25 décembre 2025 : Nos voisins, les oiseaux font aussi la fête !
Après le réveillon de Noël, quoi de mieux qu’une petite promenade digestive au grand air pour profiter de la douceur hivernale ? La nature, même en hiver, offre un spectacle vivant et coloré : nos oiseaux résidents ou hivernants sont bien actifs et cherchent leur repas avec gourmandise.
Si nous avons fait bombance la veille, eux aussi profitent des ressources de saison, même si le choix est plus limité. Heureusement, le kaki (ou plaqueminier), qui a perdu toutes ses feuilles, garde encore ses beaux fruits orange-rouge bien accrochés aux branches. Mûris par les premiers frimas, ils deviennent irrésistibles pour plusieurs espèces.
La fauvette à tête noire Cette petite fauvette élégante, avec sa calotte noire chez le mâle (grise chez la femelle), est une habituée de nos jardins en hiver. Très vive et curieuse, elle se perche souvent au sommet des arbustes pour surveiller les environs avant de fondre sur les fruits du kaki dont elle raffole.
Le rouge-gorge familier Ce petit boule de plumes au plastron orange vif est le plus audacieux de tous. Territorial et chantant même en hiver, il défend farouchement son coin de kaki et n’hésite pas à chasser les intrus pour picorer les fruits mûrs qui lui apportent l’énergie nécessaire pour affronter le froid.
La sitelle torchepot Avec son bec fin et pointu, cette acrobate des troncs chasse inlassablement les insectes cachés sous l’écorce des chênes verts. Elle grimpe tête en bas comme personne, inspectant chaque fissure, et son cri métallique « tuit-tuit » résonne dans les bois toute l’année.
Le roitelet à triple bandeau Minuscule boule de plumes (le plus petit oiseau d’Europe avec le roitelet huppé !), ce roitelet hyperactif fouille frénétiquement les branches des cades (genévriers) à la recherche d’insectes et d’araignées. Ses trois bandes claires sur la tête et son énergie débordante en font un spectacle à lui tout seul.
Prenez vos jumelles, un bonnet, et venez observer ces merveilles lors d’une simple balade sur nos sentiers côtiers ou dans les pinèdes. La nature de la presqu’île nous offre, même en hiver, des moments de beauté et de sérénité qui nous rappellent combien nos paysages ordinaires sont essentiels à la survie de la faune locale et combien il est important de les préserver.
Belles observations à toutes et tous !
Vos plus belles prises de vue hivernales sont les bienvenues – envoyez-les nous ! (contactape83430.fr)
20 décembre 2025 : La gourmandise est un vilain défaut" : Quand la proie est mortelle…
Il arrive que la nature rappelle, parfois cruellement, que chaque repas est aussi un risque. Sur cette photo, un héron cendré a tenté d’avaler un poisson (une belle saupe) trop gros pour lui… et en est mort, étouffé, la proie encore coincée dans son bec. Ce héron est certainement l’un des individus observés depuis quelques temps sur les structures des parcs aquacoles de la petite rade.
Ce triste spectacle pris en photo ce 19 décembre illustre parfaitement ce vieux proverbe : il ne faut pas avoir les yeux, ni le ventre, plus gros que le bec. Chez les hérons comme chez nous, la gourmandise peut être un vilain défaut, surtout lorsque la compétition pour la nourriture s’intensifie dans des milieux fragilisés.
Le Héron cendré : Un chasseur élégant des zones humides
Le Héron cendré est un élégant échassier de la famille des Ardeidés, présent en Eurasie et en Afrique. En France, c'est une espèce commune et protégée depuis 1975, avec une population en croissance modérée.
Apparence et caractéristiques physiques Mesurant environ 90 cm, cet oiseau se distingue par son bec jaunâtre en forme de poignard, idéal pour la pêche. Sa tête est blanche avec des bandes noires formant une huppe, son dos gris pâle et ses parties inférieures blanchâtres. En vol, il replie son cou en "S" et déploie des ailes larges aux rémiges sombres. Les couleurs s'intensifient en période nuptiale.
Habitat et comportement Il affectionne les milieux humides peu profonds (moins de 40 cm) : marais, étangs, rivières, lagunes ou rivages marins. Chasseur patient, il s'immobilise pour harponner poissons, amphibiens, crustacés ou rongeurs. Opportuniste, il chasse seul dans des eaux douces, saumâtres ou même dans les champs. En Bretagne, il fréquente les côtes marines comme ici au niveau de la petite rade.
