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Bulletin spécial patrimoine

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15 juin 2026 : Projet MOANA, une journée de restitution pour la protection de nos petits fonds côtiers

Aujourd’hui s'est déroulée une journée de restitution particulièrement marquante pour l'avenir de notre littoral. C’est à bord d’un catamaran mis à disposition par la société AMC Cape Grace, au cœur de la rade de Marseille, que se sont réunis experts, représentants associatifs et élus afin de dresser le bilan du projet MOANA et de présenter les résultats des études menées au cours des deux dernières années. Porté par France Nature Environnement (FNE) grâce à la mobilisation citoyenne de la soirée télévisée « Les Super-Powers de l’Océan », ce programme a financé quatre études majeures menées au cours des deux dernières années sur les "petits fonds côtiers".

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 À bord d'un catamaran dans la rade de Marseille, la journée de restitution du projet MOANA a réuni associations et experts autour d'un objectif commun : mieux connaître les premiers mètres de mer pour mieux les protéger (Crédit photo : Bandol Littoral).

Ces petits fonds, situés entre 0 et 30 mètres de profondeur, représentent la frange la plus riche mais aussi la plus vulnérable de notre biodiversité marine, subissant de plein fouet la pression humaine.

Quatre projets pour comprendre et agir

Le projet MOANA s'est articulé autour de quatre initiatives concrètes et protocolées sur le terrain, visant à mesurer scientifiquement les impacts humains pour mieux orienter les politiques de gestion :

  • Projet 1 : Protéger un récif frangeant relictuel (étudié par l’APE) : Caractérisation et préservation d’une structure naturel de Posidonie à Saint-Mandrier-sur-Mer, menacée par l'urbanisation, le piétinement, les mouillages et les recharges de sable de carrière de la plage.
  • Projet 2 : Mesurer l'état des populations de poissons (Parc Marin de la Côte Bleue) : Ce projet évalue l'efficacité des zones de cantonnement de pêche face à la surpêche et aux canicules marines en suivant des « espèces cibles » à l'aide de « l'indice poisson ». Les résultats démontrent un véritable "effet réserve" qui s'essaime désormais sur d'autres sites du littoral.
  • Projet 3 : L'impact du piétinement (Université de Nice-Côte d’Azur) : Menée sur l’île Saint-Honorat, cette étude pilote quantifie l'impact destructeur du piétinement des baigneurs, accentué par l'usage des chaussures de plage, sur les macroalgues Cystoseires en forte régression. Un protocole par comptages et prises de vue permet d'évaluer précisément cette pression touristique.
  • Projet 4 : Quand l'eau douce devient rare (Réserve de Camargue) : Cette étude analyse la vulnérabilité du mythique Bois des Rièges et de ses vieux genévriers de Phénicie. Les suivis par sondes piézométriques mettent en évidence la dynamique de la lentille d'eau douce dunaire, menacée par la sécheresse et la remontée des nappes salées.
Zoom sur notre action : protéger le récif frangeant de Posidonie de Saint-Mandrier

Au sein de ce collectif, l'APE a pris une part active et passionnée en menant l’étude dédiée à la caractérisation du récif frangeant de Posidonia oceanica au niveau de la plage de la Vieille à Saint-Mandrier-sur-Mer, dans la petite rade de Toulon.

Les récifs frangeants de posidonie sont de véritables monuments patrimoniaux naturels, emblématiques de la Méditerranée. Ils se forment sur des siècles lorsque les herbiers s'élèvent jusqu'à affleurer la surface de l'eau, jouant le rôle d'allié le plus sûr des plages naturelles. Ce "récif" remplit des fonctions écologiques cruciales : il brise l’énergie des vagues, protège nos plages de l'érosion, et sert de nurserie à la faune marine. Or, en petite rade de Toulon, les herbiers sont en régression dramatique et ont complètement disparu.

z06 Figure Panoramique 180 degré 02404170

z07 Posidonie Récif frangeant Feuilles depassant surface 02308061 z08 Sar à tete noire Diplodus vulgaris IMG 1814

Le récif frangeant de posidonie étudié par l'APE à Saint-Mandrier illustre l'extraordinaire richesse écologique des petits fonds côtiers méditerranéens mais aussi les impacts auxquels sont soumis ces écosystèmes marins.

