17 mai 2026 : La nigelle de Damas, une étoile méditerranéenne au cœur de nos jardins
Elle est partout et pourtant souvent ignorée. Avec son feuillage vaporeux, ses fleurs étoilées d'un bleu limpide et ses capsules gonflées qui persistent longtemps après la floraison, la nigelle de Damas (Nigella damascena L.) est l'une des plus belles plantes sauvages et ornementales du bassin méditerranéen. Et l'une des plus discrètes.
« Cheveux-de-Vénus » : une plante aux mille noms
Son nom botanique dit déjà beaucoup de son histoire : Nigella, du latin niger (noir), renvoie à la couleur de ses graines ; damascena évoque Damas, la grande cité syrienne, carrefour des échanges botaniques et commerciaux du monde méditerranéen depuis des siècles. Mais les noms populaires sont encore plus évocateurs : Cheveux-de-Vénus, Belle-aux-cheveux-dénoués, Barbe-de-Capucin, ou encore Diable-dans-le-buisson, autant de façons de décrire ce feuillage filamenteux et aérien qui enveloppe la fleur comme une auréole de fils de soie verte.
Utilisée comme plante ornementale depuis le XVIe siècle au moins, et autrefois condimentaire, ses graines servaient de substitut au poivre noir, la nigelle de Damas appartient à la famille des Renonculacées et est originaire du bassin méditerranéen et d'Asie Mineure. Elle est présente naturellement dans tout le pourtour méditerranéen, des garrigues provençales aux collines de Syrie et du Maroc.
Du bouton à la fleur épanouie, entourés de sa collerette de bractées filamenteuses, la nigelle de Damas offre une architecture florale d'une élégance rare.
Portrait botanique : la légèreté comme art de vivre
Plante annuelle de taille modeste (30 à 60 cm), la nigelle de Damas se développe en touffes légères aux tiges dressées portant un feuillage finement découpé, d'un vert vif presque translucide. Cet aspect plumeux et aérien est sa marque de fabrique : on l'identifie à dix pas, avant même d'avoir vu ses fleurs.
La floraison intervient de mai à juillet. Chaque fleur, portée solitaire au sommet d'une tige, présente cinq sépales pétaloïdes, bleu clair le plus souvent, parfois blancs, roses ou lilas selon les variétés, entourés d'une collerette de bractées finement divisées qui lui confèrent ce caractère si particulier, à mi-chemin entre la fleur sauvage et la dentelle.
La pollinisation est assurée principalement par les insectes, grâce à une mécanique florale ingénieuse : les étamines arrivent à maturité avant les pistils (protandrie), ce qui favorise les croisements entre plants différents. L'autofécondation reste toutefois possible en l'absence de pollinisateurs, une assurance-vie botanique.
Les capsules de la nigelle de Damas, gonflées et striées de pourpre, persistent longtemps après la floraison. Elles se prêtent parfaitement aux bouquets secs.
Après la floraison apparaissent les fruits, véritables curiosités du règne végétal : des capsules arrondies et gonflées, d'abord vert tendre strié de pourpre, qui brunissent et se lignifient en mûrissant. Ces follicules contiennent les graines noires caractéristiques du genre, et sont parmi les éléments les plus décoratifs de la plante, très recherchés en art floral pour les bouquets secs.
Attention : contrairement à la nigelle cultivée (Nigella sativa), dont les graines sont utilisées en cuisine et en médecine traditionnelle, les graines de la nigelle de Damas sont réputées toxiques et ne doivent pas être consommées.
8 mai 2026 : Préserver la paix, préserver le vivant
Le 8 mai 1945, l’Europe retrouvait enfin le silence après des années de fracas, de destructions et de souffrances humaines inimaginables. Cette date marque la victoire contre la barbarie nazie, mais surtout le retour espéré de la paix sur un continent ravagé par la guerre.
Quatre-vingts ans plus tard, alors que les derniers témoins de cette époque disparaissent peu à peu, le devoir de mémoire demeure plus essentiel que jamais. Car la paix n’est jamais acquise. Elle est fragile. Elle se construit, se protège et se transmet.
