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11 février 2026

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Quand le soleil se lève sur le Cap Nègre, il offre un spectacle éphémère. Les premiers rayons, rasants et chauds, viennent caresser la surface de l'eau et illuminer l'île du Grand-Rouveau et les barques de pêcheurs qui gagnent le large. Dans cette lumière du petit matin, un instant de sérénité parfaite avant que le monde ne s'éveille vraiment.

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Quand le Mistral souffle fort sur la rade, la mer reprend ses droits. C’est l'heure des confrontations. D’un côté, le labeur et la résistance : le « Mirabeau » affronte la houle de face, brisant les vagues avec puissance. De l’autre, le jeu et la glisse : le véliplanchiste profite de ces conditions musclées, en symbiose totale avec le vent. Deux façons de vivre la mer quand elle se déchaîne.

1 février 2026 : Voiles au vent et Lune des Neiges : la presqu’île entre mer et ciel

Ce matin, la Farfalle’s Cup, organisée par le SN Mouissèques, a offert un magnifique spectacle sur l’horizon. Sous un bon petit vent et des vagues raisonnables, ce qui n’est pas si fréquent ces derniers temps, les voiliers engagés ont déployé leurs couleurs et animé l’horizon de la presqu’île. Depuis la côte comme depuis la mer, les silhouettes des bateaux ont dessiné un ballet vivant, ponctué d’éclats de voiles et de reflets changeants.

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Une soirée sous le signe de la Lune des Neiges

En fin de journée, c’est un tout autre spectacle qui a pris le relais : celui de la pleine lune, dans un ciel parfaitement dégagé. Elle atteindra son apogée à 23h09 (heure de Paris), déployant sa lumière argentée sur les paysages enneigés de France et offrant à la presqu’île une atmosphère presque irréelle.

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Un phénomène astronomique rare cette année

D’un point de vue astronomique, cette pleine lune présente une particularité intéressante : contrairement à la plupart des années où elle se situe dans la constellation du Lion, elle brillera exceptionnellement dans la constellation du Cancer, à proximité du célèbre amas ouvert de la Crèche (Messier 44).

Cet amas d’étoiles, visible à l’œil nu dans de bonnes conditions, formera un écrin scintillant autour du disque lunaire. La Lune se trouvera alors à environ 373 000 km de la Terre, une distance moyenne qui n’en fait ni une Superlune ni une Microlune, mais qui garantit une luminosité suffisante pour projeter des ombres nettes sur les paysages.

Une tradition venue d’ailleurs

Le nom de Lune des Neiges trouve ses origines dans les traditions amérindiennes d’Amérique du Nord. Février y est historiquement le mois des chutes de neige les plus abondantes. Certaines tribus l’appelaient aussi Lune de la Faim, en référence aux difficultés de chasse et à la rareté des ressources en plein cœur de l’hiver.

Une journée complète : sport, nature et contemplation

Entre la régate colorée du matin et la pleine lune majestueuse du soir, la presqu’île a offert aujourd’hui un condensé de ce qui fait sa beauté : le mouvement, la lumière, la nature, et ce lien si particulier entre mer et ciel.

Un moment parfait pour rappeler combien notre environnement est précieux, et combien il mérite d’être observé, protégé et célébré.

12 janvier 2026 : Quand la grande digue de Toulon refuse les visites surprises…

Un canot à moteur a décidé de tester la solidité de la grande digue de face. Résultat : encastré entre les rochers, en stand-by hors de l’eau.

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La digue : 1 – La navigation approximative : 0.

Les plus anciens s’en souviennent : la digue avait déjà repoussé un navire de la Corsica Ferries en décembre 2015, pourtant c’était du lourd !

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Moralité : à Toulon, la digue ne recule jamais. Elle accueille… mais seulement de loin

PS : Les deux passagers du bateau légèrement blessés ont été pris en charge par l’équipage de la SNS 155 et de la SNS 7010 de la SNSM de Saint-Mandrier pour être débarqués à Toulon.

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7 août 2025 : Le ministre, le préfet, la SNSM-Saint Mandrier, le SDIS-Var et… le cormoran

Ce matin sur la plage de la Coudoulière, ambiance studieuse et ensoleillée : le ministre de la Santé Yannick Neuder, accompagné du préfet du Var, Simon Babre, est venu rappeler les consignes de sécurité essentielles face à une hausse inquiétante des noyades cet été, en particulier sur les plages de la région PACA. Depuis le début de la saison, elles ont bondi de près de 50 %.

Remerciant l’action des sauveteurs de la SNSM de Saint-Mandrier et des pompiers du SDIS 83 qui sont à leur poste de travail pour protéger ceux prenant des vacances bien méritées, le ministre a insisté sur les mesures simples mais vitales :

  • Apprendre à nager,
  • Respecter les drapeaux de baignade,
  • Rester dans les zones surveillées.

"Il y a beaucoup moins de noyades dans les zones surveillées. Quand le drapeau est rouge, on ne se baigne pas", a-t-il rappelé.

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Au niveau du poste de secours de la plage, aux milieux des caméras et micros des journalistes le ministre échange avec les sauveteurs de la SNSM et des sapeurs-pompiers pour se faire détailler les dispositifs mis en place par les communes.

Pendant ce temps-là, un autre habitué des lieux…

Tout occupé à plonger entre deux vaguelettes, notre cormoran local menait ses propres opérations de surveillance… halieutique. En pleine chasse à la friture au beau milieu des baigneurs, il a poliment décliné toute demande d’interview.