La découverte de ce récif non cartographié à Saint-Mandrier a été une heureuse surprise. Durant deux ans, l’APE a mené un travail complet :

  • Caractérisation et suivi de l'herbier (densité, vitalité, et suivi de la biodiversité piscicole associée) pour établir un état de référence.
  • Actions d'éducation et de sensibilisation sur site, notamment en période estivale.
  • Défense du site, en proposant l’arrêt des recharges en sable, installation d’un balisage pour délimiter une « zone de protection » réglementaire pour éviter son piétinement.

Contrairement à l'image classique de vastes herbiers immergés, ce site se caractérise par une mosaïque d'habitats très peu profonds, où alternent herbiers fragmentés de Posidonia oceanica, mattes mortes, petits fonds sableux et zones rocheuses colonisées par des algues photophiles.

Les études menées au cours des deux dernières années ont permis de mettre en évidence la richesse écologique de ce secteur, qui joue un rôle majeur de nurserie pour de nombreuses espèces de poissons, tout en offrant des habitats variés à une faune et une flore remarquables.

Connaître pour mieux protéger

Ces quatre projets illustrent une même conviction : la protection du littoral méditerranéen repose avant tout sur une meilleure connaissance scientifique des milieux naturels.

Pour l'APE, la participation au projet MOANA constitue une reconnaissance de l'importance écologique du récif frangeant de Saint-Mandrier et renforce notre détermination à défendre les herbiers de posidonie et les petits fonds côtiers face aux pressions croissantes qui s'exercent sur eux.

Parce que les premiers mètres de mer sont souvent les premiers touchés par les activités humaines, ils doivent aussi être les premiers à bénéficier de notre attention et de notre protection.

Lors de cette journée, le président de l'APE, Dominique Calmet, rappelle l'urgence d'agir contre le fléau des recharges annuels de sable blanc sur les plages artificielles : « Ils détruisent l’habitat naturel d'origine (galets, rochers). De plus, ce sable ne reste pas à cause des vagues, il est dispersé lors des tempêtes et sédimente dans les herbiers de posidonie qui longent notre côte, les étouffant progressivement. »

Gestion des plages : des échanges constructifs avec la mairie de Marseille

Cette journée a également été l'occasion pour les représentants de l'APE d'échanger avec Hervé Menchon, adjoint au Maire de Marseille délégué à l'environnement et à la biodiversité. Les discussions ont notamment porté sur les choix opérés par la Ville de Marseille en matière de gestion des plages sans recours aux rechargements artificiels en sable, privilégiant une approche fondée sur le fonctionnement naturel du littoral et la préservation des banquettes de posidonie.

Ces échanges riches et constructifs illustrent l'importance du dialogue entre collectivités, scientifiques et associations environnementales pour développer des solutions conciliant accueil du public, lutte contre l'érosion et protection des écosystèmes marins. Pour l'APE, ils confirment qu'une gestion plus respectueuse des dynamiques naturelles du littoral méditerranéen est non seulement possible, mais constitue une voie d'avenir.

Le mot de l'APE : Sauver ce patrimoine naturel inestimable pour lui-même et le transmettre intact aux générations futures : c'est là tout le sens du combat et de l'engagement quotidien de l'APE.

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9 juin 2026 : Pétition pour le nettoyage de la plage de Sainte-Asile. Ce que dit la pétition, Ce que disent les faits

Une "pétition pour le nettoyage et réensablement de la plage saint asile" circule actuellement dans les quartiers du Pin Rolland et du Marégau . Elle vient également d'être mise en ligne. Avant de la signer, nous invitons chacun à examiner les faits.

