19 mars 2026 : Entre conflits et climat, l’urgence d’en finir avec les fossiles
Hier le gisement gazier de South Pars en Iran puis aujourd’hui le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis, auraient subi des "dommages" (AFP). Si ces capacités de production ont bien été détruites, il faut donc s’attendre a des baisses des exportations en GNL et une augmentation des couts des matières fossiles avec un impact sur notre mode de vie de la guerre en cours au Moyen-Orient.
Rien de comparable avec les souffrances infligées aux populations du moyen orient évidemment mais on peut imaginer que les classes la plus défavorisées de notre société seront également touchées.
16 mars 2026 : Silhouettes menacées
Perché tout en haut d’un cyprès, un faucon crécerelle scrute les alentours. Immobile, presque suspendu dans l’air calme du matin, il observe patiemment le moindre mouvement dans l’herbe rase et les buissons. De temps à autre, sa tête pivote brusquement, ses yeux sombres balayant le paysage avec une précision remarquable. Rien ne lui échappe : un lézard qui se glisse entre deux pierres, un insecte qui s’agite, un petit rongeur imprudent.
15 mars 2026 : PPRT du Lazaret : dix ans de procédure pour protéger les populations… ou pour laisser construire ?
Il y a 1 an, le 15 mars 2025, un recours gracieux de l’APE, FNE-Var et FNE-PACA demandait au ministère de la Défense l’annulation du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) du site d’entreposage d’hydrocarbures du Lazaret dans la zone littorale de Saint-Mandrier. Les PPRT ont été institués en 2001 à la suite de la catastrophe de l’usine AZF de Toulouse par la loi n°2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages. Un an plus tard, un point s’impose !
Plages de charme de Saint Mandrier : sous le sable… les gravats !
Quand la mer nous rappelle comment fonctionne un littoral
Les tempêtes ont parfois du bon : elles dévoilent des trésors enfouis. Ailleurs, ces trésors sont archéologiques. À Studland Bay, en Angleterre, la tempête Chandra a récemment mis au jour les vestiges d’un navire vieux de quatre siècles. Une plongée dans l’histoire maritime.
Mais les tempêtes sont souvent perçues comme des épisodes brutaux. Pourtant, pour qui observe le littoral, elles jouent un rôle essentiel : elles sculptent les plages, déplacent les sédiments, révèlent les dynamiques naturelles… et parfois, mettent aussi au jour ce que l’on aurait préféré oublier.
À Saint‑Mandrier, hélas, nos tempêtes révèlent d’autres vestiges. Moins glorieux. Moins historiques. Et surtout, beaucoup moins rassurants.
10 mars 2026 : Qualité de l’air et brûlage de déchets verts : une fumée qui coûte des vies
Une réglementation indispensable pour protéger la santé de tous
Depuis de nombreuses années, l’APE milite aux côtés de France Nature Environnement pour que la réglementation interdisant le brûlage des déchets verts soit respectée à Saint-Mandrier-sur-Mer.
Nous menons régulièrement des campagnes d’information afin de sensibiliser les habitants de la commune aux risques sanitaires liés à cette pratique encore trop répandue.
Exemples de panaches provoqués par le brulage de végétaux qui peuvent contaminer fortement leur environnement immédiat (Photographies prises dans le Var en mars 2026).
9 mars 2026 : Grâce a l’action de la métropole TPM la qualité de l’air s’est améliorée en Europe. Vous ne le croirez pas, nous non plus !
Dans le bulletin municipal de décembre dernier, puis dans une publication sur son site en ligne en janvier 2026, le maire sortant, M. Vincent, s’est félicité de l’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire de la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM). Selon lui, cette évolution serait le résultat direct de « notre stratégie sur les transports, l’isolation des bâtiments et les moyens de chauffage ».
L’affirmation est catégorique. Elle est aussi très contestable. Sur les sujets d’urbanisme et d’environnement, M. Vincent affectionne les déclarations définitives. Elles s’accompagnent régulièrement d’attaques personnelles, notamment contre le président de l’APE, dont il semble visiblement jalouser l’expertise et les connaissances sur ces questions.