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Message de prévention pour les poissons : “Restez groupés et évitez les zones non surveillées” – Le Cormoran.

07 aout 2025 : Invasion en Méditerranée : Pterois miles, poisson venimeux… pas pour la bouillabaisse !

Il faut croire que l’humour involontaire a encore de beaux jours devant lui. Comme l’an dernier, pour promouvoir la bouillabaisse locale, notre commune a eu l’idée lumineuse d’utiliser l’image d’un poisson… venimeux, envahissant et classé espèce préoccupante par les scientifiques : le Pterois miles, alias le poisson-lion. Un chef-d’œuvre de communication locale !

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Car ce poisson aux nageoires spectaculaires, s’il en impose visuellement, n’a rien à faire dans une marmite provençale. En réalité, il incarne une menace sérieuse pour la biodiversité marine méditerranéenne, et n’est certainement pas un ingrédient pour votre assiette.

Un intrus venu du canal de Suez

Originaire de la mer Rouge, Pterois miles a traversé le canal de Suez pour s’installer en Méditerranée. Et il ne fait pas que de la figuration : ce prédateur glouton dévore tout ce qui bouge autour de lui, mettant en péril les écosystèmes côtiers. Il s’étend désormais rapidement vers l’ouest et pourrait atteindre les eaux françaises d’ici peu.

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Les années et les lieux où les poissons-lions ont été observés pour la première fois confirment une expansion de leur aire d’invasion en Méditerranée. Les premiers signalements dans le nord de la mer Égée, la mer Ionienne et l’Adriatique méridionale remontent à la période 2020–2022. Des individus ont également été observés en Sicile, en Sardaigne, en Croatie et à Malte, mais uniquement au cours des années les plus récentes. Cela suggère que ces poissons-lions observés ne sont probablement pas échappés d’aquarium ; si tel était le cas, on s’attendrait à des signalements plus anciens. Il est plus vraisemblable que ces individus aient été transportés par de forts courants depuis l’est de la Méditerranée, soit sous forme de larves, soit sous forme d’œufs (source).

Mais pas d’inquiétude pour votre bouillabaisse sauf si vous avez un goût prononcé pour le risque dans sa préparation… ou pour l’ironie locale.

Un poisson pas très convivial

Avec ses 18 épines venimeuses, il inflige des piqûres extrêmement douloureuses pouvant provoquer œdèmes, nausées ou vertiges. Rien de très festif, donc.

Dommage pour l’image d’un déjeuner censé réunir convivialité, tradition et gastronomie.

Une vigilance bien plus utile que l’autodérision

Loin des affiches fantaisistes, les scientifiques prennent la menace très au sérieux. Car si l’on ne fait rien, l’histoire des Caraïbes risque de se répéter chez nous : des écosystèmes comme les herbiers appauvris, une biodiversité effondrée, et une espèce invasive devenue impossible à contenir.

Pterois miles, ce n’est pas une recette, c’est un signal d’alerte pour la Méditerranée.

Alors si un jour vous en apercevez un dans nos eaux :

  • Ne le touchez pas !
  • Prenez une photo, localisez-le, et
  • Signalez-le à l’APE (This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.).

Le Pterois miles n’a rien d’un rouget ni d’une rascasse, il se signale. Et surtout, il ne fait pas une bonne affiche pour une bouillabaisse… sauf peut-être dans un sketch.

Pour en savoir plus

  • Lionfish (Pterois miles) in the Mediterranean Sea: a review of the available knowledge with an update on the invasion front

6 août 2025 : Il y a 80 ans, à 8h12, du matin Hiroshima.

Auriez-vous appuyé sur le bouton nucléaire ?

Les va-t-en-guerre sont nombreux aujourd’hui, pensant être protégés par les armes dites de dissuasion nucléaire dont disposent la France.

Il y a 80 ans, le 6 août 1945 à 8h12, la première bombe atomique utilisée en temps de guerre explosait au-dessus d’Hiroshima, causant la mort de 100 000 à 140 000 personnes. Trois jours plus tard, le 9 août, le bombardement de Nagasaki faisait entre 60 000 et 70 000 morts.

Ces deux attaques ont anéanti respectivement 13 km² et 6,7 km² de ces deux villes, dont plusieurs kilomètres carrés entièrement détruits par une tempête de feu. Les survivants en ont gardé des séquelles physiques et psychologiques pour le reste de leur vie.

Pour mémoire, trois semaines auparavant, le 16 juillet 1945, les États-Unis réalisaient au Nouveau-Mexique le premier essai nucléaire de l’histoire. Le président Truman écrivait alors :

« Nous avons découvert la bombe la plus terrible de l’histoire du monde. »

Pourtant, le 21 juillet, il donnait l’ordre de bombarder deux villes japonaises avec cette nouvelle arme.

Mais il ne faut pas oublier non plus le bombardement de Tokyo, dans la nuit du 9 au 10 mars 1945 : l’opération Meetinghouse. Ce raid aérien au napalm fut le plus meurtrier de la Seconde Guerre mondiale. En une nuit, un tiers de la ville fut réduit en cendres (40 km², soit quasiment la superficie de Toulon) et plus de 95 000 personnes périrent.

