Ce matin, alors que beaucoup cherchaient un peu de fraîcheur avant les fortes chaleurs annoncées, le Pascal Lota de Corsica Ferries est entré en rade de Toulon en provenance de Livourne via Bastia, laissant derrière lui un panache de fumée visible de loin… puis dans la rade.
7 h du matin : le Pascal Lota entre en rade. Avec lui, un panache qui ne passe pas inaperçu. Au loin, le navire était déjà identifiable… non par sa silhouette, mais par le panache qui l’a accompagné jusqu’à la rade de Toulon. Respirer l’air du large devrait être un plaisir, pas une inquiétude (Photographie et vidéo prises à partir de 6h45) .
En période de canicule, les recommandations sont bien connues : dormir la fenêtre ouverte ou aérer son logement tôt le matin, ouvrir les fenêtres avant que la chaleur ne s’installe, profiter des premières heures de la journée pour marcher ou faire son jogging. Mais lorsque ces moments coïncident avec le passage de navires dont les cheminées émettent des fumées importantes, la situation interroge.
Vous dormiez la fenêtre ouverte ? Mauvaise pioche.
Vous étiez parti courir au lever du soleil ? Mauvaise idée.
Vous pensiez respirer l’air marin ? Il est parfois accompagné d’un tout autre cocktail.
L’APE le rappelle une nouvelle fois : nous ne sommes pas opposés au transport maritime, indispensable à la desserte de la Corse et à l’économie de notre territoire. En revanche, nous demandons que les navires qui fréquentent quotidiennement notre littoral, nos ports évoluent vers des technologies réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques nocifs pour la santé.
À l’heure où chacun est invité à faire des efforts pour le climat et pour la qualité de l’air, il est légitime d’attendre que les plus gros émetteurs participent eux aussi à cette transition.