8 avril 2026 : Japon, l'ivresse du hanami, quand les cerisiers embrasent Tokyo
Chaque année, au Japon, un phénomène aussi attendu que les bulletins météo mobilise tout un peuple : la floraison des cerisiers, le sakura. Pendant quelques jours à peine, rarement plus d'une semaine dans toute leur splendeur, les Prunus transforment parcs, berges et allées en nuages roses et blancs d'une beauté presque irréelle.
Nos correspondants de Tokyo nous ont fait parvenir leurs plus belles images de ce printemps 2026, et nous sommes heureux de les partager avec vous.
Le hanami, bien plus qu'une floraison
Le mot hanami signifie littéralement « regarder les fleurs ». Mais au Japon, il désigne une pratique sociale ancrée depuis des siècles : on se réunit en famille, entre amis ou entre collègues sous les cerisiers en fleurs, on pique-nique, on chante, on contemple. Les parcs se couvrent de bâches bleues dès l'aube, réservées par des employés zélés pour leurs entreprises. C'est un moment de joie collective, teinté d'une mélancolie douce que les Japonais appellent mono no aware, la conscience de la beauté des choses précisément parce qu'elles passent.
Cette année à Tokyo, la floraison a atteint son pic début avril, offrant des scènes inoubliables dans les grands parcs comme Shinjuku Gyoen, Ueno ou les berges du fleuve Meguro.
Sur l'eau, le spectacle redouble
Parmi les images les plus saisissantes que nous avons reçues, celles prises sur les pièces d'eau et les canaux de Tokyo occupent une place à part. À bord de petites barques à rames, les Tokyoïtes glissent lentement sous des voûtes de cerisiers dont les branches s'inclinent jusqu'à effleurer la surface. Les pétales tombés forment un tapis rose dérivant au fil du courant, les Japonais ont même un mot pour cela : hanaikada, le « radeau de fleurs ».
Le parc Chidorigafuchi, au pied des douves du Palais Impérial, est sans doute le site le plus célèbre pour cette expérience. Des dizaines de barques s'y croisent en silence, dans une atmosphère suspendue que nos photos restituent avec bonheur. Mais d'autres coins moins connus de la ville offrent des instants tout aussi précieux, loin de la foule, où la contemplation reprend ses droits.
Une beauté qui interroge
Ce que le sakura dit aussi, c'est la fragilité. Une gelée tardive, un coup de vent trop fort, et les fleurs tombent avant d'avoir été vraiment vues. Les scientifiques le confirment : sous l'effet du changement climatique, les dates de floraison au Japon se décalent et deviennent moins prévisibles. À Kyoto, les archives impériales permettent de retracer la floraison sur 1 200 ans, et les données récentes figurent parmi les plus précoces jamais enregistrées. Une beauté qui, comme tant d'autres, nous rappelle combien notre climat est précieux et fragile.
Merci à nos correspondants de Tokyo pour ces images généreuses, qui nous rappellent que la passion de la nature et de la photographie n'a pas de frontières. Si vous aussi vous souhaitez partager des images de floraisons, de paysages ou de moments de nature saisis lors de vos voyages, notre rubrique Le coin des Passionnés de photographie est ouverte à vos contributions.
7 avril 2026 : Le coin des Passionnés de photographie, Bruno Barbey, « Visions sur le monde 1964 - 2020 »
À voir en ce moment, à la Villa Tamaris, centre d’art de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, l’exposition du reporter photographe Bruno Barbey, intitulée « Visions sur le monde 1964 - 2020 ».
6 avril 2026 : La glycine en fleurs sur la presqu'île, un spectacle éphémère à ne pas manquer
Chaque année, au retour des beaux jours, la presqu'île de Saint-Mandrier se pare de grappes mauves et parfumées : la glycine est en fleurs. Ce phénomène, aussi bref qu'intense, transforme murs, pergolas et jardins en cascades violettes, offrant l'un des plus beaux tableaux du printemps méditerranéen.
Une floraison printanière spectaculaire
2 avril 2026 : Exercice nucléaire en rade de Toulon : un scénario de rejet radioactif
Dans le cadre des exercices nationaux de sécurité nucléaire, différents scénarios sont simulés afin de tester la réactivité des autorités et l’efficacité des dispositifs de protection des populations.
Parmi eux, un scénario particulièrement sensible concerne un accident sur le réacteur d’un sous-marin nucléaire à quai dans le port militaire de Toulon, accompagné d’un rejet de gaz radioactifs dans l’atmosphère. Un cas d’école qui permet de mieux comprendre les risques… et de connaître les bons réflexes à adopter.
1 avril 2026 : Vers un récif artificiel expérimental sur la plage de Sainte-Asile ?
C’est une piste de réflexion qui suscite déjà de nombreuses interrogations : selon plusieurs sources locales, la mise en place d’un dispositif expérimental de récif artificiel en bordure immédiate de la plage de Sainte-Asile serait actuellement à l’étude.
Exercice national de sécurité nucléaire : réunion d’information le 27 mars, questions-réponses
Lors de cette réunion d’information, de nombreux participants ont posé des questions sur l’éventuelle prise de comprimés d’iodure de potassium en cas d’accident nucléaire entraînant des rejets radioactifs dans l’atmosphère. Voici quelques éléments pour mieux comprendre l’utilité de ces comprimés… et leurs limites.
Comprimés d’iodure de potassium :
26 mars 2026 : Tempête sur la presqu’île : Déborah frappe fort avec des rafales à 145 km/h !
La presqu’île a été frappée cette nuit par un épisode météorologique particulièrement intense, avec des rafales atteignant jusqu’à 145,8 km/h au cap Cépet en cette fin de matinée. Un événement spectaculaire, mais loin d’être totalement exceptionnel sur notre littoral méditerranéen.
À l’origine de cette tempête, une dépression baptisée Déborah, qui s’est rapidement creusée sur le golfe de Gênes sous l’effet d’une puissante descente d’air froid en provenance du nord de l’Europe. Ce mécanisme, bien connu des météorologues, est l’un des principaux moteurs des coups de vent violents en Méditerranée.
Un phénomène classique… mais redoutablement efficace
16 mars 2026 : Silhouettes menacées
Perché tout en haut d’un cyprès, un faucon crécerelle scrute les alentours. Immobile, presque suspendu dans l’air calme du matin, il observe patiemment le moindre mouvement dans l’herbe rase et les buissons. De temps à autre, sa tête pivote brusquement, ses yeux sombres balayant le paysage avec une précision remarquable. Rien ne lui échappe : un lézard qui se glisse entre deux pierres, un insecte qui s’agite, un petit rongeur imprudent.
15 mars 2026 : PPRT du Lazaret : dix ans de procédure pour protéger les populations… ou pour laisser construire ?
Il y a 1 an, le 15 mars 2025, un recours gracieux de l’APE, FNE-Var et FNE-PACA demandait au ministère de la Défense l’annulation du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) du site d’entreposage d’hydrocarbures du Lazaret dans la zone littorale de Saint-Mandrier. Les PPRT ont été institués en 2001 à la suite de la catastrophe de l’usine AZF de Toulouse par la loi n°2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages. Un an plus tard, un point s’impose !











.jpeg)

