Perché tout en haut d’un cyprès, un faucon crécerelle scrute les alentours. Immobile, presque suspendu dans l’air calme du matin, il observe patiemment le moindre mouvement dans l’herbe rase et les buissons. De temps à autre, sa tête pivote brusquement, ses yeux sombres balayant le paysage avec une précision remarquable. Rien ne lui échappe : un lézard qui se glisse entre deux pierres, un insecte qui s’agite, un petit rongeur imprudent.
Sur cette image, deux jolies visiteuses se partagent une boule de graines : la mésange charbonnière, reconnaissable à sa tête noire, ses joues blanches, son dos vert olive et son ventre jaune vif, et la mésange huppée, avec sa crête élégante et son plumage plus discret, marron-gris et beige.
Ces deux espèces, très présentes dans nos jardins, sont de redoutables prédatrices naturelles des chenilles. En les accueillant et les protégeant vous favorisez leur présence sur la presqu’ile et contribuez ainsi à réguler naturellement les populations d’insectes nuisibles.
Un bel exemple de biodiversité utile à observer toute l’année !
Entre deux apparitions fugaces du soleil et sous une couverture nuageuse persistante, quelques touches de jaune lumineux attirent le regard et méritent que l’on s’y attarde.
Dans les jardins de la presqu’île, certaines floraisons hivernales jouent les premiers rôles. C’est le cas du séneçon à feuilles de pétasite (Roldana petasitis, anciennement Senecio petasites), une plante originaire d’Amérique centrale, du Mexique et des Caraïbes. Peu fréquent dans le Var, ce séneçon se distingue par ses généreuses panicules de petites fleurs jaunes qui égayent, en sous-bois, les massifs de novembre à mars.
Derrière son allure exotique et décorative, la plante présente toutefois une capacité d’expansion notable. Vigoureuse, elle pousse rapidement et peut, dans certains contextes, concurrencer la végétation locale en l’ombrageant ou en l’étouffant. Sa silhouette arrondie et buissonnante, portée par des tiges rougeâtres ramifiées, s’accompagne de grandes feuilles persistantes, vertes et duveteuses, aux formes presque circulaires. Une esthétique séduisante, mais qui invite à la vigilance dans les milieux naturels.
Les nombreuses fleurs jaunes attirent volontiers les insectes pollinisateurs, tandis que les fruits – de petits akènes plumeux rappelant ceux du pissenlit – assurent la dissémination des graines au gré du vent. Autre particularité : cette espèce tolère relativement bien la pollution atmosphérique et la salinité, ce qui explique sa présence dans les jardins littoraux.
Une floraison spectaculaire : la grande solandre
Autre vedette des ambiances protégées de la presqu’île : la grande solandre (Solandra maxima), parfois appelée liane trompette. Originaire des régions tropicales d’Amérique, cette plante grimpante impressionne par ses immenses fleurs jaunes en forme de trompette, aussi élégantes que parfumées.
Sous nos latitudes, elle ne peut prospérer qu’à l’abri du gel, dans des jardins favorisés ou en culture protégée. Son feuillage persistant et son développement spectaculaire, ses lianes peuvent atteindre jusqu’à plusieurs mètres, en font une plante ornementale remarquable.
Mais la solandre exige des précautions : toutes ses parties sont toxiques, en raison de la présence d’alcaloïdes tropaniques (atropine, scopolamine…). Une caractéristique qu’elle partage avec d’autres membres de la famille des Solanacées, comme le datura. Connue depuis longtemps pour ses propriétés médicinales, la plante était déjà utilisée dans certaines traditions précolombiennes.
Son nom rend hommage au naturaliste suédois Daniel Carl Solander (1736-1782), élève de Linné et compagnon de James Cook qui l’a décrite lors de son premier voyage autour du monde. Une discrète passerelle entre botanique, histoire et exploration.
Un éclair jaune venu des rivières
Le jaune ne s’invite pas seulement dans les jardins. Il se manifeste aussi, plus furtivement, dans le plumage élégant de la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), observée en cette saison sur la presqu’île.
