APE Saint-Mandrier
  • Accueil
    • Risque incendie
    • Actualité précédente
    • Image du jour
    • 40 ans
    • Procida
    • Gardiens de la rade
    • Liens utiles
  • Cadre de vie / Santé
  • Marchons vers l'école
    • Inscription
    • Circuits et horaires
  • Nos actions
    • Fliche-Bergis
    • Pétition terres agricoles
    • Urbanisme
    • Atteintes à l'environnement
    • Nos courriers
  • Patrimoine
    • Plages Posidonies
    • Milieu marin
    • Milieu terrestre
  • Météo locale
  • Soutenez l'APE !
    • Adhérez !
    • Faites un don !
    • Assemblées générales
    • Boutique
    • Nous contacter
    • Connexion
  • Facebook

Cadre de vie / Santé

  • Prévention
  • Pollution ozone, microparticules
  • Pollutions de la mer
  • Pollutions de l'air
  • Risque nucléaire
  • Eau potable

Qualité de l'air

Pour plus d'information, consultez le site AtmoSud.

Radioactivité ambiante

Cliquez sur ce lien.

  1. Accueil
  2. Cadre de vie / Santé

6 février 2026 : Baie du Lazaret : présence du Norovirus, interdiction de ventes des coquillages prolongée

Le 4 février 2026, la Préfecture du Var a confirmé le maintien de l’interdiction de collecte, de vente et de consommation des coquillages (huîtres, moules, palourdes) issus de la Baie du Lazaret, dans la rade de Toulon. Cette mesure, prise initialement par arrêté préfectoral du 9 janvier dernier, fait suite à de nouvelles analyses sanitaires du 29 janvier qui ont révélé la présence persistante de norovirus dans les coquillages.

Ce maintien intervient dans un contexte environnemental particulièrement dégradé : des épisodes de fortes pluies depuis le 18 janvier ont affecté le bassin versant de la rade, saturant les réseaux d’assainissement et favorisant les rejets d’eaux usées dans les milieux naturels, contribuant à la contamination microbiologique des milieux littoraux comme la Baie du Lazaret.

Ainsi, le bulletin hebdomadaire du réseau sentinelle pour la semaine dernière montre un taux d’incidence élevé de diarrhée aiguë en région PACA. Le taux d’incidence de diarrhée aiguë est de 227 cas pour 100 000 habitants, plus du double de celui pour la France à 101 cas pour 100 000 habitants.

Littoral de la rade et submersions

Parallèlement à ces préoccupations sanitaires, notre littoral continue de subir les conséquences des événements météorologiques extrêmes. Les phénomènes de pluies intenses conjointement à une pression barométrique basse et des vagues ont entraîner des phénomènes de submersion marine.

   

Les routes longeant la baie du Lazaret à Tamaris et au niveau des ports de La Seyne et Saint-Mandrier ont été submergées comme c’est le cas par fortes pluies

En particulier, les zones basses et portuaires de la rade, déjà fragilisées par des pressions multiples (urbanisation, assainissement, climat), montrent une vulnérabilité accrue aux inondations et aux intrusions marines. Cette vulnérabilité ne concerne pas seulement la sécurité sanitaire avec la consommation des coquillages, mais aussi l’intégrité des milieux naturels sensibles et à terme la sécurité des habitants et de leurs habitations dans ces secteurs littoraux.

zImage1 zImage2 zImage3

Une alerte qui dépasse la conchyliculture

Les eaux usées non maîtrisées lors des épisodes pluvieux, combinées à la montée du niveau de la mer et à des réseaux d’assainissement parfois saturés, créent un terrain propice aux contaminations récurrentes des zones conchylicoles et des eaux baignables.

Il est essentiel que les autorités compétentes (État, Métropole, communes) s’engagent de manière plus déterminée dans :

  • l’adaptation des réseaux d’assainissement à l’augmentation de population et pluviaux face aux pluies méditerranéennes intenses ;
  • la surveillance sanitaire continue des zones littorales sensibles, y compris en conditions post-pluvieuses ;
  • la communication claire et transparente envers les professionnels et le grand public. En effet, aujourd’hui aucune donnée n’est disponible sur les niveaux de contamination des mollusques depuis avril 204 sur le site de l’Ifremer.

