« Qui aurait pu prédire [...] la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? », questionnait le chef de l'État lors de ses vœux télévisés pour 2023.

Séries chronologiques de la température moyenne quotidienne des eaux de surface de la mer (SST) à partir d'interpolation optimale de la NOAA (OISST). Les estimations de température résultent d’observations par satellite, par navire et par bouée suivant une maille de 0,25°x0,25°. L'ensemble de données s'étend du 1er septembre 1981 jusqu'à aujourd'hui avec un décalage de 1 à 2 jours par rapport à la journée actuelle.
Cette année 2023 a commencé fort du côté des grandes déclarations. Les réactions de nombreux scientifiques ne se sont pas fait attendre suggérant au chef de l’ État de lire les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Le GIEC évalue l’état des connaissances sur l’évolution du climat, ses causes, ses impacts et a publié son premier rapport en 1990 après une multitude d’articles publiés sur le sujet.
En réponse, le climatologue Christophe Cassou avait apostrophé le président de façon imagée « Allô Jupiter, ici la Terre : il fait 22 °C à 22 heures, un 1er janvier ».

« La France et le gouvernement sont totalement, clairement et fermement opposés à la mise en œuvre de cette interdiction d’engins de fond dans les aires marines protégées », Hervé Berville Secrétaire d’État à la mer, Sénat, 8 mars 2023.
En réaction, la revue scientifique internationale Nature a publié ce 5 septembre, un édito intitulé « L’hypocrisie qui menace les océans du monde » exprimant l’indignation de la communauté scientifique qui assiste à la destruction institutionalisée de l’océan à la suite des décisions des politiques en pointant « l’incohérence entre les promesses et les actions des champions auto-proclamés de l’océan ». Référence au Président de la République Emmanuel Macron qui a organisé la conférence « One Ocean Summit » à Brest de février 2022, véritable action de greenwashing.
Nous retiendrons également des déclarations de nos visionnaires locaux parmi lesquelles
"L'alliance de l'économie et de l'environnement, c'est un défi permanent, mais c'est un bon défi qui s'oppose à ceux qui sont déclinistes et qui voudraient qu'on supprime l'industrie des bateaux, la fumée et la vie." Jean-Pierre Giran, le président de la Métropole toulonnaise, France 3, le 15 juin 2023.
Le panache des fumées rejetées par les moteurs du Mega Regina de la Corsica Ferries se dispersant dans l’atmosphère de Toulon et de ceux du Silver Dawn dans l’atmosphère de la Seyne (Photos du 26 avril 2023 du Mega Regina le entre 8h20 et 8h30 et du Silver Dawn à 17h30).
Ainsi, d’après le Président de la métropole TPM, jouant de l’amalgame et incapable d’imaginer un autre cadre de vie pour les résidents de la métropole, ceux qui veulent supprimer la fumée des ferries et des croisiéristes antédiluviens seraient donc aussi pour supprimer la vie… Ben non, le défi c’est de promouvoir une économie respectueuse du vivant, donc entre autres sans fumée toxique !
Il serait « Faux de parler de bétonnage intensif de la presqu’île alors que les surfaces agricoles et naturelles ne sont pas menacées », Michel Marin, Le Mandréen, mars 2023. Pourtant les projets immobiliers autorisés par le maire se multiplient et les immeubles sont maintenant bien visibles à l’entrée de la commune.

Une lettre ouverte distribuée par la liste conduite par M. Le Maire invite les Mandréen.nes à des réunions politiques pour les convaincre de… leur volonté à bétonner le site naturel de Fliche-Bergis. Les ailes rajoutées à cette maison patrimoniale dénaturent sa façade traditionnelle classée dans l’inventaire du patrimoine et sont couvertes de pierres de parement pour cacher la structure de béton des extensions illégales.
Et les faits sont têtus qui contredisent les affirmations des bétonneurs des espaces protégés naturels de la commune. Ainsi, nombre d’actions de l’APE auprès des tribunaux ont permis d’annuler les autorisations illégales de permis de construire dans ces derniers espaces protégés et ainsi les préserver. Mais jusqu’à quand ?
VOUS AUSSI, AVEC L’APE AGISSEZ POUR PRESERVER SAINT MANDRIER DU BETON !
En 2023, le quotidien « Libération » explore les enjeux de la transition écologique en organisant des conférences dans les grandes villes de France, le Climat Libé Tour.
Samedi, c’était le tour de Marseille et vous pouvez revisionner les constats et solutions déroulés par une trentaine d’intervenants lors de la sixième étape ce samedi à la Friche la Belle de Mai ICI.
En complément une interview de Marine Calmet publiée dans l’édition d’aujourd’hui : «Notre liberté d’entreprendre s’arrête là où la liberté de la nature commence»
Bon visionnage et bonne lecture

La trajectoire actuelle est d’un peu moins de 3°Celsius de réchauffement climatique, alors que, pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, l’un des objectifs fixés dans l’accord de Paris de 2015 (COP21), les données scientifiques sont claires, l’utilisation des combustibles fossiles doit être éliminée par tous.
