Ce 19 mai 2026, Emmanuel Macron a de nouveau relancé le débat sur la consigne des bouteilles en plastique lors d'un conseil de planification écologique. « Je pense qu'il faut maintenant bouger », a déclaré le chef de l'État, demandant au gouvernement « d’engager les concertations pour définir les actions concrètes qui nous permettront d'atteindre l'objectif de recyclage en 2030 ». La réponse des collectivités n'a pas tardé : l'AMF, France urbaine et Intercommunalités de France ont aussitôt publié un communiqué commun réaffirmant leur « opposition totale » à ce qu'elles appellent une « fausse consigne » et une « aberration environnementale et financière ». « On va se battre », a prévenu le vice-président de l'AMF.

Ce n'est pas la première fois. Ce débat dure depuis dix ans. Et pendant qu'il dure, les bouteilles en plastique continuent de s'accumuler sur nos plages.

La France à la traîne : les chiffres qui condamnent

Les objectifs sont pourtant clairs et juridiquement contraignants. Selon une directive européenne, transposée en France par la loi antigaspillage (Agec), le taux de collecte pour le recyclage des bouteilles en plastique devait atteindre 77 % en 2025 et 90 % en 2029. La réalité est sévèrement en deçà, il dépasse tout juste les 50 %. Pire, ce taux a reculé ces dernières années du fait d'une mise en circulation des bouteilles en plastique toujours plus importante.

Un écart qui n'est pas marginal : il représente des dizaines de millions de bouteilles qui chaque année n'entrent pas dans les filières de recyclage, et finissent dans les rues, les fossés, les rivières et in fine dans la mer.

Plus globalement, la France fait partie des mauvais élèves en Europe dans la collecte et le recyclage des plastiques usagés dans leur ensemble. Le taux de plastique recyclé s'élève à environ 25 %, alors qu'il devait atteindre 50 % dès l'an passé selon la réglementation européenne.

Le Règlement Européen sur les Emballages et Déchets d’emballages (PPWR), entré en vigueur le 12 février 2025, confirme ces cibles européennes. Un manquement qui a coûté près de 1,5 milliard d'euros à la France vis-à-vis de l'Union européenne en 2025 rapporte le journal Les Echos.

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Avec la consigne, les états s’attaquent aux déchets sauvages et à la pollution plastique. En avril 2026, 19 pays européens (20 si l’on inclut le Groenland) ont un système de consigne pour les bouteilles en plastique et les canettes (Source : Fair Resource Fondation).

Comparons avec nos voisins européens :

En Allemagne, le Pfand, système de consigne sur les bouteilles plastiques et les canettes, existe depuis les années 1990. Son taux de collecte dépasse aujourd'hui 98,5 %. Les bouteilles abandonnées sur les trottoirs ont quasiment disparu du paysage.

En Autriche, le système de consigne a été lancé au 1er janvier 2025. L'objectif d'ores et déjà fixé est d'atteindre 80 % de collecte dès 2025 et 90 % en 2027, deux ans avant l'échéance européenne de 2029.

En avril 2026, 19 pays européens disposent d'un système de consigne opérationnel pour les bouteilles plastiques et les canettes. L'Espagne, la Pologne, le Portugal et le Royaume-Uni ont déjà prévu de l'instaurer avant 2027. Dans tous ces pays, les taux de collecte atteignent ou dépassent aisément les 90 %.

La France, elle, n'a toujours rien décidé. Ici encore il est certainement urgent d’attendre ?

Amorce : quand le lobbying des collectivités bloque l'intérêt général

Derrière l'opposition des collectivités se trouve une structure très active : Amorce, association créée en 1987, qui se présente comme un réseau de collectivités territoriales spécialisé dans la gestion des déchets et de l'énergie. Cette association mène depuis des années un lobbying intense contre la consigne des bouteilles plastiques, au nom des intérêts financiers des centres de tri municipaux, qui perdent une recette précieuse si le PET est retiré du bac jaune.