Reproduction Sociable en nidification, il forme des colonies (héronnières) dans les arbres près des zones humides, souvent avec d'autres espèces comme les cormorans. Les nids, faits de branches, sont réutilisés annuellement. Fidèle et monogame, le mâle parade pour attirer une femelle. La ponte (3-5 œufs) a lieu de février à avril ; les parents régurgitent la nourriture aux jeunes, indépendants à 3 mois.
Migration et répartition Migrateur partiel, il fuit les hivers rigoureux du Nord vers le Sud (jusqu'en Afrique tropicale), mais reste sédentaire ou erratique en France. La migration post-nuptiale se déroule d'août à novembre. Mondialement, la population (500 000-2 500 000 individus) est stable (préoccupation mineure UICN). En France, elle compte 31 000 couples nicheurs (stable, préoccupation mineure). En Île-de-France, 450 couples (stable).
Autrefois chassé comme nuisible, le Héron cendré bénéficie aujourd'hui d'une protection qui a permis son essor ce qui montre l’efficacité de la protection des espèces. Il symbolise la résilience des espèces humides, mais reste sensible aux perturbations des habitats.
24 novembre 2025 : LE MAIRE PASSE EN FORCE SUR LA PROPRIETE FLICHE !
Depuis quelques jours, les engins de chantier sont entrés sur la propriété Fliche et des algécos en place. La mairie a décidé de lancer les travaux alors que le dernier permis de construire délivré en 2024 fait toujours l’objet d’un recours contentieux en annulation devant le Tribunal administratif de Toulon.
La destruction des ruines dont la surface ne doit pas être comptabilisée pour établir la surface d’une éventuelle reconstruction a eu lieu curieusement le samedi 15 novembre 2025. Les marchés pour les travaux de cette nouvelle phase ont été signés par le maire sans la moindre présentation à une commission communale (finance, urbanisme, …) à hauteur de 3,7 M€ (cf. conseil municipal du 29 septembre 2025, délibérations n°1 pour une nouvelle augmentation du coût global + 0,5 M€ et n°11 pour le détail des travaux).
Ce recours, déposé par l’APE avec l’appui des riverains, repose sur de graves non-conformités à la loi Littoral :
- emprise excessive en espace proche du rivage,
- artificialisation d’un terrain naturel en continuité directe avec la mer,
- absence de justification d’une « extension limitée de l’urbanisation » dans un secteur déjà saturé,
- non-respect des orientations du SCOT et du PLU, etc.
À ce jour, aucun jugement n’a été rendu. Le projet n’est donc pas purgé de tout recours. Un appel reste possible si le projet n’est pas modifié, voire probable.
Malgré cela, la mairie choisit de passer en force et de dépenser l’argent public sur un chantier qui pourrait être stoppé net par la justice. Un risque financier que les Mandréens paieront… pour rien, si le permis est annulé.
Ce projet, rappelons-le, a été présenté dès 2020 comme le « projet phare » du programme du maire Gilles Vincent, réélu sur cette promesse. À moins de quatre mois des élections municipales de mars 2026, le lancement des travaux prend une tout autre couleur : une nouvelle instrumentalisation politique doublée d’une opération de communication préélectorale financée par vos impôts.
L’APE ne s’oppose pas par principe à tout aménagement. A ce titre elle ne s’était pas opposée aux travaux concernant la mise en sécurité du bâtiment pourtant déjà en parti en ruine. Nous défendons simplement le respect de la loi Littoral, votée pour protéger notre littoral de l’artificialisation à marche forcée. Une loi qui s’applique à tous… sauf, semble-t-il, à Saint-Mandrier quand il s’agit du « projet phare » du maire.
Nous demandons :
- L’arrêt immédiat des travaux tant que la justice n’a pas statué.
- La transparence totale sur les engagements financiers déjà pris et les risques pour les contribuables.
- Le respect de la loi Littoral et des procédures démocratiques, sans exception, sans passe-droit, sans calendrier électoral ni précipitation électorale.
Agissons ensemble pour défendre notre littoral !
La loi Littoral n’est pas négociable même si elle remise en cause par certains partis politiques. Aujourd’hui, elle est encore là pour protéger notre cadre de vie et garantir un développement durable de notre commune. En lançant ces travaux sans attendre le jugement, la mairie de Saint-Mandrier prend les Mandréens pour des pigeons et méprise les règles démocratiques.
Nous ne lâcherons rien. Le littoral de Saint-Mandrier n’est pas à bétonner. Ni aujourd’hui, ni en mars 2026. Soutenez notre action pour un projet durable sur la propriété Fliche.
L’APE Apartisane. Indépendante. Déterminée à faire respecter la loi.
Pour en savoir plus : Dossier complet du recours et arguments juridiques
#Fliche #LoiLittoral #SaintMandrier #StopBéton #Transparence
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