
Ce 6 mai, la sague a enveloppé la presqu’ile et ses microgouttelettes se sont déposées dans la nature, en particulier sur les toiles d’araignées qui ce matin étaient particulièrement visibles !

Branle-bas de combat : Elles sont réapparues dès les beaux jours, ! Les frelons asiatiques (Vespa velutina) fondatrices, les futures « reines », seules rescapées après un hiver d’ailleurs peu rigoureux sont réapparues. Elles ont été observées butinant les nouvelles fleurs de Callistemon, attirées par leur nectar. Reconnaissables à leur thorax brun rouge barré d’une bande jaune, elles se sont mises à construire leurs nids primaires. Le frelon asiatique est une menace pour les abeilles, donc des ruches installées à l’Ermitage et de l’apiculture en général.
Aussi, soyez attentif aux va-et-vient d’une reine qui, au départ, est seule pour construire le nid primaire. Pour éviter le développement de ces nids, il faut donc neutraliser la fondatrice, reconnaissable par sa taille imposante. Elles peuvent être piégées dans une bouteille plastique en les attirant avec un mélange sucré. Mais cette technique capture aussi d’autres insectes pollinisateurs comme les abeilles, voir cette présentation. Pour la destruction des nids primaires de petite taille, il est conseillé de s’adresser à un professionnel.
Pour en savoir plus, consulter le site très complet du Muséum national d’histoire naturel sur le sujet : http://frelonasiatique.mnhn.fr/
Des oiseaux sont régulièrement victimes de tirs de fusil en plein cœur du quartier résidentiel de Creux saint Georges et de la Corniche d’or. Ainsi, ce jour il nous a été rapporté un tir sur une tourterelle le 6 mars dernier, puis des tirs sur deux goélands leucophée (Larus michahellis), une espèce protégée, les 23 et 26 mars. Ces deux goélands ont été recueillis car grièvement blessés par des tirs à la carabine. L’un est mort et l’autre une aile abimée et un œil crevé par des plombs, visibles par radiographie, est incapable de voler. Ce dernier a été confié à Hôpital Faune Sauvage de Laroque et les faits signalés à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux : www.lpo.fr).

Ces 2 derniers tirs sur des goélands s’inscrivent dans la trop longue liste d’oiseaux blessés ou tués dans le quartier de la Corniche d'or : deux en 2017, un en 2018 et un goéland femelle touché par un tir en 2019 sur le toit de la maison du 5 Corniche d'Or et recueilli avec une aile fracturée dans le jardin voisin…
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Au sommaire de ce bulletin n°120:
- L'éditorial sur le changement climatique.
- Un article souvenir du temps passé sur la préservation du site de l'Ermitage sauvé du bétonnage grâce à l'action de notre association.
- Une nouvelle chronique de notre beau royaume d’Absurdie.
- Le compte rendu de notre assemblée générale du 1er février 2020.
Bonne lecture
L’Association de Protection de l’Environnement et l’amélioration du cadre de vie de la presqu’île de Saint Mandrier (APE) est une association qui a été créée il y a plus de 35 ans.
Cette association, ainsi que ses présidents successifs, font de manière récurrente l’objet de propos irrespectueux et malveillants et de manœuvres d’intimidation de la part de M. Vincent, maire sortant de Saint Mandrier. Cela a été notamment le cas dans les éditions de Var-Matin des 31 juillet et 9 septembre 2019 puis des 24 février et 11 mars 2020, dans lesquels il réitère ses propos malveillants.
L’APE a toujours porté un regard bienveillant sur toutes et tous, et a pris soin de ne pas répondre à ces provocations afin de ne pas attiser les tensions entre les habitants de la presqu’île. Pourtant, dans ses interviews, dans le bulletin municipal, sur Facebook, ... le maire n’hésite pas à traiter les membres de l’APE « d’ayatollah de l’écologie » et de les menacer de « leur faire raser les murs ».
Ces propos interpellent. Il est devenu nécessaire de s’interroger sur les dérives et les intentions de celui qui les profère.
Par ailleurs, M. Vincent s’exprimerait également au nom de l’APE, ou de ses présidents, pour affirmer qu’ils sont opposés au débroussaillement. M. Vincent ne lirait donc plus les bulletins de cette association dont il n’est plus membre depuis des années ?
Les aurait-il lus qu’il aurait appris que l’APE, association agréée par la Préfecture, rappelle régulièrement dans ses réunions et sur son site internet qu’elle recommande aux Mandréens, contrairement à ce que prétend M. Vincent, de débroussailler leurs terrains suivant les règles énoncées par l’arrêté préfectoral du 30 mars 2015. Ce que font d’ailleurs les Mandréens dans leur très grande majorité.
On relèvera à ce titre que l’incendie du 29 juillet dernier, le plus important d’une longue liste subie ces dernières années par la commune, n’est pas parti d’une propriété habitée et n’en a touché aucune. Il s’est déclaré au Petit Pin Rolland, en bordure de la forêt communale qu’il a ravagée avant de rejoindre et détruire la forêt du site de l’Ermitage, qui est également gérée par la commune. Rappelons que ce site, tout comme celui de la propriété Fliche-Bergis, ont été préservés des projets immobiliers autorisés par M. Vincent qui ont été annulés par la justice suite aux recours de l’APE. Nous avons également rappelé par courrier à M. Vincent la nécessité de procéder au débroussaillement du sentier qui traverse la forêt communale.
Vincent, comme le Premier ministre Australien au plus fort des incendies dévastateurs de l’automne dernier, n’hésite donc pas à se défausser de ses responsabilités en accusant les écologistes de ne pas vouloir perturber la flore et la faune, boucs émissaires tout trouvés de l’inaction politique locale.
Cet esclandre et ces mensonges à l’encontre de l’APE ne seraient-ils donc qu’un artifice du premier magistrat de la commune pour détourner l’attention afin d’échapper à ses responsabilités en matière de gestion des forêts communales ? Cette seconde question mérite également d’être posée.
L’APE qui, rappelons-le, ne dispose d’aucun pouvoir administratif, a porté plainte afin d’être tenue informée de l’enquête en cours sur les causes de l’incendie du 29 juillet. Nous espérons que la lumière sera faite afin d’en tirer les leçons pour mieux protéger notre forêt à l’avenir.
Le Conseil d’administration de l’APE
Le rapport 2019 de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et de son réseau de partenaires présenté ce mardi 10 mars au siège de l’ONU, à New York, confirme que 2019 était la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des enregistrements météorologique en 1850 (https://public.wmo.int/fr).

