Chères amies, chers amis,
En cette nouvelle année, l’équipe de l’APE 83430 vous adresse ses meilleurs vœux : santé, et sérénité dans un environnement préservé pour vous et vos proches.
2026 sera une année décisive pour la défense de notre cadre de vie, de notre littoral et de notre biodiversité. Ensemble, continuons à agir, protéger et sensibiliser pour un avenir où nature et humains coexistent en harmonie.
Merci pour votre soutien indéfectible et votre engagement à nos côtés. Avec vous, 2026 sera une année de victoires pour l’environnement !
Bonne année à toutes et à tous ! L’équipe de l’APE 83430
Dans l’édition du 30 décembre du journal Var-Matin, qui n’est pas, rappelons-le, une revue scientifique à comité de lecture, même si sur ce dernier point la question peut parfois se poser… le maire Gilles Vincent s’est exprimé dans un article consacré à la chute de quatre, oui quatre, pins d’Alep dans la pinède de Sainte-Asile à Pin-Rolland.
Il y explique que ces chutes seraient « la conséquence des fortes pluies et du vent qui ont balayé le territoire il y a quelques jours ». Il rappelle également que, « il y a dix ans, de gros pins parasols dont les racines étaient malades étaient alors tombés », avant d’ajouter doctement que « les pins d’Alep, eux, n’ont pas de grandes racines et sont donc plus exposés à ce risque ».
Comme l’affirmation antérieure du maire selon laquelle le pin d’Alep (Pinus halepensis) ne serait pas une espèce provençale, cette déclaration sur son système racinaire mérite une sérieuse correction. Car si le pin d’Alep était réellement un arbre aux racines faibles et superficielles, il y a belle lurette qu’il n’existerait plus de pinèdes méditerranéennes sur nos côtes, soumises depuis des millénaires aux vents, aux sécheresses et aux sols pauvres.
La réalité scientifique est tout autre.
Le pin d’Alep : un système racinaire remarquablement adapté
De nombreuses études, y compris très récentes, confirment ce que chacun peut observer sur le terrain : le Pin d’Alep possède un système racinaire particulièrement bien adapté aux conditions méditerranéennes : sécheresse estivale, sols pauvres peu épais, pentes instables et vents violents.
C’est précisément cette adaptation qui lui permet de coloniser, stabiliser et pérenniser les coteaux et les littoraux.
Des pins d’Alep se développant en haut de talus montrent un réseau racinaire conséquent, assurant un ancrage solide dans le substrat jusqu’à ce que, dans certains cas extrêmes, ce soit le tronc qui cède (la photo centrale montre un tronc cassé à la gauche d’un arbre en place). Le plateau racinaire est nettement visible à la base des arbres basculés sous l’effet du vent sur la photo de droite.
Une architecture racinaire bimodale
Le pin d’Alep ne se contente pas d’un seul type de racine. Il développe une architecture racinaire dite bimodale, maximisant sa stabilité et son accès à l’eau :
- Le pivot (ancrage vertical)
Dès le jeune âge, l’arbre développe une racine pivotante puissante. En terrain meuble, elle peut descendre profondément. En terrain rocheux calcaire, elle s’insinue dans les diaclases (fissures de la roche), jouant un rôle comparable à celui d’un piton d’escalade, assurant un ancrage vertical remarquable.
- Les racines traçantes (extension horizontale)
Pour compenser la faible épaisseur des sols méditerranéens (leptosols), le pin d’Alep déploie un réseau très étendu de racines horizontales, souvent bien au-delà de la projection du houppier.
Ce plateau racinaire, dont certaines racines peuvent atteindre jusqu’à 15 mètres, assure la stabilité latérale face aux poussées du vent.
L’ensemble forme un véritable « ancrage en étoile », répartissant les forces mécaniques et permettant au pin d’Alep de résister efficacement aux chablis sous vents méditerranéens.
Résister au vent : la thigmomorphogenèse
Face aux vents violents et répétés, le pin d’Alep mobilise également un mécanisme biologique bien documenté : la thigmomorphogenèse, c’est-à-dire la réponse de la plante aux stimulations mécaniques.
Sous l’effet du vent, l’arbre :
- renforce le diamètre de ses racines structurelles,
- augmente le volume racinaire dans les secteurs soumis à traction et compression,
- développe de véritables « cages racinaires », améliorant la résistance à l’arrachement et à la bascule.
Les racines se fixent par boutonnement dans les anfractuosités du calcaire, rendant le déracinement souvent extrêmement difficile, même lorsque le tronc finit par rompre. Des études montrent d’ailleurs que le pin d’Alep présente l’un des meilleurs ratios de résistance à l’arrachement en milieu rocheux, observation confirmée par des modélisations mécaniques chez les conifères.
Coupes et chablis : une responsabilité humaine
Comme indiqué dans un article précédent, les coupes d’éclaircissement mal maîtrisées exposent brutalement des arbres auparavant protégés à des vents forts et turbulents. Les pins se retrouvant en lisière sont alors soumis à des contraintes mécaniques nouvelles, susceptibles de provoquer des chablis, indépendamment de la qualité de leur système racinaire.
Le blues du poteau électrique
Pendant ce temps-là, en bord du chemin communal des Mimosas, un poteau électrique s’est mis à pencher cet été. Discrètement d’abord. Puis franchement.
En juillet 2025 un poteau penche sur le côté de la route entre un cyprès et un pin eux bien droits. En septembre il penche un peu plus et en novembre un ruban de rubalise apparaît, dès fois que quelqu’un voudrait passer entre le poteau et le mur, le problème est signalé mais à qui mystère hé hé. Fin décembre la route est fermée…
Faut-il y voir, là encore, l’effet du vent et de la pluie ? Ou pire : l’absence de racines ? Car enfin, les poteaux électriques n’en ont pas, et selon la nouvelle doctrine municipale, cela les rend naturellement instables. Une autre explication, plus triviale, consisterait à parler d’entretien défaillant, de gestion approximative et d’un territoire où l’on préfère essayer d’expliquer les problèmes plutôt que les traiter suivant la célèbre devise « Il est urgent d’attendre… » Mais ce serait, bien sûr, une interprétation éminemment politique.