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18 mai 2026 : Disparition de Monica Montefalcone, la Posidonie perd une grande voix

Le monde scientifique est en deuil.
La biologiste marine italienne Monica Montefalcone est décédée au large des Maldives lors d’une plongée survenue ce 14 mai. Chercheuse reconnue internationalement, professeure à l’Université de Gênes et plongeuse expérimentée, elle consacrait depuis des décennies sa vie à l’étude et à la protection des écosystèmes marins méditerranéens, en particulier des herbiers de Posidonia oceanica.

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15 février 2026 : Les banquettes de posidonie, rempart biologique contre les vagues

Alors que l’érosion côtière progresse partout dans le monde et menace une part considérable des plages telles que nous les connaissons, certains rivages bénéficient encore d’une protection aussi discrète qu’efficace. C’est le cas de la plage de Sainte-Asile à Saint-Mandrier, où la nature offre un bouclier écologique, gratuit et remarquablement performant.

z01 Phanérogames Posidonia oceanica   Medit Malte Comino IMG 0902 z02 Phanérogames Posidonia oceanica   Medit Malte Comino 091014  9453

Cette protection porte un nom : Posidonia oceanica. Endémique de la Méditerranée, cette plante sous-marine, et non une algue, forme de vastes herbiers jouant un rôle essentiel dans l’équilibre du littoral. Véritables ingénieures des écosystèmes marins, les posidonies produisent de l’oxygène, abritent une biodiversité exceptionnelle, stabilisent les fonds et atténuent l’énergie des vagues.

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Chaque année dès l’automne les banquettes de Posidonie forme une barrière biologique qui protège la plage de Sainte-Asile de l’érosion.

Sur le rivage, leur action se prolonge grâce aux fameuses banquettes de posidonie. Issues de l’échouage naturel des feuilles mortes, ces accumulations végétales constituent une défense côtière de premier ordre. Elles amortissent la houle, limitent l’érosion, favorisent l’engraissement des plages et participent à la stabilisation des sédiments. Elles contribuent également à la dynamique écologique du haut de plage en soutenant la végétalisation et de nombreux organismes vivants.

z05 Banquette restaurant 20203730 z06 Banquette restaurant 20203732

Les banquettes de Posidonie de la plage de Sainte-Asile sont le dernier rempart contre les assauts des vagues qui atteignent le mur du restaurant Spectacle garanti ! 

Les images et vidéos captées hier par l’APE à Sainte-Asile illustrent parfaitement ce phénomène : lors des épisodes de forte houle, les vagues perdent leur énergie au contact des banquettes. Ce rempart naturel protège concrètement le trait de côte et les aménagements en arrière-plage comme le restaurant. Le spectacle est saisissant, mais surtout riche d’enseignements.

À défaut d’être reconnues comme un atout majeur pour la résilience du littoral, les banquettes de posidonie sont parfois perçues comme une gêne esthétique ou une « saleté » à nettoyer, éliminer. Certaines collectivités, dont la notre, continuent ainsi de privilégier des pratiques de retrait mécanique coûteuses, écologiquement discutables et, surtout, contre-productives face aux enjeux d’érosion.

Intervention sur le  domaine public maritime Pelleteuse en action au milieu des promeneurs  PB290270 filigrane Intervention sur le  domaine public maritime Pelleteuse en action au milieu des promeneurs  PB290275 filigrane

La situation locale n’échappe pas à ce débat. À Sainte-Asile, seule plage de la commune à en accueillir régulièrement, l’APE alerte depuis des années : les banquettes ne sont pas un déchet, mais un atout majeur pour la résilience du littoral. Les enlever systématiquement affaiblit la défense naturelle de la plage.

L’APE alerte inlassablement sur la nécessité d’adopter des modes de gestion plus durables et conformes aux connaissances scientifiques. Les banquettes ne sont pas un déchet : elles sont un élément fonctionnel de la plage. Les retirer systématiquement revient à affaiblir la capacité naturelle du littoral à se défendre.

Des alternatives existent pourtant : gestion saisonnière, maintien en place, déplacement raisonné, information du public. Ces approches permettent de concilier usages touristiques, préservation des écosystèmes et protection du trait de côte.

