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11 février 2026

 z01 Cap nègre 20200831 z02 Cap nègre 20200877

Quand le soleil se lève sur le Cap Nègre, il offre un spectacle éphémère. Les premiers rayons, rasants et chauds, viennent caresser la surface de l'eau et illuminer l'île du Grand-Rouveau et les barques de pêcheurs qui gagnent le large. Dans cette lumière du petit matin, un instant de sérénité parfaite avant que le monde ne s'éveille vraiment.

z03 Mirabeau et veliplanchiste 20200890 z04 20200892

Quand le Mistral souffle fort sur la rade, la mer reprend ses droits. C’est l'heure des confrontations. D’un côté, le labeur et la résistance : le « Mirabeau » affronte la houle de face, brisant les vagues avec puissance. De l’autre, le jeu et la glisse : le véliplanchiste profite de ces conditions musclées, en symbiose totale avec le vent. Deux façons de vivre la mer quand elle se déchaîne.

1 février 2026 : Voiles au vent et Lune des Neiges : la presqu’île entre mer et ciel

Ce matin, la Farfalle’s Cup, organisée par le SN Mouissèques, a offert un magnifique spectacle sur l’horizon. Sous un bon petit vent et des vagues raisonnables, ce qui n’est pas si fréquent ces derniers temps, les voiliers engagés ont déployé leurs couleurs et animé l’horizon de la presqu’île. Depuis la côte comme depuis la mer, les silhouettes des bateaux ont dessiné un ballet vivant, ponctué d’éclats de voiles et de reflets changeants.

00 Farfalles's Cup zFarfalle's cup Voiliers 20200192 zFarfalle's cup Voiliers 20200206

zFarfalle's cup Voiliers 20200228 zFarfalle's cup Voiliers 20200222 zFarfalle's cup Voiliers 20200249

Une soirée sous le signe de la Lune des Neiges

En fin de journée, c’est un tout autre spectacle qui a pris le relais : celui de la pleine lune, dans un ciel parfaitement dégagé. Elle atteindra son apogée à 23h09 (heure de Paris), déployant sa lumière argentée sur les paysages enneigés de France et offrant à la presqu’île une atmosphère presque irréelle.

zPleine lune des Neiges 20200363 zPleine lune Semaphore 20200345

Un phénomène astronomique rare cette année

D’un point de vue astronomique, cette pleine lune présente une particularité intéressante : contrairement à la plupart des années où elle se situe dans la constellation du Lion, elle brillera exceptionnellement dans la constellation du Cancer, à proximité du célèbre amas ouvert de la Crèche (Messier 44).

Cet amas d’étoiles, visible à l’œil nu dans de bonnes conditions, formera un écrin scintillant autour du disque lunaire. La Lune se trouvera alors à environ 373 000 km de la Terre, une distance moyenne qui n’en fait ni une Superlune ni une Microlune, mais qui garantit une luminosité suffisante pour projeter des ombres nettes sur les paysages.

Une tradition venue d’ailleurs

Le nom de Lune des Neiges trouve ses origines dans les traditions amérindiennes d’Amérique du Nord. Février y est historiquement le mois des chutes de neige les plus abondantes. Certaines tribus l’appelaient aussi Lune de la Faim, en référence aux difficultés de chasse et à la rareté des ressources en plein cœur de l’hiver.

Une journée complète : sport, nature et contemplation

Entre la régate colorée du matin et la pleine lune majestueuse du soir, la presqu’île a offert aujourd’hui un condensé de ce qui fait sa beauté : le mouvement, la lumière, la nature, et ce lien si particulier entre mer et ciel.

Un moment parfait pour rappeler combien notre environnement est précieux, et combien il mérite d’être observé, protégé et célébré.

12 janvier 2026 : Quand la grande digue de Toulon refuse les visites surprises…

Un canot à moteur a décidé de tester la solidité de la grande digue de face. Résultat : encastré entre les rochers, en stand-by hors de l’eau.

z20207172 z20207178

z20207186 z20207205

La digue : 1 – La navigation approximative : 0.

Les plus anciens s’en souviennent : la digue avait déjà repoussé un navire de la Corsica Ferries en décembre 2015, pourtant c’était du lourd !

zJetée Accident Sardinia Regina 2015

Moralité : à Toulon, la digue ne recule jamais. Elle accueille… mais seulement de loin

PS : Les deux passagers du bateau légèrement blessés ont été pris en charge par l’équipage de la SNS 155 et de la SNS 7010 de la SNSM de Saint-Mandrier pour être débarqués à Toulon.

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  1. Accueil

10 janvier 2026 – Alerte sanitaire : contamination bactériologique des productions conchylicoles du Lazaret–Tamaris

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Le 9 janvier 2026, le préfet du Var a pris un arrêté portant interdiction temporaire de la pêche, du ramassage, du transport, de la purification, de l’expédition, du stockage, de la distribution, de la commercialisation et de la mise à la consommation humaine des coquillages issus de la Baie du Lazaret, en raison d’une contamination par des norovirus. Cet arrêté a fait l’objet d’un communiqué de presse le 10 janvier sans préciser la source de cette contamination.

Cette décision intervient dix jours après un arrêté similaire pris le 30 décembre 2025 par la préfète de l’Hérault, concernant les productions de l’étang de Thau, également interdites à la commercialisation pour contamination virale.

zTable 02403731 zTable 02406605

Des alertes sanitaires antérieures à la décision préfectorale

Or, dès la fin décembre, de nombreux signalements de troubles digestifs sévères chez des consommateurs de coquillages de la baie du Lazaret–Tamaris ont circulé sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, près de quinze jours avant l’interdiction officielle de commercialisation.

L’APE, FNE-Var ne sont malheureusement pas surprises par cette situation puisque à de nombreuses reprises elles ont transmis au préfet leurs inquiétudes concernant l’impact de ces contaminations bactériologiques sur la santé des consommateurs des productions locales.

Des contaminations récurrentes connues de longue date

Depuis de nombreuses années (2020, 2021, etc..), les associations APE et France Nature Environnement alertent sur les contaminations microbiologiques récurrentes des productions conchylicoles du Lazaret, en particulier après les épisodes de fortes pluies.

Les causes sont bien identifiées : les dysfonctionnements des réseaux d’assainissement lors des pluies intenses, avec rejets d’eaux usées insuffisamment traitées en rade de Toulon via les déversoirs d’orage.