Alors chantons le slam du poteau électrique :
Au bord de la route,
un poteau électrique.
Planté là.
Enfin… planté, c’est vite dit.
L’été cognait fort,
le soleil tapait sec,
et le poteau,
fatigué,
s’est mis à pencher.
Juste un peu.
Histoire de voir chez les voisins.
On a signalé.
Poliment.
Une fois.
Puis deux.
Silence administratif,
le plus résistant des matériaux.
Alors le poteau a pris confiance.
Il s’est penché davantage.
Comme pour dire :
« Vous voyez bien que j’existe. »
Réponse officielle :
une rubalise.
Rouge et blanche.
Tendue entre le poteau
et une clôture.
Cinquante centimètres de solution
pour un problème de plusieurs années.
On n’a pas redressé le poteau.
Non.
On a empêché les gens de passer à côté.
Puis le vent est arrivé.
Complice.
Le vent adore ce qu’on néglige.
Il s’est engouffré,
a poussé,
a insisté.
Et le poteau s’est incliné encore.
Trente degrés.
Puis quarante-cinq.
Un salut respectueux à la tempête.
Alors la grande explication est tombée :
« Vous comprenez…
les poteaux n’ont pas de racines. »
Ah.
Bien sûr.
Logique imparable.
Selon cette théorie,
tout ce qui n’a pas de racines
doit finir par tomber.
Les poteaux.
Les décisions.
Peut-être même le sens des responsabilités.
On pourrait parler d’entretien.
De suivi.
De prévention.
Mais ce serait politique.
Alors on dira que tout va bien.
Ou que tout va à vau-l’eau.
Selon l’angle de vue.
Comme le poteau.
Lui,
il continue de pencher.
Tranquille.
Patient.
Parce que parfois,
même les objets inanimés
finissent par dénoncer
ce que les discours
essaient de maintenir droit.
Épilogue
À Sainte-Asile comme ailleurs, les pins d’Alep continuent de faire ce qu’ils savent faire depuis des siècles : s’enraciner, résister, stabiliser, protéger.
Ce sont parfois les discours qui, eux, manquent singulièrement d’ancrage.
Sur leurs pages Facebook, les élus de la municipalité, météorologues amateurs ou écologistes autoproclamés de la dernière heure, tentent d’expliquer que les inondations récentes du quartier de Pin-Rolland, notamment entre les stades et les nouvelles constructions, ainsi que la chute de nombreux pins, seraient dues au réchauffement climatique.
Un argument commode… mais qui ne résiste pas à l’analyse des faits.
Ce qui est vrai
Le quartier de Pin-Rolland a une nouvelle fois été fortement inondé, et cette fois à un niveau particulièrement élevé : le trottoir longeant le stade a été entièrement submergé (photographies et vidéo du 22 décembre 2025).
La question est donc légitime : Le réchauffement climatique explique-t-il ces événements, ou existe-t-il d’autres causes, plus locales et bien identifiables ?
Analyse des précipitations de décembre 2025
Depuis le 1er décembre, les précipitations cumulées atteignent, au 27 décembre, 179 mm, avec un maximum journalier de 40 mm le 21 décembre.
Ces valeurs, replacées dans un contexte historique récent, n’ont rien d’exceptionnel :
- Décembre 2014 : 186 mm (83 mm en 24 h)
- Décembre 2009 : 202 mm (53,6 mm en 24 h)
- Décembre 2008 : 205 mm (67,6 mm en 24 h)
Certains invoqueront les 104 mm tombés en trois jours (du 21 au 23 décembre 2025). Pourtant, en 2014, ce sont plus de 143 mm qui étaient tombés en trois jours (du 4 au 6 décembre 2014), sans provoquer de telles inondations à Pin-Rolland. D’ailleurs, pour mémoire, le record local journalier reste de 189 mm en 24 heures, enregistré le 2 octobre 1973.
La véritable différence : l’artificialisation des sols
En 2014, les surfaces naturelles du couloir écologique, ponctuées de dépressions naturelles, n’étaient pas imperméabilisées par les parkings et immeubles construits en 2024.
Ces sols permettaient une infiltration naturelle d’une grande partie des eaux de pluie.
C’est précisément ce point que l’APE avait soulevé devant le tribunal administratif, lors de son recours contre les permis de construire délivrés dans cette zone.
Et les arbres déracinés à Sainte-Asile ?
La chute de nombreux pins dans la pinède de Sainte-Asile est-elle due au réchauffement climatique ? Là encore, les faits racontent une autre histoire.
Le phénomène observé est un chablis, c’est-à-dire le déracinement ou la rupture d’arbres sous l’effet du vent.
Selon l'Association forestière du sud du Québec, les éclaircies permettent au vent de s’infiltrer dans le peuplement, créant des turbulences qui augmentent la force exercée sur les arbres. La période de vulnérabilité peut durer de 2 à 5 ans, voire jusqu’à 15 ans dans certains cas, notamment après des éclaircies tardives dans des peuplements âgés. Les coupes totales exposent également les arbres en lisière à des vents forts et turbulents et sont susceptibles d’engendre des chablis.
Or, cette pinède a subi un éclaircissement sévère en 2020, qualifié de « dépressage » par la commune, avec 256 pins abattus, notamment pour alimenter la centrale de Gardanne. Ces coupes avaient été dénoncées par l’APE à l’époque.
Plus récemment encore, cette année des pins ont été coupés en lisière de pinède, côté habitations.
Le 26 décembre 2025, de nombreux pins ont été déracinés par les vents violents à proximité immédiate des souches encore visibles des arbres récemment coupés.
Vent, sol et coupes : un cocktail connu
Les relevés météorologiques montrent que, à partir du 21 décembre, concomitamment aux fortes pluies, les rafales ont dépassé les 100 km/h, avec un maximum de 118 km/h le 26 décembre. Mais pour mémoire, les rafales de vent les plus violentes mesurées ont atteint un maxima de 183,3 km/h le 29 janvier 1999 !