Notre littoral, ses activités traditionnelles et la santé publique ne peuvent plus être sacrifiés au nom d’une gestion par défaut. L’alerte sanitaire de la Baie du Lazaret doit servir de déclencheur pour repenser la protection environnementale et sanitaire du bassin de la rade de Toulon.

Notre association vit grâce à l’énergie de ses bénévoles… et grâce à vous.

Si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île,

soutenez-nous par un don. JE FAIS UN DON

Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes.

29 janvier 2025 : Communiqué de clarification – APE Saint-Mandrier

  • Santé publique
  • Sécurité sanitaire
  • Joute

À la suite de notre publication concernant la contamination bactériologique du port de Saint-Mandrier, les habituels dénigreurs de l’APE se sont exprimés sans retenue. Aussi, nous souhaitons apporter une clarification claire et sans ambiguïté sur le sens de notre démarche notamment aux pratiquants des joutes provençales.

L’APE ne s’attaque ni aux joutes provençales, ni à aucun sport nautique. Les joutes font partie intégrante de l’histoire, de l’identité et de la culture de Saint-Mandrier. Elles doivent pouvoir continuer à être pratiquées, transmises et vécues avec fierté.

z01 Entrée port 20209861 z02 Sortie port 02502042 zJoute P8190111 (2)

Notre démarche vise un seul objectif : La protection de la santé des personnes, qu’il s’agisse de jouteurs, de baigneurs, de plongeurs, de plaisanciers ou de leurs proches.

Les conditions environnementales ont évolué au fil des années : augmentation du nombre de bateaux dans le port, accroissement de la population, rejets liés aux eaux de ruissellement après les pluies de plus en plus fréquentes, épisodes de contamination récurrents. Ces éléments font que la situation actuelle ne peut plus être comparée à celle d’il y a plusieurs décennies.

Lorsque les indicateurs bactériologiques sont élevés, ils peuvent révéler la présence d’autres germes pathogènes non systématiquement mesurés. La contamination n’est pas toujours immédiatement perceptible et ne provoque pas nécessairement des symptômes chez tous les individus.

C’est pourquoi l’APE demande simplement la mise en place de contrôles microbiologiques de l’eau avant les entraînements ou les épreuves, en particulier après de fortes pluies, comme cela se pratique dans de nombreux sports nautiques et comme cela a été fait récemment pour les activités dans les eaux de la Seine depuis les épreuves olympiques.

Quelles sont les raisons qui justifient que ces contrôles bactériologiques ne sont pas réalisés sur les eaux du port de Saint-Mandrier, mystère comme diraient certains ?

Prévenir un risque, ce n’est pas interdire une pratique. C’est permettre qu’elle se poursuive durablement et en toute sécurité.

L’APE agit depuis des années sur l’ensemble des problématiques liées à la qualité de l’eau : port, rade, baignade, productions mytilicoles et ostréicoles. Nous ne sommes ni contre les sportifs, ni contre les professionnels de la mer. Nous sommes pour l’amélioration de la qualité de l’eau, au bénéfice de toutes et tous.

Notre volonté est simple :  que jouteurs, baigneurs, plongeurs, voileux et familles puissent continuer à vivre en harmonie avec la mer, sans mettre leur santé en danger.

Nous regrettons enfin que certains élus de la commune cherchent à instrumentaliser ce débat sanitaire en établissant un lien entre l’APE et la liste d’opposition, essayant de créer la polémique afin d’éviter d’aborder le fond du sujet. Créer la confusion en dénigrant ceux qui ne pensent pas comme eux semble être leur mantra.

L’APE est une association indépendante, qui agit depuis plus de 40 ans sur les questions de santé environnementale et de qualité de vie, en dehors de tout engagement partisan. Réduire ces enjeux à une manœuvre politique ne sert ni l’intérêt général, ni la protection de la santé des habitantes et habitants.

De notre côté, le dialogue reste ouvert, dans le respect mutuel et l’intérêt général.

26 janvier 2026 : Joutes nautiques à Saint-Mandrier : une alerte sanitaire ignorée ?

À Saint-Mandrier-sur-Mer, cette question engage directement la responsabilité des autorités publiques. Depuis plusieurs années, l’APE alerte sur l’état sanitaire des eaux du port, sans réponse adaptée.

À la veille d’une grande compétition nationale de joutes provençales, l’Association de protection de l’environnement a donc pris ses responsabilités en réalisant des analyses indépendantes.