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Hiroshima le 6 août 1945, quelques minutes après l'explosion de la bombe (à gauche). Photo prise et annotée de la main du pilote Paul Tibbets (Source Wikimedia commons) et les décombres actuels du dôme de Genbaku (à droite), à l'origine le palais d’exposition industrielle de la préfecture d'Hiroshima. Ils ont été conservés pour devenir le mémorial de la paix d'Hiroshima en tant que restes du seul bâtiment encore érigés à proximité de l’hypocentre de l’explosion de la bombe atomique.

Dans tous ces cas, ce sont essentiellement des populations civiles qui ont été touchées, bien que des objectifs militaro-industriels aient été visés.

Les deux bombardements atomiques, combinés à l’entrée en guerre de l’Union soviétique contre le Japon en Mandchourie le 9 août, ont conduit à la reddition sans condition du Japon le 10 août 1945, mettant fin à la Seconde Guerre mondiale.

Une menace encore bien présente

Depuis plusieurs mois, la menace d’un recours à l’arme nucléaire a ressurgi, notamment à travers les discours du président Poutine. Il n’existe pas à proprement parler de « bouton nucléaire », mais la possibilité d’un déclenchement reste bien réelle. L’arme nucléaire continue de façonner les rapports de force mondiaux.

Pendant la guerre froide, les États-Unis et l’URSS avaient adopté une doctrine dite de « destruction mutuelle assurée » : si l’un attaquait, l’autre ripostait, entraînant l’anéantissement des deux. Ainsi, faire croire à l’adversaire qu’on est prêt à appuyer sur le bouton nucléaire pouvait suffire à maintenir une paix instable, en entretenant une peur permanente.

La formule Reagan-Gorbatchev toujours d’actualité ?

« Une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée. »

Cette déclaration historique a été formulée en 1985 lors du sommet de Genève entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. Elle marquait un tournant, à une époque où les tensions nucléaires étaient vives, mais où s’engageait un processus de dialogue et de désarmement.

Depuis, cette formule a été réaffirmée en 2020, d’abord par Biden et Poutine, puis par Poutine et Xi Jinping.

Pourtant, 40 ans plus tard, le désarmement stagne, voire recule. Les discours rassurants sur la dissuasion nucléaire garantissant la paix sont toujours prononcés… mais avec une re-nucléarisation politique justifiant la modernisation accélérée des arsenaux. L’avenir du désarmement dépend désormais d’un nouvel engagement fort des grandes puissances… et de la pression de la société civile.

Et si cela arrivait ici ?

La doctrine de dissuasion repose sur une menace de représailles nucléaires, censée décourager toute agression. Et si cela n’était plus le cas ?

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Une simulation théorique (outil Nukemap) a permis d’illustrer les conséquences d’une explosion nucléaire de 20 kilotonnes, puissance équivalente à celle de la bombe de Nagasaki, à 500 mètres d’altitude au-dessus du secteur militaire de Toulon (cf. carte de gauche). Les estimations sont édifiantes : 15 000 morts, plus de 65 000 blessés. D’importants dégâts matériels dans un rayon de plusieurs kilomètres. Une attaque utilisant plusieurs armes de plus faible puissance (10 kt), explosant au sol sur des cibles multiples, entraînerait également des conséquences dévastatrices pour toute la région (cf. carte de droite). À noter : l'effet de relief (mont Faron) accentuerait encore les dégâts.

Ainsi, dans les faits, les zones stratégiques comme Toulon, premier port militaire de France, seraient ciblées en priorité par notre adversaire en cas de guerre nucléaire. Alors, appuierez-vous sur le bouton nucléaire ?

Pour en savoir plus

  • CICR Note d’information : Les effets des armes nucléaires sur la santé humaine.
  • La dimension radiologique des essais nucléaires français en Polynésie.
  • Se préparer à une situation d’urgence.

 

21 juillet 2025 : On approche les 2 millions de signatures contre la loi Duplomb !

Ce soir la pétition citoyenne contre la loi Duplomb va franchir un cap historique : 1,500 million de soutiens et ça agace le sénateur LR de Haute-Loire Laurent Duplomb porteur de cette loi, qui n’a visiblement rien compris, ni appris de la réaction citoyenne.

Ce chiffre marque une mobilisation sans précédent contre un texte jugé dangereux pour la santé publique, la biodiversité et l’agriculture durable.

Sous prétexte de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », cette loi prévoit notamment :

  • Le retour des néonicotinoïdes comme l’acétamipride, hautement toxiques pour les pollinisateurs.
  • La concentration de la ressource en eau entre les mains de grands opérateurs agricoles.
  • L’extension du modèle des fermes-usines, au détriment des territoires, des paysans, et des écosystèmes.

Nouvel objectif : et pourquoi pas 2, voire 3 millions de signatures !

La mobilisation ne faiblit pas. L’objectif est désormais de dépasser les 2 millions de signatures, pour montrer qu’une large majorité de citoyens refuse cette vision productiviste et déséquilibrée de l’agriculture.

Eleonore PATTERY, auteure de la pétition, concluait « Aujourd'hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser ». Eleonore vous aviez plus que raison de le penser et nous serons bientôt des millions à vous remercier d’avoir déposé cette pétition !

Appel à Emmanuel Macron : Ne promulguez pas la loi Duplomb !

Monsieur le Président, ce 7 juin vous avez critiqué la politique écologique de votre propre gouvernement et les reculs constatés à l’Assemblée nationale et au Sénat : « C’est une erreur historique de céder aux facilités du moment et de détricoter ».