C’est donc une conjonction de facteurs qui peut expliquer les déracinements observés. Sur un sol argilo-sableux, saturé en eau, et dans une pinède fragilisée par des éclaircies récentes, ces rafales ont suffi à provoquer les déracinements observés.
Là encore, tout indique que ces chablis n’ont rien d’exceptionnel, ni de directement imputable au réchauffement climatique.
Conclusion
Il est donc pour le moins discutable d’attribuer systématiquement :
- les inondations de Pin Rolland,
- l’aggravation du ruissellement,
- et les chutes d’arbres,
au seul réchauffement climatique, tout en passant sous silence la responsabilité de l’urbanisation intensive, de l’imperméabilisation des sols et des mauvaises pratiques de gestion forestière.
Mais n’en doutons pas : la commune expliquera qu’il est urgent de continuer d’urbaniser, tout en jugeant qu’il est urgent d’attendre pour traiter les problèmes d’inondations, pourtant directement aggravés par le bétonnage massif de Pin-Rolland.
À quand une vraie politique d’adaptation locale : préservation des zones naturelles perméables, gestion raisonnée des forêts, arrêt du bétonnage ?
Et si, finalement, les véritables « écolos-bobos » n’étaient pas ceux que la municipalité désigne, nous en l’occurrence ?
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Chers amis, chers soutiens de l’APE,
En cette fin d’année, l’APE tient à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui, par leur soutien, leur engagement et leur vigilance, contribuent chaque jour à la défense de notre environnement et de notre cadre de vie.
Merci infiniment pour votre fidélité, votre engagement tout au long de 2025. Grâce à vous, nous avons pu défendre avec force notre belle presqu’île : ses espaces naturels, sa qualité de l’air et de l’eau, son cadre de vie unique et la santé de ses habitants. Ces victoires, petites ou grandes, sont avant tout collectives.
Un remerciement tout particulier aux accompagnateurs de « Marchons vers l’école » : votre présence régulière, votre énergie et votre sourire font de chaque trajet un moment sécurisé, convivial et éducatif pour nos enfants. Vous êtes les héros discrets de la presqu’île, et nous sommes fiers de compter sur vous !
Nous restons plus que jamais mobilisés à vos côtés pour protéger et embellir Saint-Mandrier face à l’artificialisation, aux pollutions et à la pression urbaine. Ensemble, continuons à faire vivre ces valeurs qui nous rassemblent.
Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année 2025, des moments de partage et de sérénité en famille et entre amis, et l’énergie nécessaire pour poursuivre ensemble, en 2026, la protection du vivant et de notre territoire sous le soleil.
L’équipe de l’APE
La COP30 : Des promesses non tenues
Dix ans après l’Accord de Paris, la COP30 à Belém devait être un tournant pour le climat. Pourtant, malgré un cadre prometteur (présidence brésilienne, mobilisation historique en Amazonie), les résultats sont décevants :
- Aucune feuille de route concrète pour sortir des énergies fossiles.
- Blocages sur la finance climat : Les pays riches (dont l’UE) ont affaibli leurs engagements, repoussant les objectifs à 2035, sans engagement chiffré en maintenant l’ambiguïté sur les montants.
- L’Union européenne, championne du double discours : Elle défend publiquement la transition écologique, mais continue de financer le pétrole, le gaz et le charbon, tout en affaiblissant ses propres réglementations environnementales (ex. : détricotage du Pacte Vert, reports sur les polluants éternels, etc.).
- Résultat : Un programme de travail procédural sans obligations claires ce qui alimente un sentiment d’injustice et fragilise la construction d’un accord mondial crédible.
Bilan climatique : une fin d'année 2025 alarmante pour le monde et la France
En cette fin décembre 2025, le bilan climatique mondial et français confirme une tendance inexorable au réchauffement, avec des records qui s'enchaînent et des impacts de plus en plus visibles.
- À l'échelle mondiale, 2025 s'annonce comme la 2e ou 3e année la plus chaude jamais enregistrée, ex æquo ou juste derrière 2023 et 2024 (selon l'OMM et Copernicus). Les 11 dernières années (2015-2025) forment la série la plus chaude depuis les relevés, avec une anomalie moyenne de +1,42 °C pour janvier-août par rapport à l'ère pré-industrielle.
- En France, Météo-France classe 2025 au 3e ou 4e rang des années les plus chaudes depuis 1900, avec une température moyenne d'environ 14 °C (+1 °C par rapport à la normale 1991-2020). Un jour sur deux a été plus chaud que la moyenne, et les records de chaleur ont été 10 fois plus nombreux que ceux de froid. Épisodes marquants : chaleurs anormales en mai, juin, août, novembre et décembre ; été au 3e rang des plus chauds ; sécheresse des sols sur au moins 30 % du territoire (mai-août) ; incendies violents (ex. : 11 000 ha brûlés dans l'Aude). Précipitations proches de la normale, mais contrastes forts.
L’Union européenne : Vers une "trumpisation" environnementale ?
Un article récent du Monde révèle une tendance inquiétante : l’UE adopte des mesures de simplification réglementaire qui affaiblissent les protections environnementales et sanitaires.
- 8ème paquet "omnibus" adopté le 10 décembre : affaiblissement du pacte vert, report du règlement sur la déforestation importée, recul sur le devoir de vigilance des entreprises, dérégulation environnementale et même la possibilité d’ignorer la science dans les évaluations de l’impact des pesticides !
- Conséquence : Une régression écologique au profit des intérêts économiques, avec des économies estimées à 1 milliard d’euros pour les entreprises… au détriment de la santé et de l’environnement.