Ce lobbying est d'ailleurs officiel : Amorce a été contrainte en 2019 de s'inscrire au registre des représentants d'intérêts, comme le révélait à l'époque La Lettre, une obligation légale pour toute organisation qui cherche à influencer les décisions publiques en faveur d'intérêts sectoriels. Par la voix de son directeur général, Nicolas Garnier, Amorce a exprimé dès aujourd’hui son opposition à la consigne des bouteilles plastiques.

La question ne serait qu'une querelle nationale si elle ne nous touchait pas directement à Saint-Mandrier et dans la métropole toulonnaise. Elle nous touche, et pas qu'un peu.

La métropole toulonnaise : entre discours environnementaux et cotisation à Amorce

M. Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier-sur-Mer et co-président de la métropole Toulon Provence Méditerranée, n'est pas un observateur neutre dans ce dossier. Dès 2019, il prenait clairement position dans Nice-Matin (article du 27 novembre 2019, « Bouteilles en plastique : pourquoi ce maire varois pense que le projet de consigne doit être abandonné »). Il est par ailleurs président d'Amorce, tiens donc.

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Carton rouge des membres d’Amorce contre la consigne… mais carton vert à la pollution plastique ?
Pendant que certains élus s’opposent depuis des années aux dispositifs ayant fait leurs preuves ailleurs en Europe, les déchets plastiques continuent d’envahir la Méditerranée et nos plages (Source : Facebook).

Sept ans plus tard, rien n'a changé dans la position de la collectivité. Et le 9 février 2026, Jean-Pierre Giran, encore alors président de la Métropole TPM, a signé l'adhésion officielle de la métropole à Amorce pour l'année 2026, pour un montant de 11 004,72 € (décision n° 26/55, publiée au registre des actes de la métropole). Soit plus de 11 000 euros d'argent public versés à une association de lobbying dont l’un des combats est précisément d'empêcher la mise en place de la consigne.

Le conflit d'intérêts est flagrant : le maire de Saint-Mandrier préside Amorce, l'association qui fait le forcing contre la consigne ; la métropole dont il est co-président cotise à cette même association ; et la France reste en dehors des 19 pays européens qui ont décidé d'agir.

Les élections municipales de mars 2026 ont certes renouvelé une partie des étiquettes politiques au sein de la métropole. Mais au regard de la composition du bureau métropolitain et des postures publiques observées, il est peu probable que la ligne change sur ce sujet, sauf pression citoyenne forte.

M. Vincent, « expert national des questions environnementales » : des actes à la hauteur des discours ?

Gilles Vincent est présenté par la presse spécialisée comme « considéré comme un spécialiste national des questions environnementales », une réputation construite notamment sur ses responsabilités à la tête du Sittomat, le syndicat mixte intercommunal de transport et de traitement des ordures ménagères de l'aire toulonnaise. Il en est président depuis août 2020. Il préside parallèlement Amorce depuis plus de douze ans, cumulant ainsi les deux postes qui, dans ce dossier de la consigne, définissent précisément sa ligne.

La contradiction est dans les chiffres. Sous sa présidence, le Sittomat a lancé en mars 2022 l'extension des consignes de tri des emballages plastique sur l'aire toulonnaise, présentée comme une avancée majeure. Et de fait, sur les dix mois de l'année 2022, les emballages plastique collectés ont augmenté de près de 50 % par rapport à l'ensemble de l'année 2021, une performance réelle, saluée comme telle. Mais le résultat national, lui, raconte une autre histoire : le taux de collecte pour recyclage des bouteilles en plastique atteignait 61,1 % en 2021, et a même reculé à 60,3 % en 2022. Autrement dit, l'extension des consignes de tri dans le bac, la solution défendue par Amorce contre la consigne, n'a pas suffi à faire progresser la France vers les objectifs légaux. Ce mauvais résultat a mis fin à trois années de progression ininterrompue, éloignant encore davantage la France de l'objectif de 77 % en 2025.

