Ce que nos photos montrent
Les photographies publiées ici ont été prises récemment depuis la presqu'île de Saint-Mandrier. Elles montrent des panaches de fumée noire ou grise s'échappant des cheminées de ferries. Pas besoin de long discours : ces images témoignent d'une réalité que certains responsables politiques, prompts à se féliciter de progrès qui restent à démontrer, semblent avoir décidé de ne plus voir.
Le Pascal Lota et leurs contemporains : une pollution bien réelle
Une réglementation indispensable pour protéger la santé de tous
Depuis de nombreuses années, l’APE milite aux côtés de France Nature Environnement pour que la réglementation interdisant le brûlage des déchets verts soit respectée à Saint-Mandrier-sur-Mer.
Nous menons régulièrement des campagnes d’information afin de sensibiliser les habitants de la commune aux risques sanitaires liés à cette pratique encore trop répandue.
Exemples de panaches provoqués par le brulage de végétaux qui peuvent contaminer fortement leur environnement immédiat (Photographies prises dans le Var en mars 2026).
Dans le bulletin municipal de décembre dernier, puis dans une publication sur son site en ligne en janvier 2026, le maire sortant, M. Vincent, s’est félicité de l’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire de la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM). Selon lui, cette évolution serait le résultat direct de « notre stratégie sur les transports, l’isolation des bâtiments et les moyens de chauffage ».
L’affirmation est catégorique. Elle est aussi très contestable. Sur les sujets d’urbanisme et d’environnement, M. Vincent affectionne les déclarations définitives. Elles s’accompagnent régulièrement d’attaques personnelles, notamment contre le président de l’APE, dont il semble visiblement jalouser l’expertise et les connaissances sur ces questions.
Mais revenons aux faits.
Ce matin, au lever du soleil, la super lune se couchait sur la rade. Dernière pleine lune de l’année, la plus extrême avant 2042, baptisée la « pleine lune froide », elle offrait un spectacle rare, que les lève tôt ont admiré depuis Saint-Mandrier. De quoi donner envie de sortir l’appareil photo pour partager ce moment avec celles et ceux qui dormaient encore… ou qui n’auront pas la patience d’attendre 17 ans, n’en déplaise au grincheux du coin.
Sur les premières photos, la lune, de belle taille, semble se faufiler entre les gréements des voiliers du port de Saint-Mandrier. Elle éclaire le littoral de la rade et les navires qui s’en échappent, comme le dernier bâtiment ravitailleur de force Jacques Stosskopf arrivé à Toulon le 31 juillet dernier.
Quelques heures plus tard, en début de soirée, la lune a fait son tour et se lève à nouveau, cette fois au-dessus de Toulon. Le décor est moins poétique : au premier plan, les panaches des navires de la Corsica Ferries, Mega Express Two et Mega Andrea, battant pavillon italien, continuent de rejeter leurs fumées dans l’atmosphère de la rade, sans branchement électrique à quai depuis le matin (Photographies prises ce matin 5 décembre 2025 entre 7h00 et 8h30 à et entre 17h30 et 18h00).
Les graphiques des stations Atmosud de mesure de la qualité de l’air du Claret et du Terminal Cote d'Azur ainsi qu'un capteur citoyen installé bd de Strasbourg montrent des niveaux de dioxyde d'azote (NO2) qui atteignent un maximum à 63.7 µg/m3 en soirée à 17h45 (TU+1) au niveau de la station à proximité des cheminées des ferries, valeur nettement plus élevée que l'objectif de qualité retenu en France de 40 µg/m³ et de 10 µg/m³ recommandée en 2021 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en moyenne annuelle. (L'axe des abscisses est donné en heure TU, l'heure d'hiver correspond à TU+1).
Tout irait donc bien d’après le bonimenteur local, puisqu’officiellement aucune hausse des polluants ne serait mesurée en moyenne dans l’air que nous respirons. Les panaches visibles à l’œil nu ne seraient donc… pas de la pollution. Une situation qui rappelle étrangement « La Trahison des images » , de René Magritte : ce que l’on voit ne correspond pas toujours à ce qui est écrit…
Ainsi, devant le Mega Express Two, on pourrait presque légender : « Ceci n’est pas un panache de pollution ». Pourtant, le ciel, nos poumons et ceux de nos enfants, eux, ne s’y trompent pas. (Photographie prises ce matin 5 décembre 2025 à 8h24).
L’APE se bat pour que nos élus regardent la réalité en face et agissent concrètement pour la qualité de l'air de notre Rade, même lorsque les capteurs sont muets !