- 10ème paquet "omnibus" En complément, la Commission européenne a présenté le 16 décembre une proposition de « simplification » de la réglementation sanitaire alimentaire qui marque un tournant majeur dans la gestion des pesticides en Europe. Ce texte prévoit d’accorder à la majorité des biocides et pesticides des autorisations illimitées dans le temps, supprimant les réévaluations régulières de leur dangerosité, et ouvre même la voie au retour des épandages aériens interdits depuis 2009. Sous couvert de simplification administrative, cette réforme fait craindre un affaiblissement durable des protections sanitaires, environnementales et de la biodiversité.
Hier 16 décembre, l'UE a repoussé l’interdiction totale des moteurs thermiques en 2035
- Une décision présentée comme une victoire par leurs défenseurs mais qui laisse en réalité très peu de place aux motorisations à pétrole sur le long terme.
- L’objectif de –90 % d’émissions de CO₂ rend l’électrique incontournable, les rares exceptions reposant sur des solutions coûteuses et écologiquement discutables comme les carburants synthétiques, les biocarburants ou certains hybrides rechargeables. Soutenue par d’importants investissements dans les batteries, les contraintes sur les flottes d’entreprises et l’évolution rapide du marché, l’électrification du parc automobile européen est donc appelée à s’accélérer inexorablement.
Catastrophes naturelles : Une facture toujours élevée
- 220 milliards de dollars de pertes économiques en 2025 (contre 310 en 2024), avec des événements marquants :
- Incendies de Los Angeles : 40 milliards de dollars de pertes assurées (record historique).
- Ouragans moins destructeurs aux États-Unis, mais des inondations dévastatrices en Asie du Sud-Est.
- Tendance de fond : Les coûts des catastrophes naturelles restent sur une trajectoire ascendante, confirmant l’urgence d’agir.
Quelques lueurs d’espoir malgré tout, certaines avancées méritent d’être soulignées :
- Biodiversité en France : Des progrès, mais encore trop fragiles Le Rapport France Biodiversité 2025 ou sa synthèse (juste 2 pages) montre que :
- 248 espèces protégées sont suivies de près, avec des signes encourageants pour certaines (ex. : Balbuzard pêcheur, Vautour moine, Flamant rose, mouette rieuse).
- Mais la biodiversité recule globalement, faute de protection suffisante des habitats (forêts, zones humides, océans).
- Message clé : Les actions de conservation fonctionnent quand elles sont bien financées et appliquées. Il faut donc amplifier les efforts !
- Interdiction des PFAS et perturbateurs endocriniens dans les jouets en UE d’ici 2030, pour protéger les enfants.
Dans ce contexte, le rôle des associations locales comme l’APE83430 prend tout son sens. Informer sans catastrophisme mais sans minimiser les risques, relayer les données scientifiques de manière accessible, défendre la santé des enfants, la qualité de l’air et la protection de notre littoral : ce sont des leviers concrets d’action à notre échelle.
L’APE83430 invite les familles de Saint‑Mandrier à rester mobilisées : en s’informant, en soutenant les démarches en faveur des transports moins polluants, de la réduction des émissions locales et de la protection des milieux naturels, chacun peut contribuer à rendre notre presqu’île plus résiliente face au changement climatique, dès maintenant et pour les générations à venir.
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"Parce que la vérité climatique mérite mieux que des approximations, aidez-nous à informer sans concession !"
#COP30 #Climat #Biodiversité #TransitionÉcologique #APE83430
Huit associations*, dont l’APE, viennent de déposer conjointement ce 24 novembre un recours gracieux auprès du président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (MTPM).
Ce recours vise à obtenir l’annulation de la délibération n°25/09/229, adoptée le 24 septembre 2025, par laquelle MTPM a déclaré d’utilité publique le projet de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) et levé les réserves formulées par les commissaires enquêteurs lors de l’enquête publique de mai-juin 2025.
Pourquoi ce recours ?
Les associations estiment que la Métropole a adopté cette délibération en méconnaissance du Code de l’environnement, sans répondre réellement aux réserves officielles de l’enquête publique ni aux observations du public.
Selon elles, le projet validé reste incomplet, imprécis, mal évalué, et présente des impacts environnementaux, sociaux et budgétaires qui n’ont pas été correctement examinés.
Le recours s’appuie notamment sur les points suivants :
1. Un tracé insuffisamment étudié autour de la gare de La Pauline
Le « tracé en boucle » prévu n’a pas fait l’objet d’une évaluation complète ni d’une étude d’alternatives, comme l’exige la loi. Il ne répond pas aux standards d’un véritable site propre, limitant la performance future du réseau.
2. L'absence d'étude d'alternative pour le rabattement à la gare de La Seyne
Une solution proposée par les citoyens – un passage en trémie sous la voie ferrée, déjà prévue dans la DUP de 2005 – n’a jamais été examinée, malgré son intérêt majeur pour la performance du réseau.
3. L’absence d'aménagements cyclables continus autour de la gare de La Seyne
Contrairement aux obligations légales (article L. 228-3 du Code de l’environnement), aucune continuité cyclable ou piétonne n’est prévue sur un axe pourtant identifié comme structurant dans les schémas métropolitains.
4. L’absence d’un véritable pôle d’échanges multimodal (PEM) à La Seyne
Bien que prévu par les documents de planification, le PEM n’apparaît pas dans le budget du BHNS. La délibération mise en cause se contente d’annonces générales sans mesures concrètes.
5. Une traversée du port en 2×1 voie insuffisamment justifiée
Le projet induit des reports de trafic importants sans étude d’impact complète, tout en maintenant des expropriations contestées et coûteuses.
6. Des études complémentaires renvoyées à plus tard
Plusieurs réserves des commissaires enquêteurs sont déclarées « levées » alors que la Métropole renvoie à des études futures – ce qui est contraire au principe même de la déclaration de projet, qui doit adapter le projet avant, et non après, son adoption.
7. Une refonte du réseau de bus peu lisible et parfois contradictoire
Certaines lignes existent encore en doublon ou ne disposent pas de rabattement clair, donnant un réseau incohérent dès son lancement. C’est le cas de la ligne 18 qui relie Saint-Mandrier à Blache.