Vincent Publication Facebook 20201219

Pourtant, plutôt que de traiter le problème à la source, et d'adapter le réseau d’assainissement, notre association et son président évidemment ont été attaqués, certains et non des moindre, le Président du Comité de baie lui-même, allant jusqu’à mettre en cause les résultats de la surveillance bactériologique et suspecter les oiseaux comme responsables de ces contaminations...

Une étude devait être réalisée pour le démontrer mais 5 ans plus tard, les résultats ne sont toujours pas connus. Il est urgent d’attendre pour les publier peut-être ? alors que les contaminations persistent…

Une surveillance inadaptée et biaisée

Récemment, l’APE/FNE a publié un rapport d’analyse des données historiques de contamination bactériologique des moules du Lazaret. Celui-ci met en évidence un biais méthodologique majeur dans le dispositif de surveillance utilisé pour le classement sanitaire de la rade.

En effet :

  • Les prélèvements officiels ne sont généralement pas réalisés en période de pluie, précisément lorsque les moules et huîtres sont le plus exposées aux contaminations microbiologiques.
  • L’analyse des rapports annuels de l’Ifremer montre que la fréquence des prélèvements varie fortement selon les années, sans garantir une représentativité suffisante des situations à risque.
  • L’exclusion quasi systématique des résultats d’analyse obtenus en période de précipitations, pourtant révélateurs de contaminations élevées, affaiblit gravement la représentativité de la surveillance.
  • De plus, la non-prise en compte d’un nombre important de résultats supérieurs à 4 600 E. coli/100 g de chair et liquide intervalvaire, observée notamment en 2021 et 2022, introduit un biais supplémentaire dans le classement de la zone.

Rapport FNE APE  Couverture

Casser le thermomètre ne fera pas baisser la fièvre ! Ces pratiques ne sont pas conformes à l’objectif ni aux critères de la réglementation en vigueur pour le classement sanitaire des zones conchylicoles, tels que définis par le règlement (CE) n° 854/2004 et les instructions DGAL/SDSSA/2016-448.

Des préconisations ignorées

Depuis des années, l’APE et FNE demandent une évolution de la méthodologie de surveillance, afin d’assurer une protection effective des consommateurs et une information honnête des professionnels comme du public.

Nous préconisons notamment :

  • La révision du plan de surveillance de la zone conchylicole du Lazaret afin d’intégrer des prélèvements réguliers et systématiques lors des fortes précipitations, comme cela se pratique dans de nombreuses autres zones de production françaises.
  • La prise en compte de l’ensemble des résultats analytiques, y compris les valeurs élevées de contamination, pour le calcul du classement sanitaire des zones de production.

Attendre encore, au détriment de la santé publique

Nous sommes ici face à un cas emblématique des conséquences de l’inaction, le fameux il est urgent d’attendre : :

  • attendre pour adapter la surveillance aux réalités des réseaux d’assainissement,
  • attendre pour reconnaître les situations chroniques de contamination, et
  • attendre pour informer et protéger les consommateurs après de fortes pluies.

Cerise sur le gâteau, depuis mi-2024, les données de la surveillance bactériologique ne sont plus disponibles sur le site dédié de la surveillance marine (SURVAL) de l’Ifremer. Ce que nous avons déplorons régulièrement lors des réunions de la Commission des cultures marines, sans succès !

Ce n’est ni en minimisant ni en niant le problème que les autorités et les élus locaux parviendront à le résoudre.

La transparence, l’adaptation des méthodes de contrôle et la prévention en amont sont les seules réponses responsables face à un risque sanitaire avéré.

A lire :

  • Un an après la contamination au norovirus, les ostréiculteurs décident de briser un tabou. Le Pèlerin du 11 février 2025.
  • Huîtres contaminées : «Beaucoup savaient», estime une association qui porte plainte. Le Figaro avec AFP édition du 12 janvier 2024.

8 janvier 2026 : Réunion Commission d’information du port militaire de Toulon

  • Sous-marin
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  • Sûreté nucléaire
  • iode
  • Port militaire

Sécurité nucléaire, transparence, environnement et protection des populations civiles : des enjeux majeurs au cœur des échanges

France Nature Environnement (FNE) Var représentée par l’APE, a participé en tant que membre de la Commission d’information du port militaire de Toulon à la réunion du 8 janvier 2026. À cette occasion, plusieurs sujets essentiels relatifs à la sûreté nucléaire, à l’environnement, à l’information du public et à la protection des populations civiles ont été abordés avec les autorités militaires et civiles compétentes.

Transparence des travaux du comité

Lors de l’approbation du compte-rendu de la réunion du 13 janvier 2025, l’APE a signalé l’absence de pièces jointes, dont une annexe explicitement mentionnée dans le document. Les autorités se sont engagées à transmettre l’ensemble des documents manquants.

Activités du port militaire et perspectives

Les autorités ont présenté un panorama des activités menées en 2024 et 2025 ainsi que celles prévues à l’horizon 2026. Trois nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque de classe Suffren ont rejoint la base de Toulon, complétant la flotte existante de bâtiments de la classe Rubis (Perle et Améthyste). Un nouveau bassin, réceptionné en 2025, a été conçu en intégrant le risque sismique.

z01 Sous marin 20203390 z02 Charly 02408705

 

La période d’entretien intermédiaire du porte-avions Charles de Gaulle s’est déroulée sur huit mois pour se terminer en janvier 2024. Les travaux d’adaptation des infrastructures destinées au futur porte-avions de nouvelle génération devraient débuter en 2027 pour une mise en service prévue à l’horizon 2035.

Bilan 2024 de la sûreté nucléaire et de l’environnement

Les bilans 2024 de la sûreté nucléaire et de l’impact des activités nucléaires sur la santé et l’environnement ont été présentés par l’Autorité militaire du port.
Les effluents radioactifs liquides sont intégralement transférés hors site vers des installations spécialisées, sans rejet dans les eaux de la petite rade. Les rejets radioactifs gazeux, notamment ceux liés au porte-avions et à l’Atelier Pierre Léger, sont restés très inférieurs aux limites réglementaires en 2024. Le tritium représente la part la plus importante de ces rejets, avec 7,4 % seulement de l’autorisation annuelle. Les déchets nucléaires, essentiellement de très faible activité et en volumes limités, sont entreposés dans des installations dédiées. Les données mises à jour en 2023 sont accessibles sur le site de l’Andra.

05 Teleray Arsenal 06 Teleray Toulon

Résultats de mesure en continue du débit de dose gamma ambiant (nanosievert/heure) d’une station installée à proximité de la base navale (200m) et d’une station plus élognée (1 km) de la base (Source réseau Teleray-ASNR).

