Entre désinformation électorale et réalité du terrain, faisons le point sur l’artificialisation de la presqu’île de Saint-Mandrier.
D’après Michel Marin, responsable communal de l’urbanisme, « il serait faux de parler de bétonnage intensif de la presqu’île, car les surfaces agricoles et naturelles ne sont pas menacées » (Le Mandréen, mars 2023). Une affirmation qui, hélas, ne résiste pas à l’épreuve des faits.
Comparaison édifiante sur la dernière mandature : Les photos aériennes de 2020 et de 2025 montrent clairement l’urbanisation croissante de certaines zones, en particulier à l’entrée du village. Pourtant, en cette période électorale, la liste sortante n’hésite pas à répéter ce mensonge à qui veut l’entendre, sur les sites internet comme dans les tracts glissés dans vos boîtes aux lettres.
Un exercice de désinformation bien rodé : On vous explique même que le maire aurait retiré les permis de construire qu’il avait initialement lui-même signés sur des zones qu’il avait lui-même classées en urbanisables dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) voté à l’unanimité en 2017 par sa propre liste.
Prenons l’exemple des parcelles des serres Garonne, déclassées d’un zonage agricole en réserve foncière 2AU (Urbanisable) dans le PLU-2017.
Ainsi, par exemple, ils n’hésitent pas à écrire sur la carte de leur tract que les serres Garrone seraient « En zone non classée constructible » (sic). Mais alors, pourquoi ce zonage en 2 AU ? Pourquoi la zone 2AU où sont ces serres apparait-elle à l’Article DG 2 du règlement du PLU dans la section 1/ les zones urbaines et à urbaniser, sous la dénomination « - la zone d'urbanisation future 2AU de long terme de Vert Bois ». Si ce n’est pas pour la bétonner, à quoi sert de créer un « secteurs d'urbanisation future » si ce n’est pour urbaniser ?
Et lorsqu’elle le sera, si ce n’est pas la faute de l’APE (ou de son président), alors ce sera la faute à Duflot, bien sûr, au préfet, à l’Etat ! Cette stratégie interroge : jusqu’à quel point pense‑t‑on que les habitants accepteront ces explications ? …
La réalité en images qui parlent mieux que 1000 mots : Les clichés que M. Vincent n’aime pas évidemment, parlent d’eux-mêmes. Entre 2020 et 2026, les espaces naturels et agricoles ont bel et bien reculé face à l’urbanisation. Le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) semble bien loin des préoccupations de nos édiles.
Conclusion :
À quelques semaines des élections municipales, la désinformation bat son plein. Mais les faits sont têtus : l’artificialisation avance, et les promesses de transparence s’effritent.
À ce stade, il ne s’agit plus d’erreur, ni de maladresse : c’est une stratégie.
Une stratégie connue sur notre presqu’ile qui consiste à bétonner d’abord, à nier ensuite, puis à réécrire l’histoire à l’approche des élections.
Les documents d’urbanisme ont été votés. Les permis ont été signés. Les sols ont été artificialisés.
Et aujourd’hui, ceux qui ont organisé cette transformation de la presqu’île tentent de se présenter en remparts contre ce qu’ils ont eux-mêmes provoqué.
Cette opération de confusion permanente vise une chose : éviter le débat démocratique sur les choix d’aménagement, leurs conséquences environnementales, sanitaires et financières, et la responsabilité politique de ceux qui les ont portés.
À l’APE, nous refusons cette amnésie organisée.
Nous continuerons à rappeler que l’artificialisation n’est pas un slogan, mais un choix politique de la liste en place.
À vous de juger qui ment, qui manipule et d’en tirer les conséquences pour votre qualité de vie à venir sur la presqu’île.
Alors, si vous partagez nos valeurs et notre volonté de protéger durablement la presqu’île,
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