Une délibération irrégulière qui doit être retirée
Les associations rappellent que la Métropole avait l’obligation, en vertu du Code de l’environnement, de modifier substantiellement son projet avant adoption pour tenir compte de l’enquête publique.
Or, aucune modification significative n’a été retenue, malgré des réserves majeures.
Elles demandent donc le retrait pur et simple de la délibération, faute de quoi un recours devant le Tribunal administratif de Toulon sera déposé.
Pourquoi l’APE est concernée ?
Parce que pour les Mandréennes et Mandréens, ce projet structurant transformera durablement :
- Leur environnement urbain,
- leurs déplacements,
- les émissions de polluants et les impacts sur leur santé,
- leur qualité de vie,
- et l’usage de l’espace public à l’échelle métropolitaine.
L’APE et les autres associations évidemment ne contestent pas le principe d’un réseau de transport performant : bien au contraire, c’est pourquoi elles demandent un projet mieux conçu, mieux documenté, plus durable et réellement conforme à la loi.
La suite
Le président de MTPM dispose d’un délai de deux mois pour répondre. En l’absence de retrait ou de réponse satisfaisante, les associations engageront un recours pour excès de pouvoir devant la juridiction administrative.
L’APE vous tiendra informés des suites de cette procédure.
* ACTENERGIES, APE, Association Porte Marine et Compagnie, CILOS (CIL de La Seyne Ouest et sud), CIL Balaguier, CIL Des Mouisseques, FNE Var, MART.
Le 13 novembre dernier, à l’heure du déjeuner, M. Gilles Vincent publie un nouveau post sur son compte Facebook intitulé « les masques tombent ». Une fois encore, il tente de mêler l’APE à ses querelles politiciennes en réaction à notre simple post… qui ne faisait pourtant que répondre à ses propos visant à justifier l’interdiction d’accès de la permanence des élus à la Vague Mandréenne. Car, fidèle à une habitude désormais bien rodée, il en avait profité pour s’en prendre à l’APE, son faire-valoir favori, allant jusqu’à brandir, encore, une menace de plainte.
Nous rappelons donc ici les faits.
1. L’APE n’a strictement rien à voir avec l’épisode évoqué par M. Vincent
L’APE n’a pas commenté ce qu’auraient fait des élus ou sympathisants de la Vague Mandréenne lors de la permanence des élus annoncée comme chaque mois dans Le Mandréen. Nous avons simplement répondu au post dans lequel M. Vincent mettait en cause notre association sans motif valable.
Rien, dans cette affaire, ne concerne l’APE. Mais le maire a jugé utile de s’en servir pour détourner l’attention comme à son habitude et tenter de discréditer notre action environnementale.
2. Une “révélation” tardive … et mal informée
Dans son message, M. Vincent feint de découvrir que les noms du président et du secrétaire actuels de l’APE figuraient dans les statuts de création de l’association citoyenne La Vague Mandréenne en… 2020. Doit-on lui rappeler que ces deux personnes avaient démissionné de leurs mandats à l’APE dès leur engagement sur cette liste, afin d’éviter toute confusion entre les deux structures, Une démarche transparente et responsable pour éviter toute confusion entre les deux structures. M. Vincent bien opportunément omet de le préciser ! L’aurait-il oublié ?
La Vague Mandréenne est toujours une association citoyenne sans aucune affiliation à un parti politique, apartisane, dotée aujourd’hui d’un nouveau Conseil d’administration.
3. Le refrain du “mélange des genres” : une accusation à sens unique
M. Vincent conclut en se demandant s’il n’y aurait pas un “mélange des genres” lorsqu’un membre d’une association environnementale apporte sa voix à la liste électorale de son choix.
Si l’on suit cette logique, il faudrait interdire à tout citoyen engagé dans une association, culturelle, sportive, environnementale, humanitaire ou autre, d’exprimer un choix politique. Une absurdité démocratique.
Et puisque M. Vincent veut “faire tomber les masques”, alors faisons-le jusqu’au bout et rappelons qu’un bon nombre d’élus de sa propre liste sont membres encartés du parti politique Les Républicains. Lui-même, son fils Romain Vincent (candidat LR très malheureux au législatives de 2022 et également délégué LR de la 7e circonscription du Var), ainsi que plusieurs autres élus de sa liste : M. Romain Blanc, M. Rémi Cailleaux, M. Fabrice Dedons, M. Alain Fontana…
Encartés LR et c’est bien leur droit, et appliquant donc la ligne politique nationale de leur parti questions de santé, d’urbanisation, environnement, éducation, etc., peuvent-ils décemment faire la leçon à une association apolitique ? Et que doit-on penser du rôle politique des associations satellites comme « Les Amis d'Union Pour Saint Mandrier » (Président : M. Romain Vincent) ou « l’Union pour Saint-Mandrier » (M. Fabrice Dedons), qui sont directement liées à la liste dite d’Union de M. Vincent ?
Dès lors, qui mélange réellement les genres ?
4. L’APE : apartisane, indépendante, fidèle à sa mission et plus que jamais déterminée
Notre association ne se laissera pas intimider. L’APE est, et restera, apolitique, apartisane et indépendante. Nous continuerons en toute transparence notre mission : alerter sur les impacts des polluants sur la santé, défendre les espaces naturels et le littoral de Saint-Mandrier contre le bétonnage excessif, exiger la transparence dans la gestion communale quelles que soient les tentatives d’instrumentalisation politique à notre encontre.
À M. Vincent, nous répondons :
- Oui, chacun a le droit de s’engager dans la vie citoyenne, associative ou politique, sans être stigmatisé.
- Non, l’APE ne fait pas de politique, elle défend l’intérêt général et l’environnement.
- Oui, nous exigeons que les élus rendent des comptes sur leurs décisions, sans diversion ni intimidation.
Nous laissons les Mandréennes et les Mandréens juger, en toute connaissance de cause, qui agit pour le bien commun… ou pour des intérêts partisans. Qui fait de la politique politicienne dans cette commune.