Les résultats sont sans appel : les eaux du port présentent une contamination fécale significative, incompatible avec la sécurité sanitaire des sportifs.

Contamination bactériologique des eaux du port VF20260126 avec annexes 1

Ces résultats font l’objet d’un rapport qui vise à informer, alerter et rappeler que la protection de la santé publique ne saurait être reléguée derrière les impératifs événementiels ou politiques.

z00 02404562

Port de Saint-Mandrier-sur-Mer : Un bassin semi-fermé où le renouvellement des eaux est lent, favorisant l’accumulation des polluants microbiologiques, en particulier après les épisodes pluvieux.

Contexte

Des entraînements et des épreuves de joutes sont organisés chaque année dans le port de Saint-Mandrier-sur-Mer, un espace pourtant interdit à la baignade au regard des réglementations européenne et nationale en vigueur.

01 z07 20251202 SM Port Pollution 20203582 01 z08 20251202 SM Port Pollution 20203584 01 z09 20251202 SM Port Pollution 20203593

01 z10 20251202 SM Port Pollution 20203665 01 z11 20251202 SM Port Pollution 20203670 01 z13 20251202 SM Port Pollution 20203699

Signes visibles de pollution chronique : Turbidité élevée, irisations de surface et présence de déchets témoignent d’apports récurrents de polluants dans les eaux du port.

Depuis plusieurs années, des signes de pollution chronique sont observés par l’APE dans les eaux du port : turbidité élevée, notamment lors des épisodes pluvieux intenses, dépôts vaseux importants, irisations en surface, présence de déchets de toutes sortes (plastiques, etc.).

z02A Port Nappe 02501723 z02B Port Nappe 02501727

Exutoires pluviaux en activité : Lors des pluies, les eaux de ruissellement lessivent routes et quais, entraînant bactéries et polluants directement dans le bassin portuaire.

Des rejets parfois importants sont également constatés au niveau des nombreux exutoires du réseau d’eaux pluviales débouchant dans le port.

z03 La Vieille  Interdiction de baignade 02500829

Plages à proximité immédiate du port : Les plages du Canon, du Touring et de La Vieille font régulièrement l’objet d’interdictions de baignade pour cause de contamination microbiologique. (Photographie de l’accès de la plage de La Vieille prise le 28 août 2025).

Les contrôles bactériologiques réglementaires réalisés en période estivale sur les eaux de baignade des plages situées à la sortie du port (plages du Canon, du Touring et de La Vieille) montrent régulièrement des niveaux élevés de contamination microbiologique, conduisant à des interdictions temporaires de baignade.

Ces contrôles mesurent les concentrations en Escherichia coli (E. coli) et en entérocoques intestinaux, bactéries indicatrices de contamination fécale (BIF), conformément à la directive européenne 2006/7/CE et au Code de la santé publique.

z04 triathlon z04 02501093 z04 joute P8190076 (2)

Contact direct avec une eau contaminée : La nage dans le port lors d’épreuve de triathlon par exemple et les chutes répétées lors des joutes exposent les sportifs à des risques d’infections gastro-intestinales, cutanées et ORL.

Le signalement de ces pollutions chroniques a été transmis à la commune, aux services préfectoraux, à l’Agence régionale de santé (ARS) du Var et à l’autorité portuaire, accompagné d’une demande de contrôles microbiologiques des eaux du port avant la délivrance d’autorisations pour des activités sportives, comme les épreuves de joutes, impliquant un contact direct avec l’eau.

L’objectif de cette étude est d’évaluer les risques microbiologiques encourus par les participants à ces épreuves.

z05 Panneau interdit baignade 02502191

Baignade interdite dans les ports : une règle de salubrité publique : L’interdiction de baignade vise à protéger la santé des personnes. Elle ne peut être levée sans garanties sanitaires solides.

Méthode

La veille de la Coupe de France des joutes provençales organisée dans le port de Saint-Mandrier-sur-Mer, un prélèvement d’eau a été réalisé par l’APE le 29 août 2025 à 7 h 45, dans la zone où se déroulent les joutes. L’échantillon a été confié au Laboratoire départemental d’analyses et d’ingénierie du Var (LDAI) afin de déterminer les concentrations en E. coli et en entérocoques intestinaux.

Résultats

Les analyses ont mis en évidence les concentrations suivantes :

  • 480 entérocoques / 100 mL et 410 E. coli / 100 mL

Ces valeurs élevées indiquent une contamination bactériologique significative d’origine fécale des eaux du port.

