Après des années d’une lente réflexion, c’est lors du dernier Conseil Métropolitain que vient d’être dévoilé le nouveau projet de la Métropole TPM : La vallée des Sphinx, pendant pharaonique du non moins pharaonique projet De Mayol à Pipady !
Vue de l’esprit complète de la vallée des Sphinx (Etude Cabinet architectes Numérobis).
Ce projet s’inscrit dans le développement de la filière touristique de la Métropole TPM, il est le versant collinéen du projet portuaire « De Mayol à Pipady » que le Président de la métropole a immédiatement rebaptisé « La vallée des Sphinx jusqu’à Pipady ».
Le Vice-Président en charge de l’Aménagement du Territoire, planification et stratégie foncière a décrit le projet en l’état de l’étude produite par le Cabinet d’architectes Numérobis. S’inspirant de l’hôtel-casino 5 étoiles le Louxor de Las Vegas, deux sphinx monumentaux, immenses reproductions de 100 m de haut du Sphinx de Gizeh, seront construits aux sommets des monts Faron et Coudon pour être visibles simultanément de la rade. Le Sphinx du Faron dominera la ville de plus de 400m et celui du Coudon culminera à plus de 600 m d’altitude !
Vue de l’esprit de l’entrée du Sphinx du Faron (Etude Cabinet architectes Numérobis Cartes à vendre chez Contrebandes, 37 Rue Paul Lendrin, 83000 Toulon).
D’une facture résolument moderne, l’intérieur et les terrasses accueilleront des hôtels de 400 et 1000 chambres, des restaurants spécialisés : Chez Marius et Fanny, l’Oursin qui pique, le Kebab provençal, la tequila du Faron et l’inévitable Kochari mode toulonnaise, etc., des boites de nuit, « le Faron/le Coudon nightclub », des casinos avec des tables de Blackjack et des salons de Poker. Comme à Las Vegas, des lieux de culte de différentes religions permettront les célébrations de mariage dans un cadre somptueux avec une vue unique sur un horizon radieux.
Vue de l’esprit détaillée des deux édifices de la vallée des Sphinx (Etude Cabinet architectes Numérobis).
Le Président de la métropole a rappelé que la décision de construire cette vallée des Sphinx sur les hauteurs de Toulon était plus qu’un choix immobilier ambitieux pour relancer le secteur du bâtiment mais bien une évocation historique, et de rappeler ce 19 mai 1798, où une flotte de 300 navires français menée par le général Bonaparte quittait Toulon à la conquête de l'Égypte. C’est précisément au pied des pyramides de Gizeh que Bonaparte a prononcé cette phrase célèbre « Songez que du haut de ces monuments 40 siècles nous contemplent ». Cette phrase sera gravée à la base des deux édifices pour commémorer l’aventure militaire mais également les découvertes scientifiques de cette campagne.
Le vice-président de TPM chargé de l’environnement a vanté quant à lui le projet en précisant que les emplacements de « ce nouveau projet phare » aux sommets du Faron et du Coudon ont été retenus pour « prendre en considération les évolutions environnementales y compris l’évolution du niveau de la mer et l’augmentation de la température ! ». Evidemment, des innovations environnementales seront proposées pour prendre en compte les cibles du label « Quartier Durable Méditerranéen ».
Ce projet a également pour vocation l’amélioration de la qualité de vie des Toulonnais et de l’ensemble des habitants de la Métropole TPM et du Var tout en développant les emplois touristiques. Ainsi, le vice-Président en charge de la Commission Politique de la Ville et Habitat a indiqué que le projet permettra de relier le centre historique de Toulon au quartier du Mourillon en ajoutant les deux étapes clefs du Faron et du Coudon sur le parcours entre ces deux quartiers. Certes, a concédé la vice-présidente aux Mobilités, le nouveau parcours ne sera pas des plus directs mais des pistes cyclables et des transports en tramways sont prévus et permettront d’innover en matière de mobilités, de connectivité et d’énergies. La prime pour l’achat de vélos sera augmentée significativement pour permettre aux plus démunis d’accéder aux modèles électriques les plus puissants.
Bien entendu la primauté des intérêts stratégiques des Armées sera conservée et les équipements militaires existants et à venir seront complétement intégrés dans le bâti des édifices actuels, avec l’avantage de les masquer totalement à d’éventuels tirs ennemis. De mauvaises langues ont cependant immédiatement prétendu que ce projet était en réalité une couverture pour installer des missiles nucléaires…
Le Bâtiment ravitailleur de forces (BRF) Jacques Chevallier (A725) est arrivé dans les eaux toulonnaises via Brest après avoir quitté le chantier naval de Saint-Nazaire le 19 mars. Son équipage est composé de 130 marins. Il est le premier d’une série de quatre navires de ce type, sa silhouette va donc devenir familière dans la rade.