Les résultats de mesure en continue de la dose gamma ambiante des différentes stations Marine installées sur la base navale n’ont pas montré d’anomalie des niveaux habituels, ni celles du système Téléray de l’ASNR.
Les mesures des radionucléides sur des échantillons des différents compartiments de l’environnement (air, mer, sols, chaîne alimentaire) ne montrent aucune augmentation de la radioactivité imputable aux activités nucléaires du site. L’exposition annuelle maximale estimée pour la population riveraine à partir des données de rejets radioactifs est infime (inférieure à 1 nanosievert/an), très largement en deçà de la radioactivité naturelle en France (de l’ordre en moyenne nationale de 3 millisievert/an) et du seuil réglementaire (1 millisievert).

Plusieurs exercices de sécurité nucléaire ont par ailleurs été conduits en 2024.

Exercice national PPI 2026 – ORSEC

L’autorité préfectorale a présenté l’exercice national PPI nucléaire prévu du 1er au 2 avril 2026. Il simulera un accident sur un sous-marin de classe Suffren impliquant des mesures de mise à l’abri des populations. Cet exercice sera accompagné d’actions pédagogiques à destination des élèves des établissements scolaires, centrées sur la culture du risque et de la résilience.

Application du Plan particulier d’intervention nucléaire

FNE/APE a salué la mise à disposition des comprimés d’iode en janvier 2025 dans les communes concernées à la suite de la mise en application du nouveau PPI nucléaire du port (voir notre dossier 2025). Il a été précisé par l’Autorité préfectorale que trois millions de comprimés ont été commandés, que tous les établissements publics (toutes les écoles) ont été dotés, et qu’environ 19 % de la population des quatre communes concernées a retiré ses comprimés en pharmacie.

07 Lancement de la campagne de distribution d iode large 08 boite comprimés iode

FNE/APE a en revanche réitéré sa demande d’installation d’une station de mesure du débit de dose au sud de la base navale, dans l’axe du mistral et à proximité de la presqu’île de Saint-Mandrier. Cette demande sera transmise aux autorités compétentes (ASNR, DSND). L’association a également regretté l’absence de publication en temps réel des données de débit de dose gamma ambiant de l’ensemble des stations de la base navale et l’absence de nouveaux résultats de mesure du tritium dans l’eau de mer, radionucléide important pour son rôle d’indicateur précoce d’éventuelle contamination.

Accident sur le chantier de la zone Milhaud

L’accident survenu le 18 août 2024 lors des travaux de refonte d’un appontement, ayant blessé quatre salariés, a été évoqué. Les autorités ont indiqué que l’état de santé des blessés est désormais rétabli. Les enquêtes judiciaire et technique sont toujours en cours.

z09 Barge 02404360 z10 Barge 02404356

Les travaux ne reprendront pas dans cette zone avant leurs conclusions et des adaptations des procédures sous-marines sont d’ores et déjà prévues. Aucun impact sur les activités nucléaires du port militaire n’a été constaté.

Épaves dans la petite rade de Toulon

FNE/APE a rappelé les risques persistants liés aux épaves encore présentes dans la rade, notamment à proximité du site du Lazaret (voir notre dossier 2025), en particulier pour la navigation, y compris des bâtiments à propulsion nucléaire, l’environnement marin et notamment au regard des risques de pollution chimique à proximité des zones de conchyliculture et de pisciculture.

11 Couverture Note Epaves z12 Epaves Lazaret 02401925

Les autorités ont indiqué que les opérations avaient été financées par des crédits du Fonds vert qui ne pouvaient concerner que des opérations en littoral civil, mais qu’une intervention pourrait être envisagée ultérieurement à l’occasion d’autres opérations de travaux.

Contexte sécuritaire et protection des populations civiles

Enfin, FNE/APE a interrogé les autorités sur les survols de drones non identifiés signalés depuis l’automne 2025 au-dessus de sites militaires sensibles (Brest) et sur la préparation des populations civiles dans un contexte international marqué par la perspective de conflits de haute intensité.

z13 Fregate helico 02503722 z14 Marine nat 02400331

Les autorités ont indiqué que ces sujets relevaient du domaine classifié et ne pouvaient être ni confirmés ni infirmés. Par contre, elles ont affirmé leur confiance dans les dispositifs de défense existants et dans la résilience locale, reposant notamment sur une forte présence militaire et les exercices interarmées.

France Nature Environnement Var et l’APE rappellent l’importance d’une information transparente, accessible et régulière à destination des citoyens, en particulier dans un territoire qui concentre des installations militaires et nucléaires majeures, et continueront à porter ces exigences au sein des instances de concertation.

Pour en savoir plus :

  • Compte-rendu de la réunion du 8 janvier 2026
  • Arrêté création de la Commission information du port militaire de Toulon.

2 janvier 2026 : Hommage à Francis Hallé (1938-2025), Un géant de la botanique s’en est allé

  • Biodiversité
  • Francis Hallé
  • Forêt

Nous nous associons à l’émotion générale qui traverse le monde de l’écologie et de la botanique : Francis Hallé, immense défenseur des arbres et des forêts primaires, nous a quittés le 31 décembre 2025 à l’âge de 87 ans. Il laisse derrière lui une œuvre scientifique et écologique immense, ainsi qu’un héritage humaniste profond autour des arbres et des forêts.

Francis Hallé fut bien plus qu’un chercheur : il a consacré toute sa vie à comprendre, explorer et faire aimer les arbres dans toute leur complexité. Professeur de botanique à l’Université de Montpellier et figure reconnue internationalement, il a étudié les forêts tropicales primaires, l’architecture des arbres et la biodiversité des canopées lors d’expéditions à travers l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Asie.

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« Les forêts ne sont pas des stocks de bois, mais des mondes vivants », un message que Francis Hallé n’a cessé de transmettre. Dessin de Francis Hallé des espèces d’arbres d’une agroforêt au Sri Lanka .

Dans son approche, Hallé n’a jamais séparé la science de la poésie : par ses dessins, ses conférences et ses ouvrages, il savait transmettre au grand public la beauté et la richesse du vivant. Il fut notamment l’inventeur du “radeau des cimes”, un dispositif innovant permettant d’étudier les forêts depuis leurs hauteurs vertigineuses, au cœur de la canopée où la vie foisonne.

Ses livres, Éloge de la plante, Du bon usage des arbres, Plaidoyer pour l’arbre, ont changé le regard de millions de lecteurs. Il a dénoncé sans relâche le saccage des forêts primaires, l’urbanisation aveugle et la vision utilitariste de la nature. Pour lui, un arbre n’est pas un « stock de bois » : c’est un organisme vieux de plusieurs centaines de millions d’années, bien plus ancien que l’humanité.