#APE83430 #Transparence #Environnement #SaintMandrier #DémocratieLocale
L'APE prend acte du post diffamatoire publié par le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer, Gilles Vincent, qui invente un incident politique pour tenter, une fois de plus, de discréditer notre association et son action essentielle en faveur de notre santé et l'environnement de notre presqu’ile.
Gilles Vincent, s’acharne une nouvelle fois sur ses opposants en brandissant la menace de plainte pour une simple présence à la mairie annexe du Pin Rolland sans qu’aucun propos déplacé n’ait été échangé. Et pourtant, le maire y voit une « perturbation » et une « agressivité »… que personne n’a constatée.
Mais le plus grave, il instrumentalise l’APE à des fins politiciennes.
Aussi, nous souhaitons rétablir les faits avec la plus grande fermeté et transparence :
- L'APE est et reste strictement apartisane. Notre seule boussole est la protection de la presqu'île, le respect des lois sanitaires et environnementales, et l’amélioration de la qualité du cadre de vie des Mandréennes et Mandréens. Nos membres et sympathisants proviennent de tous les horizons et sensibilités politiques.
- Instrumentalisation Politique : Une nouvelle fois, le Maire fait un amalgame scandaleux et use d'une instrumentalisation politique grossière en mentionnant la présence d'un de nos membres. Cette personne était présente à la Mairie annexe à titre strictement personnel et citoyen, et non en tant que représentant ou émissaire de l'APE.
- Le Deux Poids, Deux Mesures : L'accusation de "faire de la politique" est particulièrement ironique venant d'un élu d’un parti politique bien connu. Le Maire se présente comme "apolitique" tout en étant, comme nombre de ses colistiers, un membre affiché d’un parti politique, sous l'étiquette duquel sa liste s’est même présentée (UMP en 2014, LR en 2020 d’après le site du Ministère de l’intérieur). L'APE, en revanche, n'a aucune attache partisane et agit uniquement sur des dossiers techniques et environnementaux (qualité de l'eau, urbanisme).
- Déni de la Réalité : Le fait de dénoncer la "collusion" entre l'opposition et l'APE est une manière de discriminer notre association et de sous-entendre que toute critique de l'action municipale est nécessairement politisée. L'APE continuera d'alerter les autorités et la population, quelle que soit la liste municipale majoritaire en place.
L'APE ne se laissera pas entraîner dans les querelles politiciennes. Nous sommes un contre-pouvoir citoyen qui s'appuie sur la science et le droit. Nous demandons l'arrêt immédiat de cette campagne de dénigrement visant à museler la voix des protecteurs de l'environnement à Saint-Mandrier.
Notre engagement : Continuer à œuvrer pour l'intérêt général, loin des étiquettes et des menaces de poursuites. Ensemble, protégeons notre littoral – car la vérité et la transparence ne sont pas des luxes, mais des droits essentiels.
Rejoignez l'APE pour agir ou faites un don pour soutenir nos actions,
Ce mercredi soir, la nature nous a offert un spectacle absolument magique au-dessus de la rade de Toulon.
La pleine lune s’est d’abord levée lentement, toute rouge, à l’horizon… comme si elle s’extirpait des collines incandescentes. Puis elle a glissé progressivement dans l’axe de Saint-Mandrier, devenant d’un éclat vif et impressionnant, éclairant la surface de la mer, le village et les pins comme un projecteur naturel.
Quelques minutes plus tard, le clou du spectacle : elle a glissé dans un banc de nuages, des éclats d’argent qui dansaient au-dessus de la rade comme un kaléidoscope céleste. Ils dessinaient une mosaïque géante tout autour d’elle, la lune parfaitement centrée, comme une pièce maîtresse d’un tableau vivant.
Un rappel que la nature, même la nuit, continue de nous montrer qu’elle est une extraordinaire artiste. Et que ces instants, quand on prend le temps de les regarder vraiment, sont des cadeaux.
Si vous l’avez observée aussi ce soir depuis Saint-Mandrier ou depuis la rade : vous avez forcément ressenti cette émotion-là.
Seule faute de goût dans ce tableau nocturne parfait : le halo du panache de fumée du Mega Andrea de la Corsica Ferries quittant la rade…
Continuons à regarder, à raconter et à sauvegarder ce qui fait la beauté de notre littoral.
#PleineLune #RadeDeToulon #SaintMandrier #Ciel83430 #APE83430
La lune sera visible dès la fin d’après-midi sur la presqu’île de Saint-Mandrier ! La pleine Lune atteindra son maximum à 14h19 — un horaire exceptionnel car le spectacle commencera donc en pleine journée, visible dans le ciel bleu. Dès le coucher du soleil (vers 17h30), la Lune apparaîtra imposante à l’horizon lorsqu’elle se lèvera au-dessus de la mer vers l’est, puis atteindra son apogée visuelle autour de 23h.
Une petite photographie prise hier en fin d’après-midi pour vous donner un avant-gout du spectacle !
Cette "Super Lune" tire son nom du fait qu’elle coïncide avec le périgée : c’est-à-dire que la Lune sera à sa distance la plus proche de la Terre cette année (environ 356 833 km), ce qui la rendra jusqu’à 8% plus grande et 16% plus lumineuse qu’une pleine lune habituelle. De plus, voir ce phénomène en plein jour est rare : il ne s’était pas produit depuis 43 ans !
Levez les yeux en fin d’après-midi puis au crépuscule pour profiter de ce rendez-vous céleste exceptionnel, accessible à tous depuis la presqu’île, sans matériel particulier, juste avec l’envie de s’émerveiller !
Pour en savoir plus : Super Lune du Castor 2025 : la plus grosse super lune de l'année, c'est ce mercredi
#PleineLune #LuneDuCastor #SaintMandrier #NatureEtCiel #APE83430
Profitez de la beauté de notre environnement ! N'hésitez pas à partager vos plus belles photos de ce ciel exceptionnel en la taguant avec le hashtag #APE83430.