L’année 2019 s’est donc achevée sur une température moyenne mondiale supérieure de 1,1 °C aux niveaux préindustriels estimés, ce qui n’est surpassé que par le record établi en 2016, lorsque l’augmentation de la température moyenne mondiale causée par le fort épisode El Niño s’était ajoutée à la tendance générale au réchauffement.
Ce réchauffement apparaît inexorable : Les années 2015 à 2019 sont les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées, et la décennie 2010–2019 est la plus chaude jamais observée. Chaque décennie successive depuis 1980 a été plus chaude que toutes celles qui l’ont précédée depuis 1850.
Ce dernier rapport attire l’attention sur les manifestations physiques du changement climatique, telles que l’augmentation de la chaleur océanique et continentale, l’accélération de l’élévation du niveau de la mer et la fonte des glaces.
« Nous n’avons pas le choix, il faudra éviter de nouvelles constructions et relocaliser un certain nombre d’habitations et d’équipements » car « le trait de côte recule de 50 cm à 1,5 m par an », une érosion qui concerne "20% de nos côtes" a déclaré Mme Élisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire avant le Conseil de défense écologique qui s’est tenu mercredi dernier à l'Elysée.
D’autre part, Mme la Ministre s'est engagée à "garantir" la capacité du "fonds Barnier" pour la prévention des risques naturels majeurs. Le fonds, financé par un prélèvement sur les assurances habitation et automobile, a engagé quelque 200 millions d'euros par an ces trois dernières années et sera de plus en plus sollicité en raison de l'accroissement des besoins face au changement climatique, a noté le ministère.
En clair, les propriétaires qui achètent aujourd’hui en zone de submersion seront indemnisés par les primes payées par l’ensemble des français lorsque leurs habitations devront être relocalisées à cause de la submersion prévisible et d’ores et déjà cartographiée ! Alors pourquoi ne pas « éviter de nouvelles constructions » dès aujourd’hui sur ces zones de submersion marines ? Trop simple ou climato-scepticisme inavoué ?
A Saint-Mandrier, après la construction des 150 appartements de la Marinière, Résidence Néméa Le Cap Azur à hauteur de la plage, les derniers permis de construire des projets immobiliers d’ampleur accordés pour 393 logements seront les pieds dans l’eau ainsi que leurs accès et ce avant la fin du siècle si les projets ne sont pas arrêtés.

Porté à connaissance de l’aléa submersion marine sur les communes du littoral varois du 15 mars 2019: Commune de Saint-Mandrier
- 12 février 2020 : Réunion du Comité de pilotage Natura 2000 Cap Sicié
- 10 février 2020 : « Autant de logements vacants dans notre pays, c’est inacceptable ».
- Municipales 2020 / 10 questions aux candidat.e.s sur la transition Écologique
- INFOX & INTOX MUNICIPALES : DECRYPTAGE
- 1er février 2020 : Pour la 13ème fois, le conseil d’état a annulé la prolongation de la chasse aux oies migratrices en février
- 23 janvier 2020 : La commune de Bora Bora en Polynésie définit une capacité d’accueil touristique. Rien de pareil en vue à Saint-Mandrier, bien au contraire !
- 16 janvier 2020 : Port Méditerranée - La dégradation des espèces protégées constatée par huissier



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