Son engagement dépassait la recherche académique : il fut un infatigable défenseur des forêts primaires, souvent décrites comme les poumons de la planète, essentielles à la biodiversité et à la régulation du climat. Hallé appelait sans relâche à regarder les forêts autrement, non comme des ressources à exploiter, mais comme des systèmes vivants à protéger.

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Des racines profondes, une canopée tournée vers le ciel : l’arbre, êtres vivants complexes et symbole du lien entre l’humain et le vivant. Il voyait dans chaque arbre, une architecture unique, patiente et silencieuse. « Ils sont souvent abattus, au prétexte qu'ils représentent un danger. Je ne suis pas un intégriste mais il faut tout faire pour qu'un arbre ne soit pas dangereux. Il suffit de lui fourre la paix, à condition d'avoir prévu la place pour ses branches et ses racines » Francis Hallé.

Au-delà de ses travaux scientifiques, il croyait profondément que le rapport de l’humanité aux arbres révélait notre rapport au vivant lui-même. Pour lui, planter un arbre, observer sa croissance, comprendre sa structure, c’est se reconnecter à l’histoire profonde de la Terre et à notre responsabilité pour les générations futures.

À l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire, qu’il a fondée, revient désormais la mission de poursuivre son dernier grand projet : la renaissance d’une forêt primaire en Europe de l’Ouest, sur une superficie de 70 000 hectares, d’une forêt n’ayant donc jamais été exploitée, interdite à toute activité humaine autre que scientifique pendant au moins… sept cents ans. Un rêve à très long terme, pensé bien au-delà d’une vie humaine, mais indispensable pour l’avenir de notre planète.

À Saint-Mandrier, où chaque pin, chaque chêne vert, chaque olivier contribue à notre cadre de vie exceptionnel, ses idées résonnent particulièrement. Défendre nos arbres, nos jardins, nos espaces verts, c’est poursuivre son combat.

Merci, Monsieur Hallé, pour votre passion, votre poésie et votre engagement. Vous avez appris à nombre d’entre nous à lever les yeux vers la canopée… et à ne plus jamais baisser les bras. Reposez en paix au paradis des grands arbres que vous avez tant aimés.

Pour en savoir plus:

  • Un naturaliste sur le toit de la forêt, Francis Hallé raconté par Alexis Jenni, une biographie réflexive sur la vie, les découvertes et la pensée de Francis Hallé, qui inclut des réflexions sur l’écologie et les forêts.

Voeux 2026

Chères amies, chers amis,

En cette nouvelle année, l’équipe de l’APE 83430 vous adresse ses meilleurs vœux : santé, et sérénité dans un environnement préservé pour vous et vos proches.

zImage voeux 2026

2026 sera une année décisive pour la défense de notre cadre de vie, de notre littoral et de notre biodiversité. Ensemble, continuons à agir, protéger et sensibiliser pour un avenir où nature et humains coexistent en harmonie.

Merci pour votre soutien indéfectible et votre engagement à nos côtés. Avec vous, 2026 sera une année de victoires pour l’environnement !

Bonne année à toutes et à tous ! L’équipe de l’APE 83430

31 décembre 2025 : Le Pin d’Alep ce méconnu du maire, thigmomorphogenèse et le slam du poteau

  • Pin Alep

Dans l’édition du 30 décembre du journal Var-Matin, qui n’est pas, rappelons-le, une revue scientifique à comité de lecture, même si sur ce dernier point la question peut parfois se poser… le maire Gilles Vincent s’est exprimé dans un article consacré à la chute de quatre, oui quatre, pins d’Alep dans la pinède de Sainte-Asile à Pin-Rolland.

Il y explique que ces chutes seraient « la conséquence des fortes pluies et du vent qui ont balayé le territoire il y a quelques jours ». Il rappelle également que, « il y a dix ans, de gros pins parasols dont les racines étaient malades étaient alors tombés », avant d’ajouter doctement que « les pins d’Alep, eux, n’ont pas de grandes racines et sont donc plus exposés à ce risque ».

Comme l’affirmation antérieure du maire selon laquelle le pin d’Alep (Pinus halepensis) ne serait pas une espèce provençale, cette déclaration sur son système racinaire mérite une sérieuse correction. Car si le pin d’Alep était réellement un arbre aux racines faibles et superficielles, il y a belle lurette qu’il n’existerait plus de pinèdes méditerranéennes sur nos côtes, soumises depuis des millénaires aux vents, aux sécheresses et aux sols pauvres.

La réalité scientifique est tout autre.

Le pin d’Alep : un système racinaire remarquablement adapté

De nombreuses études, y compris très récentes, confirment ce que chacun peut observer sur le terrain : le Pin d’Alep possède un système racinaire particulièrement bien adapté aux conditions méditerranéennes : sécheresse estivale, sols pauvres peu épais, pentes instables et vents violents.
C’est précisément cette adaptation qui lui permet de coloniser, stabiliser et pérenniser les coteaux et les littoraux.

z01 Pin 20205607 z02 Pin Alep 20205604 z03 Pins racines secondaires 20206911

Des pins d’Alep se développant en haut de talus montrent un réseau racinaire conséquent, assurant un ancrage solide dans le substrat jusqu’à ce que, dans certains cas extrêmes, ce soit le tronc qui cède (la photo centrale montre un tronc cassé à la gauche d’un arbre en place). Le plateau racinaire est nettement visible à la base des arbres basculés sous l’effet du vent sur la photo de droite.

Une architecture racinaire bimodale

Le pin d’Alep ne se contente pas d’un seul type de racine. Il développe une architecture racinaire dite bimodale, maximisant sa stabilité et son accès à l’eau :

  • Le pivot (ancrage vertical)

Dès le jeune âge, l’arbre développe une racine pivotante puissante. En terrain meuble, elle peut descendre profondément. En terrain rocheux calcaire, elle s’insinue dans les diaclases (fissures de la roche), jouant un rôle comparable à celui d’un piton d’escalade, assurant un ancrage vertical remarquable.

  • Les racines traçantes (extension horizontale)

Pour compenser la faible épaisseur des sols méditerranéens (leptosols), le pin d’Alep déploie un réseau très étendu de racines horizontales, souvent bien au-delà de la projection du houppier.

Ce plateau racinaire, dont certaines racines peuvent atteindre jusqu’à 15 mètres, assure la stabilité latérale face aux poussées du vent.