La Villa Tamaris, centre d’art de la Métropole TPM, vous invite à plonger dans une expérience immersive et poétique avec l’exposition "Genesis", une rétrospective majeure du célèbre photographe Sebastião Salgado. À travers ce projet exceptionnel, Salgado nous emmène à la rencontre des derniers espaces sauvages de notre planète, des paysages intacts et des peuples ancestraux qui résistent encore à l’empreinte du monde moderne.
Un hommage à la beauté brute de la Terre Des régions polaires aux déserts arides, des forêts tropicales aux montagnes glacées, "Genesis" est une ode à la nature dans toute sa majesté. Chaque photographie est une fenêtre ouverte sur des territoires préservés, où la vie s’épanouit loin de l’agitation contemporaine. Ces images, à la fois époustouflantes et fragiles, nous rappellent l’urgence de protéger ces écosystèmes uniques.
Pourquoi visiter cette exposition ce week-end ? Avec un week-end pluvieux, quoi de mieux que de s’évader dans des paysages grandioses et des cultures ancestrales, au sec et au chaud ? Laissez-vous transporter par la splendeur de la nature sans quitter la région !
- Voyagez à travers des paysages intacts et des peuples méconnus.
- Émerveillez-vous devant la diversité et la résilience de la vie sur Terre.
- Réfléchissez à notre rôle dans la préservation de ces trésors naturels.
"Genesis" n’est pas seulement une exposition, c’est un appel à l’action. En découvrant ces images, vous serez inspiré à agir pour protéger notre planète, aujourd’hui et pour les générations futures.
Infos pratiques : Villa Tamaris, centre d’art de la Métropole, Du 18 oct. 2025 au 11 janv. 2026, Horaires d'ouverture de 13h30 à 18h30, Jours de fermeture : Les lundi, mardi et jours fériés. Entrée libre.
Ne laissez pas la pluie gâcher votre week-end : venez vous émerveiller devant "Genesis" et soutenez la préservation de notre belle planète ! On compte sur vous.
Ce matin, un merveilleux phénomène naturel a offert aux promeneurs de la petite rade de Toulon un spectacle rare : la « sague », cette brume marine typique du littoral provençal. Lorsque la température de l’air diffère de celle de la mer, de fines gouttelettes se forment à la surface, générant un voile vaporeux qui glisse sur la mer. Cette brume s’est étirée depuis les Sablettes, longeant toute la côte, jusqu’à s’accrocher aux hauteurs de Notre-Dame du Mai.
En quelques instants, le paysage a changé : la mer et le ciel semblaient se fondre l’un dans l’autre, enveloppés dans la douceur ouatée de la sague. Les reliefs, immeubles et arbres disparaissaient dans la brume, accentuant le mystère et la beauté de notre littoral. Puis, comme par magie, ce nuage s’est dissipé, laissant place à un horizon bleu et limpide. Difficile d’imaginer que quelques minutes plus tôt, la nature nous avait offert ce ballet de lumière et de vapeur.
La sague nous rappelle combien le littoral recèle de spectacles étonnants, et combien il est précieux de préserver ces lieux et ces instants. Un plaisir simple, à savourer les yeux grands ouverts, pour se souvenir que notre environnement reste notre plus grand trésor — à contempler, à protéger et à partager.
Le 24 octobre 2025, le Neoliner Origin – premier cargo commercial à voiles rigides en service transatlantique – a accosté à Saint-Pierre-et-Miquelon après avoir quitté Saint-Nazaire le 16 octobre. Ce navire à propulsion vélique principale, prototype de la transition écologique du fret maritime, a franchi l’océan malgré des tempêtes violentes ayant déchiré le panneau supérieur de sa grand-voile arrière le 18 octobre.

Visite guidée du Neoliner Origin (crédit Patricia Bachelier)
Un cargo à voiles hybride et révolutionnaire
- Propulsion : deux voiles rigides Solidsail de 3 000 m² au total, déployées sur mâts repliables, combinées à un moteur d’appoint.
- Performance : vitesse moyenne de 11 nœuds sous voiles, réduction des émissions de CO₂ jusqu’à 80 % par rapport aux cargos conventionnels.
- Capacité : 6 300 tonnes de port en lourd, 1 200 mètres linéaires de chargement sur 3 ponts, transport de conteneurs, marchandises réfrigérées et 12 passagers.
Malgré l’avarie, les voiles avant sont restées opérationnelles : le navire a poursuivi en mode hybride, démontrant la résilience de la propulsion vélique même en conditions extrêmes.
Un jalon historique pour le transport à la voile moderne
- Liaison directe France – Saint-Pierre-et-Miquelon rétablie, sans transit par Halifax.
- Première cargaison commerciale déchargée avec succès.
- Réparations en cours sur place ; cap ensuite sur Baltimore (cérémonie reportée au 2ᵉ voyage).
Vers une flotte de cargos à voiles réguliers
Le Neoliner Origin préfigure une ligne transatlantique régulière à faible empreinte carbone. D’autres unités plus grandes sont en construction.
En résumé : malgré les tempêtes, le premier cargo à voiles du XXIᵉ siècle a prouvé que la force du vent peut à nouveau transporter des cargaisons commerciales importantes avec des passagers à bord, plus proprement, plus durablement. Ce cargo à voiles n’est pas un retour en arrière, mais un prototype d’avenir.
Pour en savoir plus :
Dans le cadre de notre mission de sensibilisation environnementale, nous vous proposons une synthèse du Dossier d'Information Mairie (DIM) déposé par Free Mobile pour l'implantation de deux nouvelles antennes-relais au Stade Max Juvenal à Pin-Rolland.
Ce document, daté du 18 septembre 2025, vise à informer la mairie et les citoyens sur le projet. Nous nous concentrons ici sur les aspects liés aux risques potentiels pour la santé, l'environnement et la biodiversité, en soulignant les points de vigilance pour une implantation responsable.