Les nations réunies à la COP28 à Dubaï ont approuvé mercredi une feuille de route pour « s'éloigner (transitioning away) des combustibles fossiles » (clause 28d) – une première pour une conférence de l’ONU sur le climat, mais l’accord ne répond toujours pas à l’appel d’un nombre croissant de pays en faveur d’une « élimination progressive » du pétrole, du charbon et du gaz (Le texte de l’accord ICI).
« (clause 28.d) Transitioning away from fossil fuels in energy systems, in a just, orderly and equitable manner, accelerating action in this critical decade, so as to achieve net zero by 2050 in keeping with the science » ;
Les émissions de gaz à effet de serre dues aux transports contribuent significativement au réchauffement climatique ainsi qu’aux maladies respiratoires et cardiaques (Photographies prises dans la rade le 12 décembre 2023 des émissions dans l’atmosphère d’une barge à 9h22 et du Pascal Lota de la compagnie Corsica Ferries à quai au cœur de Toulon à 11h00).
Aussi La Tribune se pose la question de savoir comment l'accord décroché à la COP28 de Dubaï peut-il être à la fois une victoire pour « le climat », selon les termes du gouvernement français, et pour la major pétrogazière TotalEnergies ? Alors que le ministère de la Transition énergétique s'est félicité mercredi d'une « avancée historique » et d'un « langage très fort sur la sortie des énergies fossiles », l'énergéticien a en effet « salué » un texte « confort[ant] sa stratégie » ... laquelle consiste, en grande partie, à accélérer dans le gaz fossile. En effet, TotalEnergies ne compte pas se détourner de ce combustible fossile, mais compte surtout investir massivement dans le gaz, considéré comme une « énergie de transition ». Si bien qu’au global, les objectifs climat pour 2030 liés à la consommation de tous les produits de l'entreprise restent inchangés.
« La demande de pétrole est toujours en croissance, mais elle pourrait atteindre un plateau, voire décroître. Nous devons gérer notre portefeuille d'activités pour en tenir compte », a ainsi souligné Patrick Pouyanné.
Ainsi en 2022, les principaux indicateurs économiques et énergétiques mettent en évidence que parmi les pays et groupements régionaux sélectionnés, les États-Unis ont la demande en énergie la plus élevée, qu’elle soit exprimée par habitant ou par rapport au PIB, tandis que les pays d’Afrique ont les plus faibles (Source : IEA).
Comme nombre d’observateurs, réagissant à l’adoption de la version finale de l’accord, le chef de l’ONU, António Guterres, a souligné que l’ère des combustibles fossiles doit prendre fin dans la justice et l’équité. « À ceux qui se sont opposés à une référence claire à l’élimination progressive des combustibles fossiles dans le texte de la COP28, je tiens à dire qu’une élimination progressive des combustibles fossiles est inévitable, qu’ils le veuillent ou non. Espérons que cela n’arrive pas trop tard », a-t-il ajouté.
Ce n’est donc pas étonnant que, malgré les applaudissements de la dernière séance plénière, toutes les délégations n’étaient pas satisfaites du résultat de ces négociations sur le climat. Les représentants de la société civile et les militants pour le climat, ainsi que les délégations des petits pays insulaires en développement, étaient visiblement mécontents du résultat.
Et surement qu’ils n’ont pas torts d’être inquiets. En effet l’accord de la COP26 en 2021 (Ref. FCCC/PA/CMA/2021/8/Rev.1) dans sa clause 36 appelait déjà les « Parties à accélérer le développement, le déploiement et la diffusion de technologies, ainsi que l'adoption de politiques, pour assurer la transition vers des systèmes énergétiques à faibles émissions, notamment en intensifiant rapidement le déploiement de mesures de production d'énergie propre et d'efficacité énergétique, notamment en accélérant les efforts en faveur de la réduction progressive de l'énergie au charbon et l'élimination progressive des subventions inefficaces aux combustibles fossiles, tout en fournissant… »
Alors regardons les progrès fait dans la réduction de la consommation de charbon à la suite des injonctions des COPs successives.
En 2022, la consommation de charbon a augmenté, notamment en Europe, afin de compenser l'arrêt progressif des livraisons de gaz russe. Ainsi, la France (Cordemais et Saint-Avold), l’Allemagne et le Royaume uni ont redémarré leurs centrales électriques au charbon. Aussi, après des années de baisse, l'approvisionnement en charbon a bondi de 8,3% l'an dernier en Europe, pour atteindre 476 millions de tonnes, d'après le lobby du charbon Eurocoal. La Chine et l'Inde apparaissent comme les principaux pollueurs au charbon. Mais si l'on tient compte de la population, la Corée du Sud et l'Australie étaient encore les plus gros pollueurs en 2022. (Source : IEA).