Alors Monsieur le Président, c’est le moment de passer des paroles aux actes : vous avez le pouvoir d’empêcher ce « détricotage », cette régression. Ce texte bafoue les principes de précaution, l’intérêt général et les fondements de l’écologie. Il est temps d’écouter les scientifiques, les agriculteurs, les médecins, les apiculteurs et les associations mobilisées dans tout le pays.

Pour un référendum sur l’agriculture et l’alimentation,

Cette mobilisation exceptionnelle ouvre une fenêtre démocratique : celle d’un grand débat citoyen sur l’avenir de notre modèle agricole avec en perspective la préservation de notre santé et de l’environnement.

Nous demandons une consultation ouverte et transparente avec la participation de tous les acteurs du vivant : agriculteurs, chercheurs, collectivités, citoyens avec pour objectif la un référendum sur la préservation de notre santé et de l’environnement.

C’est un bel engagement !

Chaque signature compte. Chaque partage amplifie la voix de celles et ceux qui refusent les compromis toxiques. Ensemble, construisons une agriculture équitable, locale et vivante !

Que faire ?

Signez la pétition si ce n’est pas déjà fait ICI et partagez cet appel sur les réseaux avec l’hashtag #2millionContreDuplomb

20 juillet 2025 : Plage de Grave, un cormoran en pleine pêche... parmi les baigneurs !

Ce matin à la plage de Grave (Cavalas), alors que les baigneurs profitaient d’une eau rafraichissante et des vagues, un cormoran au plumage bien noir est apparu au ras de l’eau. Plongeant en piqué parmi les nageurs, il disparaît sous la surface… pour réapparaître, un petit poisson frétillant dans le bec !

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Chercher le cormoran parmi les baigneurs et chassant juste sous la surface des vagues avant de se sécher sur les rochers au soleil !

Scène insolite, mais pas si rare entre les plages de la Coudoulière et Grave : le cormoran est un excellent pêcheur, capable de plonger jusqu’à 10 mètres de profondeur. Sa présence, même au milieu des humains, témoigne d’un littoral encore vivant, et d’une cohabitation possible et paisible entre nature et activités balnéaires.

Rappelons-le : préserver la biodiversité, c’est aussi respecter ces habitants ailés qui partagent nos plages et nos eaux.

Si vous croisez un cormoran en mode chasse sous-marine, observez-le de loin… et laissez-le pêcher tranquillement !

19 juillet 2025 : Le frelon asiatique, tueur de cigales

Connu pour sa voracité à l’égard des abeilles, le frelon asiatique (Vespa velutina) est un redoutable prédateur. En réalité, cet insecte invasif est omnivore et adapte son régime alimentaire en fonction de ses besoins et des ressources disponibles. Son alimentation variée a un impact majeur sur la biodiversité locale.

Bien que sa prédation des abeilles soit la plus médiatisée, il les capture en vol pour nourrir ses larves, le frelon asiatique s’attaque également à une grande diversité d’insectes selon leur abondance : mouches, papillons, sauterelles, scarabées… et cigales.

Il capture également ces dernières en plein vol ou les attaque lorsqu’elles sont posées sur les troncs et branches des arbres.

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Une fois sa proie attrapée, le frelon asiatique la découpe méticuleusement, notamment au niveau du thorax, afin d’en prélever des morceaux qu’il transporte ensuite jusqu’à son nid pour nourrir les larves de sa colonie.

Les cigales constituent ainsi une source importante de protéines pour le développement des larves de frelons asiatiques, contribuant à la croissance de colonies nombreuses… au détriment de la biodiversité locale.

La taillanderie naturelle du frelon sous la forme de deux robustes mandibules coupantes lui permettent d’effectuer une découpe en règle digne d’un boucher disposant de couteaux aux lames bien aiguisées.

18 juillet 2025 : Non à la Loi Duplomb – Pour la santé, la sécurité et l’intelligence collective

Vous êtes nombreuses et nombreux à être choqué·es par les conséquences de la loi Duplomb, mais à ne pas savoir comment agir concrètement.

Voici une action simple, rapide et utile pour faire entendre votre désaccord : signez la pétition sur la plateforme officielle de l'Assemblée nationale (ça prend littéralement une minute – testée et approuvée) :

👉 petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

[À relayer largement !]

La plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale permet aux citoyens de soumettre des propositions directement aux députés et de soutenir des pétitions déjà déposées.

La pétition « Non à la Loi Duplomb », déposée le 10 juillet, a déjà recueilli plus de 220 000 signatures. Elle a été mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale pour lui donner davantage de visibilité.

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Si la pétition atteint 500 000 signatures, réparties sur au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, la Conférence des présidents de l’Assemblée peut décider d’organiser un débat en séance publique.

On peut y arriver d’ici quelques jours si chacun signe et fait circuler l’info.

Ne laissons pas les lobbys dicter leur loi au détriment de la santé publique.

Face aux députés qui ignorent les alertes scientifiques, montrons que la société civile ne se laissera pas faire.

Merci de partager massivement : c’est une véritable opportunité de faire bouger les lignes, en parallèle de la décision attendue du Conseil constitutionnel dans les jours à venir.

