6 juin 2026 : Journée mondiale anti-croisières, quand les discours écologiques se heurtent aux choix locaux
À l’occasion de la Journée mondiale anti-croisières, des citoyens, des associations et des collectifs se mobilisent partout dans le monde. L'objectif ? Alerter sur les lourdes conséquences environnementales, sanitaires et sociales d’une industrie qui, derrière ses images de rêve, cache une réalité beaucoup moins séduisante.
Fausse note en Méditerranée. Le navire de croisière « Harmony of the Seas », un nom qui évoque l'harmonie avec les océans. Pourtant, lorsque le panache s'élève au-dessus du navire, c'est une autre réalité qui apparaît : celle d'un modèle touristique dont l'empreinte environnementale reste difficile à concilier avec les discours sur la transition écologique. Il est temps de changer de partition et de siffler la fin du tourisme de masse carboné (Photographie du Harmony of the seas battant pavillon des Bahamas en route pour La Spezia prise le 2 juin 2026 à 19h15 au large de Saint-Mandrier).
Sur notre littoral méditerranéen, et plus particulièrement dans le Var, une contradiction flagrante éclate au grand jour : comment concilier les déclarations officielles d'urgence climatique avec le soutien continu au développement du tourisme de croisière ?
1. Un désastre écologique pour notre air et notre mer
Les navires de croisière figurent parmi les moyens de transport touristique les plus polluants au monde et les plus émetteurs de gaz à effet de serre par voyageur.
- Une qualité de l'air dégradée : Leur consommation massive de carburants fossiles rejette des particules fines, des oxydes d’azote et de soufre directement dans l’air de nos villes portuaires.
- Une Méditerranée asphyxiée : Notre mer, semi-fermée et ultra-vulnérable, subit de plein fouet l'intensification de ce trafic : pollution de l’eau, rejets d’eaux usées, artificialisation des infrastructures portuaires et nuisances sonores sous-marines qui perturbent gravement les mammifères marins.
Pourtant, les escales de croisières continuent d’augmenter :
- +15 % de passagers en 2025 à Toulon (source : Port de Toulon).
- Projets d’extension des terminaux à Marseille et Nice, malgré les alertes des scientifiques.
2. Le mythe des retombées économiques
Le modèle des croisières est souvent défendu au nom de l'« attractivité économique ». Pourtant, de nombreuses études invitent à fortement relativiser ces bénéfices locaux.
En réalité, le tourisme de masse lié aux croisières exerce une pression considérable sur nos territoires côtiers. Les gains économiques réels restent limités pour les habitants, tandis que ce sont les collectivités qui doivent supporter les coûts financiers liés aux infrastructures, à la gestion des flux de voyageurs et aux atteintes directes à la santé et à l'environnement. Le seul nombre de passagers accueillis ne peut plus servir d'indicateur de réussite.
3. Un besoin urgent de cohérence politique
On ne peut pas affirmer vouloir réduire les émissions de gaz à effet de serre, protéger la biodiversité marine et, en même temps, investir massivement pour accueillir des navires toujours plus gigantesques. Cette transition écologique ne peut plus se limiter à des discours : elle exige des actes et de la cohérence.
Soutenir l’expansion des croisières tout en prétendant lutter contre le dérèglement climatique constitue une contradiction que les citoyens sont de plus en plus nombreux à dénoncer.
Électrification à quai : Toulon et La Seyne sur mer doit accélérer la cadence sans délai !
L’urgence n’est plus seulement écologique, elle est aussi réglementaire. Le règlement européen UE 2023/1805 AFIR impose aux ports du réseau transeuropéen de déployer des infrastructures de raccordement électrique à quai pour couvrir 90 % de la demande des grands navires d'ici 2030.
Bien que notre métropole appartienne au « réseau global », ce qui lui permet de négocier des délais supplémentaires, la santé des riverains et la préservation de la rade ne peuvent plus attendre. Si un premier poste pour navire de croisière est opérationnel à Toulon depuis cette année, aucun n’est encore prévu à La Seyne-sur-Mer : le compte n'y est pas face à l'ampleur du trafic à la hausse.