Risques sanitaires

La concentration en entérocoques intestinaux (480 e/100 mL) conduit à qualifier l’échantillon d’eau du port de « mauvais », car elle dépasse la valeur guide de 370 entérocoques/100 mL, correspondant à une qualité insuffisante justifiant une interdiction de baignade.

Ces résultats confirment l’existence d’un risque microbiologique pour les personnes exposées aux eaux du port ou aux embruns. Les seuils réglementaires applicables aux eaux de baignade ne sont donc pas respectés.

De telles concentrations peuvent entraîner des infections gastro-intestinales, cutanées ou urinaires, otites, en particulier chez les populations les plus vulnérables.

Conclusion

Les contaminations microbiologiques observées confirment que l’interdiction de baignade dans les ports constitue une mesure de précaution sanitaire essentielle, qui devrait être strictement respectée en l’absence de contrôles adaptés.

Lorsque des dérogations sont envisagées, des mesures de prévention renforcées doivent impérativement être mises en œuvre.

Actions urgentes proposées
  1. Interdire l’organisation des joutes dans le port en l’absence de contrôles préalables des concentrations en bactéries indicatrices de contamination fécale (BIF).
  2. Conditionner toute autorisation à la prise en compte, au-delà des seuls seuils microbiologiques, de paramètres complémentaires, tels que ceux recommandés par la fédération World Aquatics, notamment: les conditions météorologiques récentes (précipitations abondantes) et des paramètres « d’inspection sanitaire » de l’eau, incluant la présence d’algues, de déchets, de contaminants de surface, la clarté de l’eau et les odeurs.
  •  
  • Réduire l’exposition des sportifs aux eaux contaminées en mettant en place des douches permettant un rinçage abondant immédiatement après les épreuves, et en limitant autant que possible le temps de port des vêtements mouillés, afin de diminuer la durée de contact cutané et ORL avec l’eau du port.
  1. Limiter les « portes d’entrée » cutanées en portant une attention particulière aux lésions de la peau avant les épreuves (protection et recouvrement des plaies), et en assurant après les épreuves une désinfection efficace de celles-ci.
  2. Mettre en place un système d’alerte précoce en cas d’incident ou de conditions à risque, permettant de déclencher de nouveaux contrôles et, le cas échéant, de reporter les épreuves durant une période de sécurité d’au moins 72 heures, par principe de précaution, en l’absence de quantification précise des risques selon les agents ou substances en présence.
Informer, analyser, alerter : cela a un coût.

Les analyses indépendantes menées par l’APE pour protéger la santé publique et l’environnement sont financées uniquement par les dons et l’engagement de ses adhérents.

Soutenez nos actions pour garantir la transparence, la sécurité sanitaire et la défense de l’intérêt général à Saint-Mandrier-sur-Mer.

Chaque don compte. Ensemble, faisons respecter le droit à un environnement sain. JE FAIS UN DON

24 janvier 2026 : Alerte sanitaire à répétition dans la rade : 20 ans de retards, toujours les mêmes causes, jamais les bonnes réponses

  • alerte sanitaire
  • Coquillages
  • Lazaret
  • Tamaris
  • FNEVar
  • APE83430
  • Urbanisme
  • Qualité des eaux
  • Sécurité sanitaire
  • Eaux usées

Après notre article du 17 janvier 2026 consacré à la contamination au norovirus des productions conchylicoles de Tamaris, il est indispensable de revenir sur l’historique des pollutions microbiologiques dans la petite rade et sur les responsabilités qui, depuis plus de vingt ans, n’ont jamais été réellement assumées.

z01 Mytiliculture 02405362 z02 Mytiliculture 02405167

z02 Mytiliculture 02405167 z04 Mytiliculture 02407021

La baie du Lazaret est depuis des siècles le siège d'activités multiples qui cohabitent, pouvant engendrer des conflits d'usage : la navigation (militaire, commerce, ferries, plaisance, transports publics, des activités industrielles (réparation navale, portuaires Pin Rolland, Marine Nationale, petite mer...) d’un côté, des activités de tourisme et de loisirs nautiques, une activité de pêche, de production conchylicole et aquacole de l’autre côté.

