Lors des soirées dansantes estivales Mousse et Tagada, l’organisateur a choisi d'ouvrir les soirées en faisant retentir la sirène d'alerte que les habitants entendent habituellement à midi chaque premier mercredi du mois.
Cette sirène n'est pourtant pas un simple effet sonore. Elle fait partie du dispositif d'alerte des populations et doit permettre, lorsqu'elle retentit en dehors des essais programmés, de signaler une situation nécessitant une réaction de la population.
Le 9 août 1945, à 11 h 02, une bombe atomique explosait au-dessus de Nagasaki. Quatre-vingt-une années plus tard, la commémoration de cette catastrophe ne doit pas seulement nous ramener à l’histoire. Elle doit aussi nous rappeler ce que signifie, pour une population civile, vivre à proximité d’une infrastructure stratégique susceptible de devenir une cible en période de conflit.
L’actualité estivale tourne en boucle et sonne chaque jour l’alarme sur ce qui se passe sur nos terres et dans notre atmosphère : températures records sous abris, sécheresse persistante, départs d’incendies… autant de phénomènes largement anticipés par les scientifiques du GIEC. Une crise tout aussi redoutable se déroule en silence sous la surface : la surchauffe de la mer Méditerranée et la multiplication des canicules marines.
Cet article se concentre sur les canicules marines et leurs conséquences directes sur les productions conchylicoles, en particulier dans la rade de Toulon (Voir notre article du 4 mai 2024).
Après des semaines de ciel bleu et de chaleur estivale, voire caniculaire, la pluie a finalement fait son retour hier sur la presqu'île. Quelques averses, des nuages aux formes spectaculaires, des jeux de lumière sur la mer et, soudain, ce parfum si particulier qui accompagne les premières gouttes tombant sur une terre desséchée.
Nous sommes nombreux à avoir connu ce réflexe presque instinctif : lever la tête vers les nuages, fermer les yeux un instant et respirer profondément.
Ce parfum particulier a un nom : le pétrichor.
Jusqu'à la fin de l'été, le Fort Balaguier à La Seyne-sur-Mer accueille l'exposition « Regarder les gorgones », une invitation à découvrir l'un des trésors les plus méconnus de la Méditerranée : les gorgones, ces étonnants animaux coloniaux qui dressent leurs silhouettes en éventail sur les tombants rocheux et les récifs coralligènes.
« Vieille terre, rongée par les âges, rabotée de pluies et de tempêtes, épuisée de végétation, mais prête, indéfiniment, à produire ce qu'il faut pour que se succèdent les vivants ! »
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Tome 1, L'Appel)
Lorsque le général de Gaulle écrivait ces lignes, il contemplait la permanence de nos paysages, cette formidable capacité de la terre à panser ses propres plaies. Depuis des millénaires, la nature essuie les colères du ciel : les tempêtes érodent nos côtes, les sécheresses fatiguent les sols, les hivers gèlent les bourgeons. Pourtant, chaque printemps, la vie reprend ses droits. Les graines germent à nouveau, les écosystèmes se rééquilibrent et la Terre, résiliente, continue inlassablement de nourrir « les vivants ».
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