14 juillet 2025 : un réchauffé de drones en rade de Toulon

Pour ce 14 juillet, les spectateurs réunis autour de la rade de Toulon ont assisté à une rediffusion aérienne : un spectacle de drones quasi identique à celui du 10 mai 2024 pour l’annonce du passage de la flamme olympique leur a été proposé.

z01 Coeur 02503959 z02 Telepherique 02503972 z03 Fort 02503980 z04 Fontaine 02503992 z04 Porte Avions 02504005 z05 Avion 02504019 z06 Rugby 02504029 z07 Street art 02504038 z08 Toulon 02504044 z09 Coeur 02504048 

Une fois de plus, nous étions donc invités à lever les yeux au ciel pour une soirée « Look up », avec un millier de drones illuminant le ciel de la petite rade. Ils ont dessiné dans l’obscurité des symboles lumineux déjà vus l’année dernière mais en version… raccourcie.

En lieu et place d’un feu d’artifice traditionnel et polluant, une performance technologique impressionnante, certes, mais un manque d’imagination flagrant… et une interrogation : où est passée la nouveauté ?

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Pas de nouveauté non plus question pollution de l’air aujourd’hui avec par exemple le Pascal Lota de la Corsica Ferries qui est sorti en fin de journée de la rade toute pollution dehors (Photographie prise le 14 juillet 2025 à 19h30).

10 juillet 2025 : Défendre l’océan : un enjeu de justice pour le vivant

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L’océan couvre 71 % de la surface de la Terre. Il régule le climat, absorbe une part massive du CO₂ que nous émettons, abrite une biodiversité exceptionnelle. Et pourtant, il est en danger.

Vous avez raté ou vous souhaitez réécouter l’émission Grand bien vous fasse diffusé mercredi 9 juillet sur France Inter alors cliquez sur son intitulé Comment mieux veiller sur l’océan .

Trois invitées – Marine Calmet (juriste, autrice de Justice pour l’étoile de mer), Simonetta Greggio (romancière, passionnée de Méditerranée) et Marie Tabarly (navigatrice) ont livré un message puissant : notre survie est indissociable de celle de l’océan.

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L’océan : un écosystème global, en péril

L’océan n’est pas un simple espace à gérer, mais un immense être vivant interconnecté avec tous les autres. Or, il se meurt : réchauffement, acidification, pollution, destruction de la biodiversité marine… Cet effondrement écologique menace notre propre santé, notre dignité, notre avenir.

Comme le rappelle Simonetta Greggio : « La mer, c’est nous. Tout ce que l’on détruit sur terre finit dans l’océan… et revient à nous. »

Donner des droits à l’océan

Le droit est encore largement impuissant face à cette crise. Marine Calmet appelle à changer de paradigme juridique, pour reconnaître à l’océan et à ses écosystèmes des droits fondamentaux : le droit d’exister, de se régénérer, d’être protégé.

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Elle cite l’exemple de l’Équateur, pionnier en la matière, qui a inscrit les droits de la nature dans sa Constitution. Cela a permis d’interdire le chalutage et d’autres pratiques destructrices dans les zones sensibles comme les Galápagos, pour protéger à la fois la vie marine et les droits des pêcheurs côtiers.

Ce qui est légal n’est pas toujours écologique

En France, même si le procès de l’Erika a marqué une avancée avec la reconnaissance du préjudice écologique, de nombreuses atteintes graves à l’océan restent encore légalement possibles. Il est temps de faire évoluer nos lois pour qu’elles défendent réellement le vivant, au lieu d’accompagner sa destruction.

L’APE Saint-Mandrier soutient cette vision d’un droit pour le vivant

Face à la menace qui pèse sur notre mer Méditerranée, remblaiement, pollution, artificialisation des côtes, il est urgent de repenser notre rapport à l’océan. Il ne s’agit pas de gérer des ressources, mais de cohabiter avec des êtres vivants que nous devons respecter.

L’APE appelle à une mobilisation citoyenne pour faire évoluer les lois et défendre concrètement notre littoral et ses écosystèmes.

Rejoignez-nous. Adhérez, partagez, soutenez nos actions

pour que la mer ait, elle aussi, droit à la justice

9 juillet 2025 : Sauvons l’âme des Parcs nationaux, Port-Cros en danger

Le Conseil scientifique du Parc national de Port-Cros, joyau naturel au large de notre presqu’île, tire la sonnette d’alarme. Dans une motion adoptée à l’unanimité le 7 juillet 2025, ses membres dénoncent un projet de réforme qui menace l’avenir même des Parcs nationaux français. Il soutient la motion de son Conseil d’Administration du 18 juin et celles des Parcs nationaux qui ont été adressées à Madame Agnès Pannier‐Runacher, Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche.

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Une réforme brutale, sans concertation

Le 3 juillet, un rapport sénatorial a proposé la suppression des établissements publics qui gèrent les 11 Parcs nationaux, leur fusion dans l’Office Français de la Biodiversité (OFB), et la centralisation de leur gouvernance. Cette réforme, pensée dans une logique de réduction budgétaire, pourrait être inscrite dans la prochaine loi de finances.

Mais à quel prix ?

  • Une perte d’autonomie pour les parcs, aujourd’hui gérés en lien étroit avec les territoires.
  • Une réduction annoncée de 30 % des effectifs, mettant en péril les missions de surveillance, de recherche et de sensibilisation.
  • La disparition progressive des Conseils scientifiques, pourtant garants de l’expertise indépendante et de la recherche de terrain.
  • Port-Cros : un modèle menacé

Depuis plus de 60 ans, le Parc national de Port-Cros est un modèle de gestion intégrée entre nature, science et territoire. Il s’appuie sur un partenariat solide avec les élus locaux, les associations, les habitants et les chercheurs. Cette gouvernance partagée est aujourd’hui menacée par une recentralisation qui éloignerait les décisions des réalités du terrain.