Des pollutions récurrentes… et des explications changeantes

Depuis 2014, les épisodes de contamination des eaux et des coquillages se succèdent : E. coli, norovirus, interdictions de vente, pertes économiques majeures pour les professionnels. À chaque crise, les causes avancées varient :

  • mystérieuse pollution (2014)
  • station de relevage militaire (2014),
  • des canalisations bouchées dans des copropriétés (2014),
  • des « points noirs » chez des particuliers (2015),
  • des oiseaux (2020),
  • des immeubles mal raccordés (2026).

Cette succession d’hypothèses, souvent contradictoires, masque un fait constant : les réseaux d’assainissement et pluviaux de la métropole sont vétustes, insuffisants et saturent régulièrement lors des épisodes pluvieux.

z05 Emissaire rejet tamaris 02403773 z06 Rade eaux turbide 20205800

De nombreux exutoires du réseau pluvial débouchent dans la baie du Lazaret et les eaux de la rade apparaissent turbides après des pluies importantes.

Pourtant, les diagnostics existent depuis plus de 20 ans

Dès 2002, une étude conjointe SIAT–Ifremer identifiait clairement :

  • l’impact direct des pluies sur les contaminations,
  • l’origine anthropique des pollutions via les réseaux urbains,
  • la nécessité de supprimer les rejets directs,
  • l’urgence de maîtriser les eaux pluviales et les déversoirs d’orage,
  • l’importance de contrôler les apports liés à la plaisance et aux activités portuaires.

Ces conclusions, considérées comme l’étude pivot du Contrat de Baie, n’ont jamais été pleinement mises en œuvre par ce même contrat....

Des responsabilités institutionnelles clairement définies par la loi

Le Code général des collectivités territoriales impose aux communes et intercommunalités :

  • la gestion des réseaux d’eaux usées,
  • la maîtrise des eaux pluviales,
  • le contrôle des raccordements,
  • la réalisation d’un schéma d’assainissement complet.

Ces obligations sont financées par les redevances payées par les usagers, confère exemple ci-dessous d'une facture d'un résident mandréen.

Facture simplifiée Veolia

Le montant facturé (2 octobre 2025) à ce résident mandréen pour la collecte et la dépollution des eaux usées (assainissement) représente 53% du total, dépassant celui de la potabilisation et distribution de l’eau potable (38%).

Pourtant, malgré ces moyens et ce cadre légal, et alors que l’urbanisation du pourtour de la rade s’intensifie, les réseaux restent sous-dimensionnés, vieillissants et incapables d’absorber les épisodes pluvieux, entraînant des déversements en mer.

Ailleurs en France, les collectivités assument leurs responsabilités

Face à des crises similaires :

  • Étang de Thau (2022–2026) : plaintes déposées contre l’agglomération, aides d’urgence, plus de 20 M€ mobilisés pour moderniser les réseaux.
  • Pays de la Loire (2024) : plaintes pour atteinte au bon état écologique et mise en danger d’autrui.
  • Côtes-d’Armor (2021) : le préfet bloque les permis de construire dans 18 communes bretonnes tant que les réseaux ne sont pas remis à niveau.

Ces décisions montrent qu’il existe des réponses fortes, courageuses et efficaces lorsque la santé publique et l’économie locale sont en jeu.

Dans la rade de Toulon : aucune mesure structurelle, seulement des vœux

Pour les conchyliculteurs de Tamaris, les seules réponses institutionnelles ont été :

  • un vœu du conseil municipal,
  • des demandes d’exonérations,
  • des appels à l’État pour des aides financières.

Aucune décision structurante n’a été prise pour :

  • moderniser l’ensemble des réseaux,
  • limiter l’imperméabilisation,
  • contrôler systématiquement les raccordements,
  • réduire les déversements en mer.
Un paradoxe révélateur : l’ancien établissement de purification détruit … pour construire un complexe touristique

Pendant plus de 30 ans, la production conchylicole du Lazaret passait par un établissement de purification (« La Marinière ») situé à Saint-Mandrier. Fermé en 1992, le site a été urbanisé et inauguré en 2018 comme résidence touristique par le président du comité de baie. Aujourd’hui, alors que les pollutions persistent, aucune solution alternative n’a été rétablie.