Dans une interview accordée à TPBM en janvier 2021, M. Vincent déclarait que « c'est un travail de longue haleine, commune par commune », une formule qui résume peut-être trop bien l'ambition réelle : avancer lentement, pendant que l'Allemagne affiche 98,5 % de collecte et que dix-neuf pays européens ont déjà décidé d'agir.

« C'est scandaleux, lamentable » : quand M. Vincent accuse les habitants plutôt que sa politique

Il y a dans l'article de Var-Matin du 16 avril 2025 une phrase qui résume à elle seule toute la contradiction de la position de Gilles Vincent. Interrogé sur les résultats d'une étude commandée par le Sittomat, qui révèle que deux emballages sur trois retrouvés dans les poubelles d'ordures ménagères auraient pu être triés mais ne l'ont pas été, le maire de Saint-Mandrier et président du Sittomat déclare : « C'est scandaleux, lamentable. »

Scandaleux et lamentable : ce sont les habitants qui sont visés. Les touristes qui ne trient pas. Les commerçants qui ne jouent pas le jeu. Les copropriétés qui refusent d'installer des bacs. Et même les rumeurs, qualifiées «d’ évidemment fausses », selon lesquelles tout finit à l'incinérateur de toute façon.

Le verre fait l'objet d'une indignation particulière. « On parle pourtant là d'une matière recyclable à l'infini », s'agace M. Vincent. « Au lieu de ça, le verre finit à l'usine d'incinération de Lagoubran, où il est chauffé à 930 degrés et ne fond pas, avant d'être refroidi. Bref, on consomme de l'énergie pour rien, en plus de ne pas assez trier. » Et de préciser que par rapport à 2018, les volumes d'emballages recyclables retrouvés dans les ordures sont en augmentation.

Le tableau est sévère. Et le responsable désigné est clair : c'est le citoyen.

Mais posons la question autrement. Si, après sept ans de présidence du Sittomat, après des millions investis en communication et en colonnes d'apport volontaire, après l'extension des consignes de tri en 2022, les résultats sont non seulement insuffisants mais en dégradation depuis 2018, qui porte la responsabilité de l'échec du système ? Le citoyen qui ne trie pas, ou le système qui ne lui donne pas les bons outils ?

La réponse de M. Vincent à cette question révèle tout : « Il nous faut communiquer davantage. On a lancé une grande campagne avec des affiches impactantes. » Plus d'affiches. Plus de colonnes. Et si les habitants persistent à mal trier : « On donnera l'ordre de ne plus ramasser leurs poubelles. ». La menace comme aveu d'impuissance.

Ce que l'article de Var-Matin ne dit pas, c'est que l'échec particulièrement visible sur le verre est précisément l'argument le plus fort en faveur de la consigne. Dans les pays qui l'ont adoptée, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, le taux de collecte du verre et des bouteilles plastiques dépasse 95 % non pas parce que les citoyens sont plus vertueux, mais parce que le système crée une incitation économique directe : on rapporte sa bouteille et on récupère son dépôt. Pas besoin d'ambassadeurs du tri. Pas besoin de menaces de ne plus ramasser les poubelles. La consigne fait le travail que les affiches ne font pas.

M. Vincent sait tout cela. Il préside Amorce depuis douze ans. Il connaît les chiffres européens. Et pourtant, face à un système qui échoue par sa propre évaluation, sa réponse est davantage de communication, et son engagement reste de bloquer la consigne au niveau national.

La métropole toulonnaise se trouve, selon ses propres termes, dans « la moyenne basse » des territoires qui trient le mieux en France. La France est, selon les données européennes, dans la moyenne basse des pays qui collectent les bouteilles plastiques en Europe. Le point commun entre ces deux classements, c'est la même stratégie : le bac volontaire, sans incitation économique, sans consigne.

