Une réglementation indispensable pour protéger la santé de tous
Depuis de nombreuses années, l’APE milite aux côtés de France Nature Environnement pour que la réglementation interdisant le brûlage des déchets verts soit respectée à Saint-Mandrier-sur-Mer.
Nous menons régulièrement des campagnes d’information afin de sensibiliser les habitants de la commune aux risques sanitaires liés à cette pratique encore trop répandue.
Exemples de panaches provoqués par le brulage de végétaux qui peuvent contaminer fortement leur environnement immédiat (Photographies prises dans le Var en mars 2026).
En effet, lors du brûlage de végétaux à l’air libre, de grandes quantités de particules fines (PM2,5) associées à de nombreuses substances toxiques sont émises. Ces polluants sont particulièrement nocifs pour la santé : ils pénètrent profondément dans les voies respiratoires et sont dangereux à la fois pour les personnes qui réalisent ces brûlages et pour celles qui vivent à proximité.
Selon Santé publique France, la pollution de l’air en particulier aux particules fines est responsable d’environ 40 000 décès prématurés chaque année en France.
Des mesures citoyennes de la qualité de l’air
Afin de mieux comprendre l’exposition réelle de la population à ces polluants, l’APE participe à des campagnes de mesure de la qualité de l’air avec des capteurs citoyens. Ces dispositifs viennent compléter les mesures réalisées par les stations fixes de l’organisme régional AtmoSud dont la presqu’ile est dépourvue.
L’objectif est simple : augmenter la densité des points de mesure afin d’obtenir une vision plus précise des concentrations de particules fines sur notre territoire et d’en identifier les sources, quel qu’elles soient, pour les réduire.
Des attaques infondées… puis un revirement
Notre engagement n’a malheureusement pas toujours été bien accueilli. En effet, cette démarche citoyenne nous a pourtant valu des propos pour le moins surprenants de la part du maire, M. Vincent, qui en 2024 nous a accusé sur son site Facebook et dans un courrier de faire du « flicage » et d’ignorance de la loi.
Afin de rétablir les faits, l’APE avait alors saisi l’organisme de surveillance de l’air AtmoSud ainsi que la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, en leur transmettant un courrier détaillé.
Une réglementation désormais très claire
Ironie du sort, un an plus tard, en juin dernier, un arrêté municipal signé par ce même M. Vincent est venu interdire les brûlages sur la commune. Une décision que nous saluons, car elle va dans le sens de la protection de la santé publique.
Mais la règle départementale est aujourd’hui encore plus explicite : depuis le 2 novembre 2025, un arrêté préfectoral interdit le brûlage des déchets verts toute l’année sur l’ensemble du département du Var.
Seules quelques situations très spécifiques peuvent faire l’objet d’une autorisation :
- déchets végétaux issus d’exploitations agricoles (tailles de vignes ou d’arbres fruitiers) et d’exploitation forestière
- travaux liés à la prévention des incendies et des opérations relevant des Obligations Légales de Débroussaillement (OLD)
Dans des cas précis, seul le préfet peut accorder une dérogation, via un formulaire entièrement dématérialisé disponible sur le site de la préfecture.
Une pratique qui persiste encore
Malgré ce cadre réglementaire très clair, nous avons constaté plusieurs brûlages en début d’hiver sur la commune.
Ces pratiques sont pourtant interdites dans la majorité des situations et contribuent directement à dégrader la qualité de l’air que nous respirons tous.
Respecter la loi pour protéger la santé de tous
Le respect de cette réglementation n’est pas une contrainte administrative inutile : c’est un geste essentiel pour préserver la qualité de l’air et protéger la santé publique.
Chacun peut agir simplement en privilégiant des solutions alternatives comme le compostage, le broyage ou la collecte en déchèterie.
Respecter l’interdiction de brûlage des déchets verts, c’est contribuer concrètement à préserver la qualité de l’air et à protéger la santé de toutes les Mandréennes et de tous les Mandréens.