Chaque parc possède son identité propre, forgée par son histoire, ses écosystèmes, ses relations humaines. En les uniformisant, on appauvrit leur capacité d’action et on brise la confiance construite avec les acteurs locaux.

Une alerte venue du terrain

Les membres du Conseil scientifique de Port-Cros, tous bénévoles, expriment leur inquiétude face à une réforme imposée sans concertation. Ils rappellent que les Parcs nationaux sont bien plus que des structures administratives : ce sont des laboratoires vivants, des refuges pour la biodiversité, des lieux d’innovation écologique.

Ils appellent à préserver la richesse de ces territoires, leur gouvernance locale, et la recherche-action qui y est menée. Car affaiblir les Parcs nationaux, c’est affaiblir notre capacité collective à faire face aux défis du climat, de la biodiversité et de la démocratie environnementale.

Le projet en cours est particulièrement préoccupant car il s’inscrit dans une série de reculs en matière de protection de l’environnement, de développement durable, de lutte contre le changement climatique et d’adaptation aux bouleversements écologiques à venir. Il reflète une tendance inquiétante à céder face aux pressions de certains lobbies puissants, agriculture et pêche industrielles, usage massif de pesticides, ou encore pratiques cynégétiques peu compatibles avec les enjeux de biodiversité.

L’APE83430 soutient cet appel

À Saint-Mandrier, nous savons ce que représente Port-Cros. Nous y avons mené des sorties, des actions de sensibilisation, des projets pédagogiques. Nous savons que ce parc est un trésor, mais aussi un modèle. Nous refusons qu’il soit réduit à une ligne budgétaire.

L’APE83430 se joint à l’appel du Conseil scientifique : Pour une réforme concertée, respectueuse des territoires. Pour le maintien de l’autonomie des Parcs nationaux. Pour une gouvernance ancrée dans le terrain, et non imposée d’en haut.

Sauvons l’âme des Parcs nationaux. Défendons Port-Cros. Défendons notre avenir commun.

26 juin 2025 : Exercice du Plan d’Opération Interne de la pyrotechnie (La Seyne)

Le ministère des Armées informe que la pyrotechnie de Toulon, située à l’Ouest de la base navale sur les communes de La Seyne-sur-Mer, Ollioules et Toulon, exploitée par l’Etablissement principal des munitions Méditerranée, réalisera un exercice de mise en œuvre de son Plan d’Opération Interne ce jeudi 26 juin 2025 en matinée.

Cet exercice a pour objectif de tester la procédure interne de sécurité y compris le système d’alerte, à savoir l’activation de la sirène et doit se dérouler sans mobilisation de moyens d’intervention.

Cet exercice fait partie des mesures régulières de sécurité et de préparation des services concernés, afin d’assurer la sécurité des populations et la bonne gestion des éventuelles situations d’urgence.

Vous êtes donc susceptibles d‘entendre la sirène si vous vous trouvez à proximité du site de la pyrotechnie mais vous n’avez à prendre aucune mesure de protection.

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Le signal d’alerte de la sirène : Trois cycles successifs d'une durée d'une minute et 41 secondes, séparés par des intervalles de cinq secondes avec un son modulé (montée et descente du ton).

Dimanche 22 juin 2025 : un pique-nique engagé sous les pins

Ce dimanche 22 juin, belle date marquant le début de l’été, les ami.es de l’APE se sont retrouvé.es pour le traditionnel pique-nique de l’Association dans la pinède de Sainte-Asile. Ce lieu, sauvé des projets immobiliers grâce à l’action déterminée de l’APE, est aujourd’hui en partie propriété du Conservatoire du littoral.

En cette fin d’après-midi, la chaleur estivale était adoucie par l’ombre des pins et une légère brise marine. Les membres de l’Association ont partagé leurs plats dans une ambiance conviviale, échangeant autant sur les saveurs que sur l’actualité locale et internationale du moment.

z01 20250622 Photo Groupe 02402286 z02 Pinède 02402276r z03 Costa Suffren Voilier 02402259R

L’instant était à la convivialité et au partage, dans un cadre préservé du béton grâce à l’action de l’APE. Autour, des familles profitaient paisiblement de cet espace naturel, sauvé du béton. Sur la plage, en cette fin d’après-midi, nombreuses étaient les personnes venues apprécier la beauté intacte du littoral, ses banquettes de Posidonie encore en place, témoins d’un écosystème vivant. Un regard vers le large révélait alors une scène symbolique des contradictions de notre époque : un voilier toutes voiles dehors glissait paisiblement entre deux présences bien plus lourdes de sens : la fumée noire du Costa Pacifica, en route pour Valence, et la silhouette sombre d’un sous-marin classe Suffren, en mission vers une destination inconnue.

Engagement et vigilance toujours au rendez-vous

Les discussions n’ont bien sûr pas éludé les actions de protection de l’environnement et de la santé menées par l’APE. Des actions devenues indispensables face à des agressions environnementales de plus en plus fréquentes, et trop souvent au-delà du raisonnable.

Pas de doute non plus sur la détermination collective : poursuivre les mobilisations contre le bétonnage excessif, la destruction des habitats naturels terrestres et marins, l’éradication des espèces protégées permis par une politique d’aménagement archaïque, lutter contre les pollutions multiples qui menacent notre santé, et continuer à informer et sensibiliser nos concitoyens.