Ce gracieux passereau, familier des cours d’eau, se reconnaît à sa longue queue sans cesse oscillante et à ses nuances jaunes délicates. Rapide et vive, elle trottine le long des berges à la recherche d’insectes et de petits invertébrés. Dans notre secteur, elle peut être aperçue à proximités des mares temporaires, ici une jeune femelle a été photographiée sur le rideau de sécurité d’une piscine…
Migratrice partielle, l’espèce fréquente volontiers les régions méditerranéennes en hiver.
Protégée sur l’ensemble du territoire français, la Bergeronnette des ruisseaux rappelle combien la biodiversité locale dépend de la qualité et de la préservation des milieux naturels.
Même en plein hiver, la nature trouve toujours le moyen d’offrir ses touches de lumière. Ces éclats de jaune, parfois discrets, parfois spectaculaires, rappellent la richesse et la fragilité du vivant qui nous entoure.
Alors que l’érosion côtière progresse partout dans le monde et menace une part considérable des plages telles que nous les connaissons, certains rivages bénéficient encore d’une protection aussi discrète qu’efficace. C’est le cas de la plage de Sainte-Asile à Saint-Mandrier, où la nature offre un bouclier écologique, gratuit et remarquablement performant.
Cette protection porte un nom : Posidonia oceanica. Endémique de la Méditerranée, cette plante sous-marine, et non une algue, forme de vastes herbiers jouant un rôle essentiel dans l’équilibre du littoral. Véritables ingénieures des écosystèmes marins, les posidonies produisent de l’oxygène, abritent une biodiversité exceptionnelle, stabilisent les fonds et atténuent l’énergie des vagues.
Chaque année dès l’automne les banquettes de Posidonie forme une barrière biologique qui protège la plage de Sainte-Asile de l’érosion.
Sur le rivage, leur action se prolonge grâce aux fameuses banquettes de posidonie. Issues de l’échouage naturel des feuilles mortes, ces accumulations végétales constituent une défense côtière de premier ordre. Elles amortissent la houle, limitent l’érosion, favorisent l’engraissement des plages et participent à la stabilisation des sédiments. Elles contribuent également à la dynamique écologique du haut de plage en soutenant la végétalisation et de nombreux organismes vivants.
Les banquettes de Posidonie de la plage de Sainte-Asile sont le dernier rempart contre les assauts des vagues qui atteignent le mur du restaurant Spectacle garanti !
Les images et vidéos captées hier par l’APE à Sainte-Asile illustrent parfaitement ce phénomène : lors des épisodes de forte houle, les vagues perdent leur énergie au contact des banquettes. Ce rempart naturel protège concrètement le trait de côte et les aménagements en arrière-plage comme le restaurant. Le spectacle est saisissant, mais surtout riche d’enseignements.
À défaut d’être reconnues comme un atout majeur pour la résilience du littoral, les banquettes de posidonie sont parfois perçues comme une gêne esthétique ou une « saleté » à nettoyer, éliminer. Certaines collectivités, dont la notre, continuent ainsi de privilégier des pratiques de retrait mécanique coûteuses, écologiquement discutables et, surtout, contre-productives face aux enjeux d’érosion.
La situation locale n’échappe pas à ce débat. À Sainte-Asile, seule plage de la commune à en accueillir régulièrement, l’APE alerte depuis des années : les banquettes ne sont pas un déchet, mais un atout majeur pour la résilience du littoral. Les enlever systématiquement affaiblit la défense naturelle de la plage.
L’APE alerte inlassablement sur la nécessité d’adopter des modes de gestion plus durables et conformes aux connaissances scientifiques. Les banquettes ne sont pas un déchet : elles sont un élément fonctionnel de la plage. Les retirer systématiquement revient à affaiblir la capacité naturelle du littoral à se défendre.
Des alternatives existent pourtant : gestion saisonnière, maintien en place, déplacement raisonné, information du public. Ces approches permettent de concilier usages touristiques, préservation des écosystèmes et protection du trait de côte.
