien plus qu’un chercheur : il a consacré toute sa vie à comprendre, explorer et faire aimer les arbres dans toute leur complexité. Professeur de botanique à l’Université de Montpellier et figure reconnue internationalement, il a étudié les forêts tropicales primaires, l’architecture des arbres et la biodiversité des canopées lors d’expéditions à travers l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Asie.

z01 Foret 20205975 dessin A3 6 1024x724

« Les forêts ne sont pas des stocks de bois, mais des mondes vivants », un message que Francis Hallé n’a cessé de transmettre. Dessin de Francis Hallé des espèces d’arbres d’une agroforêt au Sri Lanka .

Dans son approche, Hallé n’a jamais séparé la science de la poésie : par ses dessins, ses conférences et ses ouvrages, il savait transmettre au grand public la beauté et la richesse du vivant. Il fut notamment l’inventeur du “radeau des cimes”, un dispositif innovant permettant d’étudier les forêts depuis leurs hauteurs vertigineuses, au cœur de la canopée où la vie foisonne.

Ses livres, Éloge de la plante, Du bon usage des arbres, Plaidoyer pour l’arbre, ont changé le regard de millions de lecteurs. Il a dénoncé sans relâche le saccage des forêts primaires, l’urbanisation aveugle et la vision utilitariste de la nature. Pour lui, un arbre n’est pas un « stock de bois » : c’est un organisme vieux de plusieurs centaines de millions d’années, bien plus ancien que l’humanité.

Son engagement dépassait la recherche académique : il fut un infatigable défenseur des forêts primaires, souvent décrites comme les poumons de la planète, essentielles à la biodiversité et à la régulation du climat. Hallé appelait sans relâche à regarder les forêts autrement, non comme des ressources à exploiter, mais comme des systèmes vivants à protéger.

z02 Gingko 20204151 z03 Olivier 20206198

Des racines profondes, une canopée tournée vers le ciel : l’arbre, êtres vivants complexes et symbole du lien entre l’humain et le vivant. Il voyait dans chaque arbre, une architecture unique, patiente et silencieuse. « Ils sont souvent abattus, au prétexte qu'ils représentent un danger. Je ne suis pas un intégriste mais il faut tout faire pour qu'un arbre ne soit pas dangereux. Il suffit de lui fourre la paix, à condition d'avoir prévu la place pour ses branches et ses racines » Francis Hallé.

Au-delà de ses travaux scientifiques, il croyait profondément que le rapport de l’humanité aux arbres révélait notre rapport au vivant lui-même. Pour lui, planter un arbre, observer sa croissance, comprendre sa structure, c’est se reconnecter à l’histoire profonde de la Terre et à notre responsabilité pour les générations futures.

À l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire, qu’il a fondée, revient désormais la mission de poursuivre son dernier grand projet : la renaissance d’une forêt primaire en Europe de l’Ouest, sur une superficie de 70 000 hectares, d’une forêt n’ayant donc jamais été exploitée, interdite à toute activité humaine autre que scientifique pendant au moins… sept cents ans. Un rêve à très long terme, pensé bien au-delà d’une vie humaine, mais indispensable pour l’avenir de notre planète.

À Saint-Mandrier, où chaque pin, chaque chêne vert, chaque olivier contribue à notre cadre de vie exceptionnel, ses idées résonnent particulièrement. Défendre nos arbres, nos jardins, nos espaces verts, c’est poursuivre son combat.

Merci, Monsieur Hallé, pour votre passion, votre poésie et votre engagement. Vous avez appris à nombre d’entre nous à lever les yeux vers la canopée… et à ne plus jamais baisser les bras. Reposez en paix au paradis des grands arbres que vous avez tant aimés.

Pour en savoir plus:

  • Un naturaliste sur le toit de la forêt, Francis Hallé raconté par Alexis Jenni, une biographie réflexive sur la vie, les découvertes et la pensée de Francis Hallé, qui inclut des réflexions sur l’écologie et les forêts.

Voeux 2026

Chères amies, chers amis,

En cette nouvelle année, l’équipe de l’APE 83430 vous adresse ses meilleurs vœux : santé, et sérénité dans un environnement préservé pour vous et vos proches.

zImage voeux 2026

2026 sera une année décisive pour la défense de notre cadre de vie, de notre littoral et de notre biodiversité. Ensemble, continuons à agir, protéger et sensibiliser pour un avenir où nature et humains coexistent en harmonie.

Merci pour votre soutien indéfectible et votre engagement à nos côtés. Avec vous, 2026 sera une année de victoires pour l’environnement !

