Visiblement, le traitement des banquettes de posidonies n'est pas le même suivant que l'on habite Saint Mandrier ou Saint Tropez, en témoignent les photos ci-dessous prises par une adhérente.
Le maire de notre commune devrait prendre exemple sur les maires des communes du golfe de Saint Tropez qui s'engagent eux dans une réelle protection de l'environnement.
Plutôt que d'envoyer le bulldozer sur la plage de Sainte-Asile, il serait plus avisé de (re)mettre en place ce genre de panneaux éducatifs en plus de celui sur l'espace naturel sensible ...
Ce vendredi 9 juillet à 17 heures à l'espace des jeunes des Sablettes (partie Est du parc Braudel):
Conférence de Dominique Calmet sur l'intérêt de la protection des posidonies
L'impact des ancrages sur les herbiers de Posidonie, visonnez la vidéo réalisée par Andromède Océanologie pour l’Office de l’Environnement de la Corse (Mission GECT-PMIBB), dans le cadre du Programme de Coopération Italie France Maritime 2014-2020
Comme chaque année, dans sa vision anachronique de la gestion environnementale de nos espaces naturels, la municipalité a engagé les travaux de buldorization des plages et la destruction des banquettes de Posidonies, espèce endémique de Méditerranée.
L’APE avait demandé à M. Le Maire l’arrêt de cette pratique depuis des années, sans succès (https://www.ape83430.fr/posidonies/621-preservons-les-banquettes-de-feuilles-de-posidonies-des-plages-de-la-presqu-ile-de-saint-mandrier).
Pourtant de nombreuses voix et nombre d’avis scientifiques que l’Association relie depuis des années dénoncent cette pratique. En effet, les banquettes de feuilles mortes de Posidonies font partie du cycle naturel de cette plante, elles fournissent à l’homme de nombreux services écosystémiques en abritant nombre d’espèces d’animaux et en protégeant le littoral des coups de largade, etc.
Aussi, la DREAL recommande d’ailleurs que « Les banquettes ne doivent pas être déplacées, y compris en période estivale, afin de préserver le fonctionnement naturel de la plage… Dans la majorité des cas, il convient de laisser les banquettes de posidonie sur place. »
A nos yeux, il n’y a aucune raison qui justifie cette destruction des banquettes de Posidonies de nos plages et leur réensablement. Déjà, en 2009, une enquête auprès des utilisateurs de la plage de Sainte-Asile avait conclu qu’il n’y avait pas de demande pour ce type d’opérations destructrices.
Récemment, en 2020, une rapport scientifique publié par le Parc National de Port-Cros conclut que « En fait, l’enlèvement des banquettes représente un désastre non seulement économique mais aussi écologique. Il est significatif de constater que, dans un secteur très fréquenté par les touristes internationaux, à Zarzis (Sud de la Tunisie), le non-enlèvement des banquettes de feuilles mortes, dans le cadre d’une initiative locale, est compatible avec une fréquentation élevée par des touristes bien informés des enjeux. Ceci constitue une leçon pour les maires des côtes méditerranéennes, qui se laissent manipuler par des tour-operateurs et par des informations inexactes. »
Depuis des années, la commune persiste dans une approche qui relève d’un autre temps, considérant les banquettes de Posidonia oceanica comme des déchets et comme une nuisance pour le tourisme balnéaire.
Sachez que l’aménagement et la protection de notre environnement relève aussi des attributions des départements et régions, aussi en cette période électorale, nous vous invitons à aller voter dès le 20 juin 2021 !
Pour en savoir plus :
Le 19 juin 2019, à la suite de la publication de l’arrêté préfectoral n°123/2019 fixant le cadre général du mouillage des navires, nous titrions Posidonies, un pas supplémentaire dans la bonne direction ! . Cet arrêté préfectoral interdit le mouillage des bateaux de grande plaisance de 24 mètres et plus dans les aires marines protégées du fait de la présence d’herbiers de Posidonies.
Cet arrêté était la première action concrète découlant de la Conférence maritime régionale sur la protection des herbiers de posidonies organisée le 26 avril 2019 à laquelle l’APE avec France Nature Environnement avaient participé.
