Dans le cadre des exercices nationaux de sécurité nucléaire, différents scénarios sont simulés afin de tester la réactivité des autorités et l’efficacité des dispositifs de protection des populations.
Parmi eux, un scénario particulièrement sensible concerne un accident sur le réacteur d’un sous-marin nucléaire à quai dans le port militaire de Toulon, accompagné d’un rejet de gaz radioactifs dans l’atmosphère. Un cas d’école qui permet de mieux comprendre les risques… et de connaître les bons réflexes à adopter.
Un accident simulé : défaillance du réacteur et rejet de gaz
Dans ce scénario, une défaillance technique majeure affecte le réacteur du sous-marin : perte de refroidissement, échauffement du combustible, puis dégradation partielle du cœur.
Cette situation conduit à la concentration de gaz radioactifs à l’intérieur du circuit, notamment des iodes radioactifs et des gaz rares (xénon, krypton). Une brèche dans le système de confinement entraîne alors leur rejet dans l’atmosphère.
Un panache radioactif dirigé vers la presqu’île
Sous l’effet des conditions météorologiques, en particulier par temps de Mistral, le panache radioactif est poussé vers les zones habitées de la presqu’ile de Saint-Mandrier.

Simulation d’un rejet théorique de 1 gBq par vent de Mistral. Cartographie de la dispersion atmosphérique et des dépôts de césium-137 (Bq/m2) cumulé sur 24 heures. Source IRSN.
Dans ce scénario de vent, la presqu’île de Saint-Mandrier est alors directement sur la trajectoire du panache radioactif.
La dispersion est rapide, mais les habitant.es des premières zones survolées par le panache radioactif peuvent être exposé.es à différentes irradiations plus ou moins importantes par temps sec ou de pluie avec des dépôts au sol.
Quels sont les risques réels ?
Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas de ceux d’une explosion nucléaire, mais essentiellement d’un risque de contamination interne par inhalation.

Les voies d’exposition par irradiation externe, contamination externe et contamination interne (Source ASNR).
En effet, les principaux dangers concernent :
- une irradiation externe temporaire lors du passage du panache radioactif,
- une irradiation externe due aux radionucléides déposés sur la peau,
- une irradiation interne par inhalation des iodes radioactifs qui se concentrent dans la thyroïde,
- une irradiation interne par les aérosols radioactifs, susceptibles également de pénétrer dans les voies respiratoires.
Ces risques dépendent fortement de la durée d’exposition et des comportements de protection adoptés.
Les mesures de protection : des gestes simples mais essentiels
Face à un tel scénario, des mesures immédiates sont prévues dans le cadre du Plan Particulier d’Intervention (PPI) nucléaire :
- Alerte de la population
Déclenchement des sirènes et diffusion de messages d’information par radio et les portables. - Confinement immédiat
- Rejoindre et rester à l’intérieur d’un bâtiment
- Fermer portes, fenêtres et volets
- Couper ventilation et climatisation
- Rester confinés jusqu’à nouvel ordre
- Information en continu
Suivre les consignes officielles (radio, portables, applications). - Prise de comprimé d’iode stable (iodure de potassium)
Uniquement sur instruction, pour protéger la thyroïde. - Limiter les déplacements
Éviter toute exposition inutile, ne pas aller chercher les enfants à l’école.
Le confinement est la mesure la plus efficace dans les premières heures.
Saint-Mandrier : un territoire en première ligne
En raison de sa proximité avec le port militaire et de sa situation géographique, la presqu’île de Saint-Mandrier est particulièrement exposée dans ce type de scénario.

Elle fait partie intégrante du périmètre du PPI, ce qui implique :
- des dispositifs d’alerte spécifiques,
- une distribution préventive de comprimés d’iode,
- et l’organisation régulière d’exercices.
Mais l’efficacité de ces dispositifs repose aussi sur un élément clé : la connaissance des consignes par la population.
Se préparer sans céder à l’inquiétude
Ce type d’accident reste peu probable, mais il n’est pas impossible. C’est précisément pour cette raison que des exercices sont organisés.
Le but d’un exercice n’est pas d’alarmer inutilement la population, mais de vérifier que chacun sait quoi faire, où aller, et comment réagir. Sur un territoire aussi sensible que celui de Saint-Mandrier, situé à proximité d’installations militaires et nucléaires, la culture du risque est essentielle.
L’APE rappelle qu’en matière de risque nucléaire, la transparence, l’information du public et la préparation des habitants ne sont pas des options : ce sont des conditions indispensables de sécurité. Mieux vaut connaître les bons réflexes avant qu’un incident ne survienne, plutôt que de les découvrir dans l’urgence.
