2 octobre 2026. Portrait du criquet égyptien : un caméléon aux mille tenues
Il suffit parfois d’un simple regard pour comprendre que la nature est une artiste hors pair. Le criquet égyptien (Anacridium aegyptium), ce grand orthoptère méditerranéen, en offre une preuve éclatante : au fil de sa croissance, il change littéralement de tenue, passant d’un accoutrement digne d’un carnaval à une discrète livrée de commando.
Le juvénile : la star du carnaval
Chez le jeune criquet, au stade de larve dépourvue d’aile, impossible de passer inaperçu. Sa livrée est d’un vert « fluorescent » éclatant, presque irréel, qui semble absorber la lumière du soleil pour mieux la restituer. Parsemé de points blancs auréolés de vert, son corps arbore en outre une bande jaune bien marquée sur la crête le long de l’axe du dos, lui donnant un air de dandy des buissons. Ajoutez à cela des yeux rayés de bandes bleues,
Criquet égyptien juvénile sur une feuille d’agrume, presque invisible dans la végétation. À ce stade, il n'a pas d'ailes : il marche, saute et… mange.
Cette apparence exubérante n’est pas un simple caprice de la nature. Elle lui permet de se fondre dans la végétation tendre et lumineuse dont il se nourrit.
Le jeune adulte : l’art du camouflage
Quelques mues plus tard, le juvénile devient adulte ailé, et sa garde-robe change du tout au tout. Fini le vert criard et les bandes jaunes : place à une livrée plus terne, dominée par des teintes de brun, de beige et de vert olive. Des traits et des zébrures noires parcourent désormais son corps, dessinant un motif qui n’est pas sans rappeler les tenues de camouflage.
Criquet égyptien jeune adulte sur le tronc d’un arbousier. Plus grand criquet de France métropolitaine (les femelles atteignent 65 à 70 mm, les mâles un peu moins), ses ailes sont maintenant développées : il peut voler, ce que le juvénile ne pouvait pas faire.
Ses yeux, eux aussi, se transforment : ils sont toujours rayés, mais les bandes bleues ont cédé la place à des rayures noires et vertes, plus discrètes, parfaitement adaptées à son nouvel environnement. On le reconnaît aisément à la carène médiane bien marquée du pronotum et à son vol puissant, accompagné d’un claquement caractéristique.
Pourquoi un tel changement ?
Ce phénomène, appelé polymorphisme chromatique, est une formidable adaptation. Le jeune criquet, encore vulnérable, mise sur l’avertissement et la confusion. L’adulte, plus mobile et capable de se déplacer sur de vastes territoires, privilégie la discrétion pour échapper aux prédateurs. En effet, comme les autres orthoptère, criquets, sauterelles et grillons, il constitue également une composante des réseaux alimentaires : il se nourrit principalement de végétaux et peut à son tour être consommé par différents prédateurs, notamment des oiseaux, des reptiles ou de petits mammifères.
Un voisin familier
Contrairement à son cousin le criquet pèlerin, dont les essaims dévastateurs font la une des journaux, le criquet égyptien est un solitaire. On le rencontre fréquemment dans le sud de l’Europe, autour du bassin méditerranéen, dans les jardins, les garrigues et les friches ensoleillées. Inoffensif pour les cultures, il se nourrit principalement de feuillages divers et se laisse facilement observer, surtout en fin d’été et en automne.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez un criquet égyptien, prenez le temps de l’observer. Derrière ses couleurs se cache une histoire de survie, d’adaptation et d’ingéniosité, une leçon de camouflage que certains pourraient envier…
1er octobre 2026. Faire territoire avec le vivant : une journée inter-associative à Marseille
France Nature Environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur organise le lundi 5 octobre 2026 à Marseille une journée inter-associative consacrée à une question essentielle : comment continuer à habiter et aménager nos territoires sans fragiliser davantage le vivant et ce qui nous protège ?
Cette journée « Faire territoire avec le vivant » réunira associations, citoyennes et citoyens, collectivités et acteurs du territoire pour partager leurs expériences et réfléchir collectivement aux moyens de mieux prendre en compte le vivant dans les décisions d’aménagement.