L’ensemble forme un véritable « ancrage en étoile », répartissant les forces mécaniques et permettant au pin d’Alep de résister efficacement aux chablis sous vents méditerranéens.

Résister au vent : la thigmomorphogenèse

Face aux vents violents et répétés, le pin d’Alep mobilise également un mécanisme biologique bien documenté : la thigmomorphogenèse, c’est-à-dire la réponse de la plante aux stimulations mécaniques.

Sous l’effet du vent, l’arbre :

  • renforce le diamètre de ses racines structurelles,
  • augmente le volume racinaire dans les secteurs soumis à traction et compression,
  • développe de véritables « cages racinaires », améliorant la résistance à l’arrachement et à la bascule.

Les racines se fixent par boutonnement dans les anfractuosités du calcaire, rendant le déracinement souvent extrêmement difficile, même lorsque le tronc finit par rompre. Des études montrent d’ailleurs que le pin d’Alep présente l’un des meilleurs ratios de résistance à l’arrachement en milieu rocheux, observation confirmée par des modélisations mécaniques chez les conifères.

Coupes et chablis : une responsabilité humaine

Comme indiqué dans un article précédent, les coupes d’éclaircissement mal maîtrisées exposent brutalement des arbres auparavant protégés à des vents forts et turbulents. Les pins se retrouvant en lisière sont alors soumis à des contraintes mécaniques nouvelles, susceptibles de provoquer des chablis, indépendamment de la qualité de leur système racinaire.

Le blues du poteau électrique

Pendant ce temps-là, en bord du chemin communal des Mimosas, un poteau électrique s’est mis à pencher cet été. Discrètement d’abord. Puis franchement.

z10 20250714 02403935 z11 20250921 02502689 z12 20251114 181121

z13 20251228 20206797 z14 20251228 20206787

En juillet 2025 un poteau penche sur le côté de la route entre un cyprès et un pin eux bien droits. En septembre il penche un peu plus et en novembre un ruban de rubalise apparaît, dès fois que quelqu’un voudrait passer entre le poteau et le mur, le problème est signalé mais à qui mystère hé hé. Fin décembre la route est fermée…

Faut-il y voir, là encore, l’effet du vent et de la pluie ? Ou pire : l’absence de racines ? Car enfin, les poteaux électriques n’en ont pas, et selon la nouvelle doctrine municipale, cela les rend naturellement instables. Une autre explication, plus triviale, consisterait à parler d’entretien défaillant, de gestion approximative et d’un territoire où l’on préfère essayer d’expliquer les problèmes plutôt que les traiter suivant la célèbre devise « Il est urgent d’attendre… » Mais ce serait, bien sûr, une interprétation éminemment politique.

Alors chantons le slam du poteau électrique :

Au bord de la route,
un poteau électrique.
Planté là.
Enfin… planté, c’est vite dit.

L’été cognait fort,
le soleil tapait sec,
et le poteau,
fatigué,
s’est mis à pencher.
Juste un peu.
Histoire de voir chez les voisins.

On a signalé.
Poliment.
Une fois.
Puis deux.
Silence administratif,
le plus résistant des matériaux.

Alors le poteau a pris confiance.
Il s’est penché davantage.
Comme pour dire :
« Vous voyez bien que j’existe. »

Réponse officielle :
une rubalise.
Rouge et blanche.
Tendue entre le poteau
et une clôture.
Cinquante centimètres de solution
pour un problème de plusieurs années.

On n’a pas redressé le poteau.
Non.
On a empêché les gens de passer à côté.

Puis le vent est arrivé.
Complice.
Le vent adore ce qu’on néglige.
Il s’est engouffré,
a poussé,
a insisté.

Et le poteau s’est incliné encore.
Trente degrés.
Puis quarante-cinq.
Un salut respectueux à la tempête.

Alors la grande explication est tombée :
« Vous comprenez…
les poteaux n’ont pas de racines. »

Ah.
Bien sûr.
Logique imparable.

Selon cette théorie,
tout ce qui n’a pas de racines
doit finir par tomber.
Les poteaux.
Les décisions.
Peut-être même le sens des responsabilités.

On pourrait parler d’entretien.
De suivi.
De prévention.
Mais ce serait politique.

Alors on dira que tout va bien.
Ou que tout va à vau-l’eau.
Selon l’angle de vue.
Comme le poteau.

Lui,
il continue de pencher.
Tranquille.
Patient.

Parce que parfois,
même les objets inanimés
finissent par dénoncer
ce que les discours
essaient de maintenir droit.

Épilogue

À Sainte-Asile comme ailleurs, les pins d’Alep continuent de faire ce qu’ils savent faire depuis des siècles : s’enraciner, résister, stabiliser, protéger.

Ce sont parfois les discours qui, eux, manquent singulièrement d’ancrage.

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28 décembre 2025 : Ensemble, protégeons Saint-Mandrier et sa biodiversité : Soutenez l’APE !

zPoisson Baleine Ulysse Texte

Pourquoi votre soutien est crucial ?

Depuis plus de 40 ans, l’APE se bat sans relâche pour préserver notre presqu’île, notre littoral régional et notre cadre de vie. Notre mission ? Défendre la nature, protéger notre santé et garantir un environnement sain pour les générations futures.

Et aujourd’hui, nous avons toujours besoin de VOUS !

Les menaces qui pèsent sur notre territoire

Chaque jour, nous constatons l’aggravation des pressions sur notre environnement :

  • Bétonnage du littoral : Urbanisation anarchique qui grignote les espaces naturels.
  • Effondrement de la biodiversité : Disparition des herbiers de Posidonie (comme à Sainte-Asile), menace sur les Pins de Rolland, et destruction des écosystèmes fragiles.
  • Pollutions en tous genres : Eaux littorales contaminées, qualité de l’air dégradée, et dérives industrielles (comme le site Seveso du parc d’hydrocarbures du Lazaret).
  • Dérives urbanistiques : Cabanisation sauvage (vallon de Cavalas), projets immobiliers sans respect du patrimoine (propriété Fliche).

Ces choix politiques et économiques, guidés par le profit à court terme, mettent en danger notre santé, notre qualité de vie et l’équilibre de notre écosystème.

Le droit, notre arme pour agir

Face à ces excès, le droit reste notre meilleur outil. Grâce à vos dons, nous pouvons :

✅ Engager des actions juridiques pour stopper les projets destructeurs :

  • Protéger les herbiers de Posidonie et celui du récif frangeant de la plage de La Vieille.
  • Défendre les espèces protégées, comme le Pin de Rolland.
  • Lutter contre la cabanisation illégale du vallon de Cavalas.
  • Veiller au respect des réglementations sur les sites industriels à risque (Seveso du Lazaret).
  • Préserver le patrimoine de la propriété Fliche pour un usage ouvert à tous et respectueux de son histoire.

