
Alors que l’érosion de la biodiversité des insectes menace directement le maintien des équilibres biologiques, les agents de l’Office français de la biodiversité ont été priés, à la demande du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, de ne pas contrôler les périodes de pulvérisation de pesticides par les arboriculteurs.
Ces périodes sont pourtant définies par la réglementation et indispensables pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs en période de floraison.
France Nature Environnement et Générations Futures saisissent la justice pour rappeler que nul n’est au-dessus des lois : la police de l’environnement et les magistrat·es doivent pouvoir faire leur travail.
Au-delà, France Nature Environnement et Générations Futures demandent à ce que des moyens dignes soient alloués à la police de l’environnement et à l’institution judiciaire afin qu’elles puissent fonctionner convenablement et traiter les atteintes à l’environnement de manière égale sur l’ensemble du territoire.
Pour en savoir plus
- Protection des pollinisateurs vis-à-vis des pesticides en période de floraison
La pluie est enfin tombée sur la presqu’ile (si, si c’est vrai pour ceux qui sont partis en balade) déclenchant le réveil des escargots et autres limaces qui se sont rués sur les débris au sol et la végétation. Ils s'alimentent grâce à une langue (radula) couverte d'aspérités très dures (de 1 500 à 2 500 dents), disposées en rangées régulières comme une râpe de menuisier.
Un moment de plus en plus rare avec cette sécheresse persistante pour observer les balades de ces mollusques terrestres. Ils sont partis à l’aventure quittant leurs abris où ils se protègent de la déshydratation : planches en bois, tuiles, murets, mousse, grandes feuilles, fruits à terre, morceaux de carton humide, etc.
Des individus d’escargots petit-gris (Cornu aspersum) et d’autres espèces sont de sortie, protégés du soleil sous le ciel nuageux. Ils sont visibles sur le sol mais aussi sur les plantes jusqu’assez haut dans les branches des arbres pour trouver leur nourriture. Ce sont de véritables acrobates capables de positions incroyables mais efficaces pour atteindre les feuilles les plus tendres et les délicieux pétales de fleurs.
C’est l’occasion de participer à «l’opération escargots » organisée pour les propriétaires ou locataires de jardins par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), l’association Noé et l’Office français de la biodiversité.
Pour participer à ce programme de science participative citoyenne, il suffit de poser un abri dans son jardin, coupelle de terre cuite ou éventuellement planche de bois — mais attention l’essence de bois peut avoir des effets sur les espèces récoltées. Puis, un mois plus tard, de le retourner pour compter et photographier les escargots et les limaces qui s’y seront réfugiés. Les données et les images sont à saisir sur la plateforme « qualité biologique des sols ». La participation est ouverte à tous et ce tout au long de l’année.
Sur les 691 espèces indigènes identifiées en France, 40 % des espèces sont mal documentées, ce qui a conduit à leur classement dans la catégorie « données insuffisantes ». Le suivi au cours du temps de l’évolution de ces mollusques terrestres est indispensable pour prendre d’éventuelles mesures de préservation sachant qu’une centaine d’espèces sont considérées comme quasi-menacées ou menacées de disparition, et sont donc des espèces à fort enjeux de conservation (deux espèces ont déjà disparu). Ces dernières espèces sont aujourd’hui en péril à cause de la disparition de leurs habitats (urbanisation, exploitation forestière, surpâturage, sur-fréquentation touristique), des pollutions (agriculture, eaux usées), de la compétition des espèces invasives, des incendies et du changement climatique (sécheresse).
L’APE vous engage à participer à cette opération citoyenne, déjà menée de 2009 à 2020, car votre concours aidera les scientifiques à améliorer les connaissances sur la répartition de ces gastéropodes et sur l’évolution de la biodiversité de la presqu’ile.