Les nombreuses attaques dont fait l’objet l’APE, voire certains de ses membres, témoignent bien que nos actions touchent leurs cibles.

Un moment de partage dans un lieu symbolique

Ce moment de convivialité, dans ce cadre naturel exceptionnel, a également ravivé l’attachement profond de l’APE au site de Sainte-Asile. Ce site a fait l’objet de nombreux recours en justice pour empêcher son bétonnage programmé. Grâce à cette mobilisation, il reste aujourd’hui un espace préservé, pour le bien de tous et pour les générations futures.

16 juin 2025 : UNOC3, le débrief

À Nice, lors de la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC 3), les États ont multiplié les déclarations en faveur de la protection des océans et de la biodiversité marine. Mais derrière les discours, les actes peinent à suivre. La conférence est terminée, c’est le moment du débrief…

L’exploitation minière des grands fonds : entre belles paroles et inertie politique

Alors que la majorité des scientifiques appellent à un moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds, certains pays soutiennent encore cette industrie en coulisses. Exemple frappant : la société canadienne The Metals Company (TMC), en partenariat avec l’État insulaire de Nauru, prévoit de lancer la première exploitation commerciale dès 2025, malgré l’absence de cadre réglementaire. Plus encore, les États-Unis, qui ne sont pas membres de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), ont récemment autorisé unilatéralement l’exploitation des ressources en eaux internationales via un décret présidentiel signé par Donald Trump en avril 2025.

« Aucun État n'a le droit d'exploiter unilatéralement les ressources des grands fonds marins en dehors du cadre juridique international. » Leticia Carvalho, secrétaire générale de l’Autorité internationale des fonds marins

Ces décisions vont à l’encontre des principes défendus à l’ONU et affaiblissent la crédibilité des engagements pris. Pour éviter que les grands fonds ne deviennent le nouveau Far West industriel, il est urgent de transformer les promesses en règles contraignantes et actions concrètes.

Aires marines protégées : l’écart entre la carte et le terrain

À l’UNOC 3, les États ont réaffirmé leur engagement à protéger 30 % des océans d’ici 2030. Mais derrière cet objectif ambitieux, la réalité est tout autre : de nombreuses aires marines dites « protégées » restent ouvertes à des activités industrielles comme le chalutage de fond, l’extraction pétrolière ou la pêche intensive.

  • 17 % de l’océan mondial est actuellement classé en aires marines protégées (AMP)… Mais seulement 3 % sont réellement protégés de manière stricte (source : Global Ocean Alliance).
  •  En Méditerranée, plus de 90 % des AMP autorisent encore la pêche industrielle, dont le chalutage de fond.
  •  Certaines AMP abritent encore des forages pétroliers, comme dans l’Atlantique Nord ou au large de l’Afrique de l’Ouest.

Ce décalage entre les mots et les actions mine la crédibilité des engagements internationaux. Protéger vraiment, ce n’est pas tracer des lignes sur une carte : c’est interdire les activités destructrices, renforcer la surveillance et garantir des financements durables.

Protéger 30 % des océans d’ici 2030, oui mais pas à n’importe quelles conditions. Une AMP sans règles ni contrôle, ce n’est pas une aire protégée, c’est une illusion.

Silence gênant sur le chalutage profond

Lors de l’UNOC 3, de nombreux États ont réaffirmé leur volonté de protéger la biodiversité marine. Pourtant, un sujet majeur a été largement évité : celui du chalutage de fond.

Cette pratique, l’une des plus destructrices pour les écosystèmes marins, continue d’être autorisée dans de nombreuses zones, y compris dans certaines aires marines protégées. Alors que les scientifiques alertent depuis des années sur ses impacts, destruction des habitats, rejets massifs de CO₂, perturbation des chaînes alimentaires, aucune avancée concrète n’a été actée à Nice.

Une fois de plus, le fossé entre les ambitions affichées et les décisions prises interroge : comment prétendre protéger l’océan tout en tolérant une industrie qui le rase au bulldozer ?

Croisiéristes bienvenus, océans en souffrance

Ironie amère à Nice, hôte de l’UNOC 3 : pendant que les dirigeants du monde discutaient de la protection des océans, les paquebots de croisière continuaient d’accoster à quelques centaines de mètres de la conférence.

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L’industrie des croisières est pourtant l’une des plus polluantes : émissions massives de CO₂, SO2 et de particules fines, eaux usées rejetées en mer, pollution sonore qui perturbe la faune marine… et une empreinte touristique qui fragilise les littoraux.

Le contraste entre les engagements pour « sauver l’océan » et l’accueil sans conditions de ces géants des mers en dit long : sans volonté politique de réguler les pratiques industrielles nuisibles, les belles paroles restent à quai.

Le traité sur la haute mer attend toujours de prendre le large

Adopté en 2023, le traité sur la haute mer (BBNJ) devait marquer un tournant historique pour la protection des océans au-delà des juridictions nationales. À l’UNOC 3, son entrée en vigueur a été saluée… mais repoussée à plus tard.

Un an après son adoption, le traité n’est toujours pas en vigueur, faute d’un nombre suffisant de ratifications. Pourtant, l’urgence est là : la haute mer représente près de la moitié de la surface de la planète, mais reste largement sans protection face à la pêche industrielle, aux projets miniers et à la pollution.