Mais revenons aux faits.
7 mars 2026: Assemblée générale de l'association
L’APE a tenu son assemblée générale annuelle
L’Assemblée générale ordinaire de l’APE s’est tenue ce samedi 7 mars au Village, de 17h à 20h, en présence de nombreux membres et sympathisants venus participer aux échanges.
La salle était comble pour ce rendez-vous annuel important de la vie de l’association.
Après la présentation du rapport moral et d’activité et du rapport financier pour l’année 2025, les adhérents ont voté à la majorité absolue le quitus au Conseil d’administration.
5 mars 2026 : Tempête Regina, le sud en première ligne ce 5 mars 2026
Ce jeudi 5 mars, la tempête Regina a balayé le sud de la France et placé une nouvelle fois le littoral méditerranéen en première ligne.
Moins violente que la tempête Nils, mais suffisamment active pour secouer la grande rade, Regina a brossé la digue, levé une mer courte et nerveuse, et rappelé combien notre façade maritime reste vulnérable aux coups de vent hivernaux.
Une tempête tardive mais bien installée dans la saison
Baptisée le 1er mars, Regina est déjà la 17ᵉ tempête de la saison hivernale européenne 2025‑2026, une saison particulièrement active sur l’ouest du continent. Cette fois, c’est le golfe du Lion qui s’est retrouvé en ligne directe, avec un vent soutenu et des rafales parfois impressionnantes.
Ces valeurs, combinées à des sols encore gorgés d’eau après les épisodes pluvieux de février, ont fragilisé de nombreux arbres et rendu les déplacements délicats, en particulier près du littoral.
Une mer très agitée dans la grande rade
Dans la rade de Toulon, la mer s’est fortement creusée sous l’effet du vent d’est. La digue a été régulièrement balayée par les vagues. Rien de comparable aux tempêtes les plus sévères, mais suffisamment pour rappeler que les épisodes venteux tardifs ne sont pas rares en Méditerranée, et qu’ils peuvent survenir même après une période de calme relatif.
Un phénomène à suivre dans un contexte de dérèglement climatique
Si Regina n’a pas provoqué de dégâts majeurs, elle s’inscrit dans une série de tempêtes rapprochées qui interrogent sur l’évolution des régimes de vent en Méditerranée. La multiplication des épisodes venteux, leur intensité variable et leur caractère tardif dans la saison sont autant de signaux que les scientifiques observent de près.
3 mars 2026 : Chenilles processionnaires. Pourquoi les « écolo-bobos » de l’APE avaient raison ou 30 ans d'inaction, de pulvérisations inefficaces et des promesses de campagne
Ce qui devait arriver arriva. Le 28 février 2026, la Préfecture du var diffusait une alerte concernant l'explosion de la population de chenilles processionnaires du pin. Pour les Mandréens, cette année encore le constat est sans appel : les jardins, les parcs et les abords des écoles les massifs boisés sont massivement envahis.
Pour l’APE, ce n’est malheureusement pas une surprise, mais la confirmation d’une crise que nous annonçons et documentons depuis des années.
De "l'écolo-bobo" à la réalité sanitaire
Souvenez-vous, en 2024, l'APE publiait une série d'articles préconisant le piégeage mécanique massif (éco-pièges ceinturant les troncs). La réponse du maire sur Facebook avait été comme à son habitude irrespectueuse, nous qualifiant d'« écolo-bobos » il préconisait les traitements microbiologiques de bactéries Bacillus thuringiensis (en abrégé Bt), qui n’ont pas empêcher l’explosion de chenilles de cette année.