Rejoignez l'APE pour agir ou faites un don pour soutenir nos actions,
Alors que la COP30 bat son plein à Belém (Brésil) du 10 au 21 novembre, les espoirs d'avancées climatiques s'amenuisent. Les émissions mondiales de CO2 atteignent près de 60 milliards de tonnes en 2025, en hausse de 2,3 % sur un an, malgré les engagements de l'Accord de Paris. Le Brésil, hôte de la conférence, annonce une baisse de 16,7 % de ses propres émissions, mais les contradictions persistent : exploitation pétrolière offshore et projets agro-industriels contribuent toujours au réchauffement climatique. António Guterres, secrétaire général de l'ONU, alerte sur une trajectoire de +2,5 °C d'ici 2100 si les NDC (contributions nationales) ne sont pas renforcées. L'Afrique, émettant moins de 4 % des GES mondiaux, exige une "justice climatique" et des compensations.
Et chez nous ? Novembre 2025 confirme le réchauffement climatique : records de douceur en France avec +6 à 10 °C au-dessus des normales (24 °C à Biarritz, 19,3 °C en Sarthe !). Seulement 10 % du territoire a connu une gelée en ce début de mois (contre 40 % habituellement), et le réchauffement mondial frôle les +0,8 °C. L'Arctique montre des écarts +15 °C au-dessus des normales, impactant la banquise.
Le Mega Andrea de la Corsica Ferries battant pavillon italien quitte la petite rade de Toulon tout panache de polluants dehors ce 12 novembre 2025 à 20h00.
Mais regardez ces photographies prises ce soir : un navire Corsica Ferries sort de la rade de Toulon en crachant un épais nuage de fumée ! Preuve criante que les promesses locales restent lettre morte. Malgré l'investissement de 20 M€ (69 % public) dans le branchement électrique à quai (Cenaq, enfin opérationnel depuis février 2025), seuls 39 branchements sur 836 escales (moins de 5 %) ont eu lieu au 26 octobre. "Ça fait cher l'escale", grince Philippe Leroy, élu métropolitain (Var-Matin du 3 octobre 2025).
La mairie de Toulon et la métropole TPM avec son 5ème vice-président chargé parait-il de la protection de l’environnement, développement durable, transition écologique et énergétique visaient 300 branchements, et une réduction de 80 % des émissions de gaz et particules fines. Résultat ? Les moteurs au fuel tournent encore, polluant l'air des riverains du Mourillon, du Faron et de Saint-Mandrier. La mairesse Josée Massi aurait écrit à Pierre Mattei (PDG Corsica Ferries) pour exiger le branchement systématique et la fin des "panaches noirs". Le maire de Saint-Mandrier quant à lui très courageusement et comme à son habitude pour déporter le débat des idées sur les personnes s’en prend aux « écolo-bobos de l’APE », …
Ces fumées locales symbolisent l'inaction globale et locale : alors que la COP parle finance et coopération, nos poumons étouffent sous les rejets de polluants des navires. L'APE alerte : il est urgent d'imposer le branchement électrique à quai (avec des sanctions si besoin) et de monitorer les émissions portuaires pour pousser à la modernisation de la flotte de ferries avec des navires plus propres. Protégeons notre rade, notre presqu’ile et notre santé !
Agissez avec nous : Partagez ces photos, exigez avec nous un "zéro fumée" effectif dans la rade de Toulon, et rejoignez nos actions pour un littoral propre. Contact :
#COP30 #ClimatUrgent #PollutionToulon #APE83430
Comme à de nombreuses occasions, hier matin, ce matin nous avons eu le privilège d’assister à un véritable spectacle « écologique » dans la rade de Toulon. Le ferry Pascal Lota de la Corsica Ferries, dans toute sa splendeur, a gratifié les riverains d’un panache de particules noires digne d’un tableau expressionniste… mais beaucoup moins artistique. Ce nuage de pollution, s’étendant sur une distance impressionnante derrière le navire, a laissé une empreinte aussi visible que gênante dans notre belle Méditerranée.
Ironie de la situation : pendant que les armateurs, la main sur le cœur, jurent sur tous les ponts qu’ils « font de leur mieux » pour préserver l’environnement, leurs navires semblent avoir une tout autre idée de la propreté marine. Corsica Ferries, nous offre ici une démonstration éclatante de ce que « préserver la mer » signifie dans leur dictionnaire : rejeter des particules polluantes à faire pâlir les cheminées d’usine d’antan ! Cette crédibilité qui s’envole au rythme des fumées noires est presque poétique, si elle n’était pas si désastreuse pour nos eaux et notre air.
Ces rejets, probablement issus d’un carburant lourd et/ou d’une combustion mal optimisée, ne sont pas un incident isolé. Ils rappellent cruellement que les promesses environnementales des compagnies maritimes doivent être scrutées avec la même méfiance qu’un horizon voilé par leurs panaches.
À l’APE, nous exigeons des explications claires de Corsica Ferries sur ces émissions et des mesures concrètes pour les réduire : filtres à particules, carburants moins polluants, ou encore contrôles rigoureux des moteurs. La Méditerranée n’est pas une décharge, et nous méritons mieux qu’un décor de carte postale souillé par des pratiques indignes de 2025.
Rejoignez-nous pour soutenir nos actions et exiger un avenir où les ferries naviguent vraiment propre.
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