Protéger les banquettes, c’est protéger nos plages

Les banquettes de Posidonie sont un patrimoine naturel, un service écosystémique gratuit, et un rempart essentiel contre l’érosion.

À Sainte-Asile comme ailleurs, la mer nous rappelle une réalité simple : la meilleure défense contre l’érosion est souvent déjà là, façonnée patiemment par la nature. Encore faut-il choisir de la comprendre… et de la respecter.

Enlever les banquettes, c’est affaiblir la plage. Les préserver, c’est préparer l’avenir.

L’APE continuera à informer, documenter et défendre ces protections naturelles qui font la richesse du littoral de notre presqu’ile.

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7 juillet 2025 : INFOX – Plage de Sainte-Asile, instrumentalisation politique en cours

L’autorisation préfectorale qui exemptait la Métropole Toulon Provence Méditerranée (MTPM) d’étude d’impact pour les « recharges en sable » de la plage de Sainte-Asile a été annulée par jugement du tribunal administratif de Marseille le 15 mai 2025 . Le grain de sable dans l’approche idéologique de l’environnement de M. Vincent où la réalité n’a aucune importance. Depuis, M. Vincent enrage et comme à son habitude, tente de réécrire l’histoire à son avantage, lors des séances du Conseil municipal, par des avis à la population et par communiqué de presse, et se défausse de toute responsabilité : « ce n’est pas moi, c’est MTPM, c’est le préfet, c’est l’APE… »

Rappel des faits, facilement vérifiables

La plage de Sainte-Asile, à l’état naturel avant sa transformation, était constituée de galets encore visibles aux endroits dépourvus de sable et à la base des banquettes de posidonies. À la fin des années soixante, la décision de s’engager dans une politique de développement touristique a conduit la commune à bouleverser son littoral. Des installations portuaires ont été créées et/ou étendues, et quatre zones côtières ont été ensablées à partir de 1970 (La Vieille, Touring, Canon et Sainte-Asile).

Côté rade, c’est la totalité du littoral qui a été artificialisé. Côté mer ouverte, en dehors des zones de falaises, c’est la quasi-totalité du littoral civil facilement accessible qui l’a été. Aujourd’hui, seules les plages de la Coudoulière et de Cavalas échappent à une recharge annuelle en sable. Concernant la plage de Sainte-Asile, la commune a créé en 1982 un épi de rochers, remblayant chaque année la plage érodée par les tempêtes.

L’APE, une position constante depuis plus de 40 ans

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21 juin 2025 : Rechargement en sable : une fausse bonne idée à prix fort… pour quelques semaines

Face à l’érosion côtière, notamment sur les plages sableuses, certaines communes littorales, comme celle de La Seyne-sur-Mer, recourent à une méthode apparemment simple : utiliser en été le sable stocké en arrière-plage, après avoir été excavé à l’aide d’engins mécaniques dans les parties basses de la plage (retroussement) en automne.

Souvent présentée comme une solution écologique, car elle réemploie un sable marin local, cette pratique, répétée chaque année, entraîne en réalité des effets géomorphologiques et écologiques préoccupants.

Une altération de la dynamique naturelle

Les excavations de sable dans l’étage médiolittoral, zone soumise à l’action des vagues, perturbent la dynamique sédimentaire naturelle. Ce déséquilibre contribue paradoxalement à l’érosion de la plage sur le long terme, tout en appauvrissant la biodiversité.

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Plage ses Sablettes : l’enlèvement du sable de l’étage médiolittoral de la plage, suivi de son retroussement en arrière-plage, où sont créées des dunes et un cordon artificiel du côté du port de Saint-Elme. Le sable est extrait par pelleteuses dans cette zone riche en biodiversité, où vivent annélides, crustacés, mollusques, coléoptères et où se nourrissent de nombreux oiseaux. Ces interventions détruisent directement cette faune, pourtant essentielle au bon fonctionnement du milieu.