Des bilans électoraux silencieux

Les maires et élus locaux, en poste depuis des décennies, n’évoquent jamais ces échecs dans leurs bilans. Pourtant, il n’y a pas de mystère, la persistance des contaminations est le résultat direct :

  • D’un manque d’investissement dans les infrastructures.
  • D’une gestion laxiste des réseaux et des contrôles.
  • D’une priorité donnée à l’urbanisation plutôt qu’à la protection des activités traditionnelles.
La demande FNE/APE aux candidats aux prochaines élections : qu’ils s’engagent publiquement à :
  • Rendre publics les rapports d’expertise sur l’état des réseaux.
  • Bloquer les nouveaux projets immobiliers jusqu’à la mise aux normes des infrastructures.
  • Créer un fonds d’urgence pour indemniser les conchyliculteurs et financer la dépollution.
Conclusion : Inverser enfin les priorités : santé, environnement, puis urbanisation

Le bilan est clair : malgré les alertes scientifiques, les diagnostics et les retours d’expérience, après deux décennies de retards et d’inactions, les constats sont évidents :

  • les pollutions persistent,
  • les réseaux sont insuffisants,
  • les professionnels sont fragilisés,
  • les causes sont connues,
  • les solutions existent.

La contamination microbiologique de Tamaris n’est pas une fatalité. Il n’est plus acceptable de dire qu’il est urgent de construire et urgent d’attendre pour rénover les réseaux.

A l’heure des bilans électoraux, les associations FNE/APE, estiment qu’il est plus que temps d’inverser les priorités. La seule voie responsable est de déclarer dans les engagements électoraux qu’il est urgent de moderniser l’assainissement et urgent d’attendre avant d’autoriser de nouvelles constructions.

C’est la condition indispensable pour préserver la qualité des eaux marines, sauver la conchyliculture de la rade et protéger durablement la santé publique.

Notre association vit grâce à l’énergie de ses bénévoles… et grâce à vous.

Si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la rade de Toulon, soutenez-nous par un don. JE FAIS UN DON

Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes.

Liens utiles :

  • Norovirus : plainte des conchyliculteurs de Thau (Hérault Tribune, 2023)
  • 20 M€ pour Thau : et Tamaris ? (Occitanie Tribune, 2026)
  • Bretagne : blocage des permis de construire (La Gazette, 2021)
  • Lettre ouverte : Contaminations conchylicoles à Tamaris : l’inaction n’est plus acceptable.

17 janvier 2026 – Contamination au norovirus des productions conchylicoles de Tamaris : comprendre les mécanismes et les enjeux sanitaires

  • Pollution marine
  • Saint-Mandrier
  • Environnement
  • norovirus
  • Tamaris
  • Rade de Toulon
  • Conchyliculture
  • assainissement
  • Santé publique
  • Qualité des eaux
  • Huitres
  • Moules
  • Sécurité sanitaire
  • Eaux usées
  • Baie du Lazaret
  • Vigilance citoyenne
  • Protection du littoral

Depuis plusieurs jours, de nombreux échanges et questions sur les réseaux sociaux portent sur la récente contamination au norovirus des productions conchylicoles (moules et huîtres) de la zone de Tamaris. Causes, responsabilités, conséquences sanitaires : face aux approximations et aux raccourcis, l’APE souhaite apporter des éléments factuels, techniques et scientifiques afin d’éclairer le débat.

zPhoto 01 Mytiliculture Navy 20207253 zPhoto 02 Mytiliculture20207237

Quelle est l’origine des norovirus dans l’environnement marin ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) décrit clairement les mécanismes en jeu.

Les norovirus sont des virus strictement humains. Lorsqu’une personne est atteinte de gastro-entérite à norovirus, elle devient un réservoir viral et excrète de grandes quantités de virus dans ses selles. En période hivernale, lors des épidémies de gastro-entérites, ces rejets sont massifs et se retrouvent dans les eaux usées collectées dans le réseau sanitaire, puis traitées par les stations d’épuration avant rejet dans le milieu naturel.

En cas de fortes pluies, les réseaux d’assainissement peuvent être saturés. Des débordements ou rejets d’eaux usées non traitées, parfois diluées mais toujours contaminées, peuvent alors se disperser dans les eaux marines littorales et, le cas échéant, dans les zones de production conchylicole locales. C’est ce qui se produit dans zone de la baie du Lazaret-Tamaris

D’autres sources de contamination microbiologique existent également, comme le rejet accidentel en mer de filtres biomédias provenant des stations d’épuration. C’est ce que l’APE a régulièrement observé sur la presqu’ile et signalé au préfet (courrier N°APE 2022-54 du 17 novembre 2022).

xPhoto 03 Var Matin 20240111

En revanche incriminer une pollution microbiologique due aux fientes des oiseaux marins au moment des pluies n’apparait pas réaliste à l’échelle d’une baie comme celle du Lazaret-Tamaris. C’est une hypothèse locale mise en avant mais qui ne nous est jamais apparu comme crédible comme cela a indiqué lors de la réunion du 27 juin 2022 de la Commission régionale des cultures marines (CRCM). « FNE PACA/APE est dubitative quant à la piste de l'origine aviaire, et rappelle qu'il reste un résultat supérieur à 35000 E. coli/100ml en 2021.»