À Nice, les discours ont vanté le BBNJ comme un outil central pour l’objectif 30x30. Mais sans volonté politique forte, moyens financiers et mise en œuvre rapide, ce traité risque de rester au port, pendant que les pressions sur l’océan s’intensifient.

Le traité plastique, l’ambition sous pression

À l’UNOC 3, le futur traité mondial contre la pollution plastique était également au cœur des discussions. Mais si l’urgence d’agir fait consensus, les négociations piétinent.

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Pollution plastique : quelques chiffres qui dérangent

  •  430 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde.
  •  Environ 11 millions de tonnes finissent dans l’océan chaque année, soit 1 camion-poubelle par minute.
  •  Moins de 10 % du plastique mondial est réellement recyclé.
  •  Plus de 800 espèces marines sont affectées par la pollution plastique (ingestion, enchevêtrement, toxicité).
  •  La production de plastique pourrait tripler d’ici 2060 si aucune mesure forte n’est prise.

Objectif affiché du traité en discussion : réduire drastiquement la production de plastique à la source. Mais plusieurs pays producteurs et lobbies industriels freinent, préférant miser sur le recyclage plutôt que sur la réduction. Résultat : les ambitions s’édulcorent, tandis que 11 millions de tonnes de plastique continuent d’entrer chaque année dans l’océan.

Pour qu’un traité ambitieux voie le jour d’ici fin 2025, les États doivent sortir de l’ambiguïté : défendre l’intérêt public ou protéger un modèle économique polluant…

Et les droits de l’océan ? Toujours pas reconnus.

À l’UNOC 3, la question des droits de l’océan, celui d’exister, de se régénérer, d’être protégé, a été portée par la société civile, mais est restée largement absente des engagements officiels dont la déclaration finale de l’UNOC.

« L’océan n’est pas une ressource, c’est un être vivant. Et comme tout être vivant, il a des droits. » Nainoa Thompson, navigateur hawaïen et défenseur des savoirs autochtones marins

Alors que l’océan est au cœur de la stabilité climatique et de la vie sur Terre, il reste considéré avant tout comme une ressource à exploiter, non comme un système vivant à défendre en tant que tel. Aucune reconnaissance juridique internationale des droits de l’océan n’a été actée, malgré les appels croissants d’ONG dont Wild legal, de scientifiques et de peuples autochtones.

Protéger l’océan, ce n’est pas seulement limiter les dégâts : c’est reconnaître qu’il a une valeur propre, indépendamment de son utilité économique. Sans ce changement de regard, les traités resteront incomplets, et les océans, vulnérables.

9 juin 2025 : Let’s be Nice to the ocean !

Logo UNOC

Première journée de la troisième Conférence des Nations Unis pour l’océan (UNOC3) qui se tiendra jusqu’au 13 juin 2025 à Nice. L’occasion pour présenter le nouveau Groupe de Travail sur le Principe de Protection, une initiative indépendante visant à faire de la protection de l’océan la norme plutôt que l’exception. Faire que les études d’impact soient réalisées systématiquement avant toute action concernant l’environnement marin. Nous y étions invités.

Dans le sillage du mouvement "Let’s Be Nice to the Ocean", ce groupe de travail a pour mission de tracer des voies concrètes pour mettre en œuvre le Principe de Protection, en inversant la charge de la preuve : c’est désormais la préservation de l’océan qui doit primer sur son exploitation.

z01 Remy Parmentier 02400042 z02 Commission européenne 02400058 z03 Ministre Chilie 02400066 z04 TARA 02400033

Les différentes interventions de cette réunion ont été l’occasion de présenter les engagements pris lors de la dernière Conférence des Nations Unies sur l'Océan par les différentes organisations et pays. De gauche à droite, M. Rémi Parmentier, Coordinateur Let’s Be Nice to the Ocean, Mme Teresa Ribera, Executive Vice-President for Clean, Just and Competitive Transition, Commission Européenne, Mme mme Maisa Rojas, Ministre de l’environnement du Chilie (Co-Chair de UNOC4 -2028), M. Romain Troublé, CEO, Fondation Tara Océan, President, Ocean & Climate Platform, etc…

Cette démarche marque une étape décisive pour transformer les ambitions en actions concrètes, à l’approche de la COP30 qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém au Brésil. Un point sur cette initiative sera ensuite réalisé lors de la quatrième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC4) qui devrait se tenir au Chili en 2028.

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Après la journée d’hier, une autre belle occasion de se retrouver avec Rémy Parmentier pour promouvoir les droits de l’océan !

Pour en savoir plus:

  • 'Bringing the Protection Principle into Action', June 2025
  • Plateforme Océan & Climat
  • L’UNOC3 Déclaration de António Guterres à Nice : « L’océan est la ressource partagée ultime. Mais nous sommes en train de le laisser tomber.»
  1. 9 juin 2025 : Reconnaître les droits du vivant et de l’océan : une nécessité éthique et écologique
  2. Réunion-débat le 17 juin: enjeux seynois des mobilités pour une ville apaisée et respirable
  3. 23 mai 2025 : "Le blues de la Potence Électrique" - Regatta 2025
  4. 20 mai 2025 : Pas besoin de traverser l’Atlantique pour être l’objet de « trumpisteries » …

Actualités

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Journal Officiel du 15 juin 1983 - Agrément préfectoral du 28 juin 1989
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