Le Costa Fascinosa, construit en 2012, battant le pavillon italien de la Compagnie Costa est arrivé tout panache de polluant dehors. L’adjectif Fascinosa en italien signifie en français Fascinant, qui exercerait donc une attraction irrésistible…
Lors de sa première venue en novembre dernier, nous avions dénoncé la pollution de ses rejets qui n’avaient rien d’attractifs ! Qu’est-ce qui peut le rendre attractif alors ?
Le clapier à passagers d’un des 13 ponts passagers du Costa Fascinosa (Source : cruisemapper). Une organisation des cabines digne d’une barre d’immeubles des années 60 permet d’y entasser un total 3 617 passagers dans 1 507 cabines avec 1 100 membres d’équipage.
Mme Christine Rosso présidente des ports de commerce de la rade de TouIon a donc encore raté sa cible aujourd’hui, elle qui déclarait récemment à Var-Matin « je maintiens qu'il faut qu'on soit dans une démarche de développement raisonné… Des navires qui sont de taille tout à fait acceptable — moins de 2 000 passagers à bord. C'est notre cible ».
L’arrivée au petit matin en grande rade du Costa Fascinosa à la suite du Mega Andrea en fausses couleurs à effectivement quelque chose de fascinant, effrayant sûrement pour ceux qui craignent les conséquences de ces pollutions quotidiennes sur leur santé… (Photographies prises entre 6h30 et 17h30)
Les navires de la compagnie Corsica ferries battant pavillon italien n’ont pas été de reste question rejets de polluants dans notre atmosphère : Florilège journalier (Photographies du Mega Andrea, du Mega Express three et Pascal Lotta prises en grande rade et devant les plages du Mourillon entre 6h30 et 19h00)
L’épisode de chaleur précoce avec des températures élevées a été marqué aujourd’hui par une absence de vent, propice à une mer calme, et une stabilité thermique de l’atmosphère. En absence de vague, les pollutions marines de surface sont alors bien visibles et en absence de vent, les polluants atmosphériques des rejets des navires de la Corsica Ferries ne se dispersent que très lentement
A la surface des eaux de la plage de la Coudoulière, en provenance du large, de larges trainées de polluants dérivaient en début d’après-midi avant de s’échouer sur le bord. D’où viennent-elles ? D’un pollueur évidemment, mais lequel ? De quels polluants s’agit-il ? Ce qui est certain, c’est que leur impact sur l’environnement marin et ses habitants, voire les baigneurs, ne peut pas être positif…(Photographies prises le 2 mai 2025 vers 14h00).
Le Mega Smeralda battant pavillon italien en sortie de grande rade s’éloigne en direction de Bastia avec un panache toujours bien crasseux (Photographies prises le 2 mai 2025 vers 19h40).
L’impact de ces différentes pollutions sur le vivant, y compris sur la santé des individus de notre espèce, est difficile a apprécier car les effets délétères de ces cocktails de polluants sont difficilement étudiables compte tenu de la multiplicité infinie des mélanges possibles. En revanche, il est à craindre que les impacts sanitaires et environnementaux des polluants s’additionnent comme le pensent les scientifiques travaillant sur les interactions toxicologiques ou écotoxicologiques des pollutions multiples.
Les beaux jours arrivent et les nuages disparaissent de notre ciel bleu mais pas les rejets des navires de la Corsica Ferries qui continuent à polluer notre atmosphère en particules et autres polluants, qu’ils soient au port ou en mer.
Le Pascal Lota et le Mega Smeralda en sortie de grande rade et à quai au port de Toulon ont rejeté un panache visiblement bien crasseux (Photographies prises le 30 avril 2025 vers 8h00 et 16h30 puis à quai au port de Toulon vers 19h30).
Le festival des croisiéristes dans la rade continue. On nous l’avait promis et ils tiennent promesse.
Et toutes fumées dehors, le Mega Express de la compagnie Corsica ferries est allé rejoindre le Mega Smeralda arrivé plus tôt ce matin à Toulon, les deux navires battant pavillon italien. Le Mega Andrea s'en est allé à Brégaillon pour laisser la place au navire MS Europa. Le MS Europa a été livré à Hapag-Lloyd Cruises le 9 septembre 1999, il y a donc 25 ans… Aujourd’hui, battant pavillon Maltais, il peut transporter jusqu’à 685 personnes. Apparemment l’Europa en pleine nuit puis au petit matin faisant des ronds dans l’eau a hésité à venir accoster au quai de Toulon dont il est reparti en fin d’après-midi pour Bastia (Photographies prises entre 9h30 et 18h00).
Un article sur Figaronautisme.com du 19 avril 2025 nous apprenait que « selon Luigi Stefanelli, vice-président des ventes Monde de la compagnie (Costa Croisières), Toulon était une "étape significative" … dans une volonté assumée de proposer quelque chose de nouveau aux clients fidèles, les fameux repeaters, (passagers effectuant plusieurs croisières sur le même navire/compagnie) qui constituent l’essentiel de la clientèle Costa. ».