D’une longueur de 194 mètres pour une largeur de 24 mètres et un déplacement de 31 000 tonnes en charge, le Jacques Chevallier a une autonomie de 8 000 nautiques. Il a une double coque, une passerelle de navigation à 360°, quatre mâts de ravitaillement polyvalents permettant le soutien simultané de deux navires. Il dispose d’une plateforme d'atterrissage pour un hélicoptère type NH-90 et d’un drone aérien.
Il assurera des missions de soutien aux autres navires de la Marine Nationale déployés en haute mer, au sein du groupe aéronaval ou de groupes d’actions navales. Avec une capacité d’emport de 1 500 tonnes de fret et de 13 000 m3 de carburants, il leur fournira en pleine mer carburant, munitions, pièces de rechanges et vivres.
Ce BRF est construit sur la base de la classe du A5335 Vulcano produit par le constructeur italien Fincantieri et livré en 2021 à la Marina militare. D’après le site internet Zone Militaire, la première tôle du second BRF, le Jacques Stosskopf, a été découpée en février 2022 au chantier naval de Castellammare di Stabia dans la baie de Naples en Italie pour une livraison en 2025. Les BRF Emile Bertin et Gustave Zédé sont programmés pour être livrés en 2027 et 2029.
Ils remplacent les bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR) de la classe Durance (Durance, Meuse, Var, Marne, Somme) dont ils ne restent plus que les épaves plus que vieillissantes en attente de démantèlement dans la rade de Toulon depuis leur désarmement (Meuse et Var), la Marne dont le désarmement est prévu en 2023 et la Somme toujours en service. Le BCR Durance a été intégré à la Marine argentine en 1999 et renommé ARA Patagonia.
Le BCR Marne (A630) mis sur cales le 4 août 1982, mis à l'eau le 2 février 1985, mis en service le 16 janvier 1987 dont le désarmement est prévu en 2023 après 36 ans de service.
Première édition d’Arbres en fête ces journées organisée au Domaine du Rayol sont l’occasion de mettre en valeur le patrimoine forestier régional, les métiers du bois, notre terroir avec ses artisans et producteurs locaux.
Des conférences, une exposition d’art, des animations pour petits et grands et de nombreux stands permettront de découvrir, au cœur du Jardin des Méditerranées, tous les acteurs de la forêt et du bois.
Consultez le programme ici
Bonne promenade !
En liaison avec l’exposition organisée à la Villa Tamaris qui présente les photographies sous-marines de Laurent Ballesta, notre amie Agnès nous rappelle que nous pouvons admirer son film Planète Méditerranée sur Arte en replay jusqu’au 27 mars.
Des plongées de tous les superlatifs : Laurent Ballesta, s’est engagé en juillet 2019 avec son équipe dans une mission spectaculaire de 28 jours pour explorer les fonds marins entre Marseille et Nice. Jamais les profondeurs de la Méditerranée n'ont été étudiées avec autant de précision et documentées d'une manière aussi fascinante.
Un champ de sabelles (Sabella pavonina). Phare de Cassidaigne, Cassis, Profondeur 72 mètres. Laurent Ballesta, Planète Méditerranée
La mission fut exceptionnelle : pendant vingt-huit jours, entre Marseille et Monaco, le biologiste et trois autres plongeurs chevronnés se sont reposés dans un caisson de 5 mètres carrés, afin de pouvoir explorer sans limite de temps la zone des 100 mètres de profondeur, et révéler ainsi les trésors naturels des fonds méconnus de la Méditerranée.
Un défi humain, technique et scientifique suscité par le désir, chez ces aventuriers chercheurs qui ne cessent de repousser plus loin les limites de la plongée, de faire advenir un rêve jusque-là inaccessible : vagabonder dans les profondeurs sous-marines en liberté, des heures durant …
Une nouvelle exposition organisée à la Villa Tamaris présente des photographies sous-marines de Laurent Ballesta prises lors de ses multiples plongées dans les différentes océans et mers de la planète.

Les photos sont regroupées par thème et sont à admirer dans les salles particulièrement lumineuses et adaptées à ce type d’exposition de la Villa Tamaris.
Méditerranéen, photographe, naturaliste Laurent Ballesta a plongé en mer Méditerranée depuis son plus jeune âge pour devenir moniteur de plongée. Il a ainsi acquit et maitrise les compétences techniques necessaires pour exprimer pleinement ses talents de photographe dans toutes les situations.