« la moyenne basse » de la métropole + « la moyenne basse » de la France, même stratégie, même résultat !

Dans la métropole toulonnaise : le tri qui ne décolle pas

L'article de Nice-Matin intitulé « Pourquoi le tri sélectif ne fonctionne toujours pas dans la métropole toulonnaise » (nicematin.com) pose la question frontalement. Les chiffres officiels de la métropole elle-même apportent des éléments de réponse troublants.

Selon le rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des déchets 2023, adopté par le Conseil métropolitain le 19 décembre 2024, la métropole TPM a collecté 256 162 tonnes de déchets en 2023, dont 66 % d'ordures ménagères destinées à l'incinération. Ce chiffre mérite d'être lu attentivement : deux tiers des déchets collectés sur le territoire finissent brûlés dans l'unité de valorisation énergétique de Lagoubran. Seuls 47 % des tonnages collectés correspondent à de la matière recyclée, réemployée ou réutilisée.

La métropole se félicite d'un recul de 5 % des déchets collectés grâce aux efforts de tri, une progression réelle, qu'il convient de saluer. Mais elle ne dit pas l'essentiel : ces résultats restent très en deçà des objectifs nationaux et européens, et le taux de recyclage effectif des bouteilles plastiques n'y figure pas de façon isolée.

Ces opérations représentent un coût total de 79,3 millions d'euros de dépenses, financées par 84 millions d'euros de recettes issues de la Taxe et des redevances, soit une charge annuelle très significative pour les contribuables de la métropole. Une charge qui, paradoxalement, justifie aux yeux d'Amorce et de ses membres le refus de la consigne : si les bouteilles en plastique quittent le bac de tri pour des points de collecte dédiés, les recettes des éco-organismes versées aux collectivités diminuent mécaniquement.

En avril 2025, Gilles Vincent a posé la première pierre d'un nouveau centre de tri à La Farlède, représentant un investissement de près de 35 millions d'euros, présenté comme la réponse structurelle aux insuffisances actuelles. Ce centre, dont l'ouverture est prévue courant 2026, permettra effectivement d'améliorer les performances de tri. Mais il consolide aussi le modèle du bac que défend Amorce contre la consigne, un investissement qui engage la trajectoire de la métropole pour les vingt prochaines années, dans la direction exactement opposée à celle que choisissent les dix-neuf autres pays européens.

L'équation est claire : plus on investit dans les centres de tri, plus on a intérêt à ce que les bouteilles plastiques restent dans le bac, et plus on a de raisons de s'opposer à la consigne. Le conflit d'intérêts structurel que nous dénonçons dans cet article n'est pas une posture politique : c'est une réalité économique inscrite dans les choix d'investissement public de la métropole.

Ce que voient nos yeux depuis Saint-Mandrier

Les grandes discussions nationales ont un visage local très concret. Les bénévoles de l'APE qui ramassent des déchets sur les plages de la presqu'île connaissent bien ce visage : des bouchons, des fragments de bouteilles, des emballages PET décolorés par le soleil, échoués dans la laisse de mer ou coincés entre les rochers, flottant dans les eaux du port. Ce plastique vient de partout, des plages, des ruisseaux, des égouts lors d'épisodes pluvieux intenses, mais il finit toujours ici, sur nos littoraux.

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Les plages et les eaux des ports de la presqu'île témoignent chaque année de l'ampleur de la pollution plastique. Ces déchets ne disparaissent pas : ils se fragmentent en microplastiques, qui entrent dans la chaîne alimentaire marine et humaine.

Les microplastiques issus de la dégradation de ces bouteilles sont aujourd'hui retrouvés dans les poissons et autres productions de notre rade, dans les herbiers de posidonie que nous protégeons, dans le sang des habitants du littoral méditerranéen. La pollution plastique n'est pas qu'un problème esthétique, c'est un problème de santé publique.