Bonne année à toutes et à tous ! L’équipe de l’APE 83430

31 décembre 2025 : Le Pin d’Alep ce méconnu du maire, thigmomorphogenèse et le slam du poteau

  • Pin Alep

Dans l’édition du 30 décembre du journal Var-Matin, qui n’est pas, rappelons-le, une revue scientifique à comité de lecture, même si sur ce dernier point la question peut parfois se poser… le maire Gilles Vincent s’est exprimé dans un article consacré à la chute de quatre, oui quatre, pins d’Alep dans la pinède de Sainte-Asile à Pin-Rolland.

Il y explique que ces chutes seraient « la conséquence des fortes pluies et du vent qui ont balayé le territoire il y a quelques jours ». Il rappelle également que, « il y a dix ans, de gros pins parasols dont les racines étaient malades étaient alors tombés », avant d’ajouter doctement que « les pins d’Alep, eux, n’ont pas de grandes racines et sont donc plus exposés à ce risque ».

Comme l’affirmation antérieure du maire selon laquelle le pin d’Alep (Pinus halepensis) ne serait pas une espèce provençale, cette déclaration sur son système racinaire mérite une sérieuse correction. Car si le pin d’Alep était réellement un arbre aux racines faibles et superficielles, il y a belle lurette qu’il n’existerait plus de pinèdes méditerranéennes sur nos côtes, soumises depuis des millénaires aux vents, aux sécheresses et aux sols pauvres.

La réalité scientifique est tout autre.

Le pin d’Alep : un système racinaire remarquablement adapté

De nombreuses études, y compris très récentes, confirment ce que chacun peut observer sur le terrain : le Pin d’Alep possède un système racinaire particulièrement bien adapté aux conditions méditerranéennes : sécheresse estivale, sols pauvres peu épais, pentes instables et vents violents.
C’est précisément cette adaptation qui lui permet de coloniser, stabiliser et pérenniser les coteaux et les littoraux.

z01 Pin 20205607 z02 Pin Alep 20205604 z03 Pins racines secondaires 20206911

Des pins d’Alep se développant en haut de talus montrent un réseau racinaire conséquent, assurant un ancrage solide dans le substrat jusqu’à ce que, dans certains cas extrêmes, ce soit le tronc qui cède (la photo centrale montre un tronc cassé à la gauche d’un arbre en place). Le plateau racinaire est nettement visible à la base des arbres basculés sous l’effet du vent sur la photo de droite.

Une architecture racinaire bimodale

Le pin d’Alep ne se contente pas d’un seul type de racine. Il développe une architecture racinaire dite bimodale, maximisant sa stabilité et son accès à l’eau :

  • Le pivot (ancrage vertical)

Dès le jeune âge, l’arbre développe une racine pivotante puissante. En terrain meuble, elle peut descendre profondément. En terrain rocheux calcaire, elle s’insinue dans les diaclases (fissures de la roche), jouant un rôle comparable à celui d’un piton d’escalade, assurant un ancrage vertical remarquable.

  • Les racines traçantes (extension horizontale)

Pour compenser la faible épaisseur des sols méditerranéens (leptosols), le pin d’Alep déploie un réseau très étendu de racines horizontales, souvent bien au-delà de la projection du houppier.

Ce plateau racinaire, dont certaines racines peuvent atteindre jusqu’à 15 mètres, assure la stabilité latérale face aux poussées du vent.

L’ensemble forme un véritable « ancrage en étoile », répartissant les forces mécaniques et permettant au pin d’Alep de résister efficacement aux chablis sous vents méditerranéens.

Résister au vent : la thigmomorphogenèse

Face aux vents violents et répétés, le pin d’Alep mobilise également un mécanisme biologique bien documenté : la thigmomorphogenèse, c’est-à-dire la réponse de la plante aux stimulations mécaniques.

Sous l’effet du vent, l’arbre :

  • renforce le diamètre de ses racines structurelles,
  • augmente le volume racinaire dans les secteurs soumis à traction et compression,
  • développe de véritables « cages racinaires », améliorant la résistance à l’arrachement et à la bascule.

Les racines se fixent par boutonnement dans les anfractuosités du calcaire, rendant le déracinement souvent extrêmement difficile, même lorsque le tronc finit par rompre. Des études montrent d’ailleurs que le pin d’Alep présente l’un des meilleurs ratios de résistance à l’arrachement en milieu rocheux, observation confirmée par des modélisations mécaniques chez les conifères.