Protéger les banquettes, c’est protéger nos plages
Les banquettes de Posidonie sont un patrimoine naturel, un service écosystémique gratuit, et un rempart essentiel contre l’érosion.
À Sainte-Asile comme ailleurs, la mer nous rappelle une réalité simple : la meilleure défense contre l’érosion est souvent déjà là, façonnée patiemment par la nature. Encore faut-il choisir de la comprendre… et de la respecter.
Enlever les banquettes, c’est affaiblir la plage. Les préserver, c’est préparer l’avenir.
L’APE continuera à informer, documenter et défendre ces protections naturelles qui font la richesse du littoral de notre presqu’ile.
Alors, si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île,
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Ensemble, nous pouvons encore faire bouger les lignes.
Quand le soleil se lève sur le Cap Nègre, il offre un spectacle éphémère. Les premiers rayons, rasants et chauds, viennent caresser la surface de l'eau et illuminer l'île du Grand-Rouveau et les barques de pêcheurs qui gagnent le large. Dans cette lumière du petit matin, un instant de sérénité parfaite avant que le monde ne s'éveille vraiment.
Quand le Mistral souffle fort sur la rade, la mer reprend ses droits. C’est l'heure des confrontations. D’un côté, le labeur et la résistance : le « Mirabeau » affronte la houle de face, brisant les vagues avec puissance. De l’autre, le jeu et la glisse : le véliplanchiste profite de ces conditions musclées, en symbiose totale avec le vent. Deux façons de vivre la mer quand elle se déchaîne.
Ce matin, la Farfalle’s Cup, organisée par le SN Mouissèques, a offert un magnifique spectacle sur l’horizon. Sous un bon petit vent et des vagues raisonnables, ce qui n’est pas si fréquent ces derniers temps, les voiliers engagés ont déployé leurs couleurs et animé l’horizon de la presqu’île. Depuis la côte comme depuis la mer, les silhouettes des bateaux ont dessiné un ballet vivant, ponctué d’éclats de voiles et de reflets changeants.
Une soirée sous le signe de la Lune des Neiges
En fin de journée, c’est un tout autre spectacle qui a pris le relais : celui de la pleine lune, dans un ciel parfaitement dégagé. Elle atteindra son apogée à 23h09 (heure de Paris), déployant sa lumière argentée sur les paysages enneigés de France et offrant à la presqu’île une atmosphère presque irréelle.
Un phénomène astronomique rare cette année
D’un point de vue astronomique, cette pleine lune présente une particularité intéressante : contrairement à la plupart des années où elle se situe dans la constellation du Lion, elle brillera exceptionnellement dans la constellation du Cancer, à proximité du célèbre amas ouvert de la Crèche (Messier 44).
Cet amas d’étoiles, visible à l’œil nu dans de bonnes conditions, formera un écrin scintillant autour du disque lunaire. La Lune se trouvera alors à environ 373 000 km de la Terre, une distance moyenne qui n’en fait ni une Superlune ni une Microlune, mais qui garantit une luminosité suffisante pour projeter des ombres nettes sur les paysages.
Une tradition venue d’ailleurs
Le nom de Lune des Neiges trouve ses origines dans les traditions amérindiennes d’Amérique du Nord. Février y est historiquement le mois des chutes de neige les plus abondantes. Certaines tribus l’appelaient aussi Lune de la Faim, en référence aux difficultés de chasse et à la rareté des ressources en plein cœur de l’hiver.
Une journée complète : sport, nature et contemplation
Entre la régate colorée du matin et la pleine lune majestueuse du soir, la presqu’île a offert aujourd’hui un condensé de ce qui fait sa beauté : le mouvement, la lumière, la nature, et ce lien si particulier entre mer et ciel.
Un moment parfait pour rappeler combien notre environnement est précieux, et combien il mérite d’être observé, protégé et célébré.
Un canot à moteur a décidé de tester la solidité de la grande digue de face. Résultat : encastré entre les rochers, en stand-by hors de l’eau.
La digue : 1 – La navigation approximative : 0.
Les plus anciens s’en souviennent : la digue avait déjà repoussé un navire de la Corsica Ferries en décembre 2015, pourtant c’était du lourd !