Une marche sur la plage ! Un déséquilibre persistant

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Plage ses Sablettes : La zone excavée reste visible sous la forme d’une « marche » qui persiste tout l’hiver. Ironiquement, ce ne sont pas les dunes artificielles qui protègent la plage des tempêtes, mais bien les banquettes de Posidonies qui protègent les dunées, naturellement échouées sur la partie basse de la plage.

Le stockage du sable sous forme de cordons ou de dunes artificielles en arrière-plage perturbe profondément le fonctionnement naturel du littoral. Le sable y devient rapidement sec et compacté, rendant le milieu impopre à la faune et à la flore typique des dunes. Ces cordons bloquent aussi les échanges naturels entre la mer et la terre, altérant les dynamiques écologiques locales.

Sable transporté, plage artificialisée

z03a Zonage Posidonie Digue z03b Recharge 02401482

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Plage ses Sablettes, secteur Mar-Vivo : Le sable est ensuite transporté par camions-bennes pour recharger les zones érodées de Mar-Vivo. Réparti et tassé mécaniquement par les engins de chantier, il forme une surface bien plane mais artificiellement compactée. Au contact de l’eau, ce sable sec forme des flocs flottant à la surface de la mer, qui dérivent vers le large. Aucune barrière anti-turbidité n’a semble-t-il été installée, ce qui augmente les risques d’ensablement et de turbidité pour l’herbier de Posidonies, situé à seulement 60 mètres de ce secteur de la plage.

Des impacts durables, pour un résultat éphémère

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Plage ses Sablettes : Le lendemain matin, un dépôt crémeux apparaît sur la plage. Un reprofilage est ensuite effectué pour lisser le sable, suivi d’un passage d’engin de nettoyage pour retirer les déchets redevenus visibles. Ces dernières interventions modifient la structure du sable (compacité, capacité de drainage) et détruisent une nouvelle fois la faune qui s’était réinstallée et qui vient d’être ensevelie sous les recharges de sable.

Le rechargement et reprofilage altèrent profondément les habitats naturels. À force d’uniformiser les plages, ces pratiques affaiblissent leur résilience face aux aléas climatiques. Elles donnent aussi une illusion de stabilité, masquant le recul réel du trait de côte.

Une fuite en avant coûteuse

Ces opérations, onéreuses et à l’efficacité temporaires, doivent être recommencées chaque année. Le sable réinjecté est rapidement emporté par les tempêtes, entraînant un cercle peu vertueux mobilisant des ressources humaines, matérielles et financières, détruisant la biodiversité locale… sans régler le problème de fond.

z05a posidonie DSC02911 z05b Coquillage IMG 8247 z05c Coquillage PC300063

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Après reprofilage, des débris de vie marine et déchets plastiques réapparaissent dans le sable. Malgré cela, certains continuent à qualifier ces opérations de "ré-ensablement écologique". Devinez qui ? Eh oui…

Changer de cap : restaurer plutôt que recharger

Il est plus que temps de repenser notre rapport aux plages. Plutôt que de chercher à les « domestiquer » par des opérations mécanisées répétées, adoptons des approches plus douces :

  • respect des milieux naturels,
  • relocalisation des infrastructures exposées à l'érosion,
  • et acceptation de l’évolution naturelle du trait de côte.

C’est dans cette voie que se trouve la résilience véritable.

11 juin 2025 : Atelier FNE sur la « Biodiversité littorale à l’épreuve des usages côtiers »

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Dans le cadre de la troisième conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3-) France Nature Environnement FNE-PACA a organisé un atelier embarqué afin de débattre sur les principaux défis pour une « Méditerranée vivante ». Différents thèmes ont été abordés sur les évolutions en cours et les perspectives, en particulier question biodiversité. Ce que nous sommes prêts à consentir pour préserver cette biodiversité, pour éviter de dégrader les milieux, l’importance des aires marines protégées en Méditerranée française, etc. Les différents membres d’associations de protection de l’environnement ont échangé avec les représentants de l’Office français de la biodiversité, l’Agence de l’eau, du Conservatoire du littoral, de la direction de la mer, du plan bleu, etc.