Car lors du passage d’un panache radioactif, la rapidité de réaction et le respect des consignes peuvent réduire très fortement les risques.
Objet de nos demandes répétées en 2019, 2020, 2021, les habitantes et habitants de la commune de Saint-Mandrier bénéficient aujourd’hui des mesures de protection adéquates qui s’appliquent à la commune maintenant intégrée au PPI alors qu’elle ne l’était pas sur le précédent PPI datant de 2012. Les différentes composantes du PPI nucléaire du port militaire de Toulon annoncée en 2022 sont donc maintenant en place comme le montre ce premier exercice national.
Lors de cette réunion d’information, de nombreux participants ont posé des questions sur l’éventuelle prise de comprimés d’iodure de potassium en cas d’accident nucléaire entraînant des rejets radioactifs dans l’atmosphère. Voici quelques éléments pour mieux comprendre l’utilité de ces comprimés… et leurs limites.
Comprimés d’iodure de potassium :
Les 1er et 2 avril 2026, un exercice national de sécurité nucléaire se déroulera autour du port militaire de Toulon. Ce type d’exercice, organisé à l’échelle de l’État, vise à tester les dispositifs nationaux de gestion de crise en cas d’accident nucléaire, mais aussi à évaluer l’efficacité de l’information et de l’alerte des populations concernées.
Dans ce cadre, un volet de sécurité civile concernera directement quatre communes du territoire : Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier-sur-Mer. L’un des objectifs principaux sera notamment de vérifier l’audibilité des moyens d’alerte à la population, en particulier les sirènes.
Une réunion publique pour comprendre les enjeux
Sécurité nucléaire, transparence, environnement et protection des populations civiles : des enjeux majeurs au cœur des échanges
France Nature Environnement (FNE) Var représentée par l’APE, a participé en tant que membre de la Commission d’information du port militaire de Toulon à la réunion du 8 janvier 2026. À cette occasion, plusieurs sujets essentiels relatifs à la sûreté nucléaire, à l’environnement, à l’information du public et à la protection des populations civiles ont été abordés avec les autorités militaires et civiles compétentes.
Transparence des travaux du comité
Lors de l’approbation du compte-rendu de la réunion du 13 janvier 2025, l’APE a signalé l’absence de pièces jointes, dont une annexe explicitement mentionnée dans le document. Les autorités se sont engagées à transmettre l’ensemble des documents manquants.
Activités du port militaire et perspectives
Les autorités ont présenté un panorama des activités menées en 2024 et 2025 ainsi que celles prévues à l’horizon 2026. Trois nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque de classe Suffren ont rejoint la base de Toulon, complétant la flotte existante de bâtiments de la classe Rubis (Perle et Améthyste). Un nouveau bassin, réceptionné en 2025, a été conçu en intégrant le risque sismique.
La période d’entretien intermédiaire du porte-avions Charles de Gaulle s’est déroulée sur huit mois pour se terminer en janvier 2024. Les travaux d’adaptation des infrastructures destinées au futur porte-avions de nouvelle génération devraient débuter en 2027 pour une mise en service prévue à l’horizon 2035.
Bilan 2024 de la sûreté nucléaire et de l’environnement
Les bilans 2024 de la sûreté nucléaire et de l’impact des activités nucléaires sur la santé et l’environnement ont été présentés par l’Autorité militaire du port.
Les effluents radioactifs liquides sont intégralement transférés hors site vers des installations spécialisées, sans rejet dans les eaux de la petite rade. Les rejets radioactifs gazeux, notamment ceux liés au porte-avions et à l’Atelier Pierre Léger, sont restés très inférieurs aux limites réglementaires en 2024. Le tritium représente la part la plus importante de ces rejets, avec 7,4 % seulement de l’autorisation annuelle. Les déchets nucléaires, essentiellement de très faible activité et en volumes limités, sont entreposés dans des installations dédiées. Les données mises à jour en 2023 sont accessibles sur le site de l’Andra.
Résultats de mesure en continue du débit de dose gamma ambiant (nanosievert/heure) d’une station installée à proximité de la base navale (200m) et d’une station plus élognée (1 km) de la base (Source réseau Teleray-ASNR).
Les résultats de mesure en continue de la dose gamma ambiante des différentes stations Marine installées sur la base navale n’ont pas montré d’anomalie des niveaux habituels, ni celles du système Téléray de l’ASNR.