Entre graines de Posidonies (2 cm) flottant paisiblement à la surface de la mer à Saint Tropez et repas frénétique de requins dans la passe de l’atoll de Fakarava en Polynésie… © Laurent Ballesta
Ces photographies montrent les nombreuses facettes de la beauté du monde sous-marin de la planète de la Polynésie à l’Antarctique, de la surface à -120m de profondeur pour rejoindre les cœlacanthes.
Ces photographies, s’il en était encore besoin, sont autant de plaidoyers pour protéger les multiples beautés de notre planète.
N’hésitez pas, l’exposition est magnifique !
Entrée gratuite. Ouvert du mercredi au dimanche de 13h30 à 18h30.
Villa Tamaris, 295, avenue de la Grande Maison, 83500 La Seyne-sur-Mer
Ce week-end n’hésitez pas à visiter le magnifique jardin d’Orves à La Valette (71 avenue de la libération 83160 La Valette du Var).
Ce jardin labellisé "Jardin Remarquable" par le Ministère de la Culture est ouvert exceptionnellement en cette période pour accueillir des pépiniéristes spécialisés des plantes et arbustes adaptées à notre région.
Si le ciel le permet, vous pourrez également participer à un montage de murs en pierres sèches.

D’un cynisme anti-écologique à l’autre, les rétrogrades redoublent d’effort. Après le refus d’interdire le chalutage de fond dans les aires marines protégées tel que proposé au niveau européen, le ministère de la Transition écologique s’en prend aux espèces végétales marines protégées par l’Arrêté du 19 juillet 1988, dont les Posidonies. Après une brève consultation publique de deux semaines menée en catimini, ce ministère qui jour après jour n’a d’écologie que le nom, s'apprête à autoriser par un nouvel arrêté la destruction des banquettes de Posidonies qui sont l’emblème patrimoniale de nos plages.
Le projet d’arrêté, bourré d’erreurs, prévoit de revenir sur l'interdiction du prélèvement des plantes sur le littoral méditerranéen comme les Posidonies, pourtant essentielles dans la lutte contre son érosion. L’erreur la plus grossière qui en dit long sur l’expertise des rédacteurs de ce projet d’arrêté, Posidonia oceanica est mentionnée comme présente en Atlantique, Manche Est, Mer du Nord Guyane, Martinique, Guadeloupe, Réunion, Mayotte alors que cette espèce ne se développe qu’en Méditerranée !
Les banquettes de Posidonies sont un rempart naturel gratuit contre l’érosion des plages en particulier lors des largades. Leur destruction entraîne le recul du trait de côte avec les atteintes aux infrastructures qui est compensé à grand frais par le remblaiement de sable de carrière comme ici à la plage de Sainte-Asile.
Les articles de ce projet d’arrêté est en contradiction avec de multiples articles scientifiques et aux conclusions de la très récente journée d’échanges entre scientifiques et politiques sur le thème des banquettes de Posidonie organisé le 3 février 2023 par la région PACA et la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement Provence-Alpes-Côte d’Azur). Les participants ont montré, s’il en était encore besoin, l’intérêt de préserver les banquettes de posidonie sur les côtes sableuses pour leur importance écologique et pour la biodiversité en particulier.
La journée d’échange sur la gestion des banquettes de Posidonie du 3 février 2023, co-organisée par la Région et la DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur, a été une belle occasion d’échanges pour les 80 participants impliqués dans la gestion des plages (scientifiques, élus, agents des collectivités, des services de l’État, des établissements publics, associations). Pour nous l’occasion aussi de retrouver le Professeur Charles-François Boudouresque expert scientifique des Posidonies, fondateur du GIS-Posidonies.
En effet, à mesure que la banquette s’épaissit, sa base devient plus compacte, offrant ainsi une protection naturelle des plages contre l’action des vagues et des tempêtes en plus d’être un réservoir temporaire de carbone, azote et phosphore pour les herbiers de Posidonie eux-mêmes. En outre, elles renferment un grand nombre d’espèces de micro-organismes, crustacés, etc. qui lorsque les feuilles retournent à la mer sont sources de nourritures de nombreuses espèces de poissons.
L’information du rôle des posidonies auprès du public et tout particulièrement des touristes est essentielle pour expliquer son rôle pour la biodiversité et la protection des plages contre l’érosion. Ici un des panneaux à la plage des Sablettes, ceux de Sainte-Asile ont été supprimés après le remblaiement de cette plage avec la destruction des banquettes...
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- 21 janvier 2023 Clôture de l’exposition BEAUTÉS et FRAGILITÉS, Protégeons Mare Nostrum
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