Moralité : à Toulon, la digue ne recule jamais. Elle accueille… mais seulement de loin
PS : Les deux passagers du bateau légèrement blessés ont été pris en charge par l’équipage de la SNS 155 et de la SNS 7010 de la SNSM de Saint-Mandrier pour être débarqués à Toulon.
Lors d’une promenade hivernale en forêt, le chêne blanc de Provence (Quercus pubescens Willd., famille des Fagaceae) attire immanquablement le regard. Majestueux et plein de caractère, le chêne blanc de Provence est l’un des arbres les plus représentatifs de nos paysages méditerranéens. Son nom latin pubescens vient du mot pubes, qui signifie « à poils doux », en référence aux fins duvets présents sur la face inférieure des jeunes feuilles.
Pouvant atteindre de 10 à 25 mètres de haut et vivre plus de 500 ans, ce chêne impressionne par sa longévité. Son tronc est souvent court et tortueux lorsqu’il pousse en terrain dégagé, mais il devient long et droit lorsqu’il croît au cœur des forêts.
Son feuillage caduc est marcescent : les feuilles sèchent en automne mais peuvent rester accrochées tout l’hiver si le vent ne les détache pas. Lorsqu’elles tombent, elles forment au sol une belle mosaïque brun doré qui enrichit la litière forestière.
Originaire des régions tempérées de l’hémisphère nord, il affectionne particulièrement les sols calcaires et secs de l’étage méditerranéen. Absent de Bretagne et des Landes, il reste fréquent dans les collines provençales. Espèce dite post-pionnière, il s’installe après les pins ou les arbustes pionniers qui colonisent les terrains abandonnés, puis les remplace progressivement pour former de belles forêts mixtes.
Le chêne pubescent atteint sa maturité vers l’âge de 15 ans. Il est monoïque, c’est-à-dire qu’il porte sur un même arbre des fleurs mâles et femelles séparées. Sa floraison, anémophile (pollinisée par le vent), s’étend d’avril à mai. Ses fruits, les glands, sont sessiles et logés dans une cupule écailleuse, avant d’être disséminés par les animaux, en particulier les geais et les écureuils.
Arbre emblématique du sud de la France, le chêne pubescent joue un rôle majeur dans nos paysages agricoles traditionnels : il est l’une des principales essences utilisées en trufficulture, grâce à sa capacité à former des symbioses avec les champignons du sol.
Prochaines balades hivernales : ouvrez l’œil, touchez l’écorce rugueuse, écoutez le bruissement des feuilles mortes… et admirez ce géant discret qui structure nos forêts et abrite une biodiversité incroyable.
Après le réveillon de Noël, quoi de mieux qu’une petite promenade digestive au grand air pour profiter de la douceur hivernale ? La nature, même en hiver, offre un spectacle vivant et coloré : nos oiseaux résidents ou hivernants sont bien actifs et cherchent leur repas avec gourmandise.
Si nous avons fait bombance la veille, eux aussi profitent des ressources de saison, même si le choix est plus limité. Heureusement, le kaki (ou plaqueminier), qui a perdu toutes ses feuilles, garde encore ses beaux fruits orange-rouge bien accrochés aux branches. Mûris par les premiers frimas, ils deviennent irrésistibles pour plusieurs espèces.
La fauvette à tête noire Cette petite fauvette élégante, avec sa calotte noire chez le mâle (grise chez la femelle), est une habituée de nos jardins en hiver. Très vive et curieuse, elle se perche souvent au sommet des arbustes pour surveiller les environs avant de fondre sur les fruits du kaki dont elle raffole.
Le rouge-gorge familier Ce petit boule de plumes au plastron orange vif est le plus audacieux de tous. Territorial et chantant même en hiver, il défend farouchement son coin de kaki et n’hésite pas à chasser les intrus pour picorer les fruits mûrs qui lui apportent l’énergie nécessaire pour affronter le froid.