Pourquoi les huîtres et les moules sont-elles concernées ?

Les norovirus sont très résistants dans l’environnement marin, mais ils ne s’y multiplient pas, pas plus qu’ils ne se multiplient dans les huîtres. En revanche, les huîtres et les moules sont des coquillages filtreurs : une huître peut filtrer jusqu’à 5 litres d’eau de mer par heure pour se nourrir.

Ce mécanisme conduit à une concentration des virus initialement présents dans l’eau de mer, pouvant atteindre un facteur 100 dans les coquillages. La charge virale ainsi accumulée devient suffisante pour provoquer des gastro-entérites aiguës chez les personnes qui consomment ces coquillages crus ou insuffisamment cuits.

C’est ce mécanisme bien connu qui s’est une nouvelle fois produit en décembre dernier, notamment dans la rade de Toulon, comme cela a également été observé dans l’étang de Thau.

Des témoignages concordants sur le web indiquent par ailleurs qu’au cours des fortes pluies de décembre, les stations de relevage des eaux usées, en particulier celle de Saint-Elme, ont débordé, entraînant une surveste et le ruissellement d’eaux usées dans le réseau pluvial débouchant en mer.

Des alertes anciennes et des propositions ignorées

Depuis de nombreuses années, les associations FNE et APE alertent les autorités sur la contamination microbiologique chronique des eaux de la rade de Toulon et de la baie du Lazaret. Ces alertes concernent à la fois la sécurité sanitaire des consommateurs et celle des baigneurs, mais aussi l’impact sur les écosystèmes marins.

Contrairement à ce qu’affirme de façon récurrent un politicien local détracteur de nos associations, ces démarches n’ont jamais visé à nuire aux activités conchylicoles. Elles visent bien au contraire à garantir leur pérennité, en assurant une qualité des eaux compatible avec les exigences sanitaires et environnementales.

Aussi les associations préconisent notamment :

  1. La rénovation accélérée des secteurs vétustes des réseaux d’assainissement, afin de réduire les sources de pollution.
  2. Le renforcement et l’adaptation du réseau de surveillance des productions aquacoles aux spécificités hydrodynamiques de la rade.
  3. Une réévaluation régulière du classement sanitaire préfectoral des zones conchylicoles, condition indispensable à une gestion responsable du risque.

Ces préoccupations ont été exprimées à plusieurs reprises en réunions de la CRCM (20220627, 20230512, ifremer 20240117, 20240117) et par des courriers adressés au préfet du Var (22-58, 23-02, 23-31, 24-10)

Une gestion du risque perfectible dans le Var

Les associations ont notamment souligné les différences de gestion des épisodes pluvieux intenses entre départements, en comparant le Var et l’Hérault. En décembre 2022, à la suite d’un signalement d’épidémie de gastro-entérites, la préfète de l’Hérault avait rapidement pris des arrêtés d’interdiction de commercialisation des coquillages de l’étang de Thau.

Dans le Var, malgré des situations comparables, la gestion apparaît moins réactive. Les associations ont demandé à plusieurs reprises la communication des résultats d’analyses de norovirus sur les productions de Tamaris, sans jamais obtenir de réponse.

Les limites actuelles de la surveillance microbiologique

L’ANSES recommande aux consommateurs de s’approvisionner exclusivement dans des zones de production autorisées et contrôlées. Ces zones font l’objet d’une surveillance microbiologique fondée principalement sur la mesure d’Escherichia coli, bactérie indicatrice de contamination fécale.

Ce choix méthodologique permet une réaction rapide, car les résultats de mesure sont obtenus très rapidement. En revanche la quantification des norovirus dans les coquillages est plus longue et plus complexe. Toutefois, les prélèvements de surveillance et donc les mesures d’Escherichia coli ne sont pas systématiquement réalisés lors des épisodes pluvieux. Pourtant ce sont, précisément les périodes les plus à risque sanitaire pour les consommateurs de coquillages.