Les mesures des radionucléides sur des échantillons des différents compartiments de l’environnement (air, mer, sols, chaîne alimentaire) ne montrent aucune augmentation de la radioactivité imputable aux activités nucléaires du site. L’exposition annuelle maximale estimée pour la population riveraine à partir des données de rejets radioactifs est infime (inférieure à 1 nanosievert/an), très largement en deçà de la radioactivité naturelle en France (de l’ordre en moyenne nationale de 3 millisievert/an) et du seuil réglementaire (1 millisievert).
Plusieurs exercices de sécurité nucléaire ont par ailleurs été conduits en 2024.
Exercice national PPI 2026 – ORSEC
L’autorité préfectorale a présenté l’exercice national PPI nucléaire prévu du 1er au 2 avril 2026. Il simulera un accident sur un sous-marin de classe Suffren impliquant des mesures de mise à l’abri des populations. Cet exercice sera accompagné d’actions pédagogiques à destination des élèves des établissements scolaires, centrées sur la culture du risque et de la résilience.
Application du Plan particulier d’intervention nucléaire
FNE/APE a salué la mise à disposition des comprimés d’iode en janvier 2025 dans les communes concernées à la suite de la mise en application du nouveau PPI nucléaire du port (voir notre dossier 2025). Il a été précisé par l’Autorité préfectorale que trois millions de comprimés ont été commandés, que tous les établissements publics (toutes les écoles) ont été dotés, et qu’environ 19 % de la population des quatre communes concernées a retiré ses comprimés en pharmacie.
FNE/APE a en revanche réitéré sa demande d’installation d’une station de mesure du débit de dose au sud de la base navale, dans l’axe du mistral et à proximité de la presqu’île de Saint-Mandrier. Cette demande sera transmise aux autorités compétentes (ASNR, DSND). L’association a également regretté l’absence de publication en temps réel des données de débit de dose gamma ambiant de l’ensemble des stations de la base navale et l’absence de nouveaux résultats de mesure du tritium dans l’eau de mer, radionucléide important pour son rôle d’indicateur précoce d’éventuelle contamination.
Accident sur le chantier de la zone Milhaud
L’accident survenu le 18 août 2024 lors des travaux de refonte d’un appontement, ayant blessé quatre salariés, a été évoqué. Les autorités ont indiqué que l’état de santé des blessés est désormais rétabli. Les enquêtes judiciaire et technique sont toujours en cours.
Les travaux ne reprendront pas dans cette zone avant leurs conclusions et des adaptations des procédures sous-marines sont d’ores et déjà prévues. Aucun impact sur les activités nucléaires du port militaire n’a été constaté.
Épaves dans la petite rade de Toulon
FNE/APE a rappelé les risques persistants liés aux épaves encore présentes dans la rade, notamment à proximité du site du Lazaret (voir notre dossier 2025), en particulier pour la navigation, y compris des bâtiments à propulsion nucléaire, l’environnement marin et notamment au regard des risques de pollution chimique à proximité des zones de conchyliculture et de pisciculture.
Les autorités ont indiqué que les opérations avaient été financées par des crédits du Fonds vert qui ne pouvaient concerner que des opérations en littoral civil, mais qu’une intervention pourrait être envisagée ultérieurement à l’occasion d’autres opérations de travaux.
Contexte sécuritaire et protection des populations civiles
Enfin, FNE/APE a interrogé les autorités sur les survols de drones non identifiés signalés depuis l’automne 2025 au-dessus de sites militaires sensibles (Brest) et sur la préparation des populations civiles dans un contexte international marqué par la perspective de conflits de haute intensité.
Les autorités ont indiqué que ces sujets relevaient du domaine classifié et ne pouvaient être ni confirmés ni infirmés. Par contre, elles ont affirmé leur confiance dans les dispositifs de défense existants et dans la résilience locale, reposant notamment sur une forte présence militaire et les exercices interarmées.
France Nature Environnement Var et l’APE rappellent l’importance d’une information transparente, accessible et régulière à destination des citoyens, en particulier dans un territoire qui concentre des installations militaires et nucléaires majeures, et continueront à porter ces exigences au sein des instances de concertation.
Pour en savoir plus :
Point d’actualité : les comprimés d’iode sont disponibles dans les trois pharmacies de la presqu’ile.

Nous vous l’annoncions récemment, et après différents retards, la campagne de mise à disposition de comprimés d’iode stable aux personnes habitant les 4 communes inscrites dans le périmètre du plan particulier d’intervention (PPI) du port militaire de Toulon à savoir Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier-sur-Mer a commencé ce jour.