✅ Contrôler indépendamment la qualité de l’air et des eaux :

  • Analyses des échantillons d’air et d’eau pour alerter sur les pollutions et exiger des mesures.
  • Sensibiliser nos concitoyens aux enjeux environnementaux et sanitaires.

Votre don = Une action concrète pour l’environnement

En soutenant l’APE, vous agissez directement pour :

  • Protéger les espaces naturels qui nous entourent.
  • Garantir un air et une eau sains pour nos enfants.
  • Défendre notre droit à vivre dans un cadre de vie préservé.

Protéger l’environnement, c’est prendre soin de nous tous.

Comment nous soutenir ?

Faites un don avant le 31 décembre 2025 et bénéficiez d’une réduction d’impôt de 66% !

Exemple : Un don de 80 € ne vous coûte que 27,20 € après réduction d’impôt (66% de 80 € = 52,80 € de réduction).

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Merci du fond du cœur pour votre générosité. Ensemble, continuons à faire vivre et respirer notre presqu’île !

L’équipe de l’APE83430

Dominique Calmet, Président

#APE83430 #Environnement #SaintMandrier #Biodiversité #DonsDéductibles

Infox – Intox : le réchauffement climatique a bon dos !

  • Climat
  • Inondation
  • urbanisation
  • imperméabilisation
  • Infox-Intox

Sur leurs pages Facebook, les élus de la municipalité, météorologues amateurs ou écologistes autoproclamés de la dernière heure, tentent d’expliquer que les inondations récentes du quartier de Pin-Rolland, notamment entre les stades et les nouvelles constructions, ainsi que la chute de nombreux pins, seraient dues au réchauffement climatique.

Un argument commode… mais qui ne résiste pas à l’analyse des faits.

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Ce qui est vrai

Le quartier de Pin-Rolland a une nouvelle fois été fortement inondé, et cette fois à un niveau particulièrement élevé : le trottoir longeant le stade a été entièrement submergé (photographies et vidéo du 22 décembre 2025).

La question est donc légitime : Le réchauffement climatique explique-t-il ces événements, ou existe-t-il d’autres causes, plus locales et bien identifiables ?

Analyse des précipitations de décembre 2025

Depuis le 1er décembre, les précipitations cumulées atteignent, au 27 décembre, 179 mm, avec un maximum journalier de 40 mm le 21 décembre.

Pluie et rafale VF

Ces valeurs, replacées dans un contexte historique récent, n’ont rien d’exceptionnel :

  • Décembre 2014 : 186 mm (83 mm en 24 h)
  • Décembre 2009 : 202 mm (53,6 mm en 24 h)
  • Décembre 2008 : 205 mm (67,6 mm en 24 h)

Certains invoqueront les 104 mm tombés en trois jours (du 21 au 23 décembre 2025). Pourtant, en 2014, ce sont plus de 143 mm qui étaient tombés en trois jours (du 4 au 6 décembre 2014), sans provoquer de telles inondations à Pin-Rolland. D’ailleurs, pour mémoire, le record local journalier reste de 189 mm en 24 heures, enregistré le 2 octobre 1973.

La véritable différence : l’artificialisation des sols

En 2014, les surfaces naturelles du couloir écologique, ponctuées de dépressions naturelles, n’étaient pas imperméabilisées par les parkings et immeubles construits en 2024.

Ces sols permettaient une infiltration naturelle d’une grande partie des eaux de pluie.

C’est précisément ce point que l’APE avait soulevé devant le tribunal administratif, lors de son recours contre les permis de construire délivrés dans cette zone.

Et les arbres déracinés à Sainte-Asile ?

La chute de nombreux pins dans la pinède de Sainte-Asile est-elle due au réchauffement climatique ? Là encore, les faits racontent une autre histoire.

Le phénomène observé est un chablis, c’est-à-dire le déracinement ou la rupture d’arbres sous l’effet du vent.

Selon l'Association forestière du sud du Québec, les éclaircies permettent au vent de s’infiltrer dans le peuplement, créant des turbulences qui augmentent la force exercée sur les arbres. La période de vulnérabilité peut durer de 2 à 5 ans, voire jusqu’à 15 ans dans certains cas, notamment après des éclaircies tardives dans des peuplements âgés. Les coupes totales exposent également les arbres en lisière à des vents forts et turbulents et sont susceptibles d’engendre des chablis.

Or, cette pinède a subi un éclaircissement sévère en 2020, qualifié de « dépressage » par la commune, avec 256 pins abattus, notamment pour alimenter la centrale de Gardanne. Ces coupes avaient été dénoncées par l’APE à l’époque.

Plus récemment encore, cette année des pins ont été coupés en lisière de pinède, côté habitations.

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Le 26 décembre 2025, de nombreux pins ont été déracinés par les vents violents à proximité immédiate des souches encore visibles des arbres récemment coupés.

Vent, sol et coupes : un cocktail connu

Les relevés météorologiques montrent que, à partir du 21 décembre, concomitamment aux fortes pluies, les rafales ont dépassé les 100 km/h, avec un maximum de 118 km/h le 26 décembre. Mais pour mémoire, les rafales de vent les plus violentes mesurées ont atteint un maxima de 183,3 km/h le 29 janvier 1999 !

Vent Rafales journalières

C’est donc une conjonction de facteurs qui peut expliquer les déracinements observés. Sur un sol argilo-sableux, saturé en eau, et dans une pinède fragilisée par des éclaircies récentes, ces rafales ont suffi à provoquer les déracinements observés.

Là encore, tout indique que ces chablis n’ont rien d’exceptionnel, ni de directement imputable au réchauffement climatique.

Conclusion

Il est donc pour le moins discutable d’attribuer systématiquement :

  • les inondations de Pin Rolland,
  • l’aggravation du ruissellement,
  • et les chutes d’arbres,

au seul réchauffement climatique, tout en passant sous silence la responsabilité de l’urbanisation intensive, de l’imperméabilisation des sols et des mauvaises pratiques de gestion forestière.

Mais n’en doutons pas : la commune expliquera qu’il est urgent de continuer d’urbaniser, tout en jugeant qu’il est urgent d’attendre pour traiter les problèmes d’inondations, pourtant directement aggravés par le bétonnage massif de Pin-Rolland.