Il existe aujourd'hui onze agglomérations de plus de 150 000 habitants sur l'ensemble de territoire, qui doivent mettre en place une Zone à Faible Emission-mobilité. Ce sont au final plus d'une trentaine de ZFE-m devront être mises en place d'ici 2025. Plus de 300 ont d’ores et déjà été mises en place dans les différents pays de l’Union Européenne.
« il était essentiel de réunir les principaux élus des 43 agglomérations concernées par la mise en place des zones a faibles émissions mobilité. Il s’agit d’un levier d’action central pour améliorer la qualité de l’air et protéger les populations dans les zones denses les plus polluées... L’état est pleinement mobilise pour permettre a chacun de respirer un air de meilleur qualité. »
M. Christophe Béchu, Ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
25 octobre 2022, 1er comité ministériel sur les ZFE-m
Ainsi, depuis quelques années, certaines agglomérations comme Grenoble, Lyon, Paris ont commencé à restreindre leur accès aux véhicules les plus "polluants" en s'appuyant sur le système de classification Crit'Air. D'abord organisées de manière volontaire par les métropoles, les ZFE-m vont également être étendues de manière systématique aux grandes villes dès 2025.
Les métropoles de Lyon, Toulouse, Montpellier et Strasbourg proposent des solutions pour permettre aux véhicules les plus polluants, Crit'air 4 et 5, de circuler dans la ZFE, mais pas Rouen par exemple. Ainsi, un pass « ZFE 24 heures » permet de circuler pendant 24 heures dans la ZFE-m, et ce à 24 reprises dans l’année.
Cependant à moins d'un an et demi de cette généralisation, les ZFE-m sont une source de contestation, d'inquiétude et d'incompréhensions de la part de certains résidents des agglomérations concernées, mais également des conducteurs qui habitent à leur périphérie et qui doivent s’y rendre pour des raisons de santé ou professionnelles.
Aujourd’hui ce sont 38 % des voitures actuellement en circulation (Crit'air 4 et 5) et ainsi qui pourraient ainsi se retrouver interdites d’entrée dans les ZFE-m.
La commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat a mis en place une mission d'information sur l'acceptabilité des ZFE-m afin d'identifier plus précisément le niveau de connaissance des Français, mais aussi leurs ressentis, les obstacles qu'ils y voient, comment ils comptent s'y adapter...
Afin de mener cette analyse, la mission d'information a lancé une consultation en ligne, ouverte à tous les citoyen.nes jusqu'au 14 mai 2023.

Ce matin, si vous regardiez le ciel, une belle inversion thermique était visualisée au-dessus de nos têtes toulonnaises par les fumées de pollution qui s’échappaient du Corsica Ferries Mega Express à quai dans le port de Toulon.
Les fumées rejetées dans l’atmosphère par le Corscia Ferries Mega Express se sont répandues à l’horizontal bloquées dans la zone de contact entre les deux couches de l’inversion thermique, la couche atmosphérique froide la plus basse et celle plus chaude au-dessus. La flèche blanche indique le panache plus chaud issu des moteurs du navire qui rejoint l’interface entre les deux couches atmosphériques situées à environ 300m d’altitude (Corsica ferries Mega Express à quai, 19 avril 2023 à 8H26).
Ce type de phénomène météorologique dégrade fortement la qualité de l’air d’autant que ce matin le vent étant très faible. Il n’a donc pas dispersé les polluants, entre autres les particules fines des fumées émises par les bateaux de la Corsica Ferries, qui se sont accumulés dans la couche la plus basse.
En effet, la couche d’air chaud située au-dessus de la couche d’air froid agit comme un couvercle piégeant les polluants émis par les différentes activités humaines dans la couche la plus basse de l’atmosphère, malheureusement c’est l’air que nous respirons. Mais alors que font donc les élus locaux à part s’épancher régulièrement dans Var-Matin sur les effets de la pollution atmosphérique « sur la santé des gens » tout en remettant en cause l’instauration d’une Zone à faible émission sur le territoire de TPM… Heureusement d’ailleurs que la nature ne les a pas attendus, le réchauffement progressif de la couche basse par les rayons du soleil a fait disparaître l’inversion thermique vers 10h00.
Justement à la même heure, si vous avez continué à regarder le ciel, vous avez aperçu les premiers groupes de Martinets qui sont arrivés depuis une semaine dans le bleu de l’azur ! Très aérodynamiques, ils sont reconnaissables à leurs longues ailes en forme de faux.
Les Martinets virevoltent dans notre ciel avec des cris stridents à la recherche d’insectes entrainer par le réchauffement de l’air et dont ils se nourrissent.
L'assemblée générale de la fédération France Nature Environnement de la région PACA s'est déroulée jeudi 13 avril à Antibes. Deux membres du conseil d'administration de l'APE y participaient.

Après une matinée consacrée aux obligations statutaires, les participants se sont déplacés sur la plage d'Antibes pour discuter de l'évolution du trait de côte.

Chaque année, la ville d'Antibes doit consolider les enrochements protégeant la route du bord de mer, et l'on peut observer la disparition progressive de la plage comme cela est également observé sur la partie est de la plage de la Coudoulière à Saint Mandrier
Citons à ce propos l'article paru dans Sciences & Avenir d'Avril 2023 avec l'intervention de Sophie Sejalon du conservatoire du littoral en charge entre autres de la renaturation de la plage de la Coudoulière.

Dans cette lettre ouverte à Monsieur le Maire de Saint Mandrier, l'APE demande la mise en place de restriction d'eau et le gel des permis de construire sur la commune.
- 1er avril : un projet pharaonique, la vallée des Sphinx toulonnaise
- 26 mars 2023 : Essais en mer du Jacques Chevallier
- 25-26 mars 2023 : Arbres en fête au Domaine du Rayol
- 21 mars 2023 : Planète méditerranée
- 19 mars 2023 : Exposition Mer & Mystère, Laurent Ballesta jusqu’au 21 mai 2023
- 18 mars 2023 : Jardin d’Orves, 10ème Fête des plantes méditerranéennes
- 14 mars 2023 : Projet d’arrêté pour la destruction des banquettes de Posidonie