Pendant que nous proposions des solutions de terrain plus respectueuse de la biodiversité, la municipalité s'est entêtée encore récemment à privilégier ces traitements en février alors que pour être efficace ce traitement microbiologique doit être réalisé au cours de l’automne au stade L1 des larves. Certains doutent d’ailleurs que ces pulvérisations aient même eu lieu…
Les chenilles processionnaires sont en grand nombre dans leur « nid de soie » dans les branches des pins et à terre lorsqu’elles s’enfouissent dans le sol pour se débuter leur phase nymphale qui correspond à la transformation des chenilles en chrysalides qui donneront les adultes ailés, les papillons. Le cycle de la processionnaire du pin (source : agir-ese)
Des articles scientifiques documentent l’effet toxique des pulvérisations de Bt var. kurstaki non seulement pour les espèces ciblées (comme chenilles processionnaires, pyrales et chenilles ravageuses) mais aussi pour nombre d’autres lépidoptères non visés mais au contact des plantes traitées, avec des effets persistants mesurés jusqu’à 30 jours après application.
Ces traitements peuvent donc avoir un impact sur la biodiversité des insectes de la presqu’île avec une raréfaction, voire la disparition de certaines espèces de papillons, entre autres source de nourriture des oiseaux.
Si le maire qualifie fièrement ces produits de « bio » sur son site, l'efficacité, elle, à l’évidence n’est pas à la hauteur annoncée. Ce traitement, complexe à administrer au bon stade larvaire et sensible aux aléas climatiques, s'est avéré totalement inadapté à l'ampleur du problème sur notre presqu'île. De plus, l’utilisation à long terme de Bt peut conduire les espèces ciblées à développer une résistance aux toxines du Bt.
L’échec flagrant dans nos espaces publics
L'exemple du parc Marc Baron est symptomatique. Malgré les traitements microbiologiques répétés et coûteux vantés par M. Vincent, les chenilles y pullulent. Pourquoi ? Parce qu’on ne gère pas une invasion avec des traitements par pulvérisation qui n'atteignent jamais l'ensemble de la canopée, alors qu’une solution simple et mécanique existe.
Le piégeage que nous recommandions consiste en une collerette qui ceinture le tronc :
- Redoutable d'efficacité : Elle intercepte 100 % des chenilles lorsqu'elles descendent pour s'enterrer.
- Sain : Aucun produit chimique ou microbiologique n'est dispersé dans l'air que respirent nos enfants dans les parcs.
- Durable : C'est une barrière physique infranchissable qui protège réellement les passants et les animaux.
Certains d’entre nous ont adopté à leur frais le piégeage des chenilles sur les troncs des pins de leur jardin ou de ceux du parc de leur résidence.
Santé publique : agir enfin !
Les poils urticants des chenilles contiennent une protéine toxique, la thaumétopoéine, provoquant des réactions allergiques graves et des nécroses. Ici encore, ce n'est plus une question de "climat" ou de "couleur politique", c'est une question de sécurité pour les Mandréens.
En refusant d'anticiper et en préférant l'invective à la méthode scientifique de piégeage, la municipalité actuelle a laissé le problème s'installer. L’alerte préfectorale de cette année doit servir d'électrochoc.
L'APE demande une nouvelle fois l'abandon de la stratégie inefficace des pulvérisations au profit de l'installation systématique d'éco-pièges sur tous les pins du domaine public, en priorité au parc Marc Baron et aux abords des établissements scolaires.
La protection des Mandréens mérite mieux que des moqueries : elle exige de l'humilité et des solutions qui fonctionnent.
Dernière nouvelle : élections municipales obligent, le candidat Vincent dans son programme promet de s’occuper de « ces nuisibles ». Après 30 ans d’inaction, les promesses n’engagent évidemment que ceux qui les croient…
Pour en savoir plus :
2 mars 2026 : Baie du Lazaret, levée de l’interdiction. Une interdiction record qui confirme nos craintes et toujours pas de transparence
La préfecture du Var a annoncé par un communiqué de presse sur Facebook (!) la levée de l’arrêté temporaire du 6 janvier 2026 d’interdiction temporaire de la pêche, du ramassage, du transport, de la purification, de l’expédition, du stockage, de la distribution, de la commercialisation et de la mise à la consommation humaine des coquillages issus de la zone du Lazaret. Le collecte, la vente et la consommation des coquillages, moules et huitres, issus de cette zone sont à nouveau autorisés à compter de ce lundi 2 mars 2026.