Coupes et chablis : une responsabilité humaine

Comme indiqué dans un article précédent, les coupes d’éclaircissement mal maîtrisées exposent brutalement des arbres auparavant protégés à des vents forts et turbulents. Les pins se retrouvant en lisière sont alors soumis à des contraintes mécaniques nouvelles, susceptibles de provoquer des chablis, indépendamment de la qualité de leur système racinaire.

Le blues du poteau électrique

Pendant ce temps-là, en bord du chemin communal des Mimosas, un poteau électrique s’est mis à pencher cet été. Discrètement d’abord. Puis franchement.

z10 20250714 02403935 z11 20250921 02502689 z12 20251114 181121

z13 20251228 20206797 z14 20251228 20206787

En juillet 2025 un poteau penche sur le côté de la route entre un cyprès et un pin eux bien droits. En septembre il penche un peu plus et en novembre un ruban de rubalise apparaît, dès fois que quelqu’un voudrait passer entre le poteau et le mur, le problème est signalé mais à qui mystère hé hé. Fin décembre la route est fermée…

Faut-il y voir, là encore, l’effet du vent et de la pluie ? Ou pire : l’absence de racines ? Car enfin, les poteaux électriques n’en ont pas, et selon la nouvelle doctrine municipale, cela les rend naturellement instables. Une autre explication, plus triviale, consisterait à parler d’entretien défaillant, de gestion approximative et d’un territoire où l’on préfère essayer d’expliquer les problèmes plutôt que les traiter suivant la célèbre devise « Il est urgent d’attendre… » Mais ce serait, bien sûr, une interprétation éminemment politique.

Alors chantons le slam du poteau électrique :

Au bord de la route,
un poteau électrique.
Planté là.
Enfin… planté, c’est vite dit.

L’été cognait fort,
le soleil tapait sec,
et le poteau,
fatigué,
s’est mis à pencher.
Juste un peu.
Histoire de voir chez les voisins.

On a signalé.
Poliment.
Une fois.
Puis deux.
Silence administratif,
le plus résistant des matériaux.

Alors le poteau a pris confiance.
Il s’est penché davantage.
Comme pour dire :
« Vous voyez bien que j’existe. »

Réponse officielle :
une rubalise.
Rouge et blanche.
Tendue entre le poteau
et une clôture.
Cinquante centimètres de solution
pour un problème de plusieurs années.

On n’a pas redressé le poteau.
Non.
On a empêché les gens de passer à côté.

Puis le vent est arrivé.
Complice.
Le vent adore ce qu’on néglige.
Il s’est engouffré,
a poussé,
a insisté.

Et le poteau s’est incliné encore.
Trente degrés.
Puis quarante-cinq.
Un salut respectueux à la tempête.

Alors la grande explication est tombée :
« Vous comprenez…
les poteaux n’ont pas de racines. »

Ah.
Bien sûr.
Logique imparable.

Selon cette théorie,
tout ce qui n’a pas de racines
doit finir par tomber.
Les poteaux.
Les décisions.
Peut-être même le sens des responsabilités.

On pourrait parler d’entretien.
De suivi.
De prévention.
Mais ce serait politique.

Alors on dira que tout va bien.
Ou que tout va à vau-l’eau.
Selon l’angle de vue.
Comme le poteau.

Lui,
il continue de pencher.
Tranquille.
Patient.

Parce que parfois,
même les objets inanimés
finissent par dénoncer
ce que les discours
essaient de maintenir droit.

Épilogue

À Sainte-Asile comme ailleurs, les pins d’Alep continuent de faire ce qu’ils savent faire depuis des siècles : s’enraciner, résister, stabiliser, protéger.

Ce sont parfois les discours qui, eux, manquent singulièrement d’ancrage.

z15 Finale 202503062

  • 28 décembre 2025 : Ensemble, protégeons Saint-Mandrier et sa biodiversité : Soutenez l’APE !
  • Infox – Intox : le réchauffement climatique a bon dos !
  • 26 décembre 2025 : Le chêne blanc de Provence, un seigneur de nos forêts
  • 25 décembre 2025 : Nos voisins, les oiseaux font aussi la fête !

Page 1 of 2

  • 1
  • 2

Depuis 1983, notre association est chaque jour sur le terrain pour gagner de précieuses victoires pour l’environnement, pour la presqu’ile. Notre indépendance est le gage de notre liberté de parole et d'action, en tous lieux et en toutes circonstances. Garantissez notre indépendance et gagnez les victoires de demain avec nous ! Adhérez et Faites un don !

Association pour la Protection de l'Environnement et l'Amélioration du cadre de vie de la Presqu'île de Saint-Mandrier
Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
Site www.ape83430.fr hébergé par la société OVH - 2 rue Kellermann - 59100 Roubaix - France