Cette lacune crée un « angle mort sanitaire » que les associations estiment nécessaire de corriger sans délai.

Par ailleurs, depuis plusieurs années, les valeurs les plus élevées de contamination sont écartées des rapports de synthèse d’Ifremer, ce qui introduit des biais d’interprétation de la qualité microbiologique réelle des eaux (Réunion CRCM du 12 mai 2023 et du 17 janvier 2024, courrier au préfet du 18 février 2024 N°APE 2024-10 et rapport FNE/APE/Les gardiens de la rade d’analyse des données historiques des contaminations bactériologiques des moules du Lazaret).

Un contexte environnemental aggravant

L’évolution climatique en cours et prévisible avec l’augmentation des pollutions entraînent déjà des effets mesurables dans la rade de Toulon : hausse de la température estivale, accumulation de plastiques et développement de germes pathogènes naturellement présents en milieu marin. C’est par exemple le cas de Vibrio parahaemolyticus, bactérie entéropathogène pouvant également contaminer les produits de la mer produisant des gastro-entérites sévères (Réunion de la CRCM du 1 décembre 2022 et courrier au préfet APE 2022-58 du 8 décembre 2022).

Conclusion : appliquer la réglementation, sans la contourner

Pour l’APE et FNE et de nombreux scientifiques il n’y aucun mystère à résoudre concernant l’origine de ces pollutions microbiologiques à répétition et « casser le thermomètre ne fait pas tomber la fièvre ».

Nier la source et les causes du problème, le réseau sanitaire vétuste à rénover, ne permet ni de protéger la santé publique, ni de sécuriser durablement les activités conchylicoles.

Aussi, les associations demandent l’application rigoureuse des critères de classement sanitaire des zones conchylicoles, tels que définis par le règlement (CE) n° 854/2004 et les instructions DGAL/SDSSA/2016-448, et en particulier :

  • la révision du plan de surveillance de la zone conchylicole du Lazaret-Tamaris, avec des prélèvements systématiques lors de fortes pluies ;
  • la prise en compte de l’ensemble des résultats analytiques, y compris les valeurs élevées, dans le calcul du classement sanitaire.

La transparence, l’adaptation des méthodes de contrôle et la prévention en amont sont les seules réponses responsables face à un risque sanitaire avéré.

Il en va de la protection des consommateurs, de la crédibilité des filières locales et de la qualité environnementale de la rade de Toulon.

Pour en savoir plus

  • ANSES : L'investigation des toxi-infections alimentaires collectives
  • ANSES : Comment éviter les intoxications alimentaires liées aux norovirus ?
  • ANSES : Fiche AFSSA sur Vibrio parahaemolyticus
  • Le Pèlerin du 11 février 2025 : Un an après la contamination au norovirus, les ostréiculteurs décident de briser un tabou.
  • Le Figaro avec AFP édition du 12 janvier 2024: Huîtres contaminées : «Beaucoup savaient», estime une association qui porte plainte. Huîtres contaminées : «Beaucoup savaient», estime une association qui porte plainte. Le Figaro avec AFP édition du 12 janvier 2024.
  1. 10 janvier 2026 – Alerte sanitaire : contamination bactériologique des productions conchylicoles du Lazaret–Tamaris
  2. 8 janvier 2026 : Réunion Commission d’information du port militaire de Toulon
  3. 5 décembre 2025 : Elle est bien belle notre super lune
  4. 2 décembre 2025 : le cormoran qui en a marre du plastique

Eau potable

Pollutions de la mer

Risque nucléaire

Coronavirus

Pollutions de l'air

Prévention

Page 1 of 45

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10

Depuis 1983, notre association est chaque jour sur le terrain pour gagner de précieuses victoires pour l’environnement, pour la presqu’ile. Notre indépendance est le gage de notre liberté de parole et d'action, en tous lieux et en toutes circonstances. Garantissez notre indépendance et gagnez les victoires de demain avec nous ! Adhérez et Faites un don !

Association pour la Protection de l'Environnement et l'Amélioration du cadre de vie de la Presqu'île de Saint-Mandrier
Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
Site www.ape83430.fr hébergé par la société OVH - 2 rue Kellermann - 59100 Roubaix - France