Une journée pour échanger et agir ensemble
Au programme, plusieurs thèmes directement liés aux enjeux auxquels nos territoires méditerranéens sont confrontés :
- le cadre juridique de la protection de l’environnement ;
- la sobriété foncière et les enjeux liés à l’aménagement des territoires ;
- les coopérations entre associations et collectivités ;
- les solutions fondées sur la nature, à partir d'exemples concrets et de retours d’expérience ;
- la culture du risque face aux incendies, aux inondations et aux événements climatiques extrêmes.
La journée se terminera par une table ronde consacrée à la culture du risque à Marseille : sommes-nous réellement préparés aux bouleversements auxquels nos territoires doivent faire face ?
À 16h30, le « Goûter du vivant » permettra également de poursuivre les échanges de manière conviviale et de favoriser les rencontres entre acteurs associatifs.
L’APE invite ses adhérents et sympathisants à participer
Pour les associations environnementales, ces rencontres sont aussi l’occasion de partager les expériences de terrain, confronter les pratiques et renforcer les coopérations.
L’APE Saint-Mandrier invite donc ses adhérents, sympathisants et, plus largement, toutes les personnes intéressées par la protection de l’environnement et l’avenir de nos territoires à participer à cette journée.
Lundi 5 octobre 2026 à partir de 9h30
Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires (IMVT)
2 place Jules Guesde, 13001 Marseille – Amphithéâtre 200
Métro M2, station Jules Guesde – environ 10 minutes à pied de la gare Saint-Charles.
Le déjeuner est prévu sur place, avec une participation de 15 €.
Inscription obligatoire.
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30 septembre 2026. Électrification des quais dans la rade : le vrai paradoxe est à La Seyne
Des bornes électriques à Toulon pour les ferries et, désormais, un début de branchement pour les paquebots… mais toujours pas de calendrier public pour l'électrification des terminaux fret et croisière de La Seyne, qui accueille pourtant les deux tiers des escales des paquebots.
L'Europe a fixé un objectif clair : à partir de 2030, les grands navires de passagers et les porte-conteneurs de plus de 5 000 de jauge brute (GT) devront utiliser, sauf exception, l'alimentation électrique à quai dans les ports entrant dans le dispositif européen, prévue par l’article 6 du règlement FuelEU Maritime.
29 septembre 2026. 24 heures sous le ciel de Saint-Mandrier : de la lune aux oiseaux
En une journée, le ciel de notre presqu'île nous a offert deux instantanés, pris à quelques heures d'intervalle, qui illustrent la double nature de notre territoire : un théâtre de lois physiques implacables, et un refuge pour le vivant.
Hier soir : la lune embrumée et les jeux de la lumière
25 septembre 2026. Le Trishul quitte la rade de Toulon pour l’exercice Varuna
Arrivée à Toulon mardi 22 septembre, la frégate indienne Trishul a quitté la rade ce vendredi 25 septembre. Elle participe à l’exercice naval franco-indien Varuna, dont la phase maritime se déroule cette année en Méditerranée occidentale.
Après une première phase à quai, les marins indiens doivent désormais participer à plusieurs jours d'entraînement en mer avec notamment les frégates françaises Forbin et La Fayette. L'exercice devrait se poursuivre jusqu'au 29 septembre.
Pourquoi « Varuna » et « Trishul »?
20 septembre 2026. Radioactivité ambiante : une station de mesure de l'APE désormais en service à Saint-Mandrier
Réclamée depuis plusieurs années, la presqu'île de Saint-Mandrier dispose maintenant de sa propre station de mesure du débit de dose gamma ambiant. Installée par l'APE, elle transmet ses mesures en continu sur www.ape83430.fr/radiation-ambiante. Le 20 septembre 2026, elle affichait 0,15 µSv/h, valeur compatible avec le bruit de fond naturel.
Une demande de longue date
17 septembre 2026. Rade de Toulon : quand la Méditerranée qui se réchauffe met en péril moules et huîtres
La Méditerranée se réchauffe plus vite que la plupart des océans, et ce réchauffement touche désormais des eaux de plus en plus profondes. Dans la rade de Toulon et autour de la presqu’île de Saint‑Mandrier, cette hausse des températures de l’eau n’est plus une donnée lointaine : elle commence à transformer concrètement les conditions de vie des moules et des huîtres élevées localement.
Une Méditerranée qui chauffe « en profondeur »
- Samedi 5 septembre 2026. Retour sur une matinée des Associations riche en échanges !
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- 25 août 2026. Après la pluie, joutes annulées à Toulon pour protéger la santé des jouteurs, et celle des riverains de la rade, alors ?
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