Le retour du verre consigné : une évidence qui attend son heure

Il serait incomplet de parler de consigne sans évoquer ce que beaucoup d'entre nous ont connu et que les plus jeunes ont du mal à imaginer : la bouteille en verre consignée. Pendant des décennies, ramener ses bouteilles vides chez l'épicier ou au supermarché était un geste naturel, universel, intégré dans le quotidien de chaque foyer. On récupérait quelques centimes, le commerçant renvoyait les bouteilles au brasseur ou au limonadier, qui les lavait et les remplissait à nouveau. Simple, efficace, circulaire.

Ce modèle n'a pas disparu partout. En Allemagne, au Danemark, en Belgique ou aux Pays-Bas, les bouteilles en verre réemployables représentent encore une part significative du marché des boissons. Une bouteille en verre consignée peut être réutilisée entre 20 et 50 fois avant d'être recyclée, contre une utilisation unique pour une bouteille plastique. Le bilan environnemental est sans appel : moins de matières premières extraites, moins d'énergie dépensée à la production, moins de déchets générés, et une empreinte carbone sur l'ensemble du cycle de vie très largement inférieure à celle du plastique à usage unique, même recyclé.

L'État français a d'ailleurs lancé en 2025 une expérimentation ReUse sur le verre dans quatre régions pilotes, Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire et Hauts-de-France, associant brasseurs, grandes surfaces et collectivités pour tester un circuit court de collecte et de lavage des bouteilles. Les premiers résultats sont encourageants. Mais l'expérimentation reste limitée géographiquement, et la région PACA, le Var et notre presqu'île n'en bénéficient pas.

La logique du verre consigné et celle de la consigne plastique pour recyclage ne sont d'ailleurs pas opposées : elles sont complémentaires. Le verre réemployable est la solution idéale pour les boissons locales, les circuits courts, la restauration, les marchés et les épiceries de proximité. La consigne plastique pour recyclage s'impose pour les formats nomades et les circuits de grande distribution où le verre ne peut pas encore être substitué. Les deux approches constitueraient une politique cohérente et ambitieuse de réduction des déchets d'emballages, exactement ce que la directive européenne PPWR exige de la France d'ici 2030.

À Saint-Mandrier, plusieurs artisans et producteurs locaux sont déjà sensibles à cette démarche. L'APE encourage les initiatives allant dans le sens du réemploi du verre et appelle à ce que la métropole toulonnaise soutienne activement l'extension de l'expérimentation ReUse à notre territoire.

Ce que l'APE demande

Le débat relancé ce 19 mai 2026 par Emmanuel Macron est peut-être l'occasion d'enfin sortir de l'ornière. L'APE soutient depuis longtemps la mise en place d'un système de consigne pour les bouteilles en plastique et les canettes, et demande :

1. Que la Métropole Toulon Provence Méditerranée rende publique sa position sur la consigne et explique à ses administrés pourquoi elle verse 11 000 euros à une association de lobbying anti-consigne.

2. Que les élus de la métropole et du département s'engagent dans la concertation annoncée par le gouvernement en faveur d'un dispositif ambitieux, aligné sur les pratiques des 19 pays européens qui ont déjà agi.

3. Que les objectifs de réduction des plastiques soient déclinés localement en actions concrètes : campagnes de collecte, interdiction des plastiques à usage unique dans les événements publics, soutien aux initiatives de réemploi.

4. Que la Métropole TPM soutienne activement l'extension de l'expérimentation nationale ReUse verre à notre territoire, en favorisant des partenariats avec les producteurs locaux, les restaurateurs et les commerces de proximité pour développer un circuit de collecte et de lavage des bouteilles en verre réemployables, et retrouver ainsi un modèle que nous avons collectivement abandonné trop vite.

L'APE continuera à documenter, photographier et signaler la pollution plastique sur les plages de la presqu'île, et à rappeler que chaque bouteille ramassée sur nos galets est la preuve d'un système qui dysfonctionne et d'une décision politique qui tarde.

Pour en savoir plus :