L’APE demande donc aux décideurs toulonnais et seynois de s'engager fermement, sans chercher d'échappatoires réglementaires, à rendre nos infrastructures 100 % conformes aux exigences de l'AFIR.
L'appel de l'APE : Repenser notre modèle touristique
L’APE appelle aujourd’hui les citoyens, les élus locaux et les pouvoirs publics à engager une réflexion ambitieuse et courageuse sur l’avenir du tourisme maritime :
- Fixer des limites claires au développement des croisières et au flux de touristes carbonés.
- Renforcer les réglementations environnementales et sanitaires.
- Favoriser un tourisme de valeur locale, ancré dans le territoire et respectueux du vivant.
Il ne s’agit pas d’opposer frontalement le tourisme et l’environnement, mais de poser une question essentielle : le développement des croisières est-il réellement compatible avec l’avenir que nous voulons pour notre littoral méditerranéen et pour les générations futures ?
Agissons ensemble : En cette journée symbolique, l'APE invite chacun à s'informer, à débattre et à se mobiliser pour défendre une Méditerranée vivante et préservée. Parce que protéger la mer, c'est aussi avoir le courage politique de repenser les modèles économiques qui la menacent.
Pour en savoir plus :
5 juin 2026 : Échappée culturelle à Draguignan. Un voyage entre terre, mer et élégance !
Avis aux curieux, passionnés de nature et amateurs d'histoire locale ! Hier, nous avons eu la chance de découvrir deux magnifiques expositions qui viennent tout juste d'ouvrir leurs portes à Draguignan. C'est l’occasion rêvée de planifier une belle escapade d'une journée en Dracénie pour faire d'une pierre deux coups !
Étape 1 : L'explosion de couleurs au Musée des Beaux-Arts
On commence la journée avec l'exposition « Les roches rouges – Éclosion artistique dans l’Estérel à l’aube du XXe siècle » (visible jusqu’au 31 octobre 2026).
À la fin du XIXe siècle, grâce à l'arrivée des lignes de chemin de fer et des premiers guides touristiques, le massif de l’Estérel est devenu le terrain de jeu favori des peintres d'avant-garde.
4 juin 2026 : Fumées grises, jaunasse et promesses vertes, dans la rade de Toulon, Corsica Ferries continue de nous enfumer (aux frais du contribuable)
Ce matin encore, le spectacle était grandiose au large et en petite rade de Toulon. Le ferry Pascal Lota de la Corsica ferries battant pavillon italien, faisait son entrée, majestueux, traînant derrière lui un nuage de fumée conséquent. Oh, rassurez-vous, la fumée n’était pas noire ! Elle était grise, jaunasse. Une nuance subtile qui pour certain.es changerait sans doute tout pour nos poumons, mais absolument rien au sentiment général sur notre santé : on se moque ouvertement de nous.
31 mai 2026 : Marchons vers l'école célèbre la nature à l'Écomusée des 4 Frères
Sous un soleil au rendez-vous, les enfants et les accompagnateurs de l'opération « Marchons vers l'école » ont clôturé une nouvelle année de découvertes et de sensibilisation à l'environnement par une belle journée au cœur de l'Écomusée départemental des 4 Frères.
Après un trajet en covoiturage depuis la presqu'île, le petit groupe a rejoint cet Espace naturel sensible situé entre Signes et Le Beausset. Sur près de 380 hectares de collines, de forêts et de prairies, ce site remarquable offre une immersion dans la nature provençale et dans l'histoire des activités humaines qui ont façonné ces paysages.
