Pour son édition estivale, le numéro 44 d’Usbek et Rica a concocté deux dossiers très riches, l’un sur l’intelligence artificielle et l’autre sur les droits de la nature intitulé « Et si la nature pouvait voter ? ».
Preuve, s’il en fallait encore, que ce dernier sujet ne se cantonne plus aux publications militantes mais s’impose dans la sphère publique. En effet, depuis quelques années, le mouvement pour les droits du vivant déborde largement le cadre du militantisme écologique, ralliant des avocats, des chercheurs, des artistes et des philosophes. Des idées neuves et audacieuses émergent un peu partout dans le monde pour mieux défendre les intérêts des êtres vivants autres qu’humains.
Couverture recto-verso du numéro 44 -Eté 2024, d’Usbek et Rica.
Vous lirez dans ce dossier un entretien passionnant de l’avocat sud-africain Cormac Cullinan qui raconte son chemin vers la cause environnementale. "Les défenseurs des droits de la nature sont comme Galilée face à l’Église", un portrait de Marine Calmet, Présidente de Wild Legal ainsi qu’un reportage sur le collectif des Gardiennes et Gardiens de la Seine dont Wild Legal fait partie.
Bonne lecture
La pleine lune est prévue pour demain 21 juillet 2024, à 12h17, elle est appelée la pleine lune du Cerf.
D’après le Old Farmer’s Almanac le nom vient du fait qu’aux états Unis et en Europe "les bois des cerfs males sont en pleine croissance à cette période de l’année" et qui précise que "chaque année leurs bois tombent et repoussent, plus grands et plus impressionnants au fil des ans".
Sous la presque pleine lune du Cerf magnifique au-dessus des flots, le panache du Pascal Lota de la Corsica Ferries battant pavillon italien nous ramène à une triste réalité…
Pour celles et ceux férus d’astrologie et de signes zodiacaux, c’est la deuxième pleine lune sous le même signe du Zodiaque, le Capricorne. Situation rare puisque la pleine lune précédente en Capricorne était celle dite des Fraises le solstice de 21 juin, jour le plus long de l'année.
Le Old Farmer's Almanac précise que ce nom était « utilisé par les tribus algonquiennes amérindiennes qui vivent dans le nord-est des États-Unis ainsi que par les peuples Ojibwe, Dakota et Lakota pour marquer la maturation des fraises « de juin » prêtes à être cueillies… Alors que les fleurs s'épanouissent et que les premiers fruits mûrissent, juin est une période de grande abondance pour beaucoup ».
Depuis 2022, le droit à un environnement sain est reconnu comme un droit humain par l’Assemblée générale des Nations unies. L’ensemble des droits, économiques, sociaux, culturels, civils, politiques et ceux émergeant de la nature, sont interconnectés à de multiples niveaux. C’est pour explorer ces liens et les problématiques qu’ils soulèvent que l’Agence Française de Développement (AFD) a conduit différents travaux d’analyse et de prospective sur le thème des droits humains et du développement durable.
Aujourd’hui, le droit de plus en plus de pays s’émancipe d’une approche trop anthropocentrée pour s’inscrire dans une logique écocentrée, qui considère le vivant – humains et non humains – dans son ensemble. L’AFD à travers l’ouvrage collectif « Droits de la Nature » s’est engagé dans une contribution visant à enrichir les travaux de prospectives et les réflexions existantes sur les droits de la nature, mais également à illustrer la multiplicité des possibles en la matière pour la communauté des acteurs du développement.
L’ouvrage explore les liens profonds entre les droits humains et les enjeux environnementaux, pour mettre en lumière la nécessité d'une approche écocentrée pour un développement véritablement durable à travers différents chapitres :
- une présentation générale du mouvement mondial pour les droits de la nature, ses origines et ses enjeux ;
- l'étude d'une trentaine de cas de mobilisation pour les droits de la nature sur l'ensemble des continents, afin d'analyser les contextes dans lesquels émergent les droits de la nature et les stratégies mises en œuvre pour leur reconnaissance ;
- des interviews avec des acteur-rices clefs des droits de la nature, tel-les que Natalia Green (Equateur), Vandana Shiva (Inde) ou Cormac Cullinan (Afrique du Sud) ;
- des propositions concrètes à destination des lecteur-rices pour appréhender les droits de la nature comme de nouveaux leviers d'action en faveur de la transition écologique ;
- des analyses croisées : droits de la nature et droits des femmes, droits de la nature et communs, etc.
Cette publication est un signal important lancé à la communauté des acteurs du développement mais également le marqueur d'une progression du mouvement des droits de la nature en France, qui bien que prospectif, s'impose désormais dans le paysage institutionnel pour proposer des outils concrets au service de la transition de nos modèles économiques, juridiques, démocratiques et sociaux.
L’ouvrage est téléchargeable gratuitement ici
Bonne lecture
Un incendie s’est déclaré vers 17h30 sur le versant est de la Renardière dans une zone difficile d’accès. Il a été rapidement maîtrisé en fin d’après-midi par l’intervention d’une quinzaine de camions de pompiers du SDIS, de largages d’eau et de retardant par deux hélicoptères bombardiers du SDIS-83 et d’un avion bombardier.
Les hélicoptères bombardiers d’eau avec leur citerne de 1 200 litres en action au-dessus du massif forestier aujourd’hui. Le dégagement de fumée était conséquent et l’incendie pouvait se développer dans la pinède environnante (Photographies prises le 18 juillet entre 17h50 et 19h30).
Outre les véhicules feux de forêts, une ambulance, un véhicule léger infirmier, un poste de commandement mobile, et cinq véhicules de commandement ont été mobilisés, soit une soixantaine de pompiers ainsi que les bénévoles du Comité communal feux de foret de Saint-Mandrier (CCFF).