C’est le ministère des Armées , exploitant des installations nucléaires du port de Toulon, qui organise la campagne de mise à disposition préventive de comprimés d’iode stable dans le périmètre du Plan particulier d’intervention (PPI)11 du port militaire de Toulon.
L’ingestion de comprimés d’iode stable, généralement sous la forme d’iodure de potassium, est l’une des trois mesures du PPI avec la mise à l’abri et l’évacuation des populations.
En effet, en cas d’accident nucléaire, le rejet dans l’atmosphère d’isotopes radioactifs de l’iode peut avoir des conséquences sanitaires sur les personnes qui les inhalent avec l’air qu’elles respirent ou les ingèrent avec de la nourriture contaminée. Les isotopes radioactifs incorporés se fixent ensuite dans la glande thyroïde qu’ils irradient, augmentant le risque de développer un cancer de la thyroïde, en particulier chez les enfants comme cela a été observé en Ukraine à la suite de l’accident de Tchernobyl.
Même lorsque toutes les règles de sûreté sont bien établies et respectées, les accidents ou les actes de malveillance sur des installations nucléaires sont par définition imprévisibles, c’est pourquoi il est essentiel d’être prêt à faire face aux éventuels risques radiologiques pour en minimiser les conséquences sur la santé des populations. Par vent de 30 m/s, les masses d’air contaminées par les rejets radioactifs lors d’un accident sur une installations nucléaires parcouru en moins de 2 minutes la distance de 4 km qui sépare les quais du port militaire du littoral nord de Saint-Mandrier. (Exemple de calcul de dispersion du panache en situation réelle par vent du 135° soufflant en direction du sud-est à 30m/s tel que mesuré le 13 décembre à 12h00).
L’ingestion de comprimés d’iode stable une heure avant que les personnes soient exposées et au plus tard dans les 6 à 12 heures qui suivent la contamination permet de saturer la thyroïde en iode qui, ainsi, ne peut plus assimiler les isotopes radioactifs d’iode. Evidemment l’ingestion d’iode stable ne protège pas contre les effets des autres éléments radioactifs qui pourraient être libérés dans l’environnement (césium 134, césium 137, etc.).
C’est le préfet qui décide d’informer les personnes susceptibles d’être contaminées par les rejets d’isotopes radioactifs d’iode de la prise des comprimés d’iode stable qui ont été prédisposés dans les pharmacies des communes couvertes par le PPI.
La prise de comprimés d’iode stable permet de protéger efficacement la thyroïde en cas d’accident d’une installation nucléaire entraînant un rejet d’iode radioactif. Après instruction du préfet, ces comprimés sont à ingérer très rapidement en cas d’accident nucléaire avec rejet de radionucléides dans l’atmosphère.
Le risque d’effets indésirables lors de la prise d’iode stable est très faible ou comparable à beaucoup d'autres médicaments. Les effets suivants peuvent être constatés : goût métallique en bouche, nausées, vomissements, diarrhées, gastralgies, troubles du rythme cardiaque, hyperthyroïdie. Plus rarement : hypothyroïdie, éruptions cutanées. Parlez en à votre médecin généraliste.
Objet de nos demandes répétées en 2019, 2020, 2021, les habitantes et habitants de la commune de Saint-Mandrier bénéficient des mesures de protection adéquates qui s’appliquent à la commune maintenant intégrée au PPI alors qu’elle ne l’était pas sur le précédent PPI datant de 2012. Les différentes composantes du PPI nucléaire du port militaire de Toulon annoncée en 2022 sont donc maintenant en place.
Reste que nous avons demandé que le dispositif de surveillance atmosphérique de la radioactivité soit renforcé par l’installation de nouvelles stations de mesure de la radioactivité au niveau de la presqu’ile afin de permettre le suivi en temps réel d’une éventuelle contamination de l’air de Saint-Mandrier.
Pour rappel, le PPI, établi sous l’autorité du préfet, définit l’organisation des secours en cas d’accident dans une INB (installation nucléaire de base), lorsque les conséquences du sinistre sont susceptibles d’affecter les populations et l’environnement. Ce plan est un volet des dispositions du plan ORSEC départemental. Le document décrit les moyens techniques et humains de protection et de secours, leur organisation ainsi que l’information en direction du public en cas d’alerte d’accident nucléaire dans un rayon autour du site de l’INB.
Pour en savoir plus
L’évolution des différentes composantes du PPI nucléaire du port militaire de Toulon annoncée en 2022 progresse. Point d’actualité : enfin du concret.