Evidemment, les mêmes causes provoquant les mêmes effets, en 2022, les émissions de charbon ont augmenté de 243 Mt pour atteindre un nouveau record historique de près de 15,5 Gt. Cette augmentation de 1,6 % est plus rapide que la croissance annuelle moyenne de 0,4 % au cours de la dernière décennie (Source : IAE).
Pour certains, cet accord sera « le début de la fin de l’ère des combustibles fossiles », cependant les promesses de réduction des consommations de combustibles fossiles n’engageant que ceux qui veulent y croire et les chiffres étant têtus, « espérons que cela n’arrive pas trop tard »…
Pour en savoir plus :
Ce dimanche 10 décembre 2023 l’artiste Balthasar a accueilli amis et visiteurs dans son atelier au village pour le vernissage de ses dernières œuvres. Dans une ambiance amicale et chaleureuse, notre artiste mandréen a présenté ses dernières créations pleines d’imagination et toutes reliées à des sujets toujours d’actualité, soit en toute évidence, parfois de façon plus subtile.
L’exposition est ouverte jusqu’au 21 janvier 2024. L’atelier Balthasar est situé à Saint-Mandrier village. Il est ouvert tous les jours, fériés y compris, de 10 heure à 20h, pendant lesquels l’artiste vous accueillera personnellement pour choisir une de ses œuvres.
N’hésitez pas à faire une visite à l’Atelier pour des discussions très inspirantes également.
Pour information : Atelier balthazar
Quai Séverine, Navipark//17
F-83430 Saint Mandrier sur Mer
Tél: +33 (0)7 68 16 23 44
Site internet : http://www.balthasar-b.fr
Mail :
Vous êtes invités au vernissage ce dimanche 10 décembre
à partir de 15 heures à l’atelier balthazar
au niveau du Quai Séverine à côté du magasin U
A partir de ce dimanche 10 décembre 2023 et jusqu’au 21 janvier 2024, Balthasar vous présentera ses derniers travaux dans son Atelier situé à Saint-Mandrier village.
Les instruments de musique y seront à l’honneur avec une bruyante section rythmique et la participation exceptionnelle d’un orchestre sous-marin…
Vous n’avez pas encore trouvé le cadeau original et artistique à offrir à celle ou celui qui vous est cher.e en cette période de fêtes de fin d’année, alors n’hésitez plus : faites une visite à l’Atelier qui est ouvert tous les jours de 10 heures à 20 heures, jours fériés compris.
Pour information : Atelier balthazar
Quai Séverine, Navipark//17 - F-83430 Saint Mandrier sur Mer
Tél: +33 (0)7 68 16 23 44
Site internet : http://www.balthasar-b.fr
Mail :
Nom d’un p'tit bonhomme bleu, la salsepareille d’Europe, mets favori des Schtroumfs, est très répandue sur la presqu’ile. Elle est encore en fleur en ce moment.
Appelé également liseron épineux, c’est une liane facile à reconnaitre grâce à sa grande tige épineuse grimpante qui s’accroche à toutes les plantes alentour mais aussi grâce à ses feuilles en forme de cœur, luisantes, persistantes et elles aussi piquantes. C’est d’ailleurs ce qui a conduit les scientifiques à lui donner pour nom Smilax aspera, du grec « smilê », grattoir.
Très rustique, elle se développe bien dans les terres sèches et le sol argilo-siliceux de la presqu’ile. Une exposition mi-ombragée en sous-bois lui est favorable …
La Salsepareille est une plante vivace que vous observerez donc toute l’année sur la presqu’ile. Ses lianes se développent à même le sol, véritables croche-pieds pour les promeneurs. Ses feuilles sont très décoratives. Le Smilax est caractéristique des peuplements littoraux de Pin d’Alep en association avec le Lentisque ((Pistacia lentiscus).
Elle développe des pousses qui atteignent jusqu’à 3 m de long et qui s’enroulent sur tous les types de supports à la recherche de la lumière comme sur les pins. Le pétiole des feuilles a deux vrilles. Ces vrilles s’allongent et tournent jusqu’à entrer en contact avec un support autour duquel elles vont rapidement s’enrouler assurant ainsi la tête de pont nécessaire à l’arrimage de la plante. Si elles ne trouvent pas à s’arrimer, elles finissent par s’enrouler entre elles en spirale désordonnée.
Les fleurs sont de petites tailles, blanchâtres, odorantes et réunies en ombelles. Elles attirent les insectes à la recherche de fleurs assez rares en cette période. Les fruits regroupés en grappe sont petits, globuleux et rouge devenant noir en passant par toutes les couleurs pour atteindre la maturité en décembre.
Quant à la consommation de la salsepareille, prudence. En dehors des Schtroumpfs et de la chenille du Bombyx du pin (Dendrolimus pini) la consommation n’est pas vraiment de mise. Les jeunes tiges rougeâtres et très tendres poussant au printemps seraient comestibles, mangées crues pour leur saveur légèrement amère comme en Espagne ou cuites préparées comme les asperges ou dans des omelettes par nos amis italiens et turques.
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