À quand une vraie politique d’adaptation locale : préservation des zones naturelles perméables, gestion raisonnée des forêts, arrêt du bétonnage ?

Et si, finalement, les véritables « écolos-bobos » n’étaient pas ceux que la municipalité désigne, nous en l’occurrence ?

Soutenez les actions de l’APE, pour une presqu’île respirable et résiliente : Faire un don défiscalisé

26 décembre 2025 : Le chêne blanc de Provence, un seigneur de nos forêts

  • Chêne blanc

Lors d’une promenade hivernale en forêt, le chêne blanc de Provence (Quercus pubescens Willd., famille des Fagaceae) attire immanquablement le regard. Majestueux et plein de caractère, le chêne blanc de Provence est l’un des arbres les plus représentatifs de nos paysages méditerranéens. Son nom latin pubescens vient du mot pubes, qui signifie « à poils doux », en référence aux fins duvets présents sur la face inférieure des jeunes feuilles.

Pouvant atteindre de 10 à 25 mètres de haut et vivre plus de 500 ans, ce chêne impressionne par sa longévité. Son tronc est souvent court et tortueux lorsqu’il pousse en terrain dégagé, mais il devient long et droit lorsqu’il croît au cœur des forêts.

z01 Chêne blanc 20206491 z02 Chêne blanc 20206226 z03 Chêne blanc 20206224

Son feuillage caduc est marcescent : les feuilles sèchent en automne mais peuvent rester accrochées tout l’hiver si le vent ne les détache pas. Lorsqu’elles tombent, elles forment au sol une belle mosaïque brun doré qui enrichit la litière forestière.

Originaire des régions tempérées de l’hémisphère nord, il affectionne particulièrement les sols calcaires et secs de l’étage méditerranéen. Absent de Bretagne et des Landes, il reste fréquent dans les collines provençales. Espèce dite post-pionnière, il s’installe après les pins ou les arbustes pionniers qui colonisent les terrains abandonnés, puis les remplace progressivement pour former de belles forêts mixtes.

z04 Chêne blanc 20206490 z05 Chêne blanc 20206037 z06 Chêne blanc 20206493

Le chêne pubescent atteint sa maturité vers l’âge de 15 ans. Il est monoïque, c’est-à-dire qu’il porte sur un même arbre des fleurs mâles et femelles séparées. Sa floraison, anémophile (pollinisée par le vent), s’étend d’avril à mai. Ses fruits, les glands, sont sessiles et logés dans une cupule écailleuse, avant d’être disséminés par les animaux, en particulier les geais et les écureuils.

Arbre emblématique du sud de la France, le chêne pubescent joue un rôle majeur dans nos paysages agricoles traditionnels : il est l’une des principales essences utilisées en trufficulture, grâce à sa capacité à former des symbioses avec les champignons du sol.

Prochaines balades hivernales : ouvrez l’œil, touchez l’écorce rugueuse, écoutez le bruissement des feuilles mortes… et admirez ce géant discret qui structure nos forêts et abrite une biodiversité incroyable.

25 décembre 2025 : Nos voisins, les oiseaux font aussi la fête !

  • Oiseau
  • Fauvette
  • Sitelle torchepot
  • Roitelet
  • Rouge-gorge

Après le réveillon de Noël, quoi de mieux qu’une petite promenade digestive au grand air pour profiter de la douceur hivernale ? La nature, même en hiver, offre un spectacle vivant et coloré : nos oiseaux résidents ou hivernants sont bien actifs et cherchent leur repas avec gourmandise.

Si nous avons fait bombance la veille, eux aussi profitent des ressources de saison, même si le choix est plus limité. Heureusement, le kaki (ou plaqueminier), qui a perdu toutes ses feuilles, garde encore ses beaux fruits orange-rouge bien accrochés aux branches. Mûris par les premiers frimas, ils deviennent irrésistibles pour plusieurs espèces.

zFauvette 20206132 zFauvette 20206143

La fauvette à tête noire Cette petite fauvette élégante, avec sa calotte noire chez le mâle (grise chez la femelle), est une habituée de nos jardins en hiver. Très vive et curieuse, elle se perche souvent au sommet des arbustes pour surveiller les environs avant de fondre sur les fruits du kaki dont elle raffole.

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Le rouge-gorge familier Ce petit boule de plumes au plastron orange vif est le plus audacieux de tous. Territorial et chantant même en hiver, il défend farouchement son coin de kaki et n’hésite pas à chasser les intrus pour picorer les fruits mûrs qui lui apportent l’énergie nécessaire pour affronter le froid.

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La sitelle torchepot Avec son bec fin et pointu, cette acrobate des troncs chasse inlassablement les insectes cachés sous l’écorce des chênes verts. Elle grimpe tête en bas comme personne, inspectant chaque fissure, et son cri métallique « tuit-tuit » résonne dans les bois toute l’année.

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Le roitelet à triple bandeau Minuscule boule de plumes (le plus petit oiseau d’Europe avec le roitelet huppé !), ce roitelet hyperactif fouille frénétiquement les branches des cades (genévriers) à la recherche d’insectes et d’araignées. Ses trois bandes claires sur la tête et son énergie débordante en font un spectacle à lui tout seul.

Prenez vos jumelles, un bonnet, et venez observer ces merveilles lors d’une simple balade sur nos sentiers côtiers ou dans les pinèdes. La nature de la presqu’île nous offre, même en hiver, des moments de beauté et de sérénité qui nous rappellent combien nos paysages ordinaires sont essentiels à la survie de la faune locale et combien il est important de les préserver.

Belles observations à toutes et tous !

Vos plus belles prises de vue hivernales sont les bienvenues – envoyez-les nous ! (contactape83430.fr)

20 décembre 2025 : La gourmandise est un vilain défaut" : Quand la proie est mortelle…

  • Oiseau
  • Héron

Il arrive que la nature rappelle, parfois cruellement, que chaque repas est aussi un risque. Sur cette photo, un héron cendré a tenté d’avaler un poisson (une belle saupe) trop gros pour lui… et en est mort, étouffé, la proie encore coincée dans son bec. Ce héron est certainement l’un des individus observés depuis quelques temps sur les structures des parcs aquacoles de la petite rade.

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Ce triste spectacle pris en photo ce 19 décembre illustre parfaitement ce vieux proverbe : il ne faut pas avoir les yeux, ni le ventre, plus gros que le bec. Chez les hérons comme chez nous, la gourmandise peut être un vilain défaut, surtout lorsque la compétition pour la nourriture s’intensifie dans des milieux fragilisés.