6 mai 2026 : Des géants à foils, les Ultim en entraînement au large de Saint-Mandrier
Trois des plus grands trimarans de course au monde ont élu domicile à La Seyne pour quelques jours. Entre exhibitions et réglages secrets, un spectacle rare s'offre depuis nos côtes.
La mer était calme, argentée sous le soleil, à peine ridée d'un souffle de vent, et pourtant, au large de la presqu'île, trois silhouettes démesurées filaient à des vitesses impossibles. Les Ultim sont là. Ces trimarans de 32 mètres, les plus rapides voiliers de course au monde, ont rejoint La Seyne-sur-Mer début mai pour un regroupement exceptionnel : à la fois exhibition, entraînement partagé et mise au point technique avant la grande échéance de l'automne.
2 mai 2026 : Une cascade d’or au jardin, le rosier liane en pleine lumière
Le rosier liane Rosa Banksiae est une véritable merveille printanière qui ne passe jamais inaperçue dans nos jardins. Dès le mois de mai, il se couvre d’une profusion de petites fleurs jaune pâle, délicates et lumineuses, qui se renouvellent jusqu’en juillet. Leur parfum, léger et subtil, accompagne agréablement les journées ensoleillées sans jamais être envahissant.
1er mai 2026 : un brin de bonheur à partager
Le 1er mai marque l’arrivée des beaux jours… et des petits bonheurs simples.
30 avril 2026 : Vent d'est sur la rade, goélands, véliplanchistes et fantômes de la Coupe de l'America
Il a suffi d'un vent d'est pour que la rade s’agite. Ce matin, la surface paisible depuis quelques jours s'est hérissée de petites vagues, les goélands ont quitté leurs postes et la presqu'île a retrouvé ce visage qu'elle réserve aux jours de brise franche. L’occasion de ramener quelques images de la rade.
27 avril 2026 : Inde : quand avril brûle comme jamais
Pendant que la presqu'île profite de ses premiers beaux jours de printemps, à des milliers de kilomètres d'ici, l'Inde suffoque. Et pas comme d'habitude.
19 des 20 villes les plus chaudes du monde : toutes en Inde
Depuis la mi-avril 2026, une vague de chaleur d'une précocité et d'une intensité exceptionnelles frappe le sous-continent indien. Le thermomètre affiche 43°C à New Delhi, et ce n'est qu'un début. Selon l'IQAir, 19 des 20 villes les plus chaudes de la planète se trouvent actuellement en Inde. Bhagalpur (Bihar), Talcher (Odisha), Asansol (Bengale-Occidental) ... des noms peu connus mais des chiffres qui parlent d'eux-mêmes : 42, 43, parfois plus de 44°C, en plein mois d'avril.
19 avril 2026 : Le gesse d'Espagne (Lathyrus clymenium), une élégante discrète du printemps méditerranéen
Une plante que l'on croise sans toujours la reconnaître
Avec ses petites fleurs bicolores aux teintes allant du rose vif au pourpre profond, le gesse d'Espagne est l'une de ces plantes sauvages qui méritent que l'on s'arrête. Présente sur la presqu'île de Saint-Mandrier comme dans l'ensemble du pourtour méditerranéen occidental, Lathyrus clymenium appartient à la grande famille des Fabacées, celle des pois, des fèves et des vesces, et partage avec elles ce caractère grimpant et cette fleur en forme de papillon caractéristique, que les botanistes appellent fleur papilionacée.
17 avril 2026 : Pollution atmosphérique en rade de Toulon, les photos parlent d'elles-mêmes
Ce que nos photos montrent
Les photographies publiées ici ont été prises récemment depuis la presqu'île de Saint-Mandrier. Elles montrent des panaches de fumée noire ou grise s'échappant des cheminées de ferries. Pas besoin de long discours : ces images témoignent d'une réalité que certains responsables politiques, prompts à se féliciter de progrès qui restent à démontrer, semblent avoir décidé de ne plus voir.
Le Pascal Lota et leurs contemporains : une pollution bien réelle
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