L’arrêté préfectoral portant approbation des nouveaux périmètres communaux du plan particulier d’intervention « Port militaire de TOULON » a été signé le 8 novembre 2024 (voir 83-2024-11-08-00004).
Comme nous le demandions dans nos discussions avec la préfecture, l’arrêté présente les périmètres de 2km et 5km autour du port militaire qui identifient les communes qui seraient concernées par des mesures de protection radiologique en cas d’accident nucléaire. Objet de nos demandes répétées en 2019, 2020, 2021, la commune de Saint-Mandrier est maintenant intégrée au PPI alors qu’elle ne l’était pas sur le précédent PPI datant de 2012.
Le rayon pour la pré-distribution des comprimés d’iode stable est porté de 2 à 5 km, voire légèrement au-delà puisque c’est l’ensemble des superficies des communes qui sont concernées dès lors qu’une de leur partie est dans le rayon des 5km. Les communes de Toulon, Ollioules, La Seyne sur mer et de Saint-Mandrier sont maintenant intégrées dans leur totalité dans le périmètre 5km du PPI. La zone de mise à l’abri définie par un rayon de 2 km est modifiée en mesure de mise à l’abri reflexe planifiée sur une zone unique, à 360° autour du point de référence du site, sans attendre dans un premier temps la prise en compte des conditions météorologiques. Cette dernière mesure simplifie ainsi les 3 zones du PPI 2012.
La révision du PPI est donc dans sa phase finale. La version révisée sera mise en consultation du public ce mercredi 20 novembre pendant un mois. Le document sera consultable dans les mairies des quatre communes. A la fin de la période de consultation achevée, il sera soumis à l'approbation de monsieur le Préfet.
Concernant la distribution des comprimés d’iodure de potassium qui sont à ingérer rapidement en cas d’accident nucléaire avec rejet de radionucléides dans l’atmosphère, elle sera précédée d'une campagne nationale de communication puisque plusieurs sites militaires disposant d’installations nucléaires sont concernés. L’approvisionnement des pharmacies en comprimés serait prévu pour notre région courant 2025.
Même lorsque toutes les règles de sûreté sont bien établies et respectées, les accidents ou les actes de malveillance sur des installations nucléaires sont par définition imprévisibles, c’est pourquoi il est essentiel d’être prêt à faire face aux éventuels risques radiologiques pour en minimiser les conséquences sur la santé des populations.
Chi va piano, va sano e va lontano et en espérant qu’il n’y ait pas d’accident d’ici 2025…
En début de matinée, dans le cadre de l’exercice nucléaire en cours, les sirènes des communes de Toulon, La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Saint-Mandrier sur Mer ont été activées et un message d’alerte FR-ALERT a été transmis par la préfecture du Var aux propriétaires d’un téléphone portable présents sur ces communes.
L’exercice est maintenant terminé, aussi afin de vérifier l'efficacité opérationnelle des moyens d’information sur notre commune, audibilité des sirènes SAIT et bonne réception ou pas du message FR-ALERT sur nos communes, il est très important que vous participiez à cet exercice en prenant le temps de répondre aux questionnaires mis en place pour l’occasion par le Centre d’information pour la prévention des risques majeurs (Cypres)

Vos réponses permettront de confirmer l’adéquation de ces éléments du système d’information communal et de participer à son amélioration éventuelle.

En scannant les QR code ci-dessus avec votre smartphone vous pourrez directement répondre aux deux questionnaires en ligne établis pour cet exercice par le Cypres ou en cliquant sur les liens suivant Ici pour l'audibilité des sirènes et ici pour FR-Alert.
- 17 novembre 2023 : Exercice - Exercice - Exercice nucléaire, 22 et 23 novembre 2023 à Saint-Mandrier
- 19 juin 2023 : Commission d’information du port militaire de Toulon, Retard dans la mise en place du PPI nucléaire 2022
- 15 mars 2023 : Cartographie de la radioactivité gamma de la presqu’ile, mais où en est le PPI nouveau ?
- Communiqué de presse du 5 mars 2022
- Communiqué de presse du 4 mars 2022
- 29 décembre 2021 : Révision du PPI du port militaire de Toulon pour intégrer la presqu’île de Saint-Mandrier
- 13 juillet 2020 : incendie majeur dans un porte-avions léger américain
- 30 juin 2020 : Révision du PPI du port militaire de Toulon pour intégrer la presqu’île de Saint-Mandrier
- 28 Juin 2020 : Augmentation de la radioactivité dans le nord de l’Europe et … à la station de Toulon