Puis rajoute, et ne riez pas, sous le sous titre « Une bouffée d’oxygène pour l’économie locale » (gag, voir les photos de ce jour et des jours précédents !), l’article précisait que « Toulon espère générer 750 emplois directs et jusqu’à 1 500 indirects, comme l’a souligné Magali Turbatte, vice-présidente de Provence Tourisme ». Nous n’hésiterons pas à vérifier… D’autant plus que visiblement ce n’est pas acquis. En effet, l’article conclut que « tout est mis en œuvre pour que Toulon devienne une escale incontournable. Alors, ça marche ? Luigi Stefanelli, prudent mais confiant, conclut avec le sourire : "Ça, je vous le dirai demain." »
Le Costa Pacifica battant pavillon italien de la compagnie Costa Croisières transporte 4 880 personnes dont 3 780 passagers, dont des fameux repeaters… a quitté le quai de la Seyne pour rejoindre Après avoir quitté la rade, son panache rabattu vers la surface de la mer à proximité des plaisanciers en voilier, aspirant surement à l’air pur du large, a participé à l’acidification des eaux de surface, impactant le plancton sur sa route pour Valencia (Photographies prises entre 15h10 et 16h00)..
L’article du Figaronautisme précise également que « Avec 3 700 passagers à bord à chaque départ, le potentiel touristique est énorme ». Christine Rosso présidente des ports de commerce de la rade de TouIon a donc encore raté sa cible aujourd’hui, elle qui déclarait récemment à Var-Matin « je maintiens qu'il faut qu'on soit dans une démarche de développement raisonné. Aujourd'hui, plus de 60 % du trafic croisière, c'est du premium et du luxe. Des navires qui sont de taille tout à fait acceptable — moins de 2 000 passagers à bord. C'est notre cible ». En revanche, concernant la cible pour la pollution de l’air, il est urgent d’attendre comme dirait le maire de Saint-Mandrier en charge de la protection de l’environnement et tutti quanti…
Le Mega Andrea de la compagnie Corsica Ferries battant pavillon italien a finalement quitté le port de Toulon en fin d’après-midi, toute fumée dehors, lui aussi en route pour Bastia (Photographies prises entre 18h10 et 19h00).
Les navires de la Corsica Ferries contrairement à ce qu’on nous raconte dans les journaux locaux apparaissent toujours très généreux question rejets dans notre atmosphère de particules et autres polluants bien mis en évidence par les panaches des navires, qu’ils soient au port ou en mer.
Le Mega Victoria battant pavillon italien de la Corsica Ferries aujourd’hui à quai à Toulon et quittant la rade en fin de journée a rejeté un panache bien crasseux (Photographies prises le 16 avril 2025 entre 16h30 à quai au port de Toulon puis devant Saint-Mandrier vers 17h00).
Le Costa Pacifica avec un panache bien soufré identifiable par sa couleur caractéristique suivait de près le départ du Mega Victoria. Battant lui aussi pavillon italien appartenant à société Costa Croisières qui fait partie de la société des Etats Unis Carnival corporation & PLC il a embarqué ses premiers passagers de la saison à La Seyne. Construit en 2009 pour transporter 4 880 personnes dont 3 780 passagers, il ne répond pas lui non plus au critère de « navires qui sont de taille tout à fait acceptable — moins de 2 000 passagers à bord » tel qu’annoncé par Christine Rosso présidente des ports de commerce de la rade de TouIon… dans une démarche de développement raisonné ». Encore une personne qui n’hésite pas à insulter l’intelligence des riverains de la rade (Photographies prises le 16 avril 2025 vers 16h30 devant Saint-Mandrier).
En fin d’après-midi dans la brume un sous-marin de la classe Suffren est rentré au port (Photographies prises le 16 avril 2025 vers 16h00 devant Saint-Mandrier).
Les navires de croisière ont commencé leurs valses entre les ports méditerranéens italiens, espagnols et français laissant à chaque passage et traversées dans leurs sillages les polluants associés aux gaz de combustion rejetés par leurs moteurs démesurés….
De démesure en démesure : Le 12 avril 2025 le Marella Explorer 2 lancé en 1995 battant pavillon maltais susceptible de transporter 2 693 passagers et membres d’équipage a quitté vers 18h00 les quais à destination de Barcelone, Valence et Palma. Il a été suivi le 13 avril par le Spirit of adventure battant pavillon britannique lancé en 2021 susceptible de transporter 1 540 passagers et membres d’équipage qui a quitté lui aussi la rade vers 18h00 pour Barcelone, Valence et Palma. Il a été suivi le 14 avril par le Majestic Princess lancé en 2017 susceptible de transporter 4 906 passagers et membres d’équipage à destination d’Alicante puis Gibraltar…
Dans un article de Var-Matin de l’édition du 8 avril 2025, Christine Rosso présidente des ports de commerce de la rade de TouIon gérés par la CCI du Var déclarait « je maintiens qu'il faut qu'on soit dans une démarche de développement raisonné. Aujourd'hui, plus de 60 % du trafic croisière, c'est du premium et du luxe. Des navires qui sont de taille tout à fait acceptable — moins de 2 000 passagers à bord. C'est notre cible ». En revanche, en termes de cible pour la pollution de l’air, on restera sur notre interrogation… Interrogation à laquelle les politiciens locaux ne répondent pas plus.
Pourtant, à Nice qui nous envoie les navires les plus polluants, Christian Estrosi s’emporte contre ces « monstres des mers » qui accostent chaque année à Villefranche-sur-Mer et assure que « ces croisières qui polluent n’ont pas leur place chez nous » en se référant à une étude d’impact qui montre que le secteur maritime est le principal émetteur d’oxydes d’azote dans la commune de Nice. Il dénonce ce « tourisme de masse » qui « détruit tout », et se prononce en faveur de l’interdiction pure et simple des grands bateaux de croisière de plus de 900 passagers !
Cette situation nous rappelle la citation de Blaise Pascal « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».
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