La comparaison de photographies aériennes du village de Saint‑Mandrier prises à la fin des années 1970 et aujourd’hui montre clairement la densification des constructions autour du port, ainsi que l’augmentation du nombre de bateaux le long des nouvelles pannes.
Comme nous l’avions déjà indiqué dans les mémoires de l’APE lors des recours devant le tribunal administratif de Toulon demandant l’annulation du PLU 2017, le réseau d’assainissement, vétuste, ne pouvait pas, en l’état, absorber l’excédent d’eaux usées lié aux augmentations de population prévues dans les nouvelles zones constructibles. Nous préconisions une mise à niveau des réseaux d’assainissement et pluviaux avant toute augmentation du nombre de constructions.
Nous n’avons évidemment pas été entendus : il était urgent de bétonner. Malheureusement, une fois de plus, les faits nous donnent raison…
Ce samedi, en fin de matinée, une fois de plus la situation observable par tous parle d’elle‑même.
L’augmentation du nombre de personnes présentes sur la presqu’île et de l’artificialisation des sols entraînent mécaniquement plus d’eaux usées et plus de ruissellement lors des épisodes pluvieux. Les surverses du réseau pluvial vers le réseau sanitaire aggravent encore la situation au niveau du port.
Nous avons déjà souligné les conséquences sanitaires pour les baigneurs dans le port ; mais les habitants, les promeneurs en bord de quai et les plaisanciers sur leurs voiliers ne sont pas, eux non plus, à l’abri des risques sanitaires par ces rejets non contrôlés ni traités.
Et, oui, on sait déjà que M. Vincent expliquera que l’APE serait « contre les promeneurs, les habitants du port et les amateurs de voile ».
En réalité, c’est précisément pour protéger leur santé et la qualité de vie de tous que nous tirons la sonnette d’alarme, et cela fait plus de 40 ans. Il est urgent d’agir, non ?