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[SÉRIE LES SUPER-POUVOIRS DE L'OCÉAN] 3/3 | Saint-Mandrier et les herbiers

Les discussions ont porté entre autres sur l’urbanisation excessive du littoral de nos côtes avec l’exemple prégnant de celui des Alpes-Maritimes (les bâtiments de Marina Baie des Anges, véritables murs de béton qui se poursuit par le littoral complètement urbanisé de Nice), l’importance des herbiers de Posidonies mais aussi des banquettes à protéger sur les plages, etc. Le professeur Boudouresque a éclairé les participants de ses connaissances sur le sujet. Nous en étions évidemment.

De nombreuses publications scientifiques traitent de l’importance de la Posidonie. Pour rappel, en Méditerranée, l'écosystème dune-plage se caractérise par la présence d'épais dépôts de feuilles mortes de l'herbier endémique de Posidonia, appelés banquettes (écosystème dune-plage-banquette – DBB). Cet écosystème joue un rôle important dans le couplage entre la mer et la terre. Les banquettes fournissent d'importants services écosystémiques : protection des plages contre l'érosion, contribution à la formation de la dune et source d'azote pour la végétation côtière. Les banquettes abritent une faune invertébrée riche et diversifiée, consommée par d'autres invertébrés prédateurs et des oiseaux marins. Lorsque les feuilles mortes de Posidonies retournent à la mer, ce qui est le sort de la plupart des banquettes, elles constituent une source importante de carbone et de nutriments pour les écosystèmes côtiers et la pêche. La gestion des plages, avec le retrait des banquettes et du bois flotté pour répondre aux besoins supposés des usagers et des touristes, est une catastrophe écologique, en plus d'être un fardeau économique pour les municipalités côtières. Des méthodes de gestion des plages respectant les interactions entre les domaines marin et terrestre, qui préservent les plages de l’érosion et permettent le retour des banquettes à la mer, et qui prennent en compte les perceptions réelles des usagers de la plage, sont réalisables dans le cadre du concept de « plage écologique.

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Destruction des banquettes de Posidonie et ensablement de l’herbier de Posidonie de la plage de Sainte-Asile.

Comme vous savez, le maire de Saint-Mandrier Gilles Vincent nous accuse de protéger les herbiers de Posidonie et leur banquette, eh bien oui nous en sommes fiers et nous continuerons à défendre cet écosystème unique contre leurs destructions systématiques opérées chaque année par la commune, et ce jusque devant les tribunaux.

C’est grâce à vous que nous protégeons la Posidonie de la presqu’ile

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Pour en savoir plus :

  • Publication de synthèse du 16 mai 2025 : The Mediterranean Dune–Beach–Banquette Ecosystem, Its Pivotal Role in Land–Sea Coupling and the Functioning of Coastal Systems, and Some Related Management Issues
  • La Provence : Les petits fonds côtiers sont les sentinelles de l’environnement
  • A Saint-Mandrier, prière d'évaluer avant de réensabler !
  1. 22 mai 2025 : Le tribunal a tranché pour une étude d’impact avant de réensabler la plage de Sainte-Asile
  2. 24 novembre 2024 : Condamnation pour préjudice écologique d'atteinte à l'herbier de posidonie
  3. 11 septembre 2024 : Posidonie mon amour, Alexandre Briano nous a quitté
  4. 25 août 2024: l'impact de l'artificialisation des plages sur les posidonies
  5. 15 août 2024 : Posidonia, je t’aime moi non plus, pas propre ma banquette ?
  6. 13 août 2024 : Posidonia, je t’aime moi non plus, clapage de fin aux Sablettes!
  7. 3 juillet 2024 : Bulldozerisation des plages mandréennes et des banquettes de Posidonies
  8. 16 juillet 2021: Posidonies à Saint-Tropez
  9. 9 juillet 2021: Fête de la mer - protection des posidonies

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Association pour la Protection de l'Environnement et l'Amélioration du cadre de vie de la Presqu'île de Saint-Mandrier
Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
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