30 mai 2026 : Edgar Morin (1921–2026), L’écologie et la poésie comme art de penser la complexité
Hommage à un visionnaire de l’écologie et de la pensée poétique
En ce mois de mai 2026 caniculaire, le monde vient de perdre l’un de ses plus grands esprits : Edgar Morin, sociologue, philosophe et anthropologue français, s’est éteint à l’âge de 104 ans. Son œuvre monumentale, marquée par une pensée complexe et humaniste, a profondément influencé notre rapport au monde, à la nature et à la poésie. À travers ses écrits, il a su lier écologie, éthique et imagination, offrant des clés pour repenser notre place dans l’univers et notre responsabilité envers le vivant.
26 mai 2026 : Premier chant de cigale sur la presqu'île !
C’est un événement particulièrement précoce cette année ! Alors que les premiers éclats de chaleur stimulent notre flore locale et exotique, la colline de la Renardière, qui domine le village de Saint-Mandrier, résonne déjà d’un son bien familier.
Hier en fin d’après-midi, lors d'une balade sur les hauteurs, la toute première cymbalisation de la saison a été surprise et enregistrée. Si les cigales attendent habituellement que les températures s'installent durablement, dépassant les 23°C, pour faire vibrer leurs cymbales, celle-ci a décidé de prendre les devants et de lancer, avec un peu d'avance, la bande-son de notre été mandréen.
25 mai 2026 : Quand la chaleur réveille les couleurs de la presqu’île
Avec le retour des belles journées ensoleillées, les paysages de Saint-Mandrier-sur-Mer se métamorphosent en phase avec la semaine de la nature dédiée à la biodiversité. La chaleur naissante, loin de flétrir notre flore, agit comme un coup de baguette magique. Dans la garrigue, au détour des sentiers du littoral ou au cœur de nos jardins, les bourgeons éclatent.
Voyageons ensemble à la découverte de ces espèces qui colorent notre quotidien, entre espèces autochtones provençales, parfaites adaptées à notre climat méditerranéen, et plantes exotiques venues d’ailleurs, la nature nous rappelle sa résilience et sa diversité.
Les Autochtones : l'âme de notre maquis provençal
Ces plantes locales se sont adaptées depuis des millénaires à notre climat méditerranéen. Robustes, économes en eau, elles forment le socle de nos paysages naturels sauvages et résistent magnifiquement à la chaleur.
24 mai 2026 : La guêpe poliste qui ventile, quand le vivant s'adapte à des chaleurs de juillet… en mai
Il est à peine 10 heures du matin, et le thermomètre frôle déjà les 30°C sur la presqu'île. Depuis trois jours, les températures dépassent les normales saisonnières de plusieurs degrés en ce mois de mai 2026 pour atteindre les niveaux plus habituels des mois de juillet. C'est alors qu'elle attire l'attention : une guêpe poliste, immobile sur son nid exposé en plein soleil, ailes déployées, qui bat des ailes à toute vitesse sans décoller. Elle ne s'envole pas. Elle ne chasse pas. Elle ventile.
23 mai 2026 : La pulicaire, discrète sentinelle de la biodiversité méditerranéenne
En cette fin de printemps, les parties encore naturelles de la presqu’île de Saint-Mandrier se parent de petites touches jaune d’or. Au bord des chemins, dans les friches littorales, les zones sèches ou les espaces encore épargnés par l’artificialisation, la pulicaire attire aujourd’hui le regard… mais surtout une multitude d’insectes.
19 mai 2026 : Consigne des bouteilles plastique, les maires bloquent, nos plages paient le prix
Ce 19 mai 2026, Emmanuel Macron a de nouveau relancé le débat sur la consigne des bouteilles en plastique lors d'un conseil de planification écologique. « Je pense qu'il faut maintenant bouger », a déclaré le chef de l'État, demandant au gouvernement « d’engager les concertations pour définir les actions concrètes qui nous permettront d'atteindre l'objectif de recyclage en 2030 ». La réponse des collectivités n'a pas tardé : l'AMF, France urbaine et Intercommunalités de France ont aussitôt publié un communiqué commun réaffirmant leur « opposition totale » à ce qu'elles appellent une « fausse consigne » et une « aberration environnementale et financière ». « On va se battre », a prévenu le vice-président de l'AMF.
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