Selon le communiqué, les analyses réalisées « depuis un mois » montrent une décroissance des concentrations en norovirus, qui seraient désormais en dessous des seuils de quantification, dans un contexte de moindre pression sur les réseaux d’assainissement et de baisse des précipitations après les épisodes pluvieux de février.
Une interdiction record… annoncée de manière minimale
Cette réouverture met fin à une période d’interdiction exceptionnellement longue pour la baie du Lazaret, débutée le 6 janvier à la suite d’une contamination des coquillages par les norovirus et prolongée après la confirmation de cette contamination lors des prélèvements de fin janvier. Il s’agit de la plus longue fermeture connue de ce secteur pour ce motif, ce que l’APE redoutait depuis plusieurs années au regard des épisodes répétés de pollution microbiologique dans cette baie.
Depuis longtemps, l’association alerte sur la vulnérabilité du site : réseau d’assainissement sous tension en cas de fortes pluies, rejets cumulés du bassin versant, ruissellements importants lors des épisodes méditerranéens, et proximité immédiate d’usages multiples (conchyliculture, baignade, plaisance). La durée inédite de l’interdiction de ce début d’année 2026 confirme que la baie du Lazaret reste un point faible récurrent concernant les pollutions bactériologiques du littoral toulonnais.
Des données toujours indisponibles pour le public
Si le communiqué évoque une « cinétique favorable de décroissance des norovirus », l’absence d’accès du public aux résultats détaillés des analyses reste problématique. Les citoyens, les consommateurs et les associations ne disposent ni des valeurs chiffrées, ni de la fréquence des prélèvements, ni des tendances sur ces derniers 18 mois des indicateurs de contaminations microbiologiques (bactérie Escherichia coli entre autres), alors que ces informations sont essentielles pour comprendre réellement l’état sanitaire du milieu.
Quelle est la raison qui fait que les données de surveillance bactériologique ne sont plus disponibles en toute transparence ?
Aucune réponse à nos courriers adressés au préfet et à l’Ifremer.
De la même manière, les références aux réseaux d’assainissement et aux épisodes météorologiques restent très générales : aucune information précise n’est donnée sur les incidents passés, les éventuels travaux d’entretien réalisés, les plans de mise en conformité ou les engagements futurs pour limiter le risque de nouvelles contaminations.
On sait seulement que, sur une période récente, « aucun incident » n’aurait été constaté et que les pluies ont diminué, ce qui ne préjuge en rien des prochains épisodes intenses.
Ce que demande l’APE
Face à cette situation, l’APE et FNE renouvellent plusieurs demandes constantes :
- La publication régulière dès leur obtention des résultats d’analyses (norovirus, bactéries, paramètres de qualité d’eau), sous forme de séries temporelles compréhensibles pour le grand public.
- La mise à disposition d’un bilan pluriannuel des épisodes de fermeture (dates, durées, causes identifiées) pour objectiver le caractère désormais chronique des pollutions de la baie du Lazaret.
- Une transparence accrue sur l’état des réseaux d’eaux usées et pluviales, les incidents enregistrés et les travaux programmés, notamment autour de la rade et des quartiers riverains de la baie.
- L’inscription de la baie du Lazaret comme zone prioritaire de réduction des pollutions microbiologiques par la métropole, avec un calendrier d’actions et un suivi partagé avec les associations et les professionnels.
Une vigilance qui reste de mise
La réouverture de la baie est évidemment une bonne nouvelle pour les conchyliculteurs et les acteurs économiques, durement touchés par cette longue interruption d’activité, comme pour les consommateurs attachés aux produits de la rade. Mais elle ne doit pas faire oublier la fragilité structurelle du site.
L’APE continuera donc à suivre de près la qualité des eaux de la baie du Lazaret et les décisions des autorités, et à informer les habitants dès que de nouvelles données seront rendues publiques. La meilleure protection des activités économiques locales passe par une amélioration réelle, durable et vérifiable de l’état sanitaire du milieu, et non par la seule alternance de périodes d’interdiction et de réouverture, décidées sur la base de données auxquelles le public n’a toujours pas accès.
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