Le Héron cendré : Un chasseur élégant des zones humides

Le Héron cendré est un élégant échassier de la famille des Ardeidés, présent en Eurasie et en Afrique. En France, c'est une espèce commune et protégée depuis 1975, avec une population en croissance modérée.

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Apparence et caractéristiques physiques Mesurant environ 90 cm, cet oiseau se distingue par son bec jaunâtre en forme de poignard, idéal pour la pêche. Sa tête est blanche avec des bandes noires formant une huppe, son dos gris pâle et ses parties inférieures blanchâtres. En vol, il replie son cou en "S" et déploie des ailes larges aux rémiges sombres. Les couleurs s'intensifient en période nuptiale.

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Habitat et comportement Il affectionne les milieux humides peu profonds (moins de 40 cm) : marais, étangs, rivières, lagunes ou rivages marins. Chasseur patient, il s'immobilise pour harponner poissons, amphibiens, crustacés ou rongeurs. Opportuniste, il chasse seul dans des eaux douces, saumâtres ou même dans les champs. En Bretagne, il fréquente les côtes marines comme ici au niveau de la petite rade.

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Reproduction Sociable en nidification, il forme des colonies (héronnières) dans les arbres près des zones humides, souvent avec d'autres espèces comme les cormorans. Les nids, faits de branches, sont réutilisés annuellement. Fidèle et monogame, le mâle parade pour attirer une femelle. La ponte (3-5 œufs) a lieu de février à avril ; les parents régurgitent la nourriture aux jeunes, indépendants à 3 mois.

Migration et répartition Migrateur partiel, il fuit les hivers rigoureux du Nord vers le Sud (jusqu'en Afrique tropicale), mais reste sédentaire ou erratique en France. La migration post-nuptiale se déroule d'août à novembre. Mondialement, la population (500 000-2 500 000 individus) est stable (préoccupation mineure UICN). En France, elle compte 31 000 couples nicheurs (stable, préoccupation mineure). En Île-de-France, 450 couples (stable).

Autrefois chassé comme nuisible, le Héron cendré bénéficie aujourd'hui d'une protection qui a permis son essor ce qui montre l’efficacité de la protection des espèces. Il symbolise la résilience des espèces humides, mais reste sensible aux perturbations des habitats.

24 novembre 2025 : LE MAIRE PASSE EN FORCE SUR LA PROPRIETE FLICHE !

  • Transparence
  • SaintMandrier
  • LoiLittoral
  • Fliche-Bergis
  • StopBéton

Depuis quelques jours, les engins de chantier sont entrés sur la propriété Fliche et des algécos en place. La mairie a décidé de lancer les travaux alors que le dernier permis de construire délivré en 2024 fait toujours l’objet d’un recours contentieux en annulation devant le Tribunal administratif de Toulon.

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La destruction des ruines dont la surface ne doit pas être comptabilisée pour établir la surface d’une éventuelle reconstruction a eu lieu curieusement le samedi 15 novembre 2025. Les marchés pour les travaux de cette nouvelle phase ont été signés par le maire sans la moindre présentation à une commission communale (finance, urbanisme, …) à hauteur de 3,7 M€ (cf. conseil municipal du 29 septembre 2025, délibérations n°1 pour une nouvelle augmentation du coût global + 0,5 M€ et n°11 pour le détail des travaux).

Ce recours, déposé par l’APE avec l’appui des riverains, repose sur de graves non-conformités à la loi Littoral :

  • emprise excessive en espace proche du rivage,
  • artificialisation d’un terrain naturel en continuité directe avec la mer,
  • absence de justification d’une « extension limitée de l’urbanisation » dans un secteur déjà saturé,
  • non-respect des orientations du SCOT et du PLU, etc.

À ce jour, aucun jugement n’a été rendu. Le projet n’est donc pas purgé de tout recours. Un appel reste possible si le projet n’est pas modifié, voire probable.

Malgré cela, la mairie choisit de passer en force et de dépenser l’argent public sur un chantier qui pourrait être stoppé net par la justice. Un risque financier que les Mandréens paieront… pour rien, si le permis est annulé.

Ce projet, rappelons-le, a été présenté dès 2020 comme le « projet phare » du programme du maire Gilles Vincent, réélu sur cette promesse. À moins de quatre mois des élections municipales de mars 2026, le lancement des travaux prend une tout autre couleur : une nouvelle instrumentalisation politique doublée d’une opération de communication préélectorale financée par vos impôts.

L’APE ne s’oppose pas par principe à tout aménagement. A ce titre elle ne s’était pas opposée aux travaux concernant la mise en sécurité du bâtiment pourtant déjà en parti en ruine. Nous défendons simplement le respect de la loi Littoral, votée pour protéger notre littoral de l’artificialisation à marche forcée. Une loi qui s’applique à tous… sauf, semble-t-il, à Saint-Mandrier quand il s’agit du « projet phare » du maire.

Nous demandons :

  1. L’arrêt immédiat des travaux tant que la justice n’a pas statué.
  2. La transparence totale sur les engagements financiers déjà pris et les risques pour les contribuables.
  3. Le respect de la loi Littoral et des procédures démocratiques, sans exception, sans passe-droit, sans calendrier électoral ni précipitation électorale.

Agissons ensemble pour défendre notre littoral !

La loi Littoral n’est pas négociable même si elle remise en cause par certains partis politiques. Aujourd’hui, elle est encore là pour protéger notre cadre de vie et garantir un développement durable de notre commune. En lançant ces travaux sans attendre le jugement, la mairie de Saint-Mandrier prend les Mandréens pour des pigeons et méprise les règles démocratiques.

Nous ne lâcherons rien. Le littoral de Saint-Mandrier n’est pas à bétonner. Ni aujourd’hui, ni en mars 2026. Soutenez notre action pour un projet durable sur la propriété Fliche.

L’APE Apartisane. Indépendante. Déterminée à faire respecter la loi.

Pour en savoir plus : Dossier complet du recours et arguments juridiques

#Fliche #LoiLittoral #SaintMandrier #StopBéton #Transparence

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Depuis 1983, notre association est chaque jour sur le terrain pour gagner de précieuses victoires pour l’environnement, pour la presqu’ile. Notre indépendance est le gage de notre liberté de parole et d'action, en tous lieux et en toutes circonstances. Garantissez notre indépendance et gagnez les victoires de demain avec nous ! Adhérez et Faites un don !

Association pour la Protection de l'Environnement et l'Amélioration du cadre de vie de la Presqu'île de Saint-Mandrier
Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
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