10 août 2026. Gambusie : l’allié anti-moustiques devenu fléau écologique
Petit poisson discret et étonnamment résistant, la gambusie (Gambusia affinis et Gambusia holbrooki) a longtemps été présentée comme la solution miracle contre les moustiques dans les bassins de jardin du sud de la France. Aujourd’hui, elle compte parmi les espèces les plus redoutées par les écologues.
Un poisson taillé pour la Provence… trop bien taillé
Originaire du sud des États-Unis, la gambusie tolère une amplitude thermique impressionnante : de 5-6 °C en hiver à plus de 30 °C en été. Sur la presqu’île de Saint-Mandrier, où les hivers restent doux, elle passe la mauvaise saison sans difficulté, contrairement à de nombreux poissons d’ornement plus fragiles au froid.
C’est précisément cette adaptabilité qui pose problème : plus un poisson est résistant, plus il a de chances de survivre et de proliférer hors de son milieu d’origine. La gambusie illustre parfaitement ce paradoxe : conçue pour être un allié, elle est devenue une menace.
Un dimorphisme sexuel facile à observer
Les femelles, plus grandes (jusqu’à 6-7 cm), présentent un corps plus rond, souvent marqué en fin de gestation d’une tache sombre près de la nageoire anale. Les gambusies sont en effet vivipares : elles donnent naissance à des alevins déjà formés, ce qui accélère leur reproduction. Les mâles, plus petits (3-4 cm) et plus fins, se reconnaissent à leur nageoire anale modifiée en organe reproducteur allongé, le gonopode.
Pourquoi elle a été si largement introduite
C’est pour sa voracité envers les larves de moustiques que la gambusie a été introduite dans le monde entier au cours du XXᵉ siècle, notamment dans le sud de l’Europe dès les années 1920, pour lutter contre le paludisme. Un individu pourrait consommer chaque jour l’équivalent d’une part importante de son propre poids en larves, d’où sa réputation de poisson “anti-moustique” qui persiste encore aujourd’hui.
Une espèce aujourd’hui interdite en France
Cette même voracité, combinée à une reproduction très rapide et une grande capacité d’adaptation, en a fait l’une des espèces de poissons les plus envahissantes au monde. Lorsqu’elle atteint des mares, étangs ou cours d’eau naturels, elle entre en compétition avec les poissons indigènes et s’attaque directement aux œufs et têtards d’amphibiens, contribuant au déclin de certaines populations locales.
La gambusie est interdite en France depuis l’arrêté ministériel du 14 février 2018, remplacé par celui du 15 septembre 2023, et classée depuis 2022 espèce exotique envahissante préoccupante pour l’Union européenne.
Concrètement, la loi interdit d’introduire, transporter, détenir, échanger ou vendre des gambusies, y compris dans un bassin de jardin fermé. Seuls les propriétaires en détenant déjà avant ces dates peuvent les conserver, sous conditions strictes et après déclaration en préfecture. Il n’est plus possible d’en acquérir aujourd’hui.
Que faire contre les moustiques, alors ?
Un bassin bien équilibré, avec une bonne circulation d’eau et la présence de prédateurs naturels des larves (libellules, notonectes, certains poissons indigènes non concernés par cette interdiction), permet de limiter la prolifération des moustiques sans enfreindre la réglementation ni menacer la biodiversité locale.
Nagasaki, 9 août 1945 : 81 ans après, une mémoire qui résonne aussi à Toulon
Le 9 août 1945, à 11 h 02, une bombe atomique explosait au-dessus de Nagasaki. Quatre-vingt-une années plus tard, la commémoration de cette catastrophe ne doit pas seulement nous ramener à l’histoire. Elle doit aussi nous rappeler ce que signifie, pour une population civile, vivre à proximité d’une infrastructure stratégique susceptible de devenir une cible en période de conflit.
8 août 2026. Sous la canicule, la vie continue : petites scènes de résilience à Saint-Mandrier
Ces derniers jours, en dehors des cigales difficile de croiser beaucoup d'insectes ou d'arachnides dans nos jardins et sur nos sentiers : la chaleur écrasante les pousse à se faire discrets, à l'abri de l'ombre ou de la fraîcheur relative du petit matin et du soir. Mais quelques observations récentes, faites sur la presqu'île, montrent que la nature ne renonce pas — elle s'adapte.
7 août 2026. Joutes provençales : améliorer la qualité des eaux du port, c'est protéger les jouteurs
Le véritable soutien aux joutes provençales ne consiste pas à opposer tradition et santé publique, mais à garantir que les jouteurs puissent pratiquer leur sport dans une eau dont la qualité microbiologique est connue et maîtrisée.
À l'occasion du conseil municipal du 30 juillet 2026, une motion de soutien aux joutes provençales a été présentée et adoptée par la majorité municipale. Le maire a expliqué sur son compte Facebook que cette initiative faisait suite aux courriers adressés par l'APE et France nature environnement du Var concernant la qualité microbiologique des eaux du port et les conditions dans lesquelles les joutes sont organisées.
Cette présentation appelle plusieurs précisions.
3 août 2026: Mise à jour du rapport sur la contamination des rus de la plage de Cavalas
« Contamination bactériologique des eaux du ru de la plage de Grave-Cavalas (Saint-Mandrier-sur-Mer)
Mise à jour 2026 : confirmation d'une pollution chronique et mise en évidence d'une seconde source potentielle de contamination ».
Ce document présente l'ensemble des résultats des campagnes de prélèvements réalisées en 2025 et en 2026, ainsi qu'une analyse de leur évolution.
30 juillet 2026 : Cavalas : pollution chronique, « il est urgent d’attendre » ou quand la mairie attaque le lanceur d’alerte plutôt que le pollueur
Depuis près d’une décennie, l’Association de Protection de l’Environnement (APE) et France Nature Environnement documentent, alertent, demandent. Depuis 2018, les signes de pollution chronique sur la plage de Grave-Cavalas (Saint-Mandrier-sur-Mer, Var) sont patents : prolifération d’algues (ulves) indiquant une contamination organique persistante, suspectée provenir des eaux d’un ruisseau débouchant à l’est, issu d’une enceinte militaire. Huit ans plus tard, que s’est-il passé ? Rien. Ou presque : la mairie a choisi de tirer sur le messager, sur le lanceur d’alerte plutôt que de supprimer la source de pollution.
30 juillet 2026 : Canicules marines en Méditerranée, une menace silencieuse pour la conchyliculture et la biodiversité
L’actualité estivale tourne en boucle et sonne chaque jour l’alarme sur ce qui se passe sur nos terres et dans notre atmosphère : températures records sous abris, sécheresse persistante, départs d’incendies… autant de phénomènes largement anticipés par les scientifiques du GIEC. Une crise tout aussi redoutable se déroule en silence sous la surface : la surchauffe de la mer Méditerranée et la multiplication des canicules marines.
Cet article se concentre sur les canicules marines et leurs conséquences directes sur les productions conchylicoles, en particulier dans la rade de Toulon (Voir notre article du 4 mai 2024).
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