Les flammes ont ravagé 1 000 m² de garrigue et de pinède au niveau du parcours santé.
Les températures sont élevées en cette période de sécheresse continue. La forêt reste donc particulièrement vulnérable aux incendies. Heureusement, il n’y avait pas de vent pour attiser ce début d’incendie.
Aujourd’hui, comme demain, la journée est classée orange. Vous trouverez ici l’information quotidienne délivrée par la préfecture du var pour l'accès aux massifs forestiers exposés aux risques feux de forêts.
Attention à être vigilant pour éviter tout départ de feu et ne pas fumer dans les massifs forestiers.
Si vous constatez un départ de feu, contacter immédiatement les services d’urgence en composant le 18 ou le 112.
Voici maintenant plus de cinq ans que la région a lancé son action "Escales zéro fumée" et que depuis 2021 elle a annoncé l’électrification des quais du port commercial de Toulon, les votes de subventions pour les adaptations des navires jaunes, etc.
Les annonces à coup d’articles ronflants dans Var-Matin se succèdent mais les résultats se font attendre : les câbles électriques pendouillent toujours lamentablement au bout de leur potence de branchement en attente d’être connectés aux navires de la Corsica Ferries et de la Méridionale.
La pollution atmosphérique ne risque pas de baisser cet été avec l’augmentation des fréquences des rotations vers la Corse, l’Italie et l’Espagne…
La Méridionale avait annoncé que ces navires étaient équipés pour se brancher à quai mais le Kalliste ne se raccorde toujours pas sur les potences électriques du port de Toulon. Quoi qu’il en soit, le Kalliste au démarrage de la propulsion des moteurs au fuel marine, rejettera toujours copieusement ses produits de combustion, particules et gaz d’échappement qui viendront polluer l’atmosphère du port… (Photographies prise au port de Toulon le 11 juillet 2024).
Message urgent pour le capitaine du Kalliste : Au cas où et pour information la borne de branchement électrique est au bout de la flèche rouge.
Les navires de la Corsica ferries côtoient les potences d’alimentation électrique, rejetant consciencieusement à quai leurs contaminants dans l’atmosphère de la rade. Les plus attentifs pourront faire des comparaisons de forme, de taille et de couleur de panaches entre celui du Kalliste et ceux du Mega Express et du Mega Smeralda de la Corsica ferries… (Photographies prise au port de Toulon le 11 juillet 2024).
Message urgent pour le capitaine du Mega express : Au cas où et pour information la borne de branchement électrique est au bout de la flèche rouge.
Après le départ du Kalliste et du Mega Express pour d’autres cieux, le Mega express Four à quai à Brégaillon a rejoint dare-dare le quai de Toulon rejetant ses contaminants de combustion dans l’atmosphère de la rade… Ainsi, les passagers des ponts du Mega Express, sous le panache de ses cheminées, pouvaient admirer celui du Mega express Four. Ils auront manqué les goélands qui ont fait un stop à la sortie de la rade… (Photographies prise au port de Toulon le 11 juillet 2024).
Tout cela invite a la rêverie poétique, à se remémorer le poème de Jacques Prévert intitulé « vous allez voir ce que vous allez voir » …
Une fille nue nage dans la mer
Un homme barbu marche sur l'eau
Où est la merveille des merveilles
Le miracle annoncé plus haut ?
Vous avez aimé les photos de Shannon que nous avions mises en ligne à plusieurs reprises en mai 2023 ? Alors n’hésitez pas, venez les admirer lors de l’exposition des clichés sous-marins de la jeune plongeuse mandréenne à la galerie Rancilio au village du 12 juillet au 4 aout 2024.
Vous pouvez aussi apprécier ses talents de photographe sur son site Facebook intitulé très justement "Les yeux sous la mer". La maitrise de la plongée et les talents de photographe de Shannon ont déjà été consacrés par des prix remportés lors de concours de photographies sous-marines.
Shannon est aussi une passionnée de nature, marine évidemment mais aussi terrestre et du vivant en général. Nature qu’elle observe attentivement sur les espaces naturels protégés de notre presqu’ile. Les talents et l’imagination de son frère Duncan pour les montages vidéo sont également impressionnants.
Décidément nos jeunes ont du talent !
Assis sur les galets ou dans l’eau de la plage de la Coudoulière, ce matin le spectacle était d’abord en mer.
L’habituelle pollution des panaches des Corsica ferries avec le départ du Mega Express rejoignant la Corse bien sûr mais heureusement aussi plus agréable à observer un pêcheur posant ses filets ou des kayakistes pagayant à proximité d’un cormoran placide sur son rocher.
Plus au large, la vedette 155 de la Société nationale de sauvetage en mer basée à Saint-Mandrier effectuait un exercice d’hélitreuillage en tandem avec un hélicoptère et… un voilier facétieux. L’occasion de voir évoluer un exemplaire de la nouvelle version des hélicoptères de la Marine Nationale loué au consortium Airbus Helicopters, Babcock et Safran.
Inhabituel, bien que fréquent sur nos côtes, le passage d’un sous-marin de la classe Suffren avec un système Dry Dock visible sur son pont arrière. Un gros container permettant le transport d’équipements sous-marins. L’occasion là encore de faire quelques superpositions étranges.
A terre, dans la zone renaturée du haut de plage, une magnifique Empuse pennée adulte, une mante-religieuse peu commune et de grande taille chassait les insectes au milieu des fleurs.
Profitez de la nature qui nous entoure, la sauvegarder c’est l’affaire de tous…
Pour en savoir plus
Aéronautique navale : la prise d’alerte des H160 à Hyères
Clé de détermination simplifiée des Mantes religieuses En Région PACA
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