Tout s’est passé comme prévu : le passé éclairant l'avenir, pour ceux qui veulent voir ! Nous avions rappelé, entre autres, le rôle de protection des banquettes de posidonies contre l’érosion des plages et l’importance de leur maintien sur place (voir cette note d’information). C’est une réalité analysée depuis des années par les scientifiques experts du sujet et que chacun d’entre nous avons constaté sur nos plages ré-ensablées, année après année.
Aussi, comme nous l’avions prévu, sans surprise cette année encore, le sable rajouté en juin a été soit dispersé en mer, ennoyant les prairies de posidonies et cymodocées, soit repoussé sur le haut de la plage dès les premières tempêtes. La pente de la plage étant modifiée, les vagues au plus fort des coups de mer ont atteint les murets de la route et du restaurant de Sainte-Asile exposés aux premières loges, faisant aussi barrage à l’écoulement d’une partie des eaux de pluie non canalisées vers la mer (voir notre précédent instantané).
Aujourd’hui, la commune envoie à nouveau un engin de chantier pour repartir le sable sur cette zone afin de protéger le bâti, il y avait effectivement urgence en prévision des prochains coups de vent annoncés pour la fin de cette semaine.
Suite à la Conférence maritime régionale sur la protection des herbiers de posidonies organisée le 26 avril 2019 à laquelle l’APE avec France Nature Environnement avaient participé, le vice-amiral d'escadre Charles-Henri de La Faverie du Ché, préfet maritime de la Méditerranée a signé l’arrêté préfectoral n°123/2019 fixant le cadre général du mouillage et de l’arrêt des navires dans les eaux intérieures et territoriales françaises de méditerranée. Cet arrêté préfectoral interdit le mouillage des bateaux de grande plaisance dans les aires marines protégées (cliquez ici pour le télécharger).
L’application de cet arrêté sera adaptée en fonction des départements et devrait être mis en place d’ici la rentrée de septembre. Il a fait l’objet d’une concertation avec les différents partenaires: des ONG, des collectivités territoriales et des missions scientifiques, parties prenantes de la protection des posidonies.
L’arrêté, « considérant les études scientifiques communiquées au préfet maritime montrant l’aggravation de la dégradation des herbiers de posidonie liée au mouillage des navires de grande taille (au-delà de 24 mètres) » et « considérant la nécessité d’encadrer le mouillage et l’arrêt des navires, battant pavillon français ou étranger, dans les eaux intérieures et les eaux territoriales françaises de Méditerranée, aux fins d’assurer… la protection de l’environnement » dispose dans son article 6 que :
- Le mouillage des navires ne doit ni porter atteinte à la conservation, ni conduire à la destruction, à l’altération ou à la dégradation d’habitats d’espèces végétales marines protégées.
- Il est ainsi interdit de mouiller dans une zone correspondant à un habitat d’espèces végétales marines protégées lorsque cette action est susceptible de lui porter atteinte.

Herbier de posidonies à la Coudoulière

Serranus scriba (Serran écriture) se cachant entre les feuilles de Posidonies
Le 11 mars 2019, l’APE avait demandé à la Municipalité de ne pas réensabler les plages de la commune en lui communiquant la fiche justifiant cette demande. En effet, cette pratique de ré-ensablement est désastreuse du point de vue écologique, en particulier pour les espèces protégées, comme l’herbier de posidonie et les espèces qu’il abrite, coûteuse pour les deniers municipaux (plus de 20 000€) et complètement anachronique : qui peut encore croire de nos jours que l’on va arrêter la montée du niveau de la mer avec du sable ?
La Municipalité nous a succinctement répondu que la méthode de ré-ensablement retenue était conforme à la réglementation ! La préfecture, responsable du domaine public maritime de la plage de Sainte Asile, également contactée à la même date, ne nous a jamais répondu quant à l’autorisation qu’elle aurait donnée à la Municipalité sur la base d’une étude d’impact, conformément à ce qui est prévu dans la concession de plage. Et bien ce 13 juin dernier, sans aucun affichage d’un arrêté municipal autorisant une opération de réensablement, sans balisage de protection interdisant la zone de Sainte Asile, au milieu des personnes se promenant ou étendues sur la plage, les engins de chantier ont buldorizé les banquettes de posidonie de la plage naturelle de Sainte Asile qui a donc été ré-ensablée.