1. Description du Projet
- Emplacement et Caractéristiques : L'antenne sera installée sur un pylône tubulaire de 20 m de hauteur, au stade Max Juvenal. Elle supportera 2 antennes pour la technologie 5G (fréquences 3G/4G/5G), avec des azimuts de 130° et 340°. Les coordonnées GPS sont X = 891514, Y = 1792734 (Lambert II étendu) ou Longitude : 5.90601, Latitude : 43.07787.
La photographie aérienne de l’implantation de la page 9 du DIM correspond à une date antérieure à la construction des nombreux bâtiments de cette zone de Pin-Rolland et donne ainsi une fausse idée des impacts potentiels des ondes électromagnétiques qui seront émises par les nouveaux équipements sur le public que sont les nouveaux habitants des bâtiments construits récemment…
Une photographie actualisée montre l’urbanisation actuelle à l’est de l’implantation des nouvelles antennes (point rouge). Il aurait été également informatif de localiser les antennes des 3 autres opérateurs (SFR, Orange et Bouygues) déjà implantées autour du stade (points orange).
- Calendrier : Le dossier d'information a été remis en septembre 2025, le dépôt de permis en octobre 2025, le début des travaux provisoire en novembre 2025, et la mise en service en janvier 2026. Le déploiement dure environ 18-24 mois, avec des phases d'autorisations, négociation avec les bailleurs, travaux et mise en service.
- Motivation : Free Mobile justifie cette installation par la nécessité d'améliorer la couverture 5G, réduisant la congestion réseau et offrant un meilleur service aux usagers. L'opérateur met en avant une réduction de 30 % de l'énergie consommée par rapport aux technologies précédentes.
2. Risques Associés à l'Implantation
Le DIM aborde les risques liés aux ondes électromagnétiques, en se basant sur les normes françaises et européennes. Cependant, comme association environnementale, nous rappelons que ces affirmations sont basées sur les déclarations de l'opérateur et méritent une vigilance accrue, notamment en raison des débats scientifiques sur les effets à long terme de la 5G.
- Exposition aux ondes électromagnétique et Santé Publique :
- L'opérateur affirme sans aucune démonstration que les nouvelles installations respecteront les limites d'exposition du public aux rayonnements électromagnétiques, fixées par le décret n°2002-775 du 3 mai 2002. L'ANFR (Agence Nationale des Fréquences) pourra vérifier la conformité.
- Points de vigilance : Le document mentionne que la 5G utilise des fréquences plus hautes (3,5 GHz), augmentant potentiellement l'exposition locale. Bien que Free indique une réduction de l'exposition globale grâce à une meilleure efficacité, des études de l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) citées dans le DIM soulignent des incertitudes sur les effets biologiques des ondes millimétriques. L'ANSES recommande des suivis épidémiologiques, et des associations comme Robin des Toits alertent sur des risques accrus pour les enfants et les personnes électrosensibles.
- Périmètre de sécurité : Aucun périmètre de sécurité n'est prévu car l'exposition est en dessous des seuils. Cependant, des établissements sensibles (écoles, crèches) à moins de 100 m pourraient être impactés, selon le DIM.
Aucune valeur d’exposition du public n’est indiquée dans la zone de « rayon de cent mètres de l'équipement ou de l'installation, (où) l'exposition du public au champ électromagnétique émis par l'équipement ou l'installation est aussi faible que possible » (Article 5 du décret n°2002-775 du 3 mai 2002). Cette zone est représentée autour du pylône par un cercle sur la photographie. Certes les antennes sont prévues en haut du pylône à 18m de hauteur mais le stade où jouent enfants et adultes est situé à proximité immédiate du pylône des antennes, à moins de 10m sans périmètre de sécurité et dans l’azimut 130° d’une des deux antennes existantes qui sera remplacée par un équipement plus puissant.
D’autre part, les antennes des 3 autres opérateurs contribuent également à une exposition du public dans cette même zone. Aucune information sur la valeur d’exposition cumulée des effets des ondes électromagnétiques émises par l’ensemble des équipements Free, SFR, Orange et Bouygues n’est présentée dans le DIM. Des mesures de l’exposition aux ondes électromagnétiques des équipements existants devraient être réalisées pour servir de valeurs de référence afin d’évaluer l’impact des nouveaux équipements.
- Impact Environnemental :
- Le pylône est installé sur un site existant, minimisant les modifications de l'impact visuel et paysager.
- Risques pour la biodiversité : La 5G pourrait perturber les pollinisateurs comme les abeilles et des oiseaux via les ondes, bien que le DIM n'en parle pas explicitement. Des rapports ANSES cités évoquent des effets potentiels sur la faune, et l'APE recommande une étude d'impact local sur la faune aviaire, en particulier sur les espèces protégées. En effet des goélands et des faucons crécerelles sont régulièrement observés perchés sur les antennes de ce site. Un Faucon crécerelle(Falco tinnunculus) photographié le 26 juin 2025 sur l’une des antennes du stade.
- Énergie et carbone : Free met en avant une réduction de 50 % de la consommation énergétique par rapport à la 4G, mais l'implantation ajoute à la densification du réseau, augmentant l'empreinte carbone globale des télécoms.
- Transparence et Contrôles :
- Free s'engage à des mesures post-installation par l'ANFR et à la transparence via Cartoradio.fr.
- Point critique : Les mesures sont auto-déclarées par l'opérateur, et des contrôles indépendants sont rares. L'APE préconise des audits citoyens et une consultation publique plus large.
3. Recommandations de l'APE83430
Ce projet s'inscrit dans le déploiement de la 5G, qui certes offre des avantages en connectivité mais pose des questions sur les risques cumulés des ondes avec la multiplication d’antennes de plus en plus puissantes. Nous appelons à :
- Une étude d'impact indépendante sur la santé et les espèces protégées de l'environnement à proximité des antennes.
- Un moratoire sur les implantations près des zones les plus urbanisées.
- Une participation citoyenne accrue pour évaluer les alternatives.
Pour plus d'infos, consultez le DIM ou contactez-nous (
- 19 octobre 2025 : Face aux attaques infondées, l'APE lanceur d'alerte au service de notre littoral
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