La sitelle torchepot Avec son bec fin et pointu, cette acrobate des troncs chasse inlassablement les insectes cachés sous l’écorce des chênes verts. Elle grimpe tête en bas comme personne, inspectant chaque fissure, et son cri métallique « tuit-tuit » résonne dans les bois toute l’année.
Le roitelet à triple bandeau Minuscule boule de plumes (le plus petit oiseau d’Europe avec le roitelet huppé !), ce roitelet hyperactif fouille frénétiquement les branches des cades (genévriers) à la recherche d’insectes et d’araignées. Ses trois bandes claires sur la tête et son énergie débordante en font un spectacle à lui tout seul.
Prenez vos jumelles, un bonnet, et venez observer ces merveilles lors d’une simple balade sur nos sentiers côtiers ou dans les pinèdes. La nature de la presqu’île nous offre, même en hiver, des moments de beauté et de sérénité qui nous rappellent combien nos paysages ordinaires sont essentiels à la survie de la faune locale et combien il est important de les préserver.
Belles observations à toutes et tous !
Vos plus belles prises de vue hivernales sont les bienvenues – envoyez-les nous ! (contactape83430.fr)
Il arrive que la nature rappelle, parfois cruellement, que chaque repas est aussi un risque. Sur cette photo, un héron cendré a tenté d’avaler un poisson (une belle saupe) trop gros pour lui… et en est mort, étouffé, la proie encore coincée dans son bec. Ce héron est certainement l’un des individus observés depuis quelques temps sur les structures des parcs aquacoles de la petite rade.
Ce triste spectacle pris en photo ce 19 décembre illustre parfaitement ce vieux proverbe : il ne faut pas avoir les yeux, ni le ventre, plus gros que le bec. Chez les hérons comme chez nous, la gourmandise peut être un vilain défaut, surtout lorsque la compétition pour la nourriture s’intensifie dans des milieux fragilisés.
Le Héron cendré : Un chasseur élégant des zones humides
Le Héron cendré est un élégant échassier de la famille des Ardeidés, présent en Eurasie et en Afrique. En France, c'est une espèce commune et protégée depuis 1975, avec une population en croissance modérée.
Apparence et caractéristiques physiques Mesurant environ 90 cm, cet oiseau se distingue par son bec jaunâtre en forme de poignard, idéal pour la pêche. Sa tête est blanche avec des bandes noires formant une huppe, son dos gris pâle et ses parties inférieures blanchâtres. En vol, il replie son cou en "S" et déploie des ailes larges aux rémiges sombres. Les couleurs s'intensifient en période nuptiale.
Habitat et comportement Il affectionne les milieux humides peu profonds (moins de 40 cm) : marais, étangs, rivières, lagunes ou rivages marins. Chasseur patient, il s'immobilise pour harponner poissons, amphibiens, crustacés ou rongeurs. Opportuniste, il chasse seul dans des eaux douces, saumâtres ou même dans les champs. En Bretagne, il fréquente les côtes marines comme ici au niveau de la petite rade.
Reproduction Sociable en nidification, il forme des colonies (héronnières) dans les arbres près des zones humides, souvent avec d'autres espèces comme les cormorans. Les nids, faits de branches, sont réutilisés annuellement. Fidèle et monogame, le mâle parade pour attirer une femelle. La ponte (3-5 œufs) a lieu de février à avril ; les parents régurgitent la nourriture aux jeunes, indépendants à 3 mois.
Migration et répartition Migrateur partiel, il fuit les hivers rigoureux du Nord vers le Sud (jusqu'en Afrique tropicale), mais reste sédentaire ou erratique en France. La migration post-nuptiale se déroule d'août à novembre. Mondialement, la population (500 000-2 500 000 individus) est stable (préoccupation mineure UICN). En France, elle compte 31 000 couples nicheurs (stable, préoccupation mineure). En Île-de-France, 450 couples (stable).
Autrefois chassé comme nuisible, le Héron cendré bénéficie aujourd'hui d'une protection qui a permis son essor ce qui montre l’efficacité de la protection des espèces. Il symbolise la résilience des espèces humides, mais